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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.

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Psycho › The kind that never slows down

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MessageSujet: Psycho › The kind that never slows down Psycho › The kind that never slows down EmptyLun 8 Avr - 21:02

PSYCHO

The kind that never slows down


Et t’as l’impression que ta vie dérape. Elle te file entre les doigts comme de l’huile, impossible à retenir. C’est comme une putain d’anguille. Tu la regardes se faufiler sous tes yeux sans que tu n’aies le temps d’esquisser un putain de geste. Pourtant t’as tout - ou presque. Mais en tout cas, à présent, t’as le plus important. T’as cette fille, cette âme qui te suit et veille sur toi. Cet être qui a apporté la lumière dans les ténèbres de ton existence. Et c’est pas rien. Elle est là, à faire remparts de son corps pour protéger le tien des ombres qui le menacent, violentes, perfides. Mais le problème est que certaines se sont déjà accrochées à ton corps. Des putains de sangsues qui ont planté leur dents au plus profond de ton être et sucent ton flux vital jusqu’à la moelle. Alors tes là, à cogité seul sur ce canapé pendant que ta lumière est loin de toi, ce petit sachet plein de poudre entre les doigts. T’essaies de t’en sortir. Tu lui as promis. Tu feras tout pour garder la confiance qu’elle a placé en toi, pour la rendre heureuse. Mais t’as des moments. De sales moments. Ce genre de passade où t’as l’impression que rien ne va, que t’es en train de tomber dans un puit sans fond. Tu te demandes quand arriveras la rencontre entre ton corps et le sol, dur et froid. C’est ton enfer personnel.

J’inspire un grand coup. Mes mains tremblent tout comme mes membres sont raidis par la tension dans mon corps. Une légère pellicule de sueur nappe l’intégralité de ma peau. Torse nu sur le canap’ usé de notre salon, je contemple ce petit pochon qui vibre entre mes doigts grelottant. Un long frisson me parcourt l’échine tandis que mes poils s’hérissent sur mes avants bras. A l’extérieur, j’ai l’impression qu’une foutue flamme ravage ma peau, tandis qu’à l’intérieur c’est comme si je me retrouvais à poil au beau milieu de la banquise. Je suis partagé entre le feu et la glace. Et tout ce qui peut me calmer à cet instant, c’est une petite dose de cette poudre blanchâtre. Mon regard continue de détaillant ce petit sachet sur lequel se trouve plusieurs marques faites au feutre noir. Poppy. Elle me surveille. Elle sait que mon sevrage ne se fera pas en un claquement de doigt, c’est impossible. Je dois d’abord passer par la douleur physique mais aussi psychologique. Je dois me battre contre moi-même. C’est le seul moyen. Je refuse d’aller dans un putain de centre pour toxico. Je ne peux pas me retrouver enfermer. Je serais capable de tout pour m’échapper. Ca me rendrait complètement fou.

Finalement, je cède à mes pulsions et étale une petite dose sur la table basse. D’un geste rapide, j’en fais une petite ligne fine qui jure sur le bois sombre de la table. J’attrape la petite paille qui se trouve dans le sachet. L’attirail du parfait junkie de merde. Je secoue la tête avant de me passer une main rageuse dans la tignasse noire. Fait chier. Je me penche, me pince une narine et d’une longue inspiration, je prends mon rail de coke. L’effet est instantané. Comme si ça ouvrait les vannes dans ma tête. La coke, c’est rien parmi l’éventail de drogues que je prends, c’est surement celle qui me fait le moins d’effets mais qui est susceptible de m’apaiser lorsqu’une foutue crise me prend. Je repose le pochon sur la table, garde quelques secondes les yeux dans le vide avant de me relever. Un homme nouveau. Les idées noires sont loin. Bien loin pour le moment. La sueur perle encore sur mon corps mais les tremblements ont disparu. La souffrance avec.

J’aurai aimé que Poppy soit là. Elle seule était capable me distraire assez pour que je ne sois pas obligé de me jeter à corps perdu dans la came. J’abandonne la poudre sur la table. Je ne la cache plus. Je refuse de cacher quoi que ce soit à cette femme qui me rend complètement fou - dans tous les sens du terme. Sauf peut-être la surprise que j’ai prévu de lui faire aujourd’hui… Une petite heure plus tard je quitte l’appartement, propre, parfumé et sapé en parfait petit gendre, le corps et l’esprit presque légers. J’ai le sourire aux lèvres tout du long pour me rendre à mon rendez-vous. J’ai toujours adoré faire plaisir à Poppy, la surprendre, lui faire des surprises. C’était toujours dans un but purement égoïste : j’avais, depuis le début de notre relation, eu l’irrépressible besoin de voir pétiller ses yeux de malice et de bonheur, cette moue étonnée tandis qu’un sourire resplendissant étirait ses lèvres. Lèvres que j’avais rêvé des milliards de fois d’embrasser jusqu’à en tâcher mes draps la nuit. Je me l’étais toujours caché. Refusant de voir à quel point cette femme avait planté sa flèche au plus profond de mon corps. Elle l’avait embroché, lacérant mon âme de ses ongles, caressant mon être de son regard bleu azur. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il m’était clairement impossible de vivre sans elle, de la laisser aller dans les bras d’un autre alors que c’était à moi qu’elle appartenait. Mienne.

Lorsque je revins à l’appartement, chargé de ma surprise, Poppy était déjà rentrée du travail. Il me tardait de la retrouver et qu’elle découvre cette fameuse surprise. Je n’allais pas louper une miette de sa réaction. Mon corps en battait à tout rompre dans ma poitrine, impatient. Mon corps tout entier vibrait de la retrouver. Bien plus encore qu’à la drogue, j’étais avant tout accroc à cette fille. Depuis que je lui avais avoué mes sentiments, c’était comme si une bulle avait éclaté en moi et qu’à présent, je n’étais plus capable de penser ni d’agir sans elle. Elle était le centre de mon univers. Souvent, j’avais envie de me défoncer la gueule à coup de marteau d’être devenu le genre de mec, amoureux transi, que j’abhorrais au plus haut point. Poppy m’avait transformé et ça m’effrayait autant que ça me renait heureux. J’ouvris la porte d’entrée, déposais le colis au sol avant d’appeler Poppy, enfonçant les mains dans mes poches. Fébrile comme un putain de gamin.  « Bébé ? » criais-je de ma voix rauque à travers l’appartement. C’était la première fois que je faisais ce genre de cadeau à Poppy. Elle me tannait depuis tellement de temps, me suppliait si souvent, et j’avais tant de fois refusé, qu’en prenant la décision, la semaine dernière, je m’étais demandé pourquoi je le faisais à présent… Poppy arrivant enfin. Mon regard se riva directement au sien et je dis retenir ma respiration, allant contre mon besoin de me jeter sur elle pour dévorer ses lèvres. J’avais honte. Honte de paraitre si faible face à cette femme qui était capable de me mettre à genoux d’un seul regard. J’avais honte de devenir ce genre de mec complètement ravagé par l’amour. Un long miaulement m’arracha à mes pensées et je baissais les yeux vers la caisse de transport qui se trouvait à mes pieds, les mains toujours enfoncées dans les poches, un sourire en coin étira mes lèvres tandis que je relevais la tête vers Poppy, ne voulant pas louper sa réaction :  « Surprise, bébé. »

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MessageSujet: Re: Psycho › The kind that never slows down Psycho › The kind that never slows down EmptyLun 8 Avr - 23:41

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The kind that never slows down


Il était arrivé, il avait tout investi. Il avait détruit tous les remparts, s’était emparé sans ménagement de ce qui était sien de toute façon. Il avait tout fait tomber, lorsqu’il m’avait prise cette fois-là, prenant possession de tout mon corps jusqu’à la moindre parcelle, jusqu’au moindre soupire. Il avait vidé mon esprit comme jamais personne n’avait été capable de le faire, pas même moi. Et il l’avait rempli de lui, et uniquement de lui. Stan. Il est l’alcool sur mes écorchures. Il aurait pu me faire hurler à la mort, et en même temps, il m’était nécessaire, vital. Il me possédait. Et dans le fond, ce sentiment me terrifiait. Quand j’étais loin de sa peau, de son corps vibrant de désir, de ses yeux qui me transperçaient, j’étais perdue. Complètement larguée. Terrifiée comme cette gosse que j’étais quand j’avais ouvert les yeux sur Jake, il y avait bien 10 ans maintenant.

Quand j’étais loin de lui, je n’étais qu’une gamine qui ne connaît rien en l’amour. Un gamine qui se renferme au moindre contact trop proche. Cette manière d’être sociable, de pétiller, d’être la fille qu’on aime voir rire et chanter, ce n’était qu’une putain de façade quand il n’était pas proche de moi. Je me forçais, et cela semblait marcher, mais en vrai il était le seul à avoir su m’atteindre là. Cet endroit centralisé dans mon corps, à la fois maître de mes plus grands bonheurs mais aussi de mes plus grandes douleurs et de mes plus grandes peurs. J’ai voulu l’en empêcher, j’ai voulu le faire fuir, le tester, voir jusque quand il finirait par craquer et m’abandonner lui aussi. Mais il est toujours là. Veillant sur mes songes, sur mon bonheur et mon plaisir. Quand je suis avec lui, j’oublie. Je me retrouve dans un cocon si doux, que c’est presque irréaliste, tout est naturel malgré nos craintes.

Non. On est loin du conte de fée. Très loin. Et il y a des blessures qui ne peuvent être pansées. On était tellement maladroits, les seules références en matière d’amour que nous avions se trouvaient dans les films, les séries et les livres. Autant dire que nous ne comprenions pas la réalité des choses. Alors ça foirait parfois, des trucs nous dépassaient, les sentiments de l’autre, notre propre jalousie, cette possessivité violente qui se présentait des deux cotés. C’était plus fort que nous, nous brûlions l’un pour l’autre, et je me demandais comment cette histoire allait bien pouvoir terminer. Selon moi, c’était impossible de la voir se terminer, en tout cas, quand j’étais optimiste. Parce que malgré moi, j’avais peur. Peur de mes démons, mais peur de ceux de Stan aussi, énormément.

J’étais assise, là, dans ce bus qui me ramenait chez moi avec une journée de taf qui m’avait tuée. Mes mains sentaient encore le produit de nettoyage et je les sentais attaquées. J’avais entouré mes genoux de mes bras, y avait posé ma joue et regardais l’extérieur défiler sous mes yeux fatigués, les écouteurs dans mes oreilles envoyaient de la musique trop forte, trop puissante, et je pensais. Je pensais à ce que j’allais retrouver en rentrant, la boule au ventre, malgré moi. J’avais toujours une putain d’appréhension. Bien sûr, je savais qu’avec les doses qu’on avait fixées avec Stan, il n’y avait pas de risque trop gros. Ce n’était pas que je n’avais pas confiance en lui. Je n’avais pas confiance en ce qu’il prenait et avait pris. Je savais que malgré ses promesses de transparence, il y avait bien des choses qu’il ne me disait pas sur les consommations qu’il avait pu faire avant que nous mettions au clair tout ça. Et je savais aussi qu’on n’arrêtait pas ce genre de conneries si facilement, alors à chaque fois que je le savais seul, j’étais terrifiée, terrifiée de ce que ces saloperies pouvaient lui chuchoter à l’oreille. Parfois il avait des réactions dues au manque qui m’inquiétaient mais nous avions convenu de combattre ça ensemble, alors je ne montrais pas mes peurs, non. Je voulais être comme il l’était pour moi, un roc qui maintenait sa vie. Je voulais qu’il puisse compter sur moi dans le moinde des moments de faiblesse. C’était trop tard pour m’enfuir, il avait pris beaucoup trop de place pour ça, si je partais ça me tuerait. Alors c’était la seule solution, l’aider coûte que coûte, l’aimer coûte que coûte et l’aider à traverser les épreuves.

Quand je rentrais à l’appartement, il était vide de sa présence. Libérée de mes chaussures, j’avais parcouru les pièces avec une moue triste d’un petit chiot abandonné. J’aimais tant qu’il soit là pour m’accueillir, je m’incrustais dans son activité, quelle qu’elle soit et m’imposait à lui avec toute ma subtilité. Je lui arrachais sa guitare des mains, m’asseyant sur ses genoux, je rentrais dans sa douche, parfois même toute habillée pour qu’il ait le plaisir de m’éplucher. Je le rejoignais sur le balcon, lui volant la cigarette ou le joint de ses mains pour tirer à mon tour avant de rejoindre ses lèvres et de partager nos fumées. Nous n’étions certainement pas le modèle de couple à suivre, mais j’aimais sa façon de m’aimer, pleine de maladresses, cette façon que ses lèvres avaient de capturer les miennes quand je lui avais manqué. J’adorais par dessus tout le retrouver torse nu, car il ne parvenait pas à vivre habillé, j’adorais compter ses grains de beauté, glisser mes lèvres le long de sa colonne vertébrale, respirer son odeur d’homme qui me faisait vibrer. Mais il n’était pas là. J’avais juste vu le sachet de poudreuse sur la table, si je lui faisais rarement des remarques, j’observais, et remarquais qu’il avait craqué. Mais qu’il avait respecté notre engagement une fois de plus. J’espérais que cette saloperie ne finirait pas par nous tuer tous les deux.

C’est après avoir pris une douche et m'être dépêtrée de cette odeur de détergent et lorsque je me sèche les cheveux avec mon essuie que j’entends Stan m’appeler. Un sourire illumine mon visage et je sors de la salle de bain prête à lui sauter dans les bras comme j’ai l’art de le faire. Mais quand j’arrive dans le couloir, je vois qu’il a une boite posée à ses pieds alors je me retiens dans mes gestes et approche avec un air curieux et enchantée à la fois de retrouver mon homme. C’est tellement surréaliste cette dépendance, ça ne me ressemble tellement pas, mais notre relation a toujours été particulière. Je ne peux empêcher mon coeur de s’échauffer quand je croise ce regard sombre qui m’enflamme. Son visage, ce regard, le tracé de cette mâchoire, ses lèvres divines, ses cheveux auxquels j’aime tant m’accrocher. Le nombre de fois où je me suis sentie prise d’un désir dingue dans ce couloir, en le voyant franchir le pas de chez nous. J’en oublierais presque la boite en carton qui semble m’attendre.

Mais un miaulement détourne finalement mon attention. Un petit miaulement absolument adorable qui vient m’arracher le coeur. Mon regard va de la boite à Stan, à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’un sourire plus large que jamais étire mes lèvres: “C’est un chat?” J’ai du mal à ne pas faire ressentir l’hystérie dans ma voix. Non c’est un chien, bien joué Captain Obvious. Mon coeur manque un battement et je viens m’accroupir face à la boite pour l’ouvrir et découvrir une magnifique boule de poils. “Ho, il est trop adorable!” Je n’ose pas le prendre, même si un bonheur fou m’étreint. J’ai toujours adoré les animaux, et je n’arrêtais pas d’emmerder Stan pour avoir un chat, trouvant l’appartement trop vide sans cette présence. Le fait qu’il ait si longtemps dit non pour finalement céder aujourd’hui, cela chauffait mon petit coeur à blanc. Je me redressais pour sauter au cou de Stan et l’embrasser, glissant instinctivement mes doigts dans ses cheveux, c’était toujours si bon de sentir ses muscles contre mon corps. Ses étreintes resteraient à jamais inégalées. Je m’écartais et plantais mon regard dans le sien: “Merci, c’est le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait.” Moi qui ne pleurais jamais, je sentais ma gorge se serrer, je n’étais pas une fille à cadeau, mais là, je ne savais pas pourquoi cela me touchait autant. Peut-être parce que c’était un sacrifice pour lui et qu’il me faisait ressentir toute son affection. Je m’agenouillais à côté de la boîte, ramenant mes cheveux humides derrière mes épaules. “Bonjour boule de poils!” Le chat me répondis par un miaulement adorable, tentant déjà de sortir de sa boite tout seul. Je lève les yeux vers Stan, me sentant étrangement intimidée: “Tu crois que je peux le prendre?” Il avait en plus visé juste, il savait à quel point j’adorais les chats de ce genre. Si je ne m’abusais, il s’agissait d’un chat abyssin, aux vues de ses oreilles adorables. “Oh putain, Stan.” Tout débordait, la peur, l’amour, la reconnaissance, je prenais mon visage dans mes mains pour reprendre une maîtrise et respirais profondément. Ca me chamboulait trop, tout ça. Et c’était encore difficile pour moi de faire face à tous ses sentiments mielleux qui ne me ressemblaient pas.

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MessageSujet: Re: Psycho › The kind that never slows down Psycho › The kind that never slows down EmptyMar 9 Avr - 11:20

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The kind that never slows down


Si j’avais vraiment conscience de ce que je suis en train de devenir, si mon moi de quelques mois auparavant pouvait voir ce que je suis aujourd’hui, il se foutrait royalement de ma gueule. Poppy me change. De toutes les manières possibles. Auprès d’elle, je me sens enfin complet. Comme si depuis tout ce temps, il ne s’agissait que d’elle. Comme si elle me complétait enfin. Vraiment. Son regard me détaille, caressant les lignes brutes de ma mâchoire, mon visage et mes cheveux. Je sens tout le désir qui suinte de son corps. Il se répercute en moi. Le sien et le mien ont la même source. Je meurs d’envie de me jeter sur son corps. Ce n’est pas habituel pour moi de rester loin d’elle lorsque nous sommes enfin réunis dans a même pièce, c’est même un putain d’exploit que je parvienne à me retenir. Ma surprise est, pour le moment, plus importante. Un sourire enjoué étire lentement mes lèvres tandis que sur son visage se peint la surprise. Ses grands yeux bleus s’écarquillent et je sens l’excitation enfantine monter crescendo dans son corps. Nous n’avons pas eu le temps d’être des enfants, de rire avec insouciance, de ne pas penser à demain. Tous les deux, chacun à notre manière, nous avons été propulsés dans un monde trop violent pour nous. Il a fallu que nous apprenions rapidement à nous forger une carapace, à ne pas être complètement aplatis par les épreuves de la vie. Et ce regard qu’elle lève vers moi, pétillant, dans lequel je peux presque voir des perles salées scintiller, me fait violemment battre le coeur. Si fort que j’ai l’impression qu’il tente de sortir de ma poitrine. Ce n’est pourtant pas grand chose. Je ne viens pas de la demander en mariage, ni de lui offrir la maison de ses rêves. Pour certains, mon geste pourrait paraitre assez banal, mais je sais ce que ça représente pour Poppy. Elle s’accroupit finalement :  « C’est un chat? » un léger rire s’échappe de mes lèvres et je hausse les sourcils, l’air de dire  « d’après toi, le chiot ?! ». Elle se jette finalement sur le carton - je n’y croyais plus - et en écarte les rabats.  « Ho, il est trop adorable! » Sans que je n’ai le temps de réagir, Poppy bondit pour se jeter dans mes bras. Instinctivement j’écarte les bras et la réceptionne, pressant son corps menu contre le mien, dans le fébrile espoir de fusionner avec elle. Nos bouches se trouvent, nous nous abreuvons l’un de l’autre, comme deux asthmatiques sur leur ventoline. Ma langue vient caresser la sienne en une danse sensuelle. A chaque baiser j’ai l’impression de la redécouvrir à nouveau. Son goût me transporte dans une autre dimension. De celle qui n’abrite qu’elle, et moi. Mes mains parcourent chaque courbe de son corps, j’ai besoin d’elle. Bien plus encore que de la poudre qui traine sur la table basse. Jusqu’à ce que mon corps me rappelle à la réalité. Si je ne pouvais me droguer qu’à Poppy, je serais déjà ravagé tant mon addiction est incontrôlable. Poppy met finalement fin à notre étreinte. Et le retour à la réalité me parait violent. C’est toujours comme ça lorsque mon être entre en contacte avec le sien. Je perds pieds et je pourrais me perdre dans ces instants sans m’en rendre compte.  « Merci, c’est le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait. » ma main trouve son visage et mon pouce caressent ses lèvres tandis que je sens sa gorge se serrer. Poppy est comme moi. Elle est forte. C’est une dure à cuire. Elle ne pleure pas. Pourtant, je sens l’émotion qui semble l’étreindre et elle se soustrait à mon geste, comme pour fuir cette sensation étrange qui lui enserre le coeur. Elle s’agenouille de nouveau près de la boite  « Bonjour boule de poils! » dit-elle doucement, de cette voix aux accents tendres, et mon coeur fait un bon.  « Tu crois que je peux le prendre? » me demande-t-elle finalement, levant vers moi son regard de chiot. Je me mords la lèvre et me rend compte que mon sourire ne m’a pas quitté une seule seconde depuis que je suis rentré. Cette femme…  « C’est ton chat, bébé. » je réponds finalement dans un souffle. Elle reporte son attention sur la petite bête pleine de poils. Poppy m’a bassiné pendant tant de temps, j’ai refusé tellement de fois que je ne les ai plus comptées, prétextant qu’on était déjà pas sûrs de savoir s’occuper de nous même, alors d’un autre être vivant… ou encore qu’il foutrait des poils de partout, que je n’avais pas envie de vider une litière, que nous n’avions pas le temps, que nous faisions trop la fête, que ça pouvait être handicapant… pour finalement avoir envie de lui faire la surprise. J’étais devenu un vrai canard. Incapable de lui refuser quoi que ce soit. Poppy m’aurait demandé de lui ramener un morceau de la lune, que je me serais sortie les doigts du cul pour la lui ramener entièrement.  « Oh putain, Stan. » souffle-t-elle finalement en se prenant le visage dans les mains. Oui. J’ai choisi son chat préféré. Son geste m’attendrit et je ne peux m’empêcher de m’agenouiller à côté d’elle avant d’attraper ses épaules et de la plaquer contre moi. Mes bras l’enserrent comme pour la protéger de ce trop plein d’émotions, tandis qu’un balancement de mon buste l’entraine en arrière. Allongés sur le sol, mon corps la recouvrant presque, mes genoux de chaque côté de ses hanches, mes bras empêchant son dos de reposer trop durement sur le sol, j’enfonce mon visage dans son cou :  « Il te plait bébé ? » je lui demande tout bas, humant son odeur derrière son oreille, caressant son lobe de mes lèvres, éraflant la peau sensible de son cou de mes dents.  « J’sais pas pourquoi… j’ai eu besoin… besoin de me faire pardonner. » je lui chuchote à nouveau en humant profondément son parfum.

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MessageSujet: Re: Psycho › The kind that never slows down Psycho › The kind that never slows down EmptyMar 9 Avr - 22:24

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The kind that never slows down


Nous avons beau nous dire ensemble l’un à l’autre, il reste encore bien des zones d’ombres que l’on refuse de mettre sur le tapis lui et moi. C’est trop compliqué d’y réfléchir. C’est plus facile de recouvrir tout ça de nos étreintes qui n’en finissent pas. Nous sommes affamés l’un de l’autre pour une autre raison que nos deux libidos débordantes - même si on ne peut évidemment pas les nier - c’est que cela nous empêche de parler. Nous communiquons à notre façon particulière. J’ai bien conscience que cela ne va pas toujours fonctionner d’éluder les problèmes et les non-dits de cette façon mais pour le moment cela semble suffire. Moi cela me suffit. Même si parfois je regarde Stan en me posant des millions de questions, même si je me demande sans cesse qu’est-ce qu’il peut me cacher d’autres. Je me sens frustrée d’être comme un putain de livre ouvert pour lui. Je suis aussi limpide que l’eau d’une cascade. Il voit à travers moi. Il sait tant de moi que cela m’effraie même parfois, et me frustre aussi énormément. Je n’ai plus aucun jardin secret pour lui. C’est Stan mon plus gros secret désormais, quand nous voyons nos amis et que l’on ne montre rien de ce qu’on est désormais: des amants. Sommes-nous vraiment plus que ça? Stan m’a avoué avoir cet enfant, cet enfant inaccessible, et puis les confessions liées aux drogues. Je devrais m’en contenter. Mais je le sens. Il ne le sait peut-être pas mais je le sens. Cette déchirure en lui qui est là depuis bien plus longtemps en vrai. C’est là, cela pèse sur chacun de ses actes, et à chaque fois qu’il se laisse un peu aller à éprouver des sentiments, ça l’angoisse. Et tous ces cauchemars. Ces nuits où il se réveille en sueur, hurlant à la mort, où je dois le presser contre moi pour calmer ses terreurs, pour qu’il sache que je suis là, que tout va bien, que rien ne va lui arriver. C’est quoi la source. Pourquoi a-t-il tant de mal à m’en parler? Je sais que je dois être patiente et savoir apprécier ce qu’il me donne à mesure qu’il le fait, progressivement, bribe après bribe. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il se lassera sans doute facilement d’une personne qui n’a plus de secret pour lui, qui n’a plus rien de nouveau à lui faire découvrir. Je garde ces angoisses pour moi même si parfois elles me paralysent de terreur.

Pour l’heure je me contente d’être à 100% là, à 100% à lui. C’est tellement fort que ça déborde, ça me submerge, ça prend toute la place. Je suis recroquevillée sur moi-même, j’attends que la salve de larmes incontrôlable soit ravalée et que je ne perde pas ma bonne figure. Je ne pleure pas, ce n’est pas moi, Stan le sait, ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Mais cette boule dans ma gorge, cette vague d’émotion, ça me fait trembler un peu. Je ne sais pas pourquoi le fait que Stan m’offre ce chaton me fait cet effet. J’ai des semblants d’explications, bien sûr… le fait qu’il me connaisse autant est sans doute la goutte de trop, qui a fait monter tout d’un coup. Mais il y a aussi tous les sacrifices, et puis la confiance. La confiance qu’il place en moi. Mon souffle se coupe quand je sens l’homme qui est maître de toutes mes émotions s’agenouiller à côté de moi. Je ne comprends pas comment il me fait pour me donner cette sensation à chaque fois. Cette sensation d’être à la fois privée d’air et complètement remplie en même temps. Il ne retire pas mes mains, il respecte qu’il me faille ça pour redescendre. Mais il m’enlace de ses grand bras et j’inspire profondément à ce moment-là, retirant moi-même mes mains de mon visage pour l’enfouir au creux de son cou, entourant sa nuque de mes bras. Je respire son odeur puissante qui provoque l’incandescence jusque dans mon ventre. Sa voix si proche de mon oreille me provoque une flopée de frissons au creux de l’échine. « Il te plait bébé ? » Est-ce normal que le seul timbre de celle-ci m’anime entièrement, comme si j’étais sa poupée seulement destinée à réagir à son existence? J’ai l’impression qu’il est le ventriloque, et moi que je n’ai plus qu’à contempler les événements parce que toute ma vie tourne autour de lui. je suis la Terre et lui il est le putain de soleil. “Il est parfait!” soufflai-je, finissant par un gémissement incontrôlé au contact de ses dents qui agrippent mon cou. Saloperie de vampire. Je souris. « J’sais pas pourquoi… j’ai eu besoin… besoin de me faire pardonner. » Il chuchote, nouveaux frissons. Je tourne la tête pour le forcer à me regarder lui aussi et plonge mon regard dans le sien intensément. Ma main vient se glisser sur son visage, mon pouce suivant le tracé de sa mâchoire, je viens en mordiller le bord plutôt qu’avoir à lui répondre, mon autre main se glissant plus bas, sous son haut, caressant du bout des doigts la peau douce de son dos. Mais mon estomac s’est retourné à ses mots. J’ai encore du mal à parler librement. Le chaton pousse un nouveau miaulement à fendre le coeur, je tourne la tête vers la boite, rassurée d’avoir cette porte de sortie.

Je tends la main et tire doucement la boîte vers nous et viens attraper le chaton par la peau de son cou pour le déposer sur le haut de ma poitrine, entre Stan et moi. “Bonjour petit chat. Toi aussi tu veux participer au câlin. ” Nous avons l’air fins ainsi, allongés dans l’entrée, mais j’aime cette façon singulière qu’on a de s’aimer. Je caresse la tête du chaton en plissant le nez car je le trouve vraiment trop chou, surtout quand il pose sa truffe humide sur ma joue. Mon regard affronte une nouvelle fois celui de Stan. “Tu n’as rien à faire pardonner, bébé… On a réglé ça... Mais je prends quand même le chaton!” lâchai-je dans un léger rire, voyant venir à trois kilomètres le “ok je le reprends alors”. “Va falloir que tu m’aides à lui trouver un nom.” souris-je d’un air malicieux.

Finalement Stan se redresse, et j’attrape sa main pour pouvoir me redresser à mon tour, serrant le petit chat contre moi, je le caresse doucement pour ne pas l’effrayer. Je suis encore toute bouleversée, à la fois heureuse, sur un petit nuage, et incapable de réaliser ce qui est en train de m’arriver, comme s’il venait de me faire sa demande. Je ne peux m’empêcher de me mettre à nouveau sur la pointe des pieds pour embrasser Stan, je n’ai plus de mots, seulement des actes, je ne sais pas lui démontrer autrement à quel point je lui suis reconnaissante. Quand nos bouches désireuses et affamées se séparent, je mordille ma lèvre inférieure et lui lance un sourire en coin avant de détourner les talons pour me diriger vers le salon.


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