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 i'm a mess (benjamin)

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Dottie Kershaw

- prayers : 131
- pseudo : Miss.Nutella
- multifaces : sweet hayley, spookie sukie
- id card : prinsloo by lempika
- registration : 24/07/2018
- côté coeur : she never planned on him changing his mind

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MessageSujet: i'm a mess (benjamin)   Mar 8 Jan - 15:56

i'm a mess
I'm a mess, I'm a loser, I'm a hater, I'm a user, I'm obsessed, I'm embarrassed, I don't trust no one around.


Inspiration. Le goût du tabac sur la langue. La nicotine se fraye un chemin jusqu’à mes poumons. Lentement, comme une amie oubliée, elle reprend tous ses droits. Chez moi, elle ressemble plutôt à l’amie envahissante dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser. Celle qui reste parce que vous finissez par la considérer comme une partie du décor, un élément immuable de votre vie. Expiration. La fumée qui s’échappe des lèvres, la gorge légèrement asséchée. Etrange comme le rituel réconfortant d’une cigarette consumée projette pourtant le pire. Moins six minutes. Combien cela fait-il de temps en moins, au bout d’une journée ? D’un mois ? D’un an ? Peut m’importe d’abréger ma vie. A y réfléchir, toute réduction de cette vie en enfer serait bonne à prendre. Kershaw, en pleine éclosion. Jeune patineuse prometteuse devenue l’une des meilleures de sa génération. Kershaw-Uecker. Duo incontournable, tellement évident. Deux noms qui ne fonctionnaient pas l’un sans l’autre. Nous avions été destinés à tout obtenir ensemble. Et puis les cris, les larmes, le silence. Corps déchu, sourire perdu. Je n’étais plus qu’une fleur fanée. Et lorsqu’une fleur fane, on la coupe. Puis on la jette. J’attendais vaguement une absolution divine, un raccourci vers une fin précipitée. Tout sauf la perspective de rester à jamais un corps abîmé, un esprit en souffrance, une ombre de celle que j’avais été. Et puis les doigts qui brûlent. « Merde ! » Arrête d’être stupide Dottie. Mon cerveau ne fonctionne qu’à moitié. Je suis épuisée. J’ai mal, partout. Et je viens de m’offrir la perspective d’une nouvelle cicatrice sur les doigts. Il faudrait que j’arrête de me brûler les doigts avec mes cigarettes. Ça pourrait finir par devenir moche. J’en allume une nouvelle, presque par réflexe, contemplant le centre devant moi. Je cherche encore une raison d’y entrer. Une bonne raison. Parce qu’il y a un million de raisons d’y entrer. La physiothérapie en premier lieu. Le besoin de faire bouger ce genou récalcitrant. La nécessité de retrouver une capacité à marcher facilement, sans chercher désespérément son équilibre en permanence. Mais il y avait aussi un million de ne pas y entrer. L’abandon total de volonté par rapport à cette mobilité. L’angoisse d’avoir encore mal. D’échouer à nouveau. De ne plus être la même personne. De devoir dépendre de quelqu’un pour pouvoir continuer d’avancer. Je ne voulais pas y aller. C’était aussi simple que ça. Inspirer, expirer. Se délecter de l’odeur du tabac, de tirer comme si ma vie en dépendait. J’allais finir par être en retard. Qu’importe, il devait commencer à avoir l’habitude. Cela avait eu un sens, un jour. Quand il était là, pour m’emmener, rester à côté de moi, m’encourager. Me dire que tout cela avait du sens. Venir à mon secours quand ma volonté seule ne suffisait plus. Elias avait été mon sauveur à ce sujet. Sans lui il n’y avait plus de perspectives, plus de futur. Plus de besoin de marcher, d’être une personne comme une autre. J’aurais dû me laisser mourir de chagrin sur le sol de la maison quand il était parti. Quoi que. Ma mère aurait risqué de m’y trouver avant qu’il ne soit trop tard et me forcer à un séjour à l’hôpital pour me remettre sur pieds. L’enfer. Peut-être aurait-il été plus facile de disparaître à nouveau et ne jamais revenir ? Mais pour aller où ? Recommencer serait trop dur. Pas de brûlure cette fois. J’écrasais mon mégot du bout du pied, cherchait frénétiquement une boite dans mon sac. J’avais mal. Il me fallait quelque chose. C’était le strict minimum s’il fallait que j’affronte une autre séance. J’avais à sec deux cachet. Dire qu’étant ado j’avais besoin d’un grand verre d’eau pour faire passer le moindre doliprane… La codéine était devenue un bonbon, un instant de bonheur. Un instant de bonheur différé surtout. Je ne voulais pas y aller. J’envisageais d’en allumer une troisième. Des yeux inquisiteurs. Un groupe de sales mômes qui traînaient dans le coin. Peut-être de quoi me décider à entrer finalement. Perdue, je rendais les armes et avançait la porte du centre. La petite voie dans ma tête me suppliait de l’épargner. Une quelconque intervention divine m’envoya la porte dans la figure. Il faudrait sérieusement que je revoie le contenu  de mes prières.

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Benjamin Woodroof

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MessageSujet: Re: i'm a mess (benjamin)   Jeu 24 Jan - 20:50



{I'm a mess, I'm a loser, I'm a hater,
I'm a user, I'm obsessed, I'm embarrassed,
I don't trust no one around.}
crédit/ tumblr ✰ w/@Dottie Kershaw
Destruction. Mot qui est collé sur ton front. Étiquette qu’ils te collent. Sauf qu’ils te connaissent pas. Mot qui ne t’atteint pas. Pas le moins du monde. Tu les emmerdes tous et surtout ton paternel. Ta jambe qui te démange. Tes iris qui vagabondent. Et cette voix.. voix qui t’insupporte par dessus tout. Toi qui pensais que tout allait rentrer dans l’ordre. L’autre cerbère a été virer. Parce qu’elle n’a pas réussi à te tenir éloigner de cette poudre. Parce qu’elle n’est rien comparée à ce que tu as besoin. Addict que tu es. Dépendance qui te plaît. Tu pourrais arrêter, ou pas. T’as jamais eu envie de te sevrer, d’arrêter. Parce que tu y trouves ton bonheur, con à dire, mais pourtant tellement vrai. Cette drogue, qu’importe la forme, te fait du bien. Elle te complète. Tu sais que tu as besoin d’elle. Tu sais que tu es dépendant à dix milles pour cent. Tu le reconnais. Et tu le vis bien. Qu’on te laisse avec. Qu’on te laisse crever la bouche ouverte, t’en as strictement rien à faire. Sauf qu’il en a décidé autrement. Cerbère renvoyée. Te revoilà ici… contraint de venir suivre cette vulgaire thérapie. Il a essayé de te faire interner à nouveau. T’enfermer. Seul verbe qu’il connaît. Parce qu’il ne voit que ça comme solution.. parce qu’il ne comprend pas. Ça ne sert à rien.. il pourrait t’enfermer autant de fois qu’il veut.. tu y reviendras. Tes narine toucheront à nouveau cette douceur blanche. Tes lèvres humecteront ces délicieux comprimés. Ce n’est qu’une question de temps. Voilà ce que tu lui as fait comprendre.. et le résultat. Pièce blanche, diagnostic. Des mots que tu écoutes à peine. Étiquette qu’il te colle. Comme si ça pouvait faire changer la donne.. médecins, infirmières, ils sont payés, ils n’en ont rien à foutre de toi, de eux. De tout ce bordel, ils ont juste de la pitié.. on te fera rien croire. Tu leur as fait comprendre, mais te revoilà ici. Case départ. Pas de bonus. Quedal. Cigarette que tu touches des bouts de tes doigts. Envie de la fumer. Il pensait avoir pris toutes dépendances.. son visage qui apparaît. Lui. Te raclant la gorge.. tu en oublies où tu es. Tu as l’impression que la pièce se fait plus petite d’un coup. Parce que tu le revois au dessus de toi. Tu revois son visage. Tout se mélange dans ta tête. Tout doit être normal et pourtant.. pourtant depuis ta sortie tout n’est que vacarme, bordel et incompréhension .. Lui qui a changé. Lui qui n’est plus le même.. toi qui le blesse. Parce que tu ne sais faire que ça.. seulement tu ne l’as jamais blessé lui.. poing qui se serrent. Parce que tu revois.. cette scène qui t’a donné la nausée. Incompréhension dans ton âme. Pourquoi. Question que tu ne comprends pas. Jeu que tu ignores. Ce n’est pas la première fois qu’il fait ça.. et là. Là tu as ressenti du dégoût. Tu t’es même barré.. pourquoi venir si c’est pour assister à ça ? T’as préféré finir sur le trottoir. Là où est ta place.. d’après ton père. La bonne qui t’a ramassé au petit matin, une habitude qui revient.. éclaté que tu étais.. retour ici. Tu soupires et finis par quitter cette chaise. Ton prénom qui est énoncé dans la salle, cris éphémère à tes oreilles. Tu ne les écoutais pas, pourquoi ça changerait. On t’a forcé à venir ici.. tu demandes comment.. là tu ne veux que sortir. Te barrer. Voir la lumière. Le voir lui ? Peut-être.

Pas qui se font plus rapide, mains qui tremblent. Besoin de fumer. Besoin d’être ailleurs. Porte que tu cognes. Colère dans chacun de tes muscles. Force qui se ressent. Un cris que tu entends. Cris qui provient de derrière la porte. Tu ignores ce son. Briquet qui s’allume. Doux son pour tes oreilles. Feu qui jaillit. Clope qui s’allume. Frisson qui te parvient. Tu vas mieux. Enfin qu’un peu.. tu reviens sur cette terre. Ce terrain de jeu. Tournant la tête vers le bruit en question. Silhouette qui se tient le nez. Tu la dévisages un instant.. elle marmonne un truc, tu ne sais pas vraiment quoi.. signe ou truc du genre. Elle aussi tu l’écoutes pas. Venant te placer contre le mur. Savourant ta clope.. tu restes là un instant. Tu sais qu’on va venir pour toi.. mais tu t’en moques. Te moquant de tout.. toute façon tu es une destruction qu’il ne cesse de te dire. Tu t’autodétruit et alors ? Tu n’attends pas qu’on t’applaudisse ou une médaille. Iris qui se posent sur cette silhouette. Cette blonde, tu la regardes un instant.. traits différents. Hésitation dans son regard. « ça sert à rien. » que tu lui dis. Pourquoi ? Tu ne sais pas. Tu aurais pu ne rien dire, ne pas la déranger dans son délire. Sauf que tu as réussi à capter son intention. Si elle est là, c’est pour se faire aider ou autre.. « c’est qu’un ramassis de connerie... » lueur qui apparaît dans ton regard. Jeu qui s’enclenche dans ta tête. Ce qu’ils ne savent pas, qu’ils n’ont pas compris.. c’est que tu es tout autant destructeur.. tu aimes abîmer ce qui est déjà bien fêlé.. comme ce petit ange que tu trouves face à toi. Brebis égarée. Regard perdu. Gestes peu sûrs.. tu viens de trouver ton amusement de l’après-midi.. elle s’est offerte à toi..

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Born To Be Yours — waiting for light in my sky. see the pills in my hand. i'm running through your lies. you've got nothing to say.  till i'm crossing the line. but you can't kill my name.© endlesslove.
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