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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.
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[Charlie]to hurt is as human as to breathe

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MessageSujet: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyMer 10 Jan - 13:58

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Charlie ft. Melvin


24 Heures plus tôt

Melvin avait longtemps fait des merveilles sur un gazon en tant que quaterback de l'équipe de football américain de son lycée, encore maintenant il aimait à aller encourager la nouvelle et participer aux entraînements à coté de son ancien coach . Le vieux quinquagénaire avait toujours pour  celui qui avait été son poulain, une tendresse toute particulière. C'est bien pour cela qui lui proposait sans cesse de prendre son poste quand il partirait à la retraite. Cela serait dans quelques années bien évidemment mais ça faisait du bien au père de famille de se projeter, d'imaginer des plans d'avenir à Wauwatosa. Le seul soucis c'est qu'une part de son esprit lui disait toujours « Et que ferait Charlie dans cette ville ? Comment continuerait elle à être efficace sans vivre dans la grande ville ? » Et à chaque fois qu'il pensait une chose pareille il avait envie de se frapper. Le but du divorce était justement de pouvoir réfléchir aux futures années sans avoir à se préoccuper de ses choix à elle, en particulier les mauvais. Il se devait de se poser tranquillement sur ce qu'il fallait faire pour que Rose et Daisy aient une vie stable et heureuse. Et le couple de leur parent était tout sauf stable désormais. A chacune de leurs entrevues ils avaient joué à l'ascenseur émotionnelle. C'était tellement plus simple de garder la tête froide sans elle dans les parages. …

Ce jour ci ils avaient pris les filles avec lui pour qu'elle découvre un peu le lycée où leurs papa avait fait ses armes. Il leur raconta quelques anecdotes, celles qui étaient audibles pour deux gamines,soient à peine un tiers. Il avait déjà fait faire le même tour à Charlie sans lui épargner les détails pour la faire rager et exploiter sa jalousie une fois de retour au privé. Pourtant aujourd'hui il ne pensa même pas à la petite pompom girl qu'il avait attiré derrière les tribunes quand il arriva en plein match amical entre les remplaçants et les attitrés . Il oublia qu'Heaven lui avait pourtant déconseillé de s'approcher de celle ci qui n'était qu'un sac à mycose . Il pensa sport, il pensa à montrer à ses petites qu'il était fort, pas seulement pour les utiliser en altères à la maison. Alors quand une bande de petit jeunes lui proposa de se mêler à eux, il y alla de bon cœur. Ils avaient du mal à la distancer et encore plus à l’arrêter... Et la nouvelle star du lycée sembla en prendre ombrage et redoubla d'intensité pour un plaquage particulièrement musclé. Melvin entendit un crack puis l'affluence autour de lui. « Éloignez les filles » hurla t-il alors qu'il avait gardé son cri de douleur pour lui. Le verdict fût vite annoncé : 1 mois de banc pour le petit con et 1 mois de jambe dans le plâtre pour Melvin... dans une maison où seul le salon et la cuisine se trouvait au rez de chaussé.

Maintenant

Les filles papillonnaient autour de lui, tapotant le coussin derrière son dos comme elles avaient vu leur grand mère le faire durant les dernières heures. Elle était venu pour confectionné d'avance quelques repas et remplir le frigo, le laissant en majeur partie sur le canapé . Cela ne faisait que quelques heures et le père de famille avaient paré au plus urgent : avoir de quoi nourrir les filles. Mais il fallait aussi leur donné le bain, les coucher, les surveiller pour qu'elles ne veillent pas pendant des heures... La première difficulté arriva quand on sonna à la porte. « Les filles, vous regardez d'abord qui c'est par le rideau. Si c'est votre oncle... ne lui ouvrez pas, il sera trop heureux de se moquer de moi... Et si vous ne connaissez pas, pareil, interdit d'ouvrir ! »  « Oui papaaaa ! »
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyMer 10 Jan - 21:22


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Melvin & Charlie



Une opportunité en or. Voilà ce que Charlie s'était dit lorsque Dani avait publié une photo de son grand frère la jambe dans le plâtre sur Facebook. "Mais qu'est-ce qu'il a fait encore ton imbécile de frère ?" avait commenté directement sous la photo publiée un certain Carter, à quoi Dani lui avait répondu "Accident de sport, il a voulu jouer les jeunes premiers, résultat : 1 mois de plâtre !" Les emojis pleurant de rire à la suite donnaient une bonne idée de l'ambiance qui avait du régner chez les Brock quand Melvin avait du se ramener avec sa jambe amochée. Encore un souvenir créé en son absence mais Charlie comptait bien en tirer profit. C'était en sirotant son smoothie à la framboise, le regard dans le vague qu'elle avait eu l'idée du siècle : s'incruster. Melvin était handicapé pour un mois, ce qui signifiait inévitablement qu'il aurait un mal fou à s'occuper de deux enfants en bas âge. Il était hors de question qu'elle laisse ses filles avec un colosse incapable de prendre un médicament sans geindre et négocier. Elle connaissait Melvin par coeur, il oublierait ses rendez-vous chez le médecin, il ne respecterait pas la posologie de ses médicaments et il solliciterait sa jambe si ses filles lui demandaient. C'était une situation qu'elle devait gérer, et il n'y avait même pas de question à se poser. Elle allait le faire et elle n'allait pas perdre une seule seconde.

Ni une, ni deux, elle prévint Jasper via un bref coup de fil qu'elle devait passer chez son mari car il s'était blessé, elle ne s'étala pas des masses, trop excitée à l'idée de faire ses valises. Elle essayait de se préparer mentalement au refus de catégorie de Melvin lorsqu'il la découvrirait sur le pas de la porte et tentait de rassembler tous les arguments valables auxquels elle pouvait penser lorsqu'il lui demanderait de se barrer. Sa dernière entrevue avec Melvin avait été plus que douloureuse, déchirante. Elle avait du retenir ses larmes devant les cries de joie et les rires de ses filles hystériques devant la pluie de cadeaux au pied du sapin. Les deux petites têtes blondes ne pouvaient soupçonner qu'assis respectivement sur le canapé et sur un fauteuil près de la cheminée, leurs parents étaient en train de se séparer après dix années d'amour parfait. Ca avait été l'horreur pour la maman qui avait pleuré toutes les larmes de son corps le soir dans son lit, en silence pour ne pas réveiller Jasper malgré la douleur qui l'étreignait et l'empêchait de respirer. Avant, ça aurait été un moment parfait pour replonger mais en réalité aucune drogue ne pouvait surpasser la douleur qu'elle ressentait à l'idée de son mariage terminé.

Une fois encore, Charlie se retrouvait donc sur le perron de son mari, deux valises à côté d'elle, simplement habillée d'un jean, d'un gros col roulé et d'une doudoune. Elle prit son inspiration, comme les deux dernières fois qu'elle s'était rendue ici et frappa à la porte. En quelques minutes, deux petites têtes blondes firent leur apparition derrière le rideau et la joie les fit s'agiter frénétiquement jusqu'à la porte s'ouvre. "Coucou mes bébés !" Câlins, bisous, petits cris hystériques, Charlie appréciait chaque contact. "Oh maman tu viens habiter dans ta chambre ?" Charlie ne cessait d'être étonnée devant la perspicacité de ses filles. "Exactement, comme Papa a la jambe cassée, Maman va venir l'aider !" Elle marcha jusqu'au salon, ses deux valises derrière elle que Daisy et Rose aidaient à pousser de toutes leurs forces. Charlie chercha leur père du regard et le vit allonger sur le canapé. Son coeur rata un battement comme d'habitude, comme à chaque fois qu'elle le voyait et son coeur se serra à l'idée qu'il se soit fait mal. "Comme tu vas être handicapé pendant un moment, je me suis dis que t'aurais bien besoin d'aide. T'as une chambre d'ami non ? Inutile de te mettre à crier, il est hors de question que je laisse mes filles avec quelqu'un en voie de guérison. T'es bien placé pour savoir de quoi je parle."
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyJeu 11 Jan - 3:15

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Charlie ft. Melvin


Dés les cris des joies de Rose et Daisy, il savait qui était derrière la porte avant même qu'elles l'ouvrent. Elles auraient été aussi hystériques devant d'autre membres de la famille mais il n'y aurait pas eu ce soulagement presque palpables, comme si à chaque fois qu'elle leur disait au revoir sur le perron, elles n'étaient plus si sûre de l'y revoir.... et ceci à cause de lui. Sitôt que Charlie était partie le 25, les deux fillettes s'étaient retourné sur lui avec un évident air de reproche. Sans comprendre exactement ce qui se passait , elles présentaient bien qu'il se passait quelque chose de bizarre. Que leur papa ne prenait plus par surprise leur maman pour mimer un baiser de cinéma en la basculant sur un bras pour les faire rire, qu'il ne la suivait pas du regard quand elle se déplaçait d'une pièce à une autre, qu'ils étaient bizarres tout les deux. Melvin avait mis au courant sa famille de ce qui se tramait … Il n'avait plus de raison de reculer à l'annoncer à leurs enfants.

Il aurait donc du se réjouir de l'arrivé de Charlie, ils pourraient ensemble décider d'un plan d'action pour les ménager. Sauf qu'il savait que ça serait lui qui ne serait pas ménager. Quand elle était dans les parages il avait du mal à se contrôler, il avais tantôt l'envie de l'étranger et tantôt l'envie de l'embrasser. Des kilomètres de course, une douche froide et un éloignement géographique aux antipodes de la pièce n'y avait rien fait. Melvin ne se sentait pas la foi de se lancer dans une nouvelle bataille aujourd'hui avec sa future ex femme. Il avait d'autre choses auxquelles penser et sa présence ne l'aidait pas à faire le point dans les tâches à accomplir.

La nature de leur conversation n'arriva pas à ses oreilles mais il fût vite fixé quand Charlie rentra dans le salon. Elle énonça son plan de rester dans cette maison et il la fixa d'abord dans dire un mot avant d'exploser de rire. Elle était sérieuse ? Dans quel monde ? Dans quelle dimension ? Mais en voyant les valises qui la suivait il comprit qu'elle ne blaguait pas. Il se redressa immédiatement et par habitude essaya de poser le pied à terre. Il grimaça de douleur mais ne retint pas pour autant ses mots « Hors de question ! » C'était court, limpide et exprimait tout ce qu'il en pensait. « C'est ma maison ici et ... » Il remarqua le regard des fillettes qui s'embrumaient et je fustigea lui même. Deux minutes de sa pseudo colocation de génie et il avait déjà fait tomber son masque. Il souffla avant de reprendre « Je n'ai pas besoin … je m'en sortirais sans toi, désolé que tu ai fait tes bagages pour rien ! Je t'aurais bien aidé à les remettre dans ton coffre mais je peux pas me lever... » Daisy et Rose ne voyait à l'évidence pas les choses à sa manière puisqu'elles s'étaient déjà hissé sur une valise chacune en croisant les bras. « Les filles c'est pas un de vos caprices, Maman sera bien mieux  là où elle est ... » Il se rendit compte que c'était les mêmes mots qu'il avait utilisé quand elle était partie en désintox. Il chercha naïvement du soutien auprès de Charlie. Elle ne pouvait pas croire qu'ils étaient de nouveau capable de vivre sous le même toit, pas même un mois, pas même un jour, pas même  une heure ! 
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyJeu 11 Jan - 11:33


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Melvin & Charlie



Evidemment la réaction de Melvin ne se fit pas attendre et Charlie sentit son coeur se soulever lorsqu’il repoussa son aide en bloc. Charlie croisa les bras sur sa poitrine, la mine renfrognée avant de voir la réaction de ses filles. Melvin semblait avoir oublié une chose à propos de leur famille, il y avait souvent la team “filles” et la team Papa. Que ca soit pour le choix du film ou reculer l’heure du couché pour passer un peu plus de temps ensemble. Peu importe que pendant des mois Maman ne faisait plus partie du paysage, la solidarité dont ses filles pouvaient faire preuve à son égard n’avait pas disparu. Charlie n’était pas surprise de la réaction de son mari mais elle avait quand même espéré un quart de seconde qu’il sera soulagé de la voir débarquer pour venir l’aider. Là où elle ressentait de l’empathie, de la compassion au vu de sa condition, lui semblait agacé. Charlie ne s’en remettait toujours pas, comment avaient-ils pu en arriver là ? Lui dont le visage s’illuminer dès qu’elle passait le pas de la porte d’une pièce, lui qui la harcelait de SMS pour savoir à quelle heure elle rentrait et qui n’hésitait pas à la mettre en retard pour un dernier round dans leur lit king-size. “Si une des filles tombe ou s’étrangle en mangeant tu seras jamais assez rapide pour faire quelque chose avec ta jambe en bois.” rétorqua Charlie sur un ton sec. Daisy ouvrit de grands yeux, complètement sous le choc de ce qu’elle venait d’apprendre. “Papa a une jambe en bois comme Capitaine Crochet ?!” Charlie se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire, ce n’était pas le moment. “Non Chérie, c’est une expression, Papa a juste mal à la jambe et il ne peut pas faire grand chose. Du coup Maman va rester ici pendant un moment, histoire d’être sûr que Papa se soigne bien.”  La perspective de partager à nouveau un quotidien avec ses filles la mettait dans un état d’euphorie perceptible et c’était contagieux. “Tenez les filles, montez mon sac à main dans et mon manteau dans la chambre d’amis à côté de la vôtre.”


Une petite diversion bien pratique pour parler à son mari seul à seul. Elle s’approcha de Melvin, allant même jusqu’à s’asseoir à ses côtés sur le canapé, tirant un peu de son plaid jusqu’à elle. Autant prendre ses aises puisqu’elle allait visiblement passer un moment ici. “Tu ne me sentiras pas, je serais comme une jeune fille au paire. Tu me verras uniquement pour donner le bain aux filles et jouer un peu avec elles dans leur chambre. Je les lèverai et les emmènerait à l’école aussi et j’irais les chercher. Le reste du temps je serais dehors, tu me verras pas en train de chiller devant Netflix en sous vêtement sur ton canapé.” Elle était tellement fière de son petit discours qu’elle n’avait même pas répété tant que ça. Elle était étonnée que ça sorte de manière aussi fluide. Melvin était orgueilleux, il n’accepterait jamais de dire qu’il avait besoin d’aide mais si Charlie arrivait à lui faire croire que c’était sa décision et qu’il ne pouvait rien faire, il n’aurait d’autre choix que de céder. “Vois ça comme une baby sitter que tu payes pas. De toute manière, je ne veux pas que les filles nous voient nous disputer ou nous ignorer, alors le mieux c’est de ne pas se retrouver dans la même pièce.” Elle prit des popcorns dans le bol qu’il avait sur ses genoux et les enfourna dans sa bouche. “Faudrait pas qu’elle reprenne l’habitude de notre petite famille parfaite, puisque tu vas la faire exploser d’ici quelques semaines.” termina t-elle en mâchant bruyamment, l’air désinvolte et mutin à la fois.
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyVen 12 Jan - 3:28

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Les filles disparurent en portant toute les deux le sac de leur mére et en discutant du capitaine crochet. Melvin se dit un instant qu'il devrait mieux contrôler ce qu'elles regardaient à la télé quand Rose s'extasia sur le beau capitaine crochet... Nul doute qu'elle parlait de sa version dans Once Upon A Time, car si elle trouvait charmant la version Disney il craindrait sur le choix de son futur gendre. Quoique peu importe quels types elles lui ramèneraient, il les détesterait et se montrerait revêche, peut être encore plus qu'aujourd'hui. Enfin cela semblait difficile de faire pire que cette fois. Il voulait rester buter sur ses convictions, celles ci se résumant à l'impossibilité du pére de famille de vivre sous le même toit de sa femme, qu'elle dorme dans la chambre près de la sienne. Elle se lança dans une tentative de corruption digne de toute les fois où elle l'avait convaincu d'arrêter la boxe, de faire plus attention au volant, de l'emmener à la soirée entre pote pour voir le superbowl plus pour le surveiller que vraiment profiter du match. C'était son métier de convaincre quelque part, de vendre son produit si on osait le dire ainsi. Melvin parfois se faisait avoir totalement et d'autre fois, quand la récompense lui allait aussi bien à lui qu'à elle, il se laissait berner   de son propre chef.

Il écarta rapidement la vision beaucoup trop troublante d'elle en débardeur et petite culotte sur son sofa : une incitation à la débauche à ses yeux pour se concentrer sur sa proposition. Il savait très bien que son état allait rendre les prochaines semaines compliquées, et il comptait bien sur leurs filles pour en profiter. Son plan serait plus pratique mais est ce qu'ils arriveraient vraiment à se contrôler en se côtoyant chaque jour ? Il avait quitté Chicago dans l'espoir de ne jamais se donner en spectacle devant leurs gamines, de ne pas se déchirer et que ça se passe aussi en douceur que ça pourrait l'être. Et rien à qu'à voir sa petite tête de mule lorsqu'elle enfonça de nouveau la porte ouvert de leur divorce, cela serait extrêmement difficile. Il détestait cet air et avait l'habitude de l’effacer en encadrant son visage de ses mains et l'embrassait jusqu'à ce qu'elle oublie les raisons de sa révolte.

«Je crois bien que je préfère employer et payer une infirmière ou une aide à domicile ou quiconque n'est pas toi... » Plus il la voyait plus les souvenirs l'envahissaient. Il s'était réveillé deux nuits auparavant en élançant le bras à sa gauche comme si il allait la trouver son corps étendu, qu'il pourrait se réchauffer contre son cou avant de sortir affronter le front. Et tout ça car il avait rêvé d'elle, un simple fantasme qui avait brouillé son esprit au point d'en oublier ce qui était vrai ou faux, ce qu'il voulait ou ce qu'il croyait vouloir.  Il ne se l'avouerait jamais mais il avait peur d'elle et de l'effet qu'elle lui avait toujours fait et qui rendait mission impossible une quelconque décision réfléchie. Ce qu'il y avait entre eux était irrationnel depuis le début de toute façon.

« Tu sais très bien que même si on se voit le minimum, cela sera déjà trop ! C'est pas bon ni pour toi ni pour moi ! Les filles veuillent déjà te coller dans ma chambre, dans mon lit. Tu as réfléchis à quoi leur dire sur le fait qu'on ne dorme pas ensemble ? Mes mensonges prennent peut être l'eau mais au moins c'était crédible au départ. Elles savent comment on était. » à comprendre : inséparables. « Je ne sais pas à quoi tu veux jouer, dans quel jeu de rôle tu veux m'attirer mais c'est non... je me débrouillerais » Comme pour le prouver il voulut se lever et attraper ses béquilles pour se faire. L'entreprise fût plus difficile que prévu et il faillit bien perdre l'équilibre .
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyVen 12 Jan - 8:27


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Melvin & Charlie



La partie s'annonçait aussi difficile que prévue et malgré la confiance qu'elle affichait, Charlie n'était pas du tout sûre de parvenir à mener à bien son dessein. Melvin avait l'air déterminé à la faire sortir de chez elle de gré ou de force malgré ses arguments implacables. Après tout il est vrai qu'il aurait pu demander de l'aide à n'importe qui maintenant qu'il était de retour à Wauwatosa et que toute sa famille était à portée de voiture, mais Charlie aimait croire qu'elle était la seule à pouvoir gérer cette situation. Si Melvin ne croyait plus en leur mariage, c'était son cas à elle et elle avait juré qu'elle le soutiendrait dans la santé et la maladie. C'était son rôle d'être ici, peu importe ce qu'il pouvait en dire, elle savait qu'au fond de lui il voulait l'avoir à ses côtés. Melvin luttait, elle le voyait à sa façon de toujours prendre ses distances, et de retenir sa respiration comme si il avait peur de humer son parfum. Charlie ne se faisait pas d'illusions sur leur potentielle vie commune si il acceptait de l'avoir sous son toit, il y avait plus de chances qu'ils finissent par s'entre-tuer que de se rabibocher. Mais elle était prête à prendre le risque pour sa famille, et être auprès de ses filles au quotidien était un aspect non négligeable dans la perspective de cette colocation forcée. Elle avait besoin qu'il accepte.

Mais en bon macho, Melvin refusait de reconnaitre qu'il avait besoin d'aide, insistant sur le mauvais tour qu'ils joueraient à leurs filles en leur faisant croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes. "On se lève avant elles, elles ne s'en rendront pas compte." Charlie savait qu'elle sous-estimait ses filles sur ce coup-là, elles étaient malignes et Charlie n'aurait pas aimé être à la place de Melvin lorsqu'il avait du leur expliquer qu'ils allaient devoir quitter la maison dans laquelle ils avaient grandis et rayer Maman de la carte au passage. Daisy et Rose pouvaient s'avérer très curieuses et elles mettaient toujours le doigt là où ça faisait mal. On se demande de qui elles tenaient ça... "T'es en train de chercher des excuses Melvin, tu ferais jamais confiance en une inconnue pour s'occuper des filles. Puis faudrait que je donne mon aval pour ça, parce que malgré tout tes efforts pour faire comme si les filles étaient orphelines de mère, je suis bel et bien vivante." Il avait déjà du mal avec la baby-sitter de 17 ans qu'ils employaient de temps en temps à Chicago alors que c'était la fille de leurs voisins avec qui ils étaient très amis. Melvin n'avait confiance en personne quand il s'agissait des filles et Charlie le voyait très mal déléguer dans l'état dans lequel il était à quelqu'un qu'il ne connaitrait pas. Il ne ferait rien qui dérogerait de trop au quotidien de leur fille. Melvin assura qu'il se débrouillerait, tentant de se lever et manquant de s'écraser de tout son long sur la table basse. Charlie se leva précipitamment pour l'aider à se tenir, ce qui était un peu ridicule étant donné que si Melvin tombait il y avait plus de chance qu'il ne l'entraine dans sa chute plutôt qu'il la rattrape. "Ah ouais effectivement tu t'en sors comme un chef." Charlie s'écarta de lui et croisa les bras sur sa poitrine. "J'aimerais que t'arrêtes de jouer les parents modèles et de me considérer comme la sorcière de l'histoire Melvin, moi aussi je m'inquiète du bien de mes filles contrairement à ce que tu crois et j'ai pas envie que leur éclopé de père se retrouve dans une situation compliqué par pure fierté. De toute manière t'as pas le choix, j'ai appelé ta mère et elle a dit que c'était la meilleure solution." Coup de bluff, elle n'avait rien dit à sa belle-mère évidemment, elle n'avait même pas osé lui souhaiter la bonne année. "Je suis déjà en train de visiter des maisons, et j'ai trouvé un local pour ouvrir ma propre agence. Dès que tu seras rétabli, je me tirerai et referai ma vie. T'entendras parler de moi via tes filles. Fais toi violence pendant un mois, tu veux." insista t-elle avec froideur, alors qu'en réalité ça lui brisait le coeur de le voir dans cet état.
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyLun 15 Jan - 3:11

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Charlie était loin d'être le genre de femme qui se laisse dicter sa conduite. L'avait elle toujours était ? Sans doute que oui même si au début de leur rencontre il y avait beaucoup de faux semblant, beaucoup de cette immense barrière dont elle se servait pour écarter les autres, qu'elle utilisait pour justifier son mauvais caractère, ses failles. Melvin avait adoré cela, adorait la façon dont ses sourcils  s'arquaient, ses lèvres se pinçaient et son regard s'allumaient quand elle croyait avancer vers ce qu'elle voulait, parfois c'était un contrat, parfois c'était lui et aujourd'hui c'était emménagé dans la demeure familiale, la nouvelle famille dont il ne voulait pas qu'elle fasse pleinement partie. Ce fut donc lui qui leva l'arcade, soupçonneux . Charlie devait savoir que leurs filles étaient trop malignes pour le bien de leurs parents, ce qu'elle savait moins c'était les cauchemars et surtout les accidents nocturnes. «  Elles dorment mal maintenant...  Daisy recommence à faire pipi au lit donc elles peuvent débarquer à n'importe quelle heure. ET je t'interdis de dire que c'est car tu n'es pas là et l'utiliser comme excuse et encore moins comme argument avec ton avocat. Je te le dis parce que t'es leur mère » Il savait que ça avait tout à voir avec l'absence de leur maman et tout les bouleversements qui en avaient découlé. Il aurait du le garder pour lui mais le père de famille voulait autant éviter qu'ils se mentent. Peut être arriverait elle à leur parler, à calmer leurs angoisses là il est se sentait démuni face à la psychologie de deux filles de 5 ans.

Elle avait aussi raison sur ce manque de confiance envers un étranger pour veiller sur leurs enfants. « Je trouverai un moyen, et je serais toujours dans les parages... au pire je prendrais quelqu'un pour la nuit aussi » C'était une bravade, mais elle avait marqué un point. Elle allait avoir gain de cause car c'était en effet ce qui pourrait être le mieux pour elles deux, pour les vestiges de leurs couples par contre... Rien n'était moins sûr. Il se leva pour se donner constance, pensant naïvement que prendre de la hauteur allait lui permettre de trouver l'argument qui la ferait sortir d'ici avant qu'il ne craque. Sil avait pas manqué de tomber, cela aurait eu peut être plus de poids. Elle se leva rapidement et lui évita le pire. C'était rapide mais assez pour sentir l'odeur de ses cheveux et se rappeler qu'elle était là pour le soutenir, malgré tout, au sens propre comme au figuré.

Ce fût elle qui abattu sa dernière carte. Celle qui marche à tout les coups, même pour les adultes de 35 ans : sa propre mère. Trahis par son sang, comme on dit. Elle avait fait comme si de rien n'était  tout le début de l'après midi mais ce n'était au final guère étonnant.Melvin retint de justesse son avis sur sa garce de mère pendant qu'elle lui parla de son installation prochaine dans la ville. Elle s’était résolu au fait qu'il ne retournerait pas à Chicago, ok, mais il n'aurait pas cru qu'elle irait jusqu'à déménagé à son tour. Il ouvrit de grand yeux « T'es sérieuse ? Je t'ai dis des centaines de fois que je voulais revenir ici... tu me disais que c'était pas bon pour ton boulot et maintenant que je veux divorcer , tout à coup tu trouves des opportunités ? » Il ne savait pas bien comment le prendre, et dans le doute, il le prit mal.  « Même si tu habites ici... » commença t-il sans se rendre compte qu'il venait d'accepter son idée folle. « C'est juste pour les filles, les petites tenues sont interdis... Tu laisses pas tes affaires dans la salle de bain et... on en profite pour les préparer doucement les gamines au divorce. Ok ? » Il n'avait aucune idée de comment mais c'était elle qui avait le coup, lui c'était le papa là pour les faire rire, pour grogner afin de les protéger ou bien pour sévir quand il le fallait. Celle qui les comprenait toujours c'était Charlie. Celle qui le comprenait toujours lui c'était également elle. C'est bien pour cela qu'il ne voulait pas qu'elle sache à quel point cela serait difficile de vivre à ses cotés, même pendant un cours moment. Il avait du se sevrer d'elle, il n'avait pas envie de replonger.
 
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyLun 15 Jan - 22:15


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Melvin & Charlie



Chaque rencontre avec Melvin était un bras de fer psychologique pour Charlie qui avait l’impression qu’au moindre faux pas, son mari en tirerait parti. Alors elle restait sur ses gardes et se préparait à contrer le moindre argument, un peu comme lorsqu’elle était en train de négocier les intérêts de son client. Charlie était passée en mode reine des affaires et elle était déterminée à imposer sa présence à Melvin, qu’il le veuille ou non. En revanche, elle ne s’attendait pas du tout aux confidences qui vinrent après. Daisy recommençait à faire pipi au lit, Charlie sentit son corps entier se contracter. Elle savait ce que c’était, elle l’avait vécu au début des attouchements. Alors qu’elle avait encore douze ans. Elle n’arrivait pas à croire que sa fille traverse la même chose qu’elle, même si elle était beaucoup plus jeune. Charlie avait naïvement pensé qu’elle pourrait toujours prendre soin de ses filles, leur épargner la moindre douleur ou le moindre désagrément et pourtant… Elle avait envie de poser sa main sur celle de Melvin, pour le faire déculpabiliser, pour lui dire qu’ils allaient arranger ça ensemble mais ils n’étaient plus ensemble et elle ne pouvait pas lui dire ça. Elle fut offusquée qu’il pense qu’elle était capable de s’en servir dans la procédure de divorce. « T’es complètement taré Melvin, je suis pas un monstre contrairement à toi, j’utiliserai jamais ma fille pour t’atteindre toi. » répliqua t-elle du tac au tac, choquée qu’il la pense si peu morale alors qu’il était censé la connaitre parfaitement.

Et évidemment, Melvin ne voulait pas croire que Charlie était prête à s’installer dans sa ville natale alors qu’elle s’y était refusée pendant des années. Il est rai qu'elle s'était fermement opposée un nombre incalculable de fois à un possible déménagement dans cette ville qui pour elle lui paraissait trop petite pour son ambition et ce qu'elle voulait faire de sa vie. Puis il y avait eu l'incident de la voiture et maintenant la seule priorité pour la jolie maman était de se rapprocher de ses filles et de pouvoir leur offrir un quotidien qui les comblerait de bonheur. Chose impossible si elles venaient à manquer d'un de leurs deux parents. Elle refusait de les obliger à choisir, elle n'était pas ce genre de mère qui prioriserait sa carrière. Son retour à Chicago était impossible, absolument impossible désormais. Elle avait pris un aller simple et n'accepterait de repartir dans la ville de la Sears Tower que si elle devait faire des derniers arrangements avant de revenir définitivement ici. Charlie haussa les sourcils, incrédule devant la réaction de Melvin. Il ne comprenait donc pas que les choses avaient bien changés depuis l'époque où ils se disputaient à propos d'où ils voulaient vivre ? C'était déjà assez douloureux comme ça d'entendre qu'elle l'avait visiblement privé de son rêve le plus cher : retourner ici. « Parce que tu croyais quoi ? Que j’allais repartir à Chicago loin de mes filles ? Tu me laisses pas d’autres choix donc j’ai pris mes dispositions. » Charlie était pleine de ressources, elle avait des cousines ici, des tantes, des oncles. Ce n'était pas un problème pour elle que de reprendre un nouveau départ ici, elle avait des repères. Ce ne serait pas si difficile. Surtout avec ses cousines. Un morceau de famille en soit de qui elle était assez proche pour pouvoir compter sur eux dans le cas où elle décidait de recommencer sa vie à zéro ici. Melvin ne comptait pas bouger, vu comment il s’était installé dans cette maison et Charlie l’avait bien compris, elle le connaissait : il avait pris ses aises. Autrement il n'aurait jamais pris une maison aussi... parfaite. Pour le père de famille bientôt célibataire qu'il était. « Tu me laisses pas d’autres choix, mais je suis sûre que je vais me plaire ici. J’adorai y venir en vacances après tout. » Petite référence à lorsqu’ils s’étaient rencontrés, elle était en week-end chez sa cousine qui fêtait ses 25 ans, et c’était ainsi qu’elle avait croisé le chemin du géant qui venait de manquer de se rétamer dans son salon. Mais ce n’était pas ce que Charlie retenait, Charlie retenait qu’ill venait d’avouer à demi-mot qu’il était d’accord. Le sourire de Charlie illumina son visage, totalement ravie. « Promis, promis, promis, je ferais hyper gaffe ! Tu me sentiras même pas ! » Elle était euphorique, tellement euphorique qu’elle lui sauta au cou, le serrant brièvement mais fort contre elle. « Pardon pardon, pardon désolée. Mais je suis vraiment trop contente. Mais pardon. » Elle venait sûrement d’enfreindre une règle mais peu importe, c’était sa manière de le remercier. Même si il la détestait. « Je peux m’installer ? »
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyMer 17 Jan - 3:11

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Charlie ft. Melvin


Melvin n'avait pas hésité à balancer les soucis que rencontrer Daisy durant ses nuits. Il savait que c'était sa décision de bouleverser toute le6urs vies qui l'avait poussé à ce retour en arrière . Oui il avait peur qu'elle utilise les effets indésirables de ses choix pour retirer le plus de garde des filles possibles. Il comptait pourtant bien pouvoir les avoir chez lui, dans cette maison qu'il continuait de consolider point par point dans l'espoir qu'elles puissent s'y faire assez de joyeux souvenirs pour oublier qu'ils ne seront plus jamais la petite famille d'avant. Toutefois ils ne voulaient pas qu'ils ²commencent à se cacher les informations importantes sur les jumelles. Il grinça tout de même des dents quand elle le traita de monstre.

A peu près comme quand elle lui avait parlé de s'installer définitivement ici. « Il fallait donc juste que je te laisse pas le choix ? Je suis vraiment trop con d'avoir cru que tu te rendrais compte toute seule que même sans notre divorce , Wauwatosa était nettement plus agréable pour les gamines » Melvin avait abordé le sujet plusieurs fois et aurait souhaité qu'elle prenne cette décision avant. Il n'avait jamais été frustré de ne pas y être même si voir sa famille plus souvent aurait été non négligeable. Mais il l'avait suivit à Chicago très vite sans se poser de question, car c'était être loin d'elle qui ne pouvait pas s'imaginer. Et elle pendant un moment cela avait été de nouveau près de la drogue qu'elle n'arrivait pas à être. A Wauwatosa il n'en aurait pas été pareil. Leur chez eux était censé être un havre de paix mais sitôt en dehors , il ne leur fallait même pas attendre d'être au taf pour que la pression de la grande ville ne les assomme. Pour le jeune homme qu'il était, le choc avait été rude, il s'y était fait pour elle, tout simplement profitant seulement des vacances pour y revenir et les grands week end .

Charlie ne le lui avait pas accordé et pourtant Melvin lui donna à mi mot l'autorisation de s'installer ici le temps de sa guérison et ceci avec certaines règles qu'elle s'empressa de franchir. Elle se pressa contre son mari dans un élan de joie et il devina son sourire contre son torse. Ce fût bref mais assez pour qu'il remarque comme son petit corps s'alliait parfaitement au sien : sa tête calée juste sous son menton, sa bouche au niveau de sa clavicule et ses bras autour de ses hanches. Sa Charliliputienne comme il se moquait parfois pour la faire enrager . Le mois allait être un enfer se disait il quand il hocha la tête «  Tu peux oui … »

10 ans plus tôt

« Je peux m'installer ? » avait lancé un Melvin tout fier avec deux sacs de sports remplis à rebords de ses affaires . Cela faisait une semaine, dix jours tout au plus qu'ils s'étaient rencontrés à l'anniversaire de sa cousine, une amie d'un ami qui voulait se faire sa meilleure amie... bref il n'avait pas été très très motivé à suivre le mouvement mais l'était nettement plus à la suivre elle. Ils avaient passé tout leur temps ensemble depuis cette soirée et seulement deux nuits loin l'un de l'autre, accrochés à leurs téléphones. Le coup de foudre avait été totale mais il n'aurait jamais cru qu'il serait à ce point incapable de ne pas voir chaque soir et chaque matin. Il avait quitté sa coloc du jour au lendemain et avait débarqué comme une fleur. « C'est juste pour une semaine, après on verra si tu me supporte encore »

Elle lui avait sauté au coup comme elle le ferait dix ans après mais cette fois ci il ne s'était pas privé pour lui rendre son étreinte. Il était chez elle depuis même pas cinq minutes , n'avait pas visité la moindre pièce que son tshirt retombait  dans le couloir, bientôt suivi par la totalité de ses vêtements. A ce rythme là, ce ne fût qu''un mois plus tard qu'il remarqua la couleur du salon et deux de plus qu'il se rendit à l'évidence : ni l'un ni l'autre ne voulait que ça s’arrête.

***


Le rire des petites résonnaient si fort qu'il leur parvint jusqu'au salon « Maman elle a de mini culotte ! Hahaha » « Regarde y'a des froufrous à son pyjama » « Maamaaaaan y'a pas de place ! On mets tes habits dans ta vraie chambre ! » « Charlie, montes avant qu'elles ne rangent tes strings dans mon armoire s'il te plaît... tu connais tes filles.... » Elles avaient l'air de bien s'amuser à défaire les valises de leur mères. « Et si tu peux commencer à leur expliquer que c'est temporaire... » . Il avait besoin quelque peu de remettre les choses en place.

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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyMer 17 Jan - 21:20


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Melvin & Charlie



Une étreinte, rien qu’une étreinte. C’était suffisant pour lui ré-insuffler un peu de force, recharger ses batteries qu’elle avait été contrainte de laisser à plat bien malgré elle pendant les longs mois où elle était en rehab. Une étreinte comme ils en avaient eu des centaines, peut-être même des milliers. Sûrement des milliers. Elle adorait se jeter à son cou, c’était un rituel, quelque chose qui leur ressemblait. Elle ne pouvait résister à l’envie de nicher sa tête au plus près de lui. Ce sentiment de sécurité, de bonheur, même si aujourd’hui il était faussé.

C’est ce qu’elle avait fait quand il avait débarqué chez elle avec deux énormes sacs de sport, c’est ce qu’elle avait fait lorsque le pasteur les avait déclaré mari et femme, c’est ce qu’elle avait fait quand elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte. L’étreinte était jadis salvatrice chez eux. Mais elle était encore irrésistible. Son corps fort contre le sien déclencha une onde de chaleur réconfortante pour Charlie qui ne regrettait pas de s’être laissée à ce bref instant de folie, cette pause dans le chaos tandis que Melvin se chargeait de la ramener sur terre en lui disant d’aller ranger ses affaires. « Quel rabat-joie tu peux faire. » répliqua t-elle en se dirigeant vers les escaliers. Elle prit ses valises avec elle et les monta non sans difficulté. « Goujat. » lui cria t-elle, lui qui auparavant ne la laissait même pas porter un trousseau de clefs.

« Les filles, non pas dans la chambre de votre père, il ronfle la nuit et Maman ne peut plus supporter ça, je vais faire dodo à côté pour le moment. Comme ça on sera encore plus proche. » dit-elle sans se départir de son sourire. Elle s’approcha alors de la chambre de Melvin et dès qu’elle se présenta dans l’encadrure  de la porte, ses filles vinrent graviter autour d’elle. Totalement surexcitées à l’idée d partager de nouveau leur quotidien avec leurs mamans. Elle ouvrit la bouche pour faire la mise au point que Melvin lui avait demandé de faire puis se ravisa. Elle leur en parlerait demain, ou peut-être après demain. « Maman, Maman, est-ce qu’on peut faire des pancakes ? » « Oula je sais pas ça faut demander à Papa. » « Mais tu dis toujours que c’est toi qui décide sur Papa. » Oui, c’était ce qu’elle disait lorsqu’il était encore temps de se disputer sur qui avait la culotte à la maison. Mais maintenant… « Va demander à Papa et tu verras bien ce qu’il dira. » Finalement, si elle pouvait interférer le moins possible entre les jumelles et leur père ce ne serait que mieux. Charlie prit son sac à main puis poussa ses valises jusqu’à la chambre d’amis. Elle déposa le tout sur le lit et jeta un coup d’oeil à la pièce. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle allait dormir tout près de son mari mais pas dans le même lit. Eux qui ne supportaient pas d’être séparé 24h… « Mon dieu… » murmura t-elle, complètement dépassée par les événements. Elle ignorait ce qu’allait donner tout ça mais il était sûr que son audace lui paraissait désormais moins raisonnable.
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyJeu 18 Jan - 4:43

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Charlie ft. Melvin


« Quel rabat-joie tu peux faire.  Goujat. » Elle disparaissait rejoindre leurs filles et Melvin ne pût s’empêcher de la suivre du regard  en s'appuyant pour se faire sur le mur. Il venait de faire une énorme connerie en la laissant rentrer ainsi un peu plus loin dans sa vie . Pour espérer avoir la force de la quitté il avait du changer de ville et aller s'installer à trois heures de Chicago. Car oui il avait voulu retrouver sa famille et offrir une enfance semblable à la sienne aux filles mais Chicago représentait aussi sa vie avec Charlie, leurs maisons, leur lit, son odeur dans la penderie et son gel douche sur le coin de la baignoire. Il avait prit cette décision, ne comptait plus revenir dessus. Il serait désormais hors de question de déménager une nouvelle fois au risque de finir de détraquer les jumelles . Mais à quoi bon la fuir si c'était pour lui ouvrir de nouveau les portes à cause d'une saloperie de jambe immobilisée. Peu importe les efforts qu'elle ferait pour se rendre invisible, sa présence dans les mêmes murs que lui étaient difficile à encaisser. Même si elle passait en coup de vent d'une piéce à une autre , il y aurait toujours son odeur qui flotterait dans l'air . Il venait d'installer lui même la corde pour se pendre.... Putain si il retrouvait vraiment un de ses strings dans sa commode, c'est ça qu'il utiliserait pour faire le nœud coulissant !

Il prit son portable avec dans la tête d'envoyer un message à sa mère lui demandant de s'occuper de ses deux autres gamins et de l'oublier lui et sa femme... Melvin adorait sa mère , donnerait sa vie pour elle mais il n'avait pas encore totalement digérer don divorce récent d'avec son père même s'il faisait comme s'il n'en était rien. Ils avaient longtemps été son exemple mais ce n'était pas une raison pour qu'elle se mêle à ce qui passait entre son fils et Charlie. Ils n'étaient pas pareils. Ce qu'il y avait entre eux était unique, leur divorce le serait donc tout autant, non ? Il le rangea sans rien en faire, il verrait ça avec elle quand elle reviendrait ici très vite.

Daisy et Rose descendirent l'escalier à toute vitesse et il ronchonna « Les filles ! Ne courrez pas dans les escaliers je vous l'ai dit  cent fois !  Sinon vous allez finir pas comme papa ! » L'argument fit mouche puisqu'elles se stopperent en pleine course et la finirent à pas lents avec deux petits sourires de chipies accrochés aux lèvres. Sourire qui prouva que Charlie s'était dégonflée et qu'elles croyaient juste à une réunion familiale tout à fait naturelle. « Papa, on peux faire des pancake?» Melvin soupira « Mamie a remplie le frigo de vrais plats » « Oui mais on veux les pancake de Maman et Papa nous ! » répliqua Rose. Pour elles c'était jours de fête et il accepta.

[…] Melvin n'avait pas voulu prendre part à la conception des pancake pour deux raisons : car il était trop tôt pour mettre à l'épreuve leurs décisions de rester éloignés le plus possible et aussi car il savait que chaque moment entre mère et filles étaient précieux. Charlie devait en avoir conscience aussi... Pour le moment il avait l'ascendant, la maison, commençait à se faire quelques clients et avait d'autre ambition professionnel tandis qu'elle s'était installé chez une cliente puis ici. Qu'en serait il quand elle se serait vraiment installé, qu'elle voudrait les avoir pour une semaine, pour plus ? Le père de famille écarta cette idée de sa tête. Un problème à la fois.

Les filles avaient tout de même débarqué avec le saladier pour qu'il fasse sa magie, à savoir juste remuer la pâte assez énergiquement pour réduire à néant les derniers grumeaux avant de repartir vers Charlie. Leurs voix s’entremêlaient rappelant au grand blond combien il adorait les voir rire toute les trois. Il s'en rappelait si bien qu'il haussa le son du match de football américain à la télévision pour se voiler la face et le fait qu'elles se créaient des souvenirs ensemble dans un lieu qui leur rappellerons ensuite cette parenthèse isolée quand elle partirait de nouveau.

Il avait prétexté avoir du mal à tenir sur une chaise avec son plâtre pour échapper au repas qui se résumait donc à du sirop de tout genre sur des pancake, mais c'était sans compter les jumelles qui décidèrent alors que manger tous ensemble sur le canapé était un bon compromis.
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyJeu 18 Jan - 17:38


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Melvin & Charlie



C'était plus qu'étrange. Recréer des habitudes, des souvenirs, les regards complices. Daisy réclamait ses caresses dans les cheveux, Rose la fixait de ses grands yeux comme pour être sûre qu'elle ne rêvait pas et Charlie dans tout ça sentait son coeur se gonfler d'amour. La présence de Melvin dans l'autre pièce lui faisait le même effet qu'autre fois, une impression de sécurité et de bienveillance alors qu'en réalité il devait déjà compter les jours jusqu'à sa rémission complète pour qu'elle quitte ses murs et qu'il reprenne sa vie de papa célibataire qui lui allait si bien. Elle avait battue la pâte à pancake sans pouvoir s'empêcher de regretter l'absence de son mari, lui qui d'habitude faisait voltiger les pancakes dans la poêle en dansant autour d'elle pour montrer à leurs filles à quel point il était agile. Leurs rires s'entre-mêlaient, les yeux des filles brillaient de bonheur et l'espace d'un moment tout se figeait dans un moment parfait, le paradis sur terre. Charlie ne savait pas où étaient rangés les ustensiles de cuisine mais elle ne se gênait pas ouvrir tous les placards, craignait qu'à n'importe quel moment elle trouve un objet qui trahirait la présence d'une autre femme dans la vie de son mari. Il l'ignorait mais dès qu'elle en aurait l'occasion, elle ne manquerait pas de fouiller sa chambre dans les moindres recoins à la recherche d'un indice qui achèverait de lui briser le coeur.

En attendant, ils étaient là tous les quatre assis sur le canapé. Charlie avait l'estomac trop noué pour manger alors elle faisait semblant de manger lorsque ses filles la regardaient, accentuant des "mmh" et des "miams" pour ne pas qu'elles ressentent le malaise ambiant totalement flagrant entre Melvin et elle. Sentant qu'elle était de trop, elle se leva. "Bon, je suis fatiguée, je vais me coucher." Il n'était que 19h30 mais Charlie voulait montrer sa bonne volonté à Melvin en lui montrant qu'elle n'allait pas s'imposer systématiquement. Les filles étaient douchées et en pyjama, pusiqu'elles avaient pris leur bain pendant que la pâte à pancake reposait. Leur coucher ne représentait pas d'effort physique si ce n'est de se baisser pour les embrasser alors Charlie pouvait bien laisser un peu de répit à Melvin. Elle s'approcha de ses filles qui l'embrassèrent et Charlie eut de la peine en les voyant si contentes de retrouver leur ancien quotidien. Les pauvres ne se doutaient pas que bientôt leurs deux parents ne vivraient plus sous le même toit et ce pour toujours. "Bonne nuit mes amours, bonne nuit Melvin." Tristesse, elle qui d'habitude ne pouvait se glisser dans son lit sans la présence de son mari à ses côtés, elle qui préférait s'endormir sur le canapé devant un match pliée entre deux contre son homme plutôt que de monter se coucher dans leur king size sans lui, elle qui se réveillait automatiquement lorsque Melvin se levait la nuit. Les choses avaient changées et bizarrement, Charlie ne s'en était jamais aussi rendu compte que maintenant. Alors qu'ils faisaient de nouveau maison commune et que tout avait terriblement changé.

La mort dans l'âme, Charlie alla déposer son assiette dans le lave-vaisselle, acheva de ranger la cuisine qui ressemblait à un véritable champ de bataille et une fois que ce fut fait elle parti dans sa chambre où elle eut énormément de mal à retenir ses larmes. Elle resta allongée dans le noir de sa chambre jusqu'à ce qu'elle entende Melvin, une heure plus tard, monter l'escalier avec les filles. Elle entendit le bruit des derniers bisous du soir, de la dernière histoire avant d'aller dormir. Elle entendit même le "clic" de la veilleuse qu'il avait du brancher. On sentait qu'il avait l'habitude, l'habitude de ne plus être avec elle. L'habitude de ne plus l'avoir dans sa vie, de faire sans elle. Et le pire, ce qui blessait Charlie au plus profond d'elle-même c'est qu'il s'en sortait à merveille. Elle avait espéré qu'il galère un peu, qu'il soit gauche, un peu maladroit. Mais rien de tout ça, il s'en sortait comme un chef : lui confirmant que lorsqu'elle serait hors du tableau, elle ne manquerait à personne ni à aucun moment.
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MessageSujet: Re: [Charlie]to hurt is as human as to breathe [Charlie]to hurt is as human as to breathe EmptyVen 19 Jan - 3:19

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Charlie ft. Melvin


Melvin , lui même, n'avait pas mangé comme à son habitude. Il pouvait pourtant être un estomac sur pattes en temps normal , dévorant son assiette jusqu'à la dernière miette et s'amusant à prétendre être un ogre qui s’attaque à celles des petites. Mais ce soir il appréhendait la suite, les prochains jours avec Charlie , les prochaines nuits sans elle et le moment où dans un mois elle quitterait la maison après y avoir laissé son fantômes aux quatre coins. Il grignotait à peine, voyait bien qu'elle faisait de même. Qu'est ce qui lui coupait l’appétit à elle ? D'être aussi proche d'un homme qu'elle avait tout de même désigné comme un monstre ? De savoir qu'elle n'était ici qu'en tant que presque employée juste nourrie et blanchie et plus la mère, le second pilier de la famille ? Il s'était décidé à ne plus compter que sur lui pour batir une route saine et sereine sur laquelle les filles pourraient grandir, Charlie ayant prouvé qu'elle n'était pas aussi stable qu'il l'avait cru . Et le voilà à lui laisser de nouveau autant de place dans la vie des petites qu'elle le souhaitait quand il s'était conditionné à lui en laisser le minimum jusqu'à ce qu'il soit certain qu'elle était clean. Il la regarda légèrement en biais, ne voyant aucune trace qui pourrait indiquer qu'elle s'était remise à la drogue. Seulement il ne pouvait pas se fier à son jugement puisqu'il lui avait fallu le presque drame et qu'elle se décide, pour qu'il sache son addiction revenue. L'amour rendait aveugle ? Mais Melvin n'aurait jamais crut que c'était vrai également pour lui qui n'avait eut de yeux que pour Charlie.

Elle décida d'aller se coucher et il se rendit compte ailleurs qu'il était presque en apnée auprès d'elle. « Bonne nuit mes amours, bonne nuit Melvin. » C'était loin des baisers qu'ils se donnaient systématiquement avant de dormir. Même lorsqu’ils étaient en froids cela leur était arrivé de désamorcer la querelle en riant du besoin qu'ils avaient de se toucher, en remarquant à quel point celui ci était naturel chez eux et passait avant une quelconque réflexion. Le père de famille resta avec ses filles, ne cherchant pas à l'imaginer dans de nouveaux draps. Dormait elle encore nue  ou avait elle encore son pull à lui qui la servait souvent pendant l'hiver , celui qu'il avait vu prendre dans sa valise pour la cure. Les images sur l'écran défilaient sans qu'il ne soit capable de vraiment s'y intéresser avant qu'il ne soit l'heure d'aller coucher les filles. Il n'avait aucune envie de faire plus d'aller et retour que nécessaire dans l'escalier aussi coupa t il tout avant de monter à l'étage aussi rapidement que possible. Il força alors plus qu'il ne le fallait sur sa jambe, pas par bravade mais parce qu'il ne concevait la guérison qu'après l'effort pour arriver dans le couloir.

« C'est Maman qui nous emmènera à  l'école  maintenant ? » Daisy glissait dans ses couettes telle une anguille en implorant du regard une réponse positive. « Oui... le temps que j'aille mieux et que je puisse conduire de nouveau » Après elle partirait. « Tu crois que la maîtresse elle voudra manger maman aussi? » « Quoi ? » commença à se moquer leur père « Oui on l'a entendu dire à une autre maîtresse que tu étais à croquer ! » Rose hocha la tête avec véhémence avant de continuer « Qu'elle ferait bien de toi son goûter ! Depuis on lui parle plus ! Elle nous fait peur ! » Il essaya de se rappeler avec un peu plus de détail de la fameuse maîtresse mais ça ne lui revenait que de manière floue. Contrôlant son rire, il embrassa tour à tour leur front «  Ne vous inquiétez pas, je suis pas bon à manger contrairement à vous ! » Il fit signe de croquer leurs cous pour les voir se plier hilares afin de lui échapper.  « Pour de vrai, soyez gentilles et polies avant votre maîtresse. Promis elle veux pas vraiment manger votre papa, c'est juste qu'elle me trouve... beau ! » Il prit une pose de jeune premier avant que Rose ne lui tape le bras avec son petit poing «  Elle pas le droit non plus ! » Melvin se mordit la lèvre inférieure. Il était bien, il avait deux autres filles qui seraient décidé quoiqu'il arrive à mettre à mort sa vie de pseudo célibataire. f]]« Allez... faites dodo les mioches. » « Non on veux notre histoire avant ! »[/b] Il était difficile d'y échapper, même quand leurs parents n'avaient qu'une envie : s'isoler et ranger leurs habits de papa et maman pour redevenir amants. De toute façon, il aurait du mal à dormir donc autant tuer le temps avec elles. Le choix se porta sur une histoire de dragon et de princesse mais dés le premier chapitre, elles dormaient déjà.

Éteignant les lumières après un dernier «Bonne nuit » murmuré , Melvin se retrouva dans le couloir tout à coté de la chambre d'ami où demeurait sans doute sa femme tout aussi éveillée que lui. Même lorsqu'il se glissa lui même dans son lit, il savait qu'elle ne dormait pas et qu'il en serait ainsi pendant un long moment et pendant de longues nuits. Son bouquin sur la seconde guerre mondiale ne lui apprit rien de plus et ne le passionna pas plus qu'imaginer le prochain mois et ses difficultés. Comment prendre sa douche, comment rester debout assez longtemps pour cuisiner, quand il pourra porter de nouveau les jumelles dans ses bras … quand le visage de Charlie cessera d'être la dernière chose qu'il visualiser avant de dormir ? Cela ne serait pas ce soir qu'il aurait la réponse, pas à l'heure avancée à laquelle il réussit enfin à fermer les yeux.
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