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 Beast of America - Rory

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MessageSujet: Beast of America - Rory   Dim 18 Fév - 18:28

Sourire charmeur. Sourire séducteur. Dom serra vivement la main du Maire de Wauwatosa d’une poigne ferme se laissant sciemment photographier par les journalistes –New-Yorkais pour la grande majorité- avant de s’engouffrer dans sa Berline qui l’attendait au bas des marches de l’Hotel de Ville. Il ne se détendit réellement qu’une fois que son chauffeur referma la portière, plongeant Dom dans la quiétude confortable et familière de sa voiture.

« Ramenez moi à la boutique, ordonna t-il distraitement en sortant son téléphone portable afin d’y jeter une rapide œillade. »

Aucun message de ses conseillers, avec un peu de chance il pourrait passer une fin d’après midi et une soirée des plus tranquilles. Son regard s’attarda à travers la vitre opaque de sa Berline. Il ne lui avait suffit que d’une matinée pour faire rapidement le tour de la ville, il ne doutait pas qu’on ne puisse passer que des instants tranquilles. Wauwatosa semblait soporifique, bien loin du tumulte assourdissant et extatique de New York. Par automatisme, Dom s’empara de son paquet de cigarette, en coinça une entre ses lèvres et l’alluma machinalement à l’aide son zippo à paillettes roses –cadeau de sa fille, pour Nöel dernier. Il souffla une volute de fumée au dessus de sa tête, passant pensivement la pointe de sa langue sur sa lèvre inférieure, admirant les commerces et les immeubles qui avaient bien besoin d’un ravalement de façade.

Se faisant la réflexion qu’il devrait avoir une conversation sérieuse avec James et Gareth au sujet de leur dernière recrue, la sonnerie de son téléphone attira toute son attention. Il s’agissait d’un sms de Carole, sœur de James, sa secrétaire personnelle, celle qui se chargeait également de toutes les démarches administratives : agent de presse, directrice des ressources humaines, publiciste, elle endossait tellement de casquettes que Dom serait totalement perdu sans elle. Elle possédait sa plus grande confiance, et son amitié sans faille, elle était la marraine de son fils aîné. Et Dom ne plaisantait jamais avec la famille.

Citation :
Débriefing imprévu avec Mr Brock à ton bureau pro dans 10 minutes. Plusieurs plaintes ont été faites par l’équipe artistique. J’attends ton avis avant de le virer.

Ah. Dom arqua un sourcil, jamais il ne s’occupait de ce genre de chose aussi futile. Il n’avait pas le temps –ni l’envie- de perdre son temps avec ces pseudos artistes qui lui donnait, trop souvent, des envies meurtrières. Carole ne faisait appel à lui quand les situations se relevaient délicates et sensibles, ça l’étonnait qu’elle  le laissait se débrouiller avec ce Brock –peu importe qui il pouvait bien être. Sentant déjà la migraine frapper à la porte de sa conscience, Dom tira lentement sur sa latte, se disant que le calme et la sérénité de cette fin d’après midi serait pour demain.

La Berline s’arrêta devant sa boutique, Dom prit le temps de répondre à Carole avant de sortir, jetant sa cigarette au sol pour l’écraser nonchalamment sous son talon. Les vendeuses lui offrirent un sourire poli et affable auxquels il ne répondit pas, se contenta de passer dans l’arrière boutique, montant les escaliers qui menaient à son bureau. Les lieux étaient encore en travaux, Dom arqua un sourcil en ouvrant la porte de la salle de réunion dans laquelle se trouvait un homme qu’il n’avait jamais vu.

S’arrêtant sur le pas de la porte, son regard glissa sur Rory, le jugeant un instant, imperturbable, avant de s’avancer vers le coin restauration. Sans une parole, il se servit un café, prit place en face du jeune homme en arquant un sourcil. Gardant le silence, il s’alluma une seconde cigarette, s’appuyant contre le dossier d’un des fauteuils en cuir, desserrant d’un doigt son nœud de cravate tout en fixant Rory.

Le silence dévoilait bien souvent la réelle nature des gens.

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MessageSujet: Re: Beast of America - Rory   Jeu 22 Mar - 11:50

Rory avait bien été à deux doigts de déclencher une guerre mais tout cela en avait valut la peine. Les clichés qu’il avait prit était tous plus parfait les uns que les autres et franchement, il ne pouvait que s’en féliciter parce que ce n’était pas comme si l’équipe qui lui avait été assignée avait été d’une grande aide. Sans blague, il ne savait pas qui avait engagé ses incompétents mais il avait regretté les divas de capitales de la mode avec lesquelles il avait affaire d’habitude. Pourtant, il avait été content d’avoir un tel travail sur place, ce n’était pas comme si Wauwatosa était vraiment un hub de dynamisme, surtout en matière de mode. Surtout qu’il avait été engagé par Buccellatti, quelque chose qu’il n’aurait jamais imaginé être possible loin de la civilisation et des lumières des grandes villes. Il avait été plus qu’excité à l’idée de ce projet et encore plus à l’idée d’utiliser son appareil photo argentique. Rory préférait de loin cette méthode, bien que beaucoup plus longue et onéreuse que le numérique, mais n’avait pas souvent le loisir de l’utiliser autrement que pour ses photos personnelles. Oui, le shooting aurait pu être parfait sans l’équipe de bras cassés qu’on lui avait collé dans les pattes. Le jeune homme était plus qu’exigeant dans son travail, il voulait la perfection et faisait tout pour l’obtenir aussi bien de lui-même que des personnes qui l’entourait. Mais cette fois, l’équipe avait été plus que récalcitrante et Rory en était encore furieux !

Enfin, cela ne l’avait pas empêché de faire son travail et de développer une partie des clichés qu’il avait prit, tous plus beaux les uns que les autres. Rory avait un certain don pour les perspectives si bien que l’œil était irrésistiblement attiré par les bijoux sans occulter cependant complètement le mannequin qui les portait. Sur une des photos, une rivière de diamants miroitait au milieu des gouttes d’eau sur la peau du mannequin, comme autant d’étoiles dans le ciel. Il était très fier de ce cliché même si le mannequin en question, et le reste de l’équipe, n’avait pas vraiment apprécié de le voir arroser le set. Des chochottes, tous autant qu’ils étaient.

En tout cas, il avait aujourd’hui rendez-vous avec le grand patron, surement après avoir été mouchardé par cette bande de gamins et Rory était plus que prêt à en découdre. Il avait prit un soin tout particulier à sa tenue. Un costume Alexander McQueen d’un mauve très pâle, presque blanc, moucheté et sans chemise. Une cravate très fine et noire venait s’enrouler autour de son cou comme un ras du cou et disparaitre dans l’échancrure de sa veste de costume, contre son torse nu. On n’apercevait évidemment qu’un profond décolleté et la fine ligne noire sur sa peau pâle. Des gants de cuir et une paire de boots venait terminer sa tenue et le grandir un peu. Ses boucles blondes lui tombaient sur le front et une partie du visage, savamment décoiffé pour suggérer une sensualité à fleur de peau et il sentait bon l’eucalyptus et la violette. Il sourit à son miroir. Il était dressed to kill et comptait bien ne pas se laisser démonter. Un dernier coup d’œil au miroir avant de saisir son portfolio et il était partit.

***

Trois quart d’heures plus tard, le blond attendait patiemment la venue du grand Manitou, une cigarette au bec. Il n’aimait pas attendre mais il n’avait pas vraiment le choix. Bientôt, un homme aussi grand que baraqué entra dans la pièce et l’ignora promptement. Il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour savoir de qui il s’agissait. Rory détailla l’home avec intérêt, son regard d’artiste notant la beauté classique et toute méditerranéenne ainsi que les quelques traces teutoniques de ses traits. Son regard d’homme, lui, remarqua sa présence, son charisme et son sex appeal. Ainsi, c’était à cela qu’on ressemblait quand on pesait plusieurs milliards de dollar ! Il sentit son regard d’acier sur lui et ses lèvres pleines s’ourlèrent d’un sourire poli, quoique teinté d’insolence comme il en avait le secret.

Quelques instants de silence à se toiser avant que Rory ne prenne la parole. Non, il n’était pas patient et il n’avait pas toute la journée. Il retira ses gants sans un mot avant de saisir le portfolio étiqueté « Buccellati » et de le glisser vers l’autre homme. Il entra dans le vif du sujet sans tarder.

-Monsieur Ernst je présume ? Voici le premier tirage du shooting. Elles sont vraiment bien pour un premier jet.

Evidemment, puisque c’était lui qui les avait prises et développées. Rory était très doué dans ce qu’il faisait et il le savait très bien.

-J’ai évidemment les négatifs pour décider des retouches, si vous avez une table éclairée quelque part.

Il se tut enfin, attendant de voir ce que l’autre allait dire.

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MessageSujet: Re: Beast of America - Rory   Ven 23 Mar - 23:23

Lentement, Dom arqua un sourcil, agréablement surpris de la verve et du culot du jeune homme. Comment s’appelait-il déjà ? Il tira une longue bouffée de sa cigarette, croisant les jambes, soufflant nonchalamment au dessus de sa tête. Le portefolio glissa jusqu’à lui mais il ne s’en saisit pas, préférant –et de loin- admirer le photographe à l’origine de tant de difficulté au sein de son équipe. S’il existait une chose que Dom détestait –outre le fait de lui manquer de respect- c’était bien qu’on se montre… emmerdant.

Et, habituellement, les ennuis… il les faisait disparaitre.

D’un revers de la main. Dans un lac. Dans un accident mortel –mais accidentel- de voiture. Sa patience légendaire n’excédait jamais les deux secondes, et Domenico était connu pour s’occuper de ce genre de chose de façon expéditive. Et définitive. Pourtant, l’arrogance et la confiance dont semblait transpirer Rory ne faisait qu’accroitre son amusement et son intérêt.

Très peu de personnes pouvaient se vanter de cet exploit. Bien entendu, il n’était pas rare qu’il finisse dans les draps d’autres, des femmes très majoritairement, la jouissance, le plaisir, le délire fulgurant d’un désir partagé à coups de reins, brutaux et rapides… Douce mélodie millénaire dont il était adepte. Finissant tranquillement sa cigarette, il finit par l’éteindre en la plongeant dans son mug de café encore chaud.

« Vraiment bien ? »

Il s’empara finalement du portofolio, le feuilletant rapidement sans réellement le regarder.

« Je ne peux pas me contenter de juste… vraiment bien. »

Dom fit glisser à nouveau la pochette vers Rory, le fixant intensément… de cette manière qu’il avait de jaugé ses adversaires.

« Je suis un homme très occupé, continua t-il. Je n’ai pas le temps, ni le désir, de gérer les crises hystériques d’un photographe à peine renommé. »

Un sourire carnassier s’esquissa sur ses lèvres. Le sourire d’un prédateur s’apprêtant à se jeter sur sa proie pour la dévorer.

« J’espère donc que vous saurez faire mieux que vraiment bien. Je ne vous paye que pour la perfection et rien d’autre. Est-ce que je me fais comprendre ? »

Sinon il pouvait très bien repartir avec son portofolio, Dom trouverait bien un des photographes de Vogue pour faire le boulot. Il ne comprenait toujours pas pourquoi son assistante avait tant insisté pour engager ce mec. Distraitement, il relu le message de Carole : Rory Brock.

« Une table éclairée ? Fit t-il en relevant les yeux vers Rory. Nous avons des tables rétroéclairante pour la fabrication de nos bijoux. »

Il n’avait pas d’endroit spécialement pour la photographie. Se levant, il déposa négligemment sa veste sur la table, remontant machinalement les manches de sa chemise jusqu’aux coudes.

« C’est pas là. »

Dom lui ouvrit la porte, un sourire moqueur sur le visage alors qu’il s’écartait à peine pour le laisser passer… le frôlant délibérément à son passage. Il finit par l’emmener dans l’atelier du deuxième étage, une petite pièce sombre ou se trouvait les fameuses tables. Il lui fit un geste de la main dans leur direction, en une invitation implicite. La porte se referma derrière eux, et Dom se positionna juste derrière Rory, s’adossant au mur, croisant les bras sur son torse… le regard admirant sans gêne cette paire de fesse qui se penchait sur l’un des établis.

« Alors ? S’enquit-il, pressant, clairement amusé. »

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MessageSujet: Re: Beast of America - Rory   Mer 4 Avr - 16:04

Oh non, il avait à faire avec un amateur. Rory leva ostensiblement les yeux au ciel face aux propos de Ernst. Ce n’était pas comme si c’était lui qui avait choisi l’équipe qu’on lui avait assigné. Il avait fait du mieux qu’il pouvait et il en était fier. Surtout en voyant les clichés qu’il avait réalisés lorsqu’il avait pris le contrôle total du shooting et avait cesser de choyer les pauvres petits techniciens. Il avait plus qu’envie de lui jeter son café dans la figure et de lui faire avaler sa cigarette ET son sourire d’enfoiré mais il se retint. Le blond était peut-être impulsif, tête-brûlée et « vaguement » inconscient sur les bords mais il n’était pas complétement suicidaire. Il y avait une différence entre réduire un esclave rémunéré aux larmes et s’attaquer à un type comme Môssieur Buccellati devant lui. Il tenait à pouvoir continuer de bosser dans le milieu après ça.

Avec un calme complétement feint, il récupéra son portfolio sans rien dire, bien déterminé à lui rabattre son caquet dès qu’il le pourrait. Est-ce qu’Irving Penn lui aussi avait dû supporter les critiques d’amateur du même genre avec autant de sens artistique qu’un ornithorynque aveugle ? Il ne l’en admirait que plus !

Avec un sourire aussi insolent que confiant, il se leva et pénétra dans la pièce que l’autre homme lui indiquait, non sans couler au passage un regard vers les muscles qu’il devinait sous la soie de la chemise. C’était peut-être un connard mais c’était un connard sexy et Rory était assez adulte pour le reconnaître par devers lui.

Saisissant les négatifs, le photographe se pencha sur la table, exagérant légèrement la cambrure de sa chute de reins, sachant exactement l’effet que ses vêtements avaient sur sa silhouette, avant de faire signe à Domenico pour qu’il voit, péremptoire. Il sentit le corps puissant se pencher sur le sien, le torse musclé contre son dos, son entre-jambe contre ses fesses. Hum … Rory remua doucement, ondulant son corps contre l’autre, jouant avec le feu tout en prétendant arranger les négatifs sur la table. Il tourna ensuite la tête, ses lèvres se retrouvant à quelques millimètres de celle du cou de Domenico. Il lui montra des doigts deux séries de clichés. Les premiers étaient bien, sans plus, le genre que lui avait demandé l’équipe artistique. Les autres étaient tout simplement excellent, plus audacieux, l’œil était attiré par les bijoux sans que le mannequin soit occulté. Parmi eux se trouvait celui de la rivière de diamant, son préféré et le chef d’œuvre de toutes ces photos.

-Vous voyez la différence entre cette série et celle-là ? Il désigna d’abord la moins réussie puis l’autre. Là, c’est ce que votre équipe d’incapables, avec leur sens créatif digne d’un parc à huître, m’a demandé de faire. Elles sont réussies, évidemment c’est moi qui les ai prises, elles sont vraiment bien. Maintenant, regarder celles-là. C’est la série que j’ai prise après ma crise d’hystérie. Quand j’en ai eu marre qu’une bande de rombières coincés me dise comment faire mon métier.

Il se tourna alors, plaquant d’avantage son corps contre celui de Domenico, et leva le menton, défiant et sûr de lui. Rory s’appuya contre la table, alangui, sa veste découvrant la peau nue de son aine.

-J’espère que vous êtes capable de reconnaître la différence. Maintenant Mr Perfection, peut-être que vous êtes du genre à dorloter vos sous-fifres, à les choyer et soigner leurs pauvres petits egos malmenés comme un bon papa mais ce n’est pas mon cas Daddy. Je fais les choses à ma manière et je les fais à la perfection. Si vous préférez chouchouter, habituez-vous au médiocre et estimez-vous heureux d’un vraiment bien. A présent, nous devons travailler d’autant plus pour faire de ces clichés fadasses quelque chose de digne de cette maison. Et de ma signature.

Il était resté étonnement calme, il s’en étonnait lui-même, mais il n’était certainement pas du genre à se laisser faire. Surtout par une bande de cafteurs coincés du cul et leur grand manitou de Papounet.

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MessageSujet: Re: Beast of America - Rory   Dim 29 Avr - 22:51

Voyait-il la différence entre les séries de négatifs, entre les clichés noirs et blancs et ceux en couleurs ? Entre les jeux et les caresses nonchalantes des ombres et des lumières. Non. Et sincèrement cela n’avait jamais véritablement intéressé Domenico, pour qui le concept d’esthétisme se résumait aux courbes arrondies d’un diamant parfaitement poli ou de l’éclat luisant d’une émeraude parfaitement taillée. Le reste, peu lui importait, il payait des gens pour s’assurer que cela soit fait dans les règles de l’art. De plus, les faux semblants étant une spécialité, son faux intérêt se serait bien rapidement volatilisé…

Ses yeux se perdant dans la cambrure de la chute de reins de Rory, que ce dernier ne fit qu’accentuer suavement. Par amusement certainement. Dom arqua un sourcil peu convaincu, quoique amusé, tandis qu’il pencha sensiblement la tête sur le côté, se perdant dans l’admiration de ce dos et ces fesses qui ne laissait désormais plus rien à l’imagination. Oh, bien entendu, il en avait déjà croisé des impertinents de ce genre, de ce qui pensait pouvoir ouvertement le narguer, de ceux qui pensaient stupidement que les conséquences seraient moindres.

Stupide et inconsciente petite chose.

S’approchant, il le rejoignit en quelques grandes enjambées, se calant tout contre son dos l’une de ses mains se positionnant juste au dessus de son abdomen.

« Il va falloir rapidement corriger ce langage. »

Cela était dit avec une pointe d’amusement. Un amusement qui ne faisait que renforcer la véracité de ce qu’il avançait. Si Dom appréciait grandement sa verve et son culot, il en était tout autrement de sa manière de s’exprimer. Pour un jeune homme qui se vantait d’être le meilleur, il y avait là de quoi décevoir. Néanmoins, et peut-être heureusement, ce n’était pas dans ses projets de prendre en charge un amant –surtout pas un aussi bruyant et agaçant- même si cela n’empêcherait pas de pouvoir gouter pleinement et sciemment à la délicatesse de ses lèvres desquels il boirait ses gémissements extatiques.

Et alors que Rory tournait à nouveau son regard dans sa direction, son corps contre le sien, Dom agrippa son menton entre ses doigts. L’empêchant de se dérober, il se pencha lentement afin de déposer un baiser sur ses lèvres, les mordants avec l’exigence et la dominance qui était la sienne. Pas besoin de faire attention, de prendre des gants, Dom prenait rarement des amants mâles mais quand il le faisait, il ne bridait jamais sa force, ses envies et ses passions. Ses gouts concernant les plaisirs de la chair étaient bien particuliers, de cela il en avait conscience, et de cela il en faisait également une très grande discrétion. Il esquissa un sourire intérieur, goguenard et amusé, quand Rory répondit à son baiser avant tout autant d’entrain et de sauvagerie. Un sourire qui s’agrandit sensiblement au grognement poussif qu’il lâcha et à la courbe de son corps qui se pressait tout contre le sien. Au moins, ils semblaient d’accord sur ce point. Pas besoin de parole, pas en cet instant, et la main de Dom tomba toujours plus bas, ses doigts habiles dégrafant le bouton de son jeans, glissant la fermeture éclair afin de pouvoir pleinement se faufiler entre les plis de son sous-vêtement.



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