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 emergency room

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Hayley Parker

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MessageSujet: emergency room   emergency room EmptyVen 22 Mar - 14:08

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Julian & Hayley



Quatorze mois. C’est le temps que j’ai passé sans exercer, loin de mon univers. De ma vocation. Mais maintenant je suis prête. J’ai obtenu toutes les autorisations, psychologue y compris. J’ai le droit d’exercer. De me rendre utile. De sauver des vies. Le seul qui en doute encore reste Julian. Il a peur pour moi. Peur que je ne sois pas prête. Que je vois Julie dans tous les murs de mon service. Mais je dois avancer, je ne peux plus attendre là, sans rien faire. J’ai pris le temps d’aménager notre maison, d’y faire les travaux. D’apprendre à cuisiner, à coudre. Maintenant il faut que je réapprenne à être médecin. Parce que c’est ma raison de vivre. Alors aujourd’hui, c’est ma deuxième garde, seule. Le plan initial était que je travaille sous supervision pendant un mois. Les réflexes ne se sont pas perdus et mon chef de service a besoin de tous ses titulaires. Je n’ai rien dit à Julian – il s’inquiète déjà à l’idée que je sois présente dans les locaux. La supervision ne le tranquillisait pas. Que dirait-il s’il apprenait que je travaillais à nouveau seule en supervisant des résidents ? Je préférais ne pas poser la question. Alors que j’entre en chambre de garde, mon biper s’affole. Saloperie de nuit. Les problèmes s’enchainent ce soir. Urgences. Encore.

« AVP. Femme de 43 ans, enceinte de 26 semaines. Thorax écrasé, multiples fractures. Rythme fœtal très faible. » Une boucherie. Du sang partout, des os qui ressortent. « Emmenez là au bloc tout de suite. Rappelez l’obstétrique, il faut césariser en urgence. » 27 semaines. Cas désespéré. Si ce bébé n’est pas mort, il le sera dans quelques heures. Sa mère est dans un état pitoyable. L’espace d’un instant, je pense à ce père, à ce mari, qui pourrait tout perdre. Dans le tourbillon des médecins et des résidents, je suis un peu perdu. On ne m’appelle pas si tôt en général. On attend que le bébé soit prêt à sortir pour que nous nous occupions des dégâts. Machinalement, je suis le mouvement. La nuit va être longue. (…) Hémorragie. Hypothermie. Acidose. La nouvelle maman entre dans la triade de la mort alors que je m’acharne à aspirer son bébé. Il est en mauvais état également. A ce stade, il est aussi dangereux de tenter de le réanimer que de le laisser sans intervention médicale. Il pèse 478 grammes. Les bébés de moins de 500 grammes ne survivent pas. Pourtant, avec deux doigts, une de mes résidentes insuffle un battement de cœur. Je tente de dégager les voies aériennes. La lampe le réchauffe. Pas de point de non-retour pour nous. Bien sûr, on limite les dégâts. Il est difficile d’imaginer que ce bébé survivra. On essaye, quand même. Parce qu’on ne peut pas abandonner.

« Heure du décès, trois heures quarante-sept. » Merde. Après vingt-cinq minutes de vie, ce petit bout est déjà orphelin de mère. Quelle entrée dans la vie… Les moniteurs s’affolent à nouveau. Merde merde merde. C’est presque de l’acharnement. Je le sais. On ne sauve pas ces bébés. On tente de les maintenir en vie, dans l’espoir d’un miracle. L’intubation est difficile, le cœur ne veut pas repartir. J’hésite encore quelques minutes. Une nouvelle alerte achève de me convaincre. Ma résidente m’observe. Echange de regard. Nous savons. Je prononce. « Heure du décès, trois heures cinquante-cinq. » J’arrache rageusement ma blouse en sortant du bloc. J’étouffe. La vie est injuste. J’avais besoin d’une bonne nouvelle. D’un élément positif. De croire que je pouvais encore bien faire les choses. Je désespère. La première chambre de garde que je trouve me sert de refuge. Et je l’appelle au secours. Parce qu’il n’y a que lui qui peut comprendre.

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MessageSujet: Re: emergency room   emergency room EmptyVen 29 Mar - 12:25

Il y a des moments dans la vie où il faut prendre du recul pour être objectif. Qu’on ait fait une erreur ou non. Parfois, on est trop près du problème pour bien le lire. Et toi, la dernière année on aurait peut-être dû te prescrire des lunettes pour que tu vois moins flou. On t’a appris à écouter ton coeur. À suivre ton intuition. Et ton coeur voulait une famille. Épouser la mère de ta petite fille était la chose logique. Pas la chose intuitive. Tu t’es perdu dans ton devoir de père peut-être ou dans la vision que tu avais pour toi, Hayley et Julie.
Maintenant, trois était devenu deux. Deu êtres qui essayaient surement trop de se convaincre qu’ils étaient un. Une nouvelle demeure pour essayer d'oublier ce que le passé aurait pu vous donner. Mais des heures de travail toujours trop longue pour reconstruire ce qui était brisé. Un deuil qui ne finira sans doute jamais additionné à un silence pour ne pas prendre trop de place avait mené à  un quotidien fatigué. Tes semaines étaient longues. Toi qui était revenu à Wauwatosa pour élever ta petite près des tiens, tu étais trop occupé pour eux. Pour quiconque pour dire vrai. Ta vie était devenu l’urgence. Justement parce que les problèmes des gens que tu aidais étaient souvent trop grand pour que tu penses aux tiens.  
Un peu plus d’un an marquait ton arrivée en ville et pourtant tu avais l’impression tu venais de fêter tes quarante ans plutôt que ton trente-quatrième tellement ses trois-cent-soixante-cinq jour avaient été éprouvant.  Souvent beaucoup trop long. À Wauwatosa, les heures ralentissent. La peine ne termine vraiment jamais et au lieu de la gérer les gens la fuit. Tu l’avais fuit à Chicago un peu moins de vingt-quatre heure. Un concert d’un bande de ton adolescence que tu allais voir avec un de tes bon amis. Ta femme avait été mis au courant le matin même par une note sur le frigo qu’elle n’avait peut-être pas lu. C’était votre meilleur moyen de communication depuis un moment. Ton regard montre trop de chose, alors il évite trop bien le sien.
Tu ne savais pas qu’elle avait pris le travail. Faut croire qu’elle aussi avait comment faire pour ne pas te croiser puisque dans cet hôpital c’était plutôt difficile. Elle travaillait de nuit. Fallait bien que tu sois hors de la ville pour ne pas remarquer qu’elle manquait à l’appel dans votre demeure ou alors tu l’aurais vu dans l’hôpital. Peut importe. C’était cette nuit à deux heure d’elle que tu apprenais que ça allait mal. Des larmes au bout du téléphone alors que Eloy somnolait ivre dans la chambre d’hôtel. Tu comprenais dans ses pleures qu’elle avait perdu quelqu’un. Ça ressemblait trop aux pleures pour Julie. La panique t’avait réveillé rapidement avant de comprendre que ce quelqu’un n’était pas un proche, mais un patient. Ta femme avait repris le travail sans rien te dire. Tu devrais être fâché, mais dans le moment tu penses aux répercussions sur l’hôpital. C’était sur elle que ta colère devrait aller, mais tu commençais par la balancer à votre supérieur.
Tu avais dû dire à Hayley au bout du fil qu’elle devra patienter. Que tu faisais tout ce que tu pouvais pour arriver le plus rapidement possible. Fallait gérer ton ami aussi que tu ne laisserais pas seul ici.
La route avait été plus rapide pour revenir en ville. L’heure avait aidé et l’excès de vitesse pas trop dangereux non plus. Ton policier préféré déposer dans un lit d’une chambre de garde voisine. Tu le ramènerais chez lui tout à l’heure.
Tu étais devant la porte qui séparait ton épouse et toi-même. Soupirant longuement. Hésitant presque avant de mettre les pieds dans la chambre. Il n’y a que la tristesse qui vous rassemble que tu penses avant de chasser ce bout de noirceur. C’est toujours dans les larmes que vous vous retrouvez pourtant. Uni pour le pire plutôt que le meilleur. C’était ton devoir d’être ici présent pour elle. Tu l’aimes cette rouquine même si tu es fatigué. Aimer, ça devrait être suffisant que tu te répètes tous les jours. C’est difficile d’aimer le coeur brisé. Le tien le sera surement toujours et tu as fini par l’accepter. Accepter cette vie qui n’est pas celle que tu veux vraiment. Ce n’est pas comme ça qu’on vous a élevé tes soeurs et toi. Tu es triste pour elle, mais un peu trop en colère. Là maintenant, tu cherches la compassion en toi plutôt que la frustration dans une grande respiration en ouvrant la porte.
Pourquoi est-elle ici sans t’avoir avisé de son retour? Pourquoi était-elle seule avec un patient si rapidement après son retour? Il y  a des protocoles. Un médecin ne peut pas reprendre la pratique si simplement après quatorze mois d’absence. Une femme est décédé et son bébé n’a jamais vu le jour puisque son coeur n’a jamais battu de lui-même. Un père était en deuil maintenant. Les choses pourraient vraiment se compliquer pour Hayley et les gestionnaires de cet hôpital. Le protocol, c’est pour protéger le médecin, l’hôpital, les patients. En manque d’employé ou pas, le retour au travail de Hayley était compromis.
Perdre des patients, c’est difficile, ça arrive. Tu comprends sa peine. Faut laisser les émotions qui nous viennent sortir peu importe ce qui arrive au patient. Vous êtes formé pour rester neutre pour réagir calmement à tout, mais parfois c’est l’adrénaline qui nous garde debout. Quand elle retourne, ça peut faire mal. Tu t’en veux d’avoir pris autant de temps à venir. Je suis vraiment navré de t’avoir fait attendre si longtemps. Tu lui expliqueras plus tard. Là, sans réfléchir tu la prends dans tes bras. Tu sens que des mots ne sont pas utiles pour l’instant.
Tu étais de garde seule? Qu’est-ce qui est arrivée? La question était peut-être trop rapide. Dans la crise de l’arme au téléphone, tu n’avais pas tout compris. Le soleil était debout maintenant, mais sa peine ne s’était pas calmé. Tu dois comprendre pour l’aider.
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MessageSujet: Re: emergency room   emergency room EmptyMer 10 Avr - 12:19

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Le temps file. Il ne serait pas là de sitôt. Où pouvait-il être ? Je n’étais même pas sûre de pouvoir encore lui demander cela. Nous avions essayé, encore une fois, en vain, de revenir à ce que nous avions pu être. Mais Julian et moi avions perdu bien plus que nous ne pouvions reconstruire. Tout avait été bâti autour de Julie, comme la poutre centrale de notre mariage. Et sans Julie, plus rien ne tenait debout. Pouvais-je encore lui demander des comptes ? Exiger qu’il me considère comme sa femme quand notre mariage n’était qu’un tas de ruines soumis aux aléas d’un climat sur lequel nous n’avions aucune influence ? Mon alliance accrochée à ma blouse me rappelait à chaque instant que nous restions unis par ce sacrement que nous avions tous les deux choisis. Un mariage sans vie, sans joie, sans sens. Chaque minute qui filait transformait ma détresse en rage. Alors j’avais fait la seule chose que je savais faire : j’étais retournée travailler, comme après une pause salutaire. De la routine. Dans la nuit si sombre, elle était agréable. Il ne s’était rien passé de grave. Ce bébé n’avait aucune chance de survivre. Je le savais à l’instant où l’on nous avait amené sa mère. J’en avais perdu avant. J’en perdrais d’autres. C’était normal. Le dossier avait été signé par le chef du service. C’est lui qui avait annoncé le pire au désormais veuf. Nous nous étions croisés un instant. Trop bref pour débriefer, mais il avait lu le dossier. Il savait. J’avais repris mon service. Pas d’autres cris, pas de pleurs. Seulement des bébés en vie. Cette sensation d’impuissance, je l’avais oubliée en observant ceux qui s’en sortent – ceux qui vivent. Comme beaucoup, j’étais un de ces médecins qui trouve du confort devant la vitre de la nurserie. Certains vivent. Je le savais. Mais ceux qui meurent sont ceux qui nous manquent.

Alors que le soleil commençait à se lever, j’avais raccroché ma blouse en même temps que la fin de ma garde. Et je m’étais réfugiée dans cette chambre de garde. Il avait dit qu’il viendrait. Je doutais de beaucoup de choses quant à nous, mais je n’aurais jamais douté de sa parole. Il viendrait. Le sommeil, lui, m’avait définitivement fui. Je n’aspirais qu’à rentrer dormir dans mon lit. Dans cette maison que j’avais pensée pour être un cocon, loin de tout cela. Je voulais prendre une douche et dormir. Détendre mon dos raidi par cette nuit, effacer sur moi les dernières traces de tout ça. C’était une routine à reprendre. J’avais négligé qu’elle pourrait être compliqué. Je me perds dans ces songes alors que la porte s’ouvre. Julian. Il est là. Et même si je n’ai pas douté un seul instant qu’il viendrait, je suis soulagée, apaisée. Il a toujours eu ce pouvoir sur moi, depuis le premier instant. Il est la délicatesse de toutes mes notes, cette aura positive qui apaise et repose. Alors qu’il s’excuse, je me trouve idiote. Il était visiblement loin, occupé. Et je l’ai appelé à la première faiblesse. J’aurais dû me débrouiller par moi-même. « Non c’est ma faute… Je pensais que tu étais dans le coin, sinon j’aurais attendu… » Qu’aurais-je attendu ? Je l’ignorais. C’était compliqué. Il le savait – la neutralité médicale n’avait jamais été mon fort. Peut-on vraiment être neutre en néonatologie ? J’avais créé des murs pour me protéger des situations lorsqu’elles arrivaient. Un pilote automatique pour la pratique de la médecine. Mais une fois que l’exercice en lui-même était terminé, les émotions reprenaient le dessus. Et bien souvent, le contrôle total. Il s’approche. Me prend dans ses bras. J’y trouve un réconfort que je n’espérais plus.

Après quelques secondes – une éternité salutaire - il s’éloigne un peu. S’assoit sur le lit, m’entraine avec lui. Et puis pose la question. Celle à laquelle je ne veux pas répondre, parce que je me suis déjà repassé ce film une centaine de fois. Mais je reprends. « J’ai repris il y a deux semaines. Sous supervision. C’était ma deuxième garde seule ce soir. » J’aurais aimé lui dire tout ça avant. Mais il n’est jamais à la maison. M’avait-il seulement écouté la première fois que j’avais évoqué l’idée de reprendre ? Il avait simplement dit que je devais prendre le temps de passer toutes les évaluations nécessaires. Que j’avais obtenu en un temps record. Je n’avais jamais aimé perdre du temps. « On a eu un AVP. » Et je reprends, étape par étape, minute par minute, geste par geste, tout ce qui s’est passé. J’évoque chacune des personnes qui étaient présentes. Je sais que personne n’a fait d’erreur. Que c’était perdu d’avance. Que mon seul tort a été d’y croire, encore, jusqu’au bout. J’achève mon récit avec des larmes dans les yeux. « C’était mon premier cas désespéré. C’était dur. » Plus dur que je ne le pensais.

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MessageSujet: Re: emergency room   emergency room EmptyMer 17 Avr - 14:45

Tu es fatigué de cette nuit pas très longue, mais aussi de tout ce qui se chamboule dans ton estomac ou plutôt dans ta vie. Tu étais entrée dans la salle de repos de l'hôpital inquiet pour sa carrière, mais aussi pour elle. Elle parle. Tu l'écoutes en silence. Tellement de chose pourrait sortir de ta bouche, mais la route t'a angoissé. Imaginant le pire. Ou plutôt revivant le pire puisque vous l'avez tous les deux traversés.  Assis près d'elle. Tu hésites. L'envie de la prendre dans ta bras ou simplement flatter son dos est présente. Elle est ta femme. Tu de devrais pas hésiter. Quand les mots son manquant, être présent est tout ce qu'on peu faire.
Un long silence et finalement tu avais choisi de prendre sa main. Déposer un délicat baiser sur l'arrière de celle-ci. Soupirant l'épuisement qui te suit depuis la mort de votre petite. Mais qu'est-ce qu'on fait? Depuis qu'elle est enterré. Depuis qu'elle est sortie par la fenêtre des toilettes. Pour survivre, l'amour à dû être mis sur pause. Là, tu ne sais pas comment recommencer.
Je savais que tu avais recommencer. J'ai pas voulu le croire au début. Cette hôpital est petit. Les gens parlent. Tu te répétais qu'elle avait ses raisons. Qu'elle allait venir vers toi bientôt. Qu'elle voulait peut-être te prouver qu'elle était prête. Qu'elle était de retour à la normale. Mais après un deuil, la normale n'est plus la même chose. Avec le temps, tu as compris que ta peine, sa peine, elle sera toujours là à peser sur vos coeurs. Vous alliez juste vous habituer à cette douleur et la porte tous les jours. Triste peut-être, mais en même temps tu n'es pas prêt à laisser partir Julie. Si cette blessure la garde près de toi, tu es prêt à en payer le pris.
J'ai laissé une note dans la cuisine hier matin. J'allais à un concert avec un vieil ami. Tu étais aussi dans le tord. Tu as un téléphone, un SMS aurait assuré la réception de ton message, mais tu ne savais pas comment elle réagirait à un Julian qui sort et s'amuse. Tu ne sais plus ce qu'elle attend de toi. Et au fond, tu ne sais plus ce que tu attends d'elle. De votre couple. De la vie.
Je veux être un papa. C'était le temps des confessions il faut croire. Tu essuies des larmes qui n'ont pas lieu d'être. Tu es un papa, mais tu voudrais avoir la chance de voir un enfant grandir. Tu voudrais être assez fort pour supporter tout le monde. Aider tout ceux que tu aimes, mais tu tiens à peine seul. Ton métier est un automatisme, la salle d'urgence ne te fait pas peur. La vie hors de l'hôpital te terrorise. Ça explique bien pourquoi tu travailles plus que le double d'heure que tu devrais chaque semaine.
J'suis désolé que ça été difficile. Rappelles-toi de ce que tu me disais dans nos années de résidences. Le sourire d'un patient qu'on réussi à aider répare les blessures que ceux qu'on a dû laissé partir ont laissé en nous. Vous êtes investie. Souffrant avec chaque patient qui souffrent. Chaque proche qui reçoit une mauvaise nouvelle. Ça pourrait mener à votre perte, mais ça fait aussi de vous de bons médecins. Tu serres encore sa main que tu devrais peut-être laisser partir. Tu ne sais plus ce que tu devrais faire autour de ton épouse ou ne pas faire. Tes yeux sont cernés et chaque pas sont lourds. Crier vous ferait peut-être du bien, mais tu en as pas la force.
@Hayley Parker
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