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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.
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You ghost of mine you're taking up all my time (B&C)

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MessageSujet: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyMar 20 Nov - 14:13


 
   
 

 

 
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Clope au bec, la musique à fond, Clyde est dans son salon, en train de bosser sur la traduction d’un roman qu’il trouve, jusqu’à présent, franchement soporifique. Mais il ne bosse pas pour se plonger dans un univers passionnant, il bosse pour gagner sa vie, et là, surtout pour éviter de voir ses pensées rôder du côté d’une certaine brune. Ca fait 2 semaines qu’ils se sont retrouvés coincés sur le toit du bâtiment où ils répètent. Depuis, ils ne se croisent qu’aux répétitions, et ne se parlent que lorsque c’est nécessaire. Clyde aimerait savoir quoi dire à l’Américaine, pour détruire ce silence étouffant, mais la vérité est qu’il ne sait pas ce qu’il pourrait dire pour régler la situation. C’est plutôt triste, quand on sait qu’enfin, ils se sont mutuellement avoué leur sentiment. Dans un monde idéal, ils auraient fini par se revoir, pour poursuivre leur conversation à cœur ouvert, et réaliser qu’ils voulaient la même chose : être avec l’autre. Ils auraient fini par tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. Oui, mais voilà, la vie n’est jamais simple, et c’est encore plus vrai quand il est question de Bonnie&Clyde. A cause de multiples non-dits et de peurs débiles, les deux ne se parlent plus, souffrant tous deux chacun dans leur coin. Ce qui nous amène à Clyde, obligé à s’occuper l’esprit par tous les moyens possibles. Il avait un peu de retard en traduction, vu qu’il avait eu du mal à se concentrer et était pas mal sorti, mais ce retard, il l’avait rattrapé, ces derniers jours, voulant éviter au maximum de croiser Bonnie. En ce samedi, il en profite encore plus, ayant l’appart’ pour lui tout seul. Alfred est parti en week-end avec sa fiancée, ce qui explique pourquoi la musique est aussi forte. Ce qui explique pourquoi l’Irlandais met plusieurs secondes avant de réaliser qu’on tente de le joindre sur son portable, en vibreur, sur la table sur laquelle se trouve son ordi. Poussant un soupir, n’aimant pas qu’on le dérange alors qu’il bosse, il attrape son mobile, au moins pour voir qui cherche à le joindre. Ses sourcils se froncent en réalisant qu’il s’agit d’Al. Baissant le son de son ordi, il prend l’appel, ne pouvant imaginer ce qui l’attend.

Il peste, Clyde, lorsque son meilleur pote lui suggère d’allumer la télé pour regarder les infos. C’est qu’il n’en voit pas l’intérêt, le guitariste, les infos l’ont toujours emmerdé au plus haut point. « T’étais au courant ? », lui demande alors Al. Mais bien entendu, la réponse est non. Comment Clyde aurait-t-il pu savoir que le producteur qui s’était intéressé à leur groupe, des années plus tôt, se retrouvait maintenant accusé de viols, commis ces dernières années. « T’penses que… ? », parvient difficilement à dire Clyde, n’ayant pu s’empêcher d’aller directement à la conclusion que Bonnie ait pu être une victime de l’autre pervers. « J’en sais rien, et c’est justement pour ça que j’t’appelle ! J’ai tenté d’la joindre, mais elle m’a raccroché au nez quand j’l’ai interrogé ! » Ils continuent à échanger quelques paroles, alors que devant Clyde, défile les images du reportage, à charge, sur celui qui aurait dû lancer leur carrière, mais quia juste contribué à tous les briser, et apparemment, pas de la même façon… « Non mais t’es pas sérieux ? », s’indigne le brun, après qu’Al l’ait missionné d’aller voir Bonnie, lui conseillant de prendre le double des clés de la bassiste, que le batteur possède, et a laissé à la coloc’. Il faut une bonne minute à Al pour convaincre Clyde d’aller chez Bonnie. L’aîné des Turner met en avant le fait que si lui-même était là, il s’y rendrait sans souci, mais le fait est qu’il est loin de là, et ne veut pas laisser sa sœur traverser ça toute seule, si jamais elle est une de ses victimes. C’est qu’il a besoin de cette minute, le guitariste, pour mettre de l’ordre dans ses idées, et réaliser ce que ça signifie. Mettre ces révélations en parallèle avec les propos sibyllins de la brune, qui était scandalisée que nul n’ait cherché à lui parler, après que sa liaison avec le producteur ait été dévoilée. « Vous êtes vraiment casses-couilles, les Turner p’tain ! », râle Clyde, mettant un terme à la conversation avec Al, après lui avoir assuré qu’il irait bien voir Bonnie. Il ne sait pas s’il a dit ça parce qu’il est en effet fatigué des histoires dans lesquelles ils ne cessent de le plonger, ou juste parce qu’il s’en veut, si c’est vrai, de n’avoir rien vu.

A peine la conversation terminée, Clyde coupe la télé et prend les clés de chez Bonnie, pour se rendre chez elle. Il part tellement rapidement que ce con ne prend ni ses papiers, ni même une veste. Ses pensées partent dans tous les sens, alors qu’il conduit jusqu’à chez l’Américaine. La malchance frappe encore à sa porte, quand il ne parvient pas à trouver une place de libre, en bas de l’immeuble de la brune. Il lui faut se garer bien plus loin, et encore, il se gare n’importe comment, avant de s’extirper de l’habitacle, verrouillant rapidement sa bagnole avant de se précipiter vers l’appart’ de la brune. Il est à bout de souffle, quand enfin il est devant la porte. Il frappe quelques coups, dans le vaine espoir qu’elle daigne bien lui ouvrir. Car Al lui a assuré qu’elle était chez elle, il a pu en prendre conscience quand il l’a appelé, un peu plus tôt. Mais bien évidemment, la brune fait la sourde oreille, ne voulant voir personne, ne voulant parler à personne. Sauf que c’est bien mal connaître un Clyde armé du fameux sésame lui permettant de rentrer, même si la porte est fermée… « Bonnie, j’sais qu’t’es là. », qu’il fini par balancer, récupérant le double des clés avant de repousser la porte derrière lui.  Et il se fige, voyant la jeune femme recroquevillée sur son canapé. Ca lui broie le cœur, de la voir dans un tel état. C’est avec lenteur, qu’il va à sa rencontre, à croire qu’il approche un animal sauvage. « Dis-moi… », commence-t-il doucement, incapable de terminer sa phrase, ne sachant s’il veut qu’elle avoue avoir été une victime de l’autre connard, ou s’il préfère qu’elle lui dise avoir été consentante, avant de finir entre ses bras. Baissant la tête, poussant un soupir, il se laisse tomber aux pieds de la jeune femme. « C’est pour ça, qu’tu nous en voulais autant, qu’on ait pas été t’parler, après qu'il s'en soit vanté d'vant moi ? », demande-t-il, sa voix se brisant sur la fin, tandis qu’il fait un rappel à ce que la jeune femme lui a régulièrement répété, d’une façon ou d’une autre, depuis leurs retrouvailles. Qu’elle n’a jamais compris pourquoi ni Clyde, ni le reste du groupe, n’a été la voir, pour avoir sa version. Il a du mal à mettre un mot sur ce qu’il ressent, en cet instant précis. Il y a de la colère contre l’autre enfoiré, bien entendu, si jamais il a osé abuser de la brune. Il y a de la tristesse à l’idée qu’elle ait enduré cela, et n’ait eu personne pour l’épauler, depuis. Il y a aussi de la colère contre lui-même, pour ne pas avoir cherché à voir plus loin que ce qui paraissait la seule explication possible. Il y a un profond dégoût envers lui, d’avoir échoué à la protéger. Il y a aussi le fait qu'il se sente mal pour lui avoir envoyé toutes ces horreurs, aussi bien à l'époque que plus récemment. Il y a bien trop de choses, pour tout référencer, mais c'est un joli bordel dans sa tête ! Et il n'ose même pas toucher la jeune femme, ne sachant que dire ou que faire, en une telle circonstance... C'est qu'il n'est déjà pas doué pour réconforter les gens, quand ils ont de petits soucis, et c'est pire encore quand ces soucis sont aussi graves que cela !

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyMar 20 Nov - 20:38


 
   
 

 

 
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Aujourd’hui, c’est le jour de repos de Bonnie et autant dire qu’elle n’a strictement rien fait de sa journée ! Levée vers midi, elle a glandé toute la journée en jogging. Ses seules activités ont été de composer un peu à la basse et noircir son carnet de chansons. Beaucoup de choses se bousculent dans sa tête depuis plusieurs semaines. Depuis qu’un certain irlandais a refait irruption dans sa vie… Des états d’âmes qu’elle couche sur papier dès qu’elle le peut. Et si sa journée s’est bien passée jusqu’à maintenant, le début de soirée s’annonce bien différent…

Sortant de la salle de bain, affublée d’un short de pyjama et d’un t-shirt, ses longs cheveux encore mouillés tombant en cascade sur ses épaules, Bonnie se saisit de son téléphone pour constater plusieurs appels en absence de son frère. Arquant un sourcil, la jeune femme s’apprête à le rappeler mais son aîné la prend de court en le faisant dans l’instant. La brune laisse passer deux tonalités avant de décrocher. « Qu’est c’qui t’arrive pour que tu me harcèles comme ça ? Quelqu’un est mort ? » qu’elle demande, ironique, en guise de bonjour. Mais son frère est à moitié en train de l’engueuler de ne pas avoir répondu plus tôt. « J’étais sous la douche et mon portable est sur vibreur. » qu’elle se justifie finalement, penaude. « Qu’est c’qu’y a ? » qu’elle le questionne, pour le coup vraiment inquiète. Elle sait son frère en weekend avec sa future femme et il faut vraiment que ce soit très important pour qu’il casse leur escapade romantique pour l’appeler. Et là, Bonnie redoute que ce soit grave… « Tu me harcèles vraiment pour un truc à la télé ? T’es sérieux là ? » qu’elle lui répond excédée quand son frère demande à ce qu’elle mette les informations du soir. « Ça va ça va j’le fais. Voilà ! » qu’elle lui lance, lui faisant clairement comprendre qu’il l’emmerde. Mais c’est un silence qui suit lorsque les images de leur ancien producteur s’affichent à l’écran. Bouche bée, Bonnie ne répond pas quand son frère demande si elle est toujours là. Seule sa respiration permet de donner un indice quant à sa présence au bout du fil. Et quand l’aîné Turner lui demande si elle fait partie des victimes, Bonnie ne dit rien et raccroche à la place. Le cœur qui s’emballe, la jeune femme reste plantée debout comme un piquet face au petit écran, tandis que ses yeux assimilent les informations. Le portable qui ne cesse de vibrer face aux appels incessant de son frère, elle finit par le mettre sur silencieux avant de s’asseoir, sonnée, sur le canapé. Oh, elle aurait pu carrément éteindre son portable la brune ! Mais si elle ne veut pas parler à son frère ou à qui que ce soit d’autre, elle est incapable de couper totalement tout lien avec l’extérieur et se retrouver réellement seule face à la situation. Et elle ne s’est jamais sentie aussi seule qu’en cet instant Bonnie. Regrettant comme jamais l’absence de Matthew qu’elle a eu au téléphone une heure plus tôt. Et bien évidemment, elle ne peut pas l’appeler car il n’est au courant de rien… A la place, la jeune femme replie ses jambes et les encercle de ses bras alors que les larmes lui montent aux yeux…

Et c’est presque vingt minutes plus tard qu’on tambourine à sa porte. Persuadée qu’il s’agit de son frère – ne réalisant pas dans l’instant qu’il est à plusieurs centaine de kilomètres d’ici - Bonnie ne répond pas. Et contre toute attente, c’est la voix de Clyde qui se fait entendre, faisant manquer un battement au cœur de la belle. Et elle voudrait dire quelque chose. Lui dire de partir et de la laisser. L’engueuler quand il entre sans gêne dans son appartement (visiblement en possession du double des clefs), en lui lançant d’un ton sarcastique qu’il n’a qu’à faire comme chez lui. Mais aucun son ne sort de la bouche de Bonnie qui n’a, finalement, pas bougé. Et elle ne réagit pas lorsque Clyde s’approche, tombant littéralement à genoux devant elle. N’ayant plus aucune visibilité quant à ce qui se passe sur l’écran de télévision, Bonnie n’a d’autre choix que de poser son regard sur lui… Et ce qu’elle lit dans ses yeux lui tord le ventre. La situation n’aurait pas pu être pire… « Va-t-en s’il te plaît… » qu’elle parvient difficilement à articuler avant d’enfouir sa tête dans ses genoux.

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyMar 20 Nov - 22:34


   
 

 

 
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Evidemment, Bonnie ne répond pas à l’interrogation de l’Irlandais. Elle se contente de lui demander de partir. Et pourtant, sa réponse, elle est suffisamment éloquente, pour donner à Clyde une furieuse envie de vomir ou d’aller casser la gueule du producteur. Voir de lui vomir sur la gueule, il mériterait pas mieux, l’enfoiré. Entendre Bonnie s’exprimer avec autant de difficulté, pour finalement se renfermer sur elle-même, ça le tue, Clyde, littéralement. Car il ne sait pas quoi dire, ni quoi faire, pour l’atteindre, pour la faire sortir de sa coquille, qu’elle comprenne qu’il est là, qu’il a l’attention de le rester, cette fois. Il lâche un petit rire sans joie, pour finalement lui demander : « T’es sûre qu’tu veux m’voir partir ? T’sais parfaitement qu’si j’me tire, là, maintenant, ça sera pour aller l’buter. » Et à son ton, on sent aisément qu’il est sérieux. Il y a songé, à ça, tout au long du chemin. Même avant, dès qu’il a compris ce que racontaient les infos, dès qu’il a compris que la brune est une victime de l’autre con. Bien entendu, il a gardé ses doutes pour lui, il n’a pas dit à Alfred les phrases étranges que Bonnie a pu lui sortir, ces derniers temps, et qui lui ont permis, aujourd’hui, de réaliser l’horreur de ce qu’elle avait enduré, des années plus tôt. Il pousse un soupir, posant sa main sur le mollet de la brune, afin de lui faire comprendre qu’il n’a pas en tête de partir. Disons que ça vaut mieux, pour beaucoup de monde. Déjà que cette affaire a détruit pas mal de choses, autant éviter de poursuivre l’anéantissement en chaîne.

« Bonnie, m’fais pas ça, s’te plaît… », l’implore-t-il, grimaçant, en se disant que sa phrase est maladroite. On a l’impression que c’est lui, la victime de l’histoire. Alors qu’il n’en est rien, il le sait. Il est juste maladroit, ne sachant vraiment pas comment lui parler. Levant les yeux au ciel, déglutissant difficilement, il se redresse, tout en précisant ce qu’il voulait dire par là : « Me repousse pas, j’t’en prie. » Sa main glisse du mollet de la brune, à sa tête, toujours enfouie à l’abri de ses genoux, caressant le crâne de la jeune femme avec une infime tendresse. « J’ai déjà merdé à l’époque, j’compte pas refaire la même erreur. », dit-il, avec conviction, s’installant aux côté de la bassiste, sans lui laisser l’occasion de protester d’une façon ou d’une autre.  Il s’est posé « en biais », de façon à faire face à la brune, si elle daigne bien tourner la tête vers lui. Sa main quitte le crâne de l’Américaine, pour se poser sur son dos, prodiguant des caresses qu’il espère un minimum réconfortante.  Un de ses jambes repose contre le dossier du canapé, tandis que l’autre se trouve recroquevillée entre lui et la musicienne. Sa tête finie par se poser contre celle de la jeune femme, son autre main fini sur sa jambe recroquevillée, ne voulant donner l’impression à Bonnie qu’il l’emprisonne d’une quelconque façon. Elle ne doit pas avoir envie d’une telle chose, à un moment précis, n’est-ce pas ? Tout en s’installant, il lui souffle un simple : « J’te forcerais pas à m’dire quoi qu’ce soit si tu l’veux pas…. » Et pour être honnête, il ne savait même pas s’il aurait assez de force pour entendre un tel récit, pas sans devenir fou, ni sans exploser de rage, ou sans finir en larmes sous le poids d’un surplus d’émotions. « Mais compte pas sur moi pour t’laisser seule. Plus maintenant. Plus jamais. » C’est peut-être une lourde promesse, qu’il lui fait mais il pense chaque mot. Clyde est comme ça, de toute façon, il ne dit rien sans y penser vraiment. Aussi bien quand il est furax, que quand il est plus apaisé. « Bonnie&Clyde. », est la conclusion qu’il apporte à tout cela. Petit écho de ce qu’ils aimaient à se dire régulièrement, à l’époque. Dès qu’il était question de supporter de quelconques assauts du monde extérieur. Car à l’époque, même s’ils n’étaient pas un couple « officiel », mais plutôt un couple libre, c’était déjà eux contre le reste du monde. Et même si les années se sont écoulées, même s’ils ont changés et traversé des épreuves chacun de leur côté, pour Clyde, ça n’a pas changé. Surtout pas maintenant, que les événements d’alors s’éclairent d’un jour nouveau. Manière pour Clyde de montrer à Bonnie qu'il ne déconne pas, qu'il n'a pas menti, l'autre jour, sur le toit, en laissant à entendre qu'il avait toujours des sentiments pour elle, que rien ne les avait atténués, pas même sa rancune à son encontre.

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyMer 21 Nov - 16:54


   
 

 

 
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Clyde décide de rester. Et ce serait mentir que de dire que ça ne fait pas plaisir à Bonnie qui se sent un peu soulagée de ne pas être seule. Sauf que la situation est loin d’être évidente, et la jeune femme se sent complètement perdue. Partagée entre son envie d’exploser et celui de disparaître, elle finit par se recroqueviller sur elle-même dans une vaine tentative de voir Clyde partir. Parfaite contradiction. Car si elle est contente de ne pas être seule, elle ne l’est pourtant pas de voir qu’il s’agit de son ancien amant et non de son frère. Et les mots de Clyde n’y changent rien, sa tentative pour détendre un peu l’atmosphère faisant un flop monstrueux alors que la brune ne réagit pas du tout. Même pas un sourire venant étirer ses lèvres sur son joli visage caché par sa chevelure et ses bras. Et le ton suppliant de Clyde finit de l’achever alors que le contact de ses mains lui provoque des frissons. « J’ai pas envie d’en parler… » qu’elle lance en secouant la tête après un long moment de silence. Le fait est que ça la libèrerait sûrement, de tout raconter à Clyde. Depuis le temps qu’elle attend ça sans jamais oser ! Mais elle en est incapable la brune. Un trop plein d’émotions qui l’empêche d’aligner des pensées cohérentes. Alors les exprimer par des mots…

Mais quand Clyde énonce leur duo, c’est un léger rire nerveux qui prend Bonnie, alors qu’elle relève enfin la tête. « Il ya bien longtemps qu’il n’existe plus… » qu’elle finit par lui répondre d’une voix dure et empreinte d’une légère colère. Bien évidement elle parle du Bonnie&Clyde. Et ça lui brise un peu plus le cœur de l’énoncer à voix haute. Mais, de son point de vue et peu importe les sentiments qu’elle peut avoir pour l’irlandais, il faut qu’ils arrêtent de se voiler la face tous les deux. « Avant, on arrivait à se comprendre d’un simple regard. Les mots étaient inutiles. Et maintenant ? On ne fait que s’engueuler et se balancer des insultes à la gueule ! » qu’elle balance sans état d’âme alors que l’on peut sentir l’énervement et l’exaspération percer dans sa voix. « J’ai pas besoin d’ça… » qu’elle murmure plus bas, avant de se lever et croiser les bras sur sa poitrine tout en fixant la télévision. Les images s’enchaînent, les informations aussi. Et c’est presque un haut le cœur qui prend Bonnie lorsque le visage de leur ancien producteur apparaît. D’un geste rapide, Bonnie se saisit de la télécommande pour éteindre le petit écran. C’est trop pour elle. « Dix ans… Dix ans que j’essaye d’oublier et aller de l’avant. Et j’pensais y être arrivée. Et voilà que tout m’explose à la gueule en même temps… » qu’elle remarque à voix haute, plus pour elle que réellement pour Clyde. Et bien sûr, ses mots inclus l’irlandais aussi…  « Et j’crois que le pire, c’est que si y’avait pas eu ça aux infos, tu n’serais même pas là…. » qu’elle ajoute avant de pivoter vers le guitariste et darder sur lui un regard emplis de tristesse et de rancœur avant de se diriger vers la fenêtre, dos à Clyde.

Aucun ne prononce mot. Bonnie finit par s’apaiser peu à peu alors que son regard se perd sur le paysage extérieur. Elle sait qu’elle ne doit pas en vouloir à Clyde, mais c’est plus fort qu’elle. « J’voulais pas tu sais. J’l’ai repoussé. Encore et encore. Mais il a finit par comprendre… Il t’a menacé… il a promis de te laisser tranquille si… » sa voix se brise alors que les souvenirs remontent à la surface. Et Bonnie ne parvient pas à regarder Clyde. Mais c’est peut-être mieux ainsi. Certaine qu’elle serait incapable de raconter tout ça face à son regard de pitié. Restant donc dos à lui, elle tente de trouver le courage nécessaire pour continuer. « Il a juré qu’il ne ferait rien pour te nuire. Il a promis… » qu’elle ajoute après un court moment de silence. Et bien évidemment, le producteur a menti. Il n’a pas attendu une seule minute avant de rompre sa promesse. Ses paroles n’étaient que du vent. Et Bonnie s’est sentie tellement stupide et anéantie. Mais qu’aurait-elle pu faire d’autre du haut de ses seize ans ? Certes, elle aurait pu en parler. Parler des menaces et des avances du producteur. Et elle aurait dû. Mais la jeune femme était persuadée – et l’est toujours – que personne n’aurait cru un seul mot. Après tout, sa réputation n’était pas au beau fixe à l’époque, même si ce n’était qu’apparences… « Il n’y avait que toi. Y’a toujours eu que toi. » qu’elle souffle, faisant écho à la révélation faite à Clyde quelques semaines plus tôt. A savoir qu’elle n’a jamais couché avec personne d’autre que lui, même quand elle flirtait ouvertement avec les garçons devant lui. Ce n‘était que pour le faire réagir. Essayer de lui faire comprendre ce qu’elle peut ressentir quand il fait ça… « T’aurais dû comprendre. » qu’elle ajoute d’un ton plein de reproches. Pour Bonnie, Clyde aurait dû se poser des questions. Chercher à voir plus loin. Déjà à l’époque, mais encore plus la dernière fois qu’elle lui a avoué n’avoir couché avec personne d’autre que lui. « Et j’me sens tellement sale » qu’elle avoue dans un sanglot plein de culpabilité, ne pouvant plus retenir ses larmes plus longtemps. « J’ai beau frotter encore et encore et encore... » qu’elle poursuit, observant ses mains tendues et tremblantes. « Je sais pas quoi faire… » qu’elle conclue d’une petite voix pleine de détresse, alors qu’elle se tourne enfin vers Clyde et lui lance un regard désespéré.  


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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyMer 21 Nov - 21:51


   
 

 

 
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Dans le fond, Clyde  n’est pas surpris par la réaction de la brune, par son refus de s’ouvrir à lui. Mais ça lui fait un mal de chien de la voir le repousser de la sorte, au point même de paraître douter de lui, de son envie d’être présent pour elle afin de l’aider à affronter cette douloureuse épreuve. Il se prend comme une claque en pleine face, la pique sur la fin de leur duo. Les années ont certes passées, ils ont beaucoup d’efforts à faire pour se retrouver, mais il veut y croire, Clyde. Dans le fond, il est prêt à tenter le coup, depuis leur engueulade sur le toit. Mais là encore, la Turner l’a repoussé. A présent, il comprend mieux pourquoi, mais ça reste douloureux à encaisser, et surtout, il ne sait pas comment faire pour la faire changer d’avis. Ou pas changer d’avis, mais juste lui faire comprendre qu’il veut l’aider. Quand la musicienne se lève, le brun pousse un soupir, s’enfonçant sur le canapé pour lutter contre sa pulsion de partir. Il est gentil, Clyde, mais pas maso. Il a franchement pas envie de s’en prendre plein la gueule, alors qu’il veut être sympa. Et que chaque parole de la brune sont comme des coups de poignards, pour lui. Il prend sur lui, se rappelant qu’elle affronte quelque chose de difficile, et que ça doit jouer, sur son caractère, sur son besoin d’agir ainsi. Alors il reste. Et ferme sa gueule. Mâchoire crispée, il encaisse chaque mot de Bonnie comme un boxer se prend de savants uppercuts dans la gueule. Quand le discours de la jeune femme cesse, et qu’elle le flingue du regard, ça lui donne juste envie de se lever à son tour et de lui gueuler dessus. Afin de rétablir la vérité, comment les choses se sont passées, ce qui a fait qu’ils se sont éloignés et qu’il n’a pas cherché à comprendre. Mais il se ravise, percevant la douleur qu’elle éprouve. Il ne cesse de se rappeler qu’elle a besoin de soutien. Pas d’une scène. Pas d’un rappel que les choses se sont jouées d’eux, qu’il n’a pas forcément le rôle de l’enfoiré qu’elle cherche à lui faire endosser. Clyde sait qu’il a sa part de responsabilité dans tout cela. Il ne le cache pas. Mais, clairement, les choses n’ont pas aidées… Le dos du guitariste quitte le dossier du canapé, quand l’Irlandais se recroqueville sur lui-même. Coudes sur les genoux, il cache sa tête entre ses mains, encerclant son crâne de ses doigts crispé sur ce dernier. Signe manifeste qu’il est loin d’être calme, en ce moment précis. Comment pourrait-il l’être, alors que jamais il ne s’est senti autant désœuvré que cela ? Il n’y a que lorsque Bonnie reprend la parole, qu’il finit par sortir sa tête de ses mains. Faut dire que ce qu’il découvre, ça a de quoi le choquer. L’autre enfoiré a fait pression sur Bonnie, en le mettant dans la balance, pour qu’elle se donne enfin à lui. Les phalanges du brun blanchissent fortement, à mesure qu’il serre, convulsivement et violement, les poings. Là, il a foutrement envie d’aller casser la gueule de l’autre porc, tout en sachant qu’il se limiterait clairement pas à juste lui refaire le portrait.

Les oreilles du musicien bourdonnent sur la fin des propos de Bonnie, occultant partiellement la conclusion qu’elle apporte. S’arrêtant à la nouvelle pointe de reproche qu’il se mange. « J’aurai dû comprendre ? », rugit-il en se levant du canapé, tellement rapidement qu’il heurte la table basse en face de celle-ci et en fait tomber quelques trucs qui étaient posés dessus. Mais il s’en fout, Clyde, de tout ça. Il a besoin de parler, et il compte bien le faire. « Tu peux m’dire comment ? », poursuit-il, toujours d’une voix pleine de colère. « On était dans une putain de relation libre merde. Et navré d’avoir pensé que ton envie de percer dans la musique aurait pu te pousser à coucher avec cet enfoiré ! T’aurais pas été la 1ère à l’faire, ni la dernière ! », scande-t-il, donnant un coup de pied dans un truc qui est tombé de la table, juste à ses pieds, et qui en cet instant précis, l’emmerde royalement. « T’aurais aussi pu v’nir m’en parler, ça t’es pas v’nu à l’idée, ça ? », enchaîne-t-il, se doutant cependant que la réponse était non, car ça ne devait pas être facile à Bonnie d’admettre ce qu’elle venait de vivre, et encore moins de se dire que Clyde saurait lui prêter une oreille attentive, et ne pas remettre sa parole en doute. « T’crois que j’m’en veux pas assez ? Qu’j’suis pas cinglé à la simple idée qu’si j’avais pas proposé une relation libre, c’putain d’quiproquo s’serait jamais produit ? ». Son ton fini par s’adoucir, sa douleur éclatant dans ses dernières paroles, ses épaules s’affaissant sous la culpabilité qui le ronge depuis plusieurs minutes. C’est qu’il a retourné la situation dans tous les sens, depuis qu’il a vu les infos. Et la culpabilité n’a pas tardé à s’inviter en lui. « Et même quand t’m’as dit qu’j’avais été l’seul, l’autre coup, sur l’toit, pour moi, c’était juste… avant l’producteur. Ou alors pour dire qu’j’étais l’seul avec qui ça avait compté. », enchaîne-t-il, finissant par se laisser tomber sur le canapé, sa colère étant retombée comme un soufflé, aussi rapidement qu’elle s’était manifesté. Un soupir, et il se passe une main sur le visage, chassant les larmes qu’il commence à avoir du mal à retenir. « Tu m’détestes ? Très bien. Tu m’crois responsable d’ce merdier ? Parfait. », lance-t-il d’une voix blanche, levant les yeux vers Bonnie, la voyant sans la voir, les yeux trop dans le vague pour ça. « Ca fait des années que j’me déteste plus qu’personne pourra jamais l’faire, et une poignée d’minutes qu’j’ai envie d’m’éclater la tronche dans l’mur pour avoir autant merdé à l’époque. » Il y a de la dureté dans sa voix, à faire froid dans le dos, vu le ton sérieux avec lequel il parle. Clyde, il n'est pas fan de lui, il ne l'a jamais été. Il n'a jamais compris pourquoi son jumeau a claqué en dormant, là où lui n'a rien eu. Il a même fini par se convaincre que c'était à cause de cela que ses parents avaient fini par divorcer. On le croit solide, le brun, mais il est du genre à encaisser, et craquer quand il n'y a plus personne. Juste quelques secondes où il explose, avant de tout enfouir au plus profond de lui. Et de recouvrir tout cela, par de nouvelles choses à encaisser, et à enfouir également. Un beau cercle vicieux destructeur. « Mais t’sais quoi ? J’m’en tape de c’que tu penses de moi. Il est hors de question que j’te laisse toute seule. Qu’ça t’plaise ou non. » Et comme pour bien montrer sa résolution, il s’installe, aussi confortablement que possible, sur le canapé. Entreprise compliquée, sachant qu’il doute qu’il y ait une quelconque position qu’il trouvera agréable, ce soir, avec la tempête qui fout un bordel sans nom dans son esprit. Il a envie de fumer, pour essayer d’expulser tout cela, illusoirement du moins. Manque de bol, il n’a ni ses clopes, ni son briquet. C’est ça, d’être parti sans rien prendre, aussi. Alors, au lieu de fumer, il tapote nerveusement l'accoudoir du canapé, le coeur au bord des lèvres, le cerveau à 2 doigts de l'implosion. Il étouffe, il a trop chaud, il a envie de vomir, mais il va rester ici. Quitte à servir de punching-ball à Bonnie. Parce que si les rôles avaient été inversés, d'une façon ou d'une autre, il sait qu'elle serait vers lui. Quand bien même ils se sont lancés des horreurs lors de leurs précédentes entrevues, et que les choses sont plus que compliquées entre eux, depuis des années maintenant.

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyJeu 22 Nov - 20:39


   
 

 

 
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Elle finit par révéler ce qu’il s’est réellement passé dix ans plus tôt. Mettant à mal toutes les croyances de Clyde à ce sujet. Les mots peinent à sortir et sont hésitants. Mais ils finissent par éclater. Et la vérité fait mal, encore plus énoncée à voix haute. Mais bien sûr, Bonnie ne voit pas la réaction de Clyde car lui tournant toujours le dos. Elle ne le voit pas prendre sa tête entre ses mains, abasourdi. Elle ne voit pas ses poings se serrer à s’en faire blanchir les phalanges. Non, Bonnie ne voit tout rien de ça car elle est incapable de le regarder en racontant ce qui lui est arrivé. Et entre temps, elle parvient même à lui faire des reproches. Des non-dits qu’elle a gardés durant tout ce temps. Oui, elle lui en veut. Mais pas de n’avoir rien fait ! Elle lui en veut de l’avoir cru capable de faire une telle chose. De ne pas voir plus loin. Et c’est parole n’arrangent en rien les choses. Pire encore, elles confirment ce que pense Bonnie. Cette dernière pivote vers Clyde, à quelques mètres d’elle, debout près du canapé. Et c’est encore un rire amer qui s’échappe des lèvres de la brune. « C’est ça alors l’image que t’as de moi… » qu’elle lance dans un souffle, faisant ce triste constat. « Juste une trainée de plus parmi les autres c’est ça ? » qu’elle demande d’une voix étranglée, sans réellement attendre de réponse, faisant échos aux mots de Clyde affirmant qu’elle n’aurait pas été la première à coucher pour le succès. Et elle s’apprête à ajouter qu’elle n’aurait jamais fait ça, car amoureuse de Clyde. Mais aucun son ne sort de sa bouche, la belle se ravisant presque aussitôt. A quoi bon ?

Et c’est un nouveau rire qui s’échappe de ses lèvres lorsque Clyde affirme qu’elle aurait pu venir lui parler. « Et tu crois que j’y ai pas pensé ? » qu’elle l’interroge en osant enfin le regarder vraiment. « Combien de fois j’voulais venir te voir ! Mais comment tu voulais que j’t’annonce ça ? Ah tiens au fait, j’me suis fait violer par notre producteur ! Et sinon ça va ? » qu’elle lui lance en s’emportant dans de grands gestes, d’un ton ironique, avant de se calmer tout aussi rapidement. Le dire à voix haute sans détoure lui fait l’effet d’un coup de massue. Car c’est la première fois qu’elle parle d’abus sexuel sans user de métaphores ou de détours, évitant d’habitude soigneusement de mettre un terme concret sur ce qui est arrivé…. Même avec sa meilleure amie elle n’a pas réussi à le dire vraiment, lui faisant comprendre la chose par d’autres moyens…

Et elle se sent mal Bonnie, quand elle réalise à quel point Clyde s’en veut pour ce qu’il s’est passé et pour sa proposition idiote de relation ouverte. Elle réalise seulement maintenant que le guitariste se sent coupable de tout ça, sans qu’elle n’en rajoute une couche en lui faisant des reproches. « Je te déteste pas… » qu’elle souffle entre deux phrases de l’irlandais. Mais elle n’a pas le temps d’ajouter quoique ce soit d’autre que Clyde poursuit sa tirade, avant de s’allonger sur le canapé, bien décidé à passer la nuit ici pour ne pas que la jeune Turner se retrouve seule. Geste qui parvient à arracher un léger sourire à Bonnie. Un sourire sincère comme elle n’en a pas eu depuis plusieurs semaines… Le silence tombe entre eux et, en douceur, Bonnie s’approche de Clyde avant de tomber à genoux près de lui. Plongeant son regard dans le sien, la brune est à deux doigts de lui dire à quel point elle l’aime. Malgré tout ce qu'il s'est passé à l'époque, tout ce qu'ils ont pu se dire ces dernières semaines, elle l'aime Bonnie. Tellement que ça lui crève le cœur. Mais ce sont d’autres mots qui sortent de sa bouche. « T’as rien à te reprocher… » qu’elle lui murmure tout en prenant l’une de ses mains dans les siennes. « C’est pas ta faute » qu’elle termine alors qu’elle presse sa main entre ses doigts fins.


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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyVen 23 Nov - 13:47


   
 

 

 
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Même quand il tente de ne pas blesser Bonnie, mais juste d’exprimer ce qu’il ressent, il la blesse malgré tout… Ne voulant pas envenimer la situation, il préfère ne pas poursuivre sur la lignée de l’image qu’il aurait ou non de la brune. Il enchaîne plutôt sur le fait qu’elle ne soit jamais venu lui en parler. Car même s’il lui en voulait, il n’aurait pas remis sa parole en doute. Pas sur un sujet aussi grave que cela, se doutant bien que la Turner ne se serait pas amusée à lancer de fausses accusations, la connaissant assez pour savoir cela. Sa mâchoire lui fait mal, à force d’être crispée ainsi, dès que le mot est lancé, par Bonnie en personne. Jusqu’alors, il flottait juste autour d’eux, et Clyde pouvait presque se persuader que rien ne s’était passé, bien qu’il n’y croyait que très peu… C’est peut-être justement parce qu’il réalise, entièrement, que c’est vrai, tout ça, qu’il craque. Sentant comme ses jambes chanceler, il se laisse tomber sur le canapé, admettant la culpabilité qu’il ressent.

Un temps de silence survient, salvateur et destructeur pour Clyde. Ca lui fait du bien de souffler, dans le silence, tout comme ça fait qu’il cogite bien trop. Bonnie brise ce silence, s’étant rendue vers le brun, tâchant de le rassurer, de lui faire comprendre qu’elle ne le déteste pas. « Tu déconnes ? », souffle-t-il, un sourire sans joie sur les lèvres, regardant sans vraiment la voir, la jeune femme. « On l’sait l’un comme l’autre que si j’avais pas autant merdé, rien ne s’serait passé… » Déjà, parce que Bonnie n’aurait pas eu l’image d’une nana qui enchaîne les relations. Ensuite, parce que Clyde n’aurait pas autant douté d’elle. Et aussi et surtout parce que le producteur n’aurait jamais fait pression sur la brune de la sorte, en mettant Clyde dans sa ligne de mire. Il pousse un soupir, avant de poser sa main libre sur la joue de la musicienne. « J’peux pas arranger les choses, mais j’tiens à être là pour toi. Pour la suite, t'aviseras, mais là, t’as juste à m’supporter jusqu’à c’que ton frangin n’rentre ! », propose-t-il doucement, sa voix se faisant plus inquiète sur la fin, tandis qu’il pense à Al, qui doit se faire un sang d’encre en ce moment même, à être sans nouvelles du duo. C’est pourquoi il fini par se relever vivement du canapé, cherchant nerveusement dans ses poches, avant de pousser un soupir en sentant son mobile dans les poches de son sweat à capuche. « Al s’inquiète pour toi. », dit-il en tendant son portable à Bonnie. « Appelle-le ou envoie-lui un message. Peu importe qu’tu lui parles de c’que l’autre t’a fait. », ça, après tout, ça pouvait attendre que Bonnie se sente prête à parler de ça. L’important était surtout de rassurer l’aîné des Turner, qu’il sache que Bonnie allait bien, même si ce « bien » ne voulait pas forcément dire aussi bien qu’il le souhaiterait. « Et avant qu’tu dises d’la merde… », l’interrompt-t-il, avant même que la jeune femme ne puisse dire quoi que ce soit, « qu’ton frère m’en ait parlé ou pas, qu’il m’ait dit d’venir ou pas : j’aurai fini par venir, dès que j’l’aurai appris. » Peut-être pas de suite, il aurait peut-être voulu juste souffler 2 minutes, remettre de l’ordre dans ses idées, avant d’aller la voir. Mais il serait venu à sa rencontre, tôt ou tard. Plus encore si, comme là, il l’avait appris, alors qu’Al n’était pas assez prêt pour aller réconforter sa frangine. Peut-être qu’en parlant d’Alfred, qu’en avouant que c’est le Turner qui a parlé des infos à Clyde et a lancé l’idée qu’il aille la voir, l’Irlandais a remis de l’huile sur le feu, en laissant à croire à la jeune femme que sans ça, il ne serait pas là. Mais ça paraissait important à Clyde qu’elle prenne 2 secondes pour parler à Al. Plus encore, que ça soit elle qui le fasse, et non lui, ainsi, elle pourrait lui dire ce qu’elle voulait, par appel ou par SMS, suivant ce qu’elle préférait faire. Qu’elle se mette en tête que Clyde n’est là que pour Al, il s’en fout. Il s’est presque fait à cette idée. Et puis, il préfère qu’elle apprenne par lui qu’Al a mis Clyde au courant, plutôt qu’elle ne le découvre quand son frangin finira par lui en parler. « J'me serais juste retrouvé bloqué comme un con dans l'couloir. », ajoute-t-il, dans une légère tentative de faire de l'humour. Car il faut reconnaître que s'il était venu de lui-même, jamais il n'aurait eu le double des clés. S'il sait qu'Al en possède un, il ignore cependant où celui-ci le range. Mais ça n'aurait pas empêché le guitariste de venir, poireauter comme un crétin dans le couloir, toute la nuit s'il le fallait,ne lui fait pas peur. Au moins, Bonnie aurait-elle su qu'il était là, et que, d'une certaine manière, elle n'était pas seule pour surmonter ce qui se passait. « C’est pas pour Al que j’suis là, mais pour toi, Bonnie. », termine-t-il, espérant que le message est passé. N’a-t-il pas, de nouveau, utilisé le prénom de la bassiste, pour s’adresser à elle, plutôt qu’un substitut qu’il employait régulièrement, ces derniers temps ? Et on voit qu’il ne plaisante pas, au regard qu’il lance à la jeune femme, alors qu’il se demande si elle va encore hausser le ton ou accepter ce qu’il vient de lui dire.


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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptySam 24 Nov - 15:12


   
 

 

 
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Les tensions finissent par retomber un peu et les cœurs s’apaiser. Bonnie s’approche de Clyde à pas feutré, avant de s’accroupir devant lui et assurer qu’il n’y est pour rien dans toute cette histoire. Le producteur aurait quand même tenté de la faire chanter et, pas sûre qu’elle serait allée en parler à Clyde… Mais on ne peut pas revenir sur le passé. Évidemment, Clyde n’est pas de cet avis, persuadé que s’il n’avait pas proposé cette idée de relation non exclusive, rien de tout ceci ne serait arrivé. Et quand sa main vient tendrement caresser la joue de la brune, cette dernière secoue la tête. « On peut pas le savoir. » qu’elle affirme, plongeant ses yeux dans les siens. « Je suis sure qu’il aurait quand même… » mais elle ne parvient pas à finir Bonnie, fermant les yeux pour effacer de son esprit les images du passé qui tentent de s’imposer alors que ses doigts se resserrent autour de la main de Clyde qu’elle tient toujours fermement. « Et puis si ça se trouve on aurait pas tenu. » qu’elle ajoute dans un souffle tout en rouvrant les yeux, un sourire triste peint sur le visage. Oui, qui sait si leur couple aurait tenu ? Peut-être qu’ils ne seraient même pas resté quinze jours ensembles. Peut-être même qu’ils se seraient pris tellement la tête qu’ils auraient finir par couper les ponts de toute manière. Ou peut-être pas… Personne ne peut le dire… Mais même si Bonnie fait cette supposition, au fond elle est persuadée que malgré les épreuves à surmonter, ils seraient toujours ensembles à l’heure actuelle… Et bien sûr, c’est une information qu’elle garde pour elle… Et c’est presque déçue que Bonnie entend Clyde lui dire qu’il reste jusqu’à ce que son frère ne revienne de son escapade en amoureux… Et elle est à deux doigts la brune, de lui dire qu’ils ont de la chance que Matthew ne soit pas rentré de sa mission. Et qu’en gros, l’irlandais ne serait pas là si le petit copain l’était… Mais elle se ravise, se mordant l’intérieur de la joue pour éviter de rajouter de l’huile sur le feu. « Ok » qu’elle se contente de répondre, se redressant pour prendre le téléphone sur la table non loin de là. Et avant qu’elle n’aille ans la chambre pour appeler son frère, Clyde affirme que c’est pour elle qu’il est venu, et qu’il l’aurait fait même si Alfred n’avait pas été là…

Bonnie refait irruption dans le petit salon cinq minutes plus tard en soupirant. Lentement, elle s’approche de Clyde pour s’installer sur le canapé, à côté de lui mais toujours avec une certaine distance les séparant. « Je lui ai dit que c’était pas la peine qu’il rentre pour ça » qu’elle finit par dire alors qu’elle fixe la télé éteinte, l’écran reflétant le duo. Bonnie ne souhaite pas que son frère annule son escapade romantique pour cette histoire qui remonte à dix ans. Les deux amoureux ont besoin de se retrouver et la brune ne veut pas être celle qui les en empêche... « T’es pas obligé de rester là tout le weekend tu sais. » qu’elle affirme à Clyde alors qu’elle pivote son visage vers lui. On est vendredi soir. Pour sûr que l’irlandais a sûrement d’autres plans que de rester avec elle pendant deux jours. « Doit bien y’avoir une demoiselle en détresse qui attend que tu viennes la secourir sur ton cheval blanc ! » qu’elle ajoute un peu taquine, avant de lui donner un petit coup dans l’épaule. Et elle ne se rend même pas compte que c’est elle, présentement, la demoiselle en détresse. Le contrecoup de toute cette histoire ne devrait d’ailleurs pas tarder à arriver. Elle est forte Bonnie, mais ses barrières sont à deux doigts de céder...

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptySam 24 Nov - 23:01


   
 

 

 
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Tenter de réécrire le passé ne sert à rien, Clyde le sait, ça fait des années qu’il a appris cette leçon bien amère, mais ce constat est toujours douloureux à faire. Et c’est sans doute parce qu’il se sent coupable de ce qui est arrivé à la brune, qu’il ne se sent pas légitime pour être à ses côtés ce soir, qu’il fini par merder de la sorte, en parlant d’Al, en indiquant qu’il est ici sur demande l’aîné Turner. C’est en soupirant, qu’il se remet sur le canap’, tandis que la musicienne s’est éclipsée pour parler avec Alfred. Bien enfoncé contre le dossier, la tête basculée en arrière sur le sommet du dossier, Clyde se refait la conversation dans son esprit, ne s’empêchant de grimacer en repensant aux maladresses qu’il a pu faire. C’est assez con de se dire que ce type est un passionné des mots, mais qu’il rame autant, face à la brune. Il ne rouvre les yeux qu’en entendant Bonnie s’installer sur le canapé, à distance raisonnable de lui. Evidemment. Il n’en faut pas plus pour que Clyde ait envie de se gifler mentalement. Dès qu’ils ont un semblant de rapprochement, il faut qu’il y ait un truc qui les fasse reculer de plusieurs pas. Ils sont franchement maudits, ça l’emmerde, Clyde. Oh, bien sûr, il n’est pas venu ici pour reconquérir la jeune femme. C’est sincèrement pas le moment. Mais s’il peut éviter de compliquer encore plus les choses entre eux, ça lui irait parfaitement ! « T’as bien fait. », réagit-il sur le fait qu’elle ait convaincu Al de continuer son week-end normalement. Car connaissant Alfred, il aurait bien été capable de tout annuler pour venir voir sa sœur. C’est un truc que Clyde a toujours envié au duo, leur complicité, leur manie à être toujours présent pour l’autre, en cas de besoin. Quand on compare la relation des Turner, avec la relation que Clyde a avec son propre frangin, y’a pas photo. Il lance une moue blasée à la jeune femme, alors qu’elle tente de lui faire entendre raison sur le fait que rien ne l’oblige à rester à ses côtés. Evidemment, fallait qu’il s’y attende, à un truc du genre. « Faut que j’te l’dise en quelle langue ? J’suis là pour toi. », souffle-t-il, levant les yeux au ciel, plus pour avoir une raison pour détourner le regard de celui de son interlocutrice, que par réel agacement. Oh, il est agacé, ceci dit, il a quand même le sentiment de répéter encore et toujours la même chose, sans arrêt. « Si t’en as marre de moi, j’pars. Mais compte pas sur moi pour t’laisser seule : j’partirais que quand une personne d’ton choix sera arrivée, et que j’saurais qu’elle restera avec toi. » C’est qu’il sait être têtu, l’Irlandais. Bien entendu, il préférerait être la personne dont Bonnie a besoin à ses côtés, il va pas dire le contraire. Mais il ne va pas non plus l’admettre aussi clairement que cela. Parce qu’il sait qu’il n’a plus le droit, depuis longtemps perdu même !, de réclamer une telle chose.

« J’peux pas prétendre comprendre c’que tu ressens en c’moment, mais j’ai connu des coups durs, et j’sais qu’c’est tout sauf une bonne idée d’être seul pour les traverser… » Et ça venait de la part d’un type qu’appréciait pas forcément les gens, quand il était au plus mal. Mais comme il l’a dit, il a pu voir que c’était sympa d’avoir une présence amicale (souvent celle d’Al), dans les pires moments, même si c’est juste pour rester assis côte à côte, sans rien dire. « J’sais aussi que j’dois pas forcément t’rappeler d’bons souvenirs et qu’c’est pas obligatoirement ce dont t’as besoin c’soir… », soupire-t-il, tout en se grattant le cuir chevelu d’un air distrait, pour finir par ajouter bien rapidement après, ancrant son regard dans celui de sa comparse : « C’est donc à toi de décider, Bonnie. », termine-t-il, attrapant la main de la jeune femme pour la serrer dans la sienne, accentuant ainsi le sérieux de sa proposition, et un certain côté formel également. Il l’a dit : il a l’impression d’avoir merdé, à l’époque, il a donc à cœur de se rattraper maintenant. Il est même prêt à la voir appeler son mec, et à attendre qu’il arrive pour le remplacer, avant de s’éclipser, si c’est ce qu’elle préfère. Ca le fera chier, bien entendu, mais si c’est ce qu’elle souhaite, si c’est ce qui parviendra à l’aider à aller à peu près mieux, il ne dira rien. Il comprendrait, que Bonnie n'ait pas envie de l'avoir dans les pattes, surtout pas en ce moment, alors qu'elle doit se sentir bien trop fragile, elle qui a toujours mis un point d'honneur à paraître forte, peu importe les circonstances.
 

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyDim 25 Nov - 12:19


   
 

 

 
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Évidemment, la pauvre blague de Bonnie fait un flop. Clyde ne la relève même pas, s’emportant à moitié en lui disant qu’il est là pour elle ce soir. Penaude, la jeune femme lève les bras en signe de capitulation. Mais ça lui fait plaisir d’entendre ces mots de la bouche de l’irlandais. Des mots qui lui avaient manquée toutes ces années. « J’en ai pas marre de toi » qu’elle lui souffle entre deux phrases. Comment pourrait-il en être autrement ? Une décennie qu’elle attendait qu’il revienne vers elle. Même si elle aurait préféré que ce soit d’une autre façon et dans d’autres circonstances. Depuis que Clyde est revenu, Bonnie a l’impression d’avoir retrouvé un morceau  d’elle-même. Et si elle est loin d’être plus sereine, elle se sent déjà plus complète. « Non, y’a personne.. » qu’elle murmure avant de se rembrunir, révélant ainsi que Matthew ne viendra pas. Et de toute façon, ce n’est pas une information que Bonnie veut lui révéler… Oh bien sûr, il y’a Liz, de retour en ville après sept ans. Sa meilleure amie, qui lui a affreusement manqué. Celle qui sait tout malgré leurs différents. Celle a qui Bonnie a pardonné ce qu’elle avait alors ressenti comme un abandon de sa part. Mais la jeune Turner ne veut pas embêter la blonde avec ces conneries. Même si c’est la seule à être au courant depuis tout ce temps. C’est surtout que, même si elle ne le dira pas à voix haute, Bonnie ne veut personne d’autre que Clyde à ses côtés ce soir…

L’irlandais reprend la parole, bien plus sérieux subitement. Il tente de faire comprendre à la jeune femme qu’il comprend un peu ce qu’elle traverse. Ou du moins, qu’il sait qu’il ne faut pas rester seul en de pareilles circonstances. Et un instant, Bonnie se demande s’il n’a pas peur qu’elle se foute en l’air. Après tout, c’est quelque chose qu’elle a déjà sous-entendu lors de leurs dernières disputes… Et quand il plonge son regard dans le sien, le cœur de la brune s’emballe en un instant. Et lorsque sa main vient presser la sienne, la respiration de la jeune femme se fait plus rapide tandis que ses ultimes remparts s’effondrent les uns après les autres. Les vannes s’ouvrent et, les yeux toujours dans ceux de Clyde, les larmes commencent à rouler sur ses joues. Beaucoup trop de choses traversées en trop peu de temps. Beaucoup d’émotions qu’elle a dû gérer. Et ce soir, c’est la goutte d’eau qui a fini de faire déborder le vase. Rien avoir avec les larmes qu’elle a pu offrir à Clyde ces derniers temps. Pas de colère dans ces petites perles d’eau salées cette fois. Juste la pression qui redescend soudainement et un peu de soulagement qu’enfin Clyde soit au courant de tout ça. « Me laisse pas… » qu’elle parvient difficilement à articuler, ne parvenant plus à regarder Clyde alors que les sanglots se font plus grands, et que sa main presse plus fort la sienne.

 

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyDim 25 Nov - 15:20


   
 

 

 
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Il y a une pointe de soulagement qui s’invite en Clyde, à l’entente des mots de Bonnie : non, il n’a pas encore réussi à faire qu’elle ne veuille plus le voir, et elle n’a personne à joindre. Le 1er point lui fait du bien à entendre, bien entendu. Le 2nd le désole, ça lui fait de la peine d’apprendre qu’elle n’a visiblement personne de suffisamment proche dans son entourage, afin de solliciter sa présence à ses côtés pour l’épauler dans une telle épreuve. Mais il ne dit rien, préférant lui faire savoir qu’il a bien l’intention de rester à ses côtés, le temps qu’elle aura besoin d’une présence. Il déglutit, en voyant les larmes s’inviter, du côté de Bonnie. Il s’y attendait, toutefois, ou l’espérait, se doutant qu’il fallait bien qu’elle en vienne à là, tôt ou tard, au lieu de refouler. Il se doute qu’un long travail attend la Turner, afin de réaliser tout ce qu’elle a enduré, et de vraiment être en mesure de se reconstruire. « J’en ai pas l’intention ! », l’assure-t-il, n’ayant sincèrement pas en tête la moindre envie de la laisser seule, à moins qu’elle ne lui fasse clairement comprendre que tel est son désir. « T’as l’droit d’pleurer. », la rassure-t-il, l’attirant dans ses bras pour tenter de la réconforter. Cette phrase peut sembler étrange, mais il la connaît, la musicienne, il sait qu’elle préfère garder pour elle ce qu’elle ressent, et qu’elle s’efforce de montrer d’elle l’image d’une femme forte.  Plutôt gauchement, il lui caresse le dos, cherchant ce qu’il pourrait dire d’à peu près intelligent et utile, en un tel instant. Et tout ce qui fini par lui venir à l’esprit, c’est : « Ca va… » Oui, un simple Ca va., juste parce qu’un Ca va aller ! parait être une promesse bien complexe à réaliser. Ca n’ira sans doute plus jamais, plus comme avant, du moins, pas avant un long moment, surtout pas si la brune décide de prendre part à la tourmente médiatisée qui ne va pas tarder à continuer à s’abattre sur l’autre con. Et même sans ça, ça va faire couler tellement d’encre, qu’elle en entendra parler encore un très long moment. Alors non, ça ne va pas aller. Mais il veut au moins lui faire comprendre qu’elle n’est pas seule. Et ça, mine de rien, c’est déjà beaucoup. Ca ne fait pas tout, certes, mais ça aide.

Il reste quelques minutes comme ça, à garder la jeune femme dans les bras, à murmurer de temps à autre des vagues phrases qu’il veut rassurantes, même si ce ne sont qu’un tas de mots. Sauf qu’un gargouillement, provenant de son ventre affamé, fini par briser la douceur de l’instant (même si celui-ci était plutôt triste). « Désolé, j’crois qu’j’ai faim. J’ai pas encore mangé ! ». Il faut dire qu’il était trop plongé dans ce qu’il faisait, comme souvent quand il travaille. Et l’idée de grignoter lui est tout bonnement sorti de l’esprit, dès qu’il a eut l’appel d’Alfred. « T’as mangé un bout, toi ? », demande-t-il, après avoir libéré la jeune femme de son étreinte. Il se doute qu’elle n’a pas forcément faim, à présent, mais il faut tout de même manger, et la politesse de base exige qu’il pose cette question. D’autant plus qu’il n’est pas chez lui, alors bon.. « On commande un truc à bouffer, ou tu t’sens l’âme assez aventureuse pour m’laisser nous préparer un truc ? ». Il esquisse un léger sourire en posant cette question, tentant par là de distraire un peu la brune. C’est un peu idiot, comme manière d’agir, certes, mais les événements sont plutôt délicats, et essayer d’amener un peu de légèreté, c’est complexe, du coup. Il improvise. C’est maladroit. Mais l’intention est là : changer un peu les idées de Bonnie. Et comme pour prouver à celle-ci qu’il veut toujours la réconforter, en mettant fin à leur étreinte, il a repris la main de la jeune femme. Elle n’est pas seule, il est là. Même s'il s'y prend comme un manche pour la réconforter, il est à ses côtés, et c'est déjà beaucoup, surtout vu leurs antécédents.

 

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyDim 25 Nov - 19:10


   
 

 

 
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Les vannes s’ouvrent et Bonnie finit par pleurer à chaudes larmes. Beaucoup trop d’émotions pour cette demoiselle plus fragile qu’il n’y paraît. Et les mots de Clyde ont fini de la faire craquer. Des sanglots la prennent alors qu’elle se laisse attirer par l’irlandais. Bonnie enfouie le visage dans le cou de ce dernier et se laisser aller. Ça doit bien être la première fois qu’il la voit comme ça, la brune. Mais Bonnie s’en fiche. Elle a besoin de ça. De faire redescendre la pression et lâcher prise. Et il n’aurait pu en être autrement que de le faire avec Clyde. Les minutes s’égrainent et la jeune femme fini par se calmer. Se redressant, elle s’essuie le visage tout en reniflant. Et quand le ventre du guitariste se met à crier famine, la belle rigole un peu avant de pousser un long soupire qui ne vient qu’après la fin d’un vrai chagrin. « J’ai grignoté » qu’elle répond à Clyde tout en secouant la tête, lorsqu’il lui demande si elle a mangé. Elle s’apprêtait à le faire quand son frère l’a appelée pour allumer la télévision. Et autant dire qu’elle a perdu en un instant son appétit. Et maintenant qu’ils en parlent, la faim revient doucement, le ventre de Bonnie se tordant un peu pour le lui rappeler. « Toi ? Tu fais à manger ? » qu’elle lui demande avec un air un peu choqué pour le taquiner, tournant vers lui ses yeux rougis par les larmes. « J’ai pas d’argent… » qu’elle dit finalement, pour lui faire comprendre que commander quelque chose ne va pas être possible pour elle ce soir. « Alors si tu te sens de préparer un truc. » qu’elle ajoute en désignant le frigo dans la toute petite cuisine ouverte située derrière eux. « J’te préviens y’a pas grand-chose » qu’elle termine finalement. Et il n’en faut pas plus pour que Clyde se lève d’un bon, bien décidé à montrer à Bonnie que oui, il sait faire à manger. Quant à elle, elle ne bouge pas dans un premier temps, se contenant de le regarder évoluer dans son tout petit appartement depuis le canapé. Et elle le connaît tellement bien Clyde, qu’elle sait parfaitement qu’il fait ça pour lui changer les idées et qu’elle arrête de ruminer toute cette histoire avec le producteur. Et son regard change, attendri. Finalement, et alors que le guitariste est en train de couper quelques tomates sur le plan de travail, Bonnie bouge enfin. Se lève et se dirige vers la cuisine sur la pointe des pieds. Clyde lui tournant le dos, et après avoir hésité une fraction de seconde, elle vient l’enlacer. Ses bras l’encerclent alors qu’elle pose une joue sur le dos de l’irlandais en fermant les yeux. Et elle reste ainsi quelques secondes. « Merci… » qu’elle souffle finalement après ce court moment qui est bien vite brisé par le portable de la belle qui se met à sonner. Et elle voudrait ne pas décrocher Bonnie. Rester comme ça encore un peu. Mais, pensant qu’il s’agit de son frère, elle finit par se détacher de Clyde, raclant sa gorge pour pallier sa gêne et ses joues rosies. Se dirigeant vers le téléphone laissé sur la petite table, Bonnie se fige en voyant le nom affiché. Matthew. « Faut que j’décroche » qu’elle lance à Clyde sans lui dire qu’il ne s’agit pas d’Alfred. Mais son expression parle pour elle. Et, après avoir inspiré un grand coup pour que ses émotions ne transpercent pas dans sa voix, elle finit par décrocher. « Hey ! » qu’elle répond, d’une voix faussement enjouée, avant de disparaître dans la chambre non sans un regard vers l’irlandais.

 

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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyDim 25 Nov - 22:00


 
   
 

 

 
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« J’suis un pro des fourneaux ! », se défend-t-il, faussement choqué qu’elle soit étonnée d’apprendre qu’il cuisine. Il sait qu’il est loin d’être très doué pour cuisiner, mais il se débrouille plutôt bien. Gamin, il était souvent dans les pattes de son père, lorsqu’il cuisinait. C’était plus pour tenir compagnie à l’adulte, que par envie d’apprendre à faire à bouffer, car il faut dire qu’à l’époque, ça n’était pas facile tous les jours, pour le père Ó'Gríobhtha. Clyde sait se montrer égoïste, préférant penser à lui en 1er lieu avant les autres, mais il sait faire des efforts, quand il est question d’une personne qu’il apprécie. Et son père, c’est vraiment quelqu’un d’important, pour le brun. Alors il a vu son père cuisiner, gamin, et mine de rien, il a bien appris. Il a dû se débrouiller quelque fois, quand son père allait trop mal, rongé par une déprime paralysante. Il s’est essayé à des expériences culinaires en tant qu’étudiant, et en fait encore, depuis qu’il a Alfred comme coloc’. Il a beau adorer Al, il faut reconnaître que niveau cuisine, il n’est pas des plus doués non plus. Alors les deux meilleurs potes improvisent souvent, au plus grand désarroi de la fiancée du Turner. Le guitariste grimace, lorsque la brune fait savoir qu’elle n’a rien pour payer, donc, qu’il faut oublier l’option Passer commande. Car Clyde n’a pas un rond non plus, il vient de le réaliser à l’instant, quand la pensée que lui pouvait payer, s’est imposer à lui. Comment payer, sans son portefeuille, donc, ni monnaie, ni carte ? Et ne parlons pas de chéquier ! « Ca m’fait pas peur ! », fanfaronne-t-il, relevant le « défi » de préparer un repas, avec un frigo relativement vide, à en croire la propriétaire dudit frigo !

C’est motivé, qu’il se dirige vers la cuisine, avant de faire comme chez lui, et de fouiller, en quête de trucs à grignoter, et d’un semblant d’idées pour assembler tout cela et constituer un repas à peu près décent. Il opte ainsi pour des pâtes aux fromages, et une salade de tomates. Après avoir mis de l’eau à bouillir, il se charge de préparer les tomates, concentré sur ce qu’il fait. Il se fige, surpris, lorsque Bonnie vient le serrer dans ses bras. Après un soupir doucement poussé, il reprend sa mission, manquant de se couper tandis qu’elle le remercie. C’est un mot assez peu habituel, entre les lèvres de la musicienne. Non pas qu’elle ne soit pas reconnaissante, mais à part les quelques moments où la politesse du quotidien impose que ce mot soit prononcé, elle n’est pas celle qui l’emploie le plus souvent. Elle n’est pas non plus de celles qui se mettent souvent en position de l’utiliser régulièrement. « Y’a pas d’quoi. », marmonne-t-il, gêné. Il est presque soulagé, en entendant le téléphone de Bonnie sonner. Ne pouvant cacher qu’il est intrigué, Clyde observe la jeune femme du coin de l’œil, se demandant qui cherche à la joindre. Al, ça paraîtrait improbable, la bassiste a bien dû lui faire comprendre que ça allait, ou du moins, qu’elle n’était pas seule, et qu’il avait tout intérêt à profiter de son week-end romantique. Ca doit être un(e) ami(e) de la jeune femme. Mais cette hypothèse est bien vite balayée par l’Irlandais, quand il voit le visage de la brune, la moue qu’elle fait. Peut-être est simplement l’imagination du guitariste qui s’emballe, saupoudrée d’un soupçon de jalousie, mais il est sûr qu’il s’agit de son mec. Matthew, qu’il lui semble, s’il a bien capté le prénom, lors de la soirée durant laquelle Al a annoncé qu’il serait bientôt père. Le prénom a fini par être lancé, même s’il ne sait plus par qui, quand certains se demandaient comment allait le petit-ami de la Turner. « Pas d’soucis. », dit-il, crachant difficilement ces mots, entre ses dents resserrées par l’amertume qu’il s’efforce de camoufler. Bien vite, il se remet à ce qu’il a à faire, essayant de ne pas songer que l’Américaine va s’éclipser, pour parler avec son mec.

Une poignée de minutes s’écoulent, avant que Bonnie ne revienne. Clyde ne sait pas si la conversation a été aussi « longue », ou si la jeune femme a juste eu envie de s’isoler un peu, après qu’elle ait été enfin terminée. Et il s’en fout, en fait. Il s’est concentré sur le repas à préparer, ayant fouillé dans les placards afin de trouver un saladier, avant de pouvoir mettre les pâtes dans l’eau. « J’me suis permis d’balancer ton gruyère râpé, il était pourri. », lance-t-il à Bonnie, entendant celle-ci revenir. En fouillant plus attentivement dans ce qu’il avait à disposition, il a trouvé du parmesan, de l’ail et du basilic. Ca lui a donné une idée : « J’espère qu’ça t’va, des pâtes au pesto ! », ajoute-t-il, allant remuer les pâtes, qu’il estime avoir encore besoin de quelques minutes de cuisson. Il parle de tout et de rien, faisant comme si c’était normal, qu’il prépare à manger pour leur duo, comme s’il n’avait pas découvert que la jeune femme avait été abusée par un enfoiré, des années plus tôt, et comme s’il n’avait pas eu du mal à se concentrer, ces dernières minutes, en préparant le pesto, simplement parce qu’elle était en pleine conversation téléphonique avec son mec. « Et j’confirme, t’as encore moins à bouffer qu’ton frangin et moi ! », ajoute-t-il, affichant un sourire, se tournant pour lui faire face. L’humour, encore, pour éviter les conversations sérieuses. Alors qu’il faudra qu’ils y passent tout ou tard, peu importe que ce soit pour que Bonnie décide ce qu’elle veut faire concernant son violeur, ou qu’ils parviennent enfin à mettre les choses au clair, concernant le méli-mélo sentimental, dans lequel ils se trouvent.


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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyLun 26 Nov - 20:05


 
   
 

 

 
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Bonnie éprouve le besoin de le remercier. Ce n’est pas quelque chose d’habituel chez elle. Habituellement, les mots lui écorchent la bouche. Mais cette fois, c’est sorti naturellement. Et elle voulait que Clyde le sache. Le ressente alors qu’elle se presse contre lui. Et bien sûr, pur ne pas changer, l’intimité de ce moment s’envole en fumée alors que la sonnerie du portable de Bonnie retentit. Et elle est loin de se douter qu’il s’agit de son petit copain au bout du fil. D’ailleurs, cela se lit sur son visage alors qu’elle regarde l’écran. Et il est évident qu’il faut qu’elle décroche. Matthew n’est pas du genre jaloux. Cependant, il sait qu’elle a décidé de passer sa journée de repos à l’appartement et donc, si elle ne décroche pas, va lui faire se poser des questions, surtout à cette heure. C’est donc sur un ton faussement enjoué qu’elle répond, avant de s’éclipser dans la chambre, refermant la porte derrière elle.

La discussion ne dure pas très longtemps. Quelques minutes à peine. Et quand Bonnie raccroche, elle pousse un profond soupire. Et elle reste là, un petit moment, avant de rejoindre Clyde dans la cuisine. Parce qu’elle sait que cette situation ne peut pas durer ainsi. L’irlandais est toujours derrière les fourneaux, faisant bouillir de l’eau pour mettre des pâtes. Et bien évidemment, il fait comme si de rien était, parlant du repas qu’il est en train de préparer. « Euh, non, j’aime bien ! » qu’elle répond la brune, prise au dépourvu lorsqu’il lui dit avoir dans l’idée de faire du pesto. Et elle l’observe, sans un mot, tandis qu’il évite soigneusement de la regarder. Bien sûr qu’il a compris qui était au bout du fil. Et en grand Clyde, il fait comme si tout était normal, tentant même une pointe d’humour quant au contenu du frigo de la brune... « On va continuer à faire comme si de rien était ou on en parle ? » qu’elle demande au bout de longues minutes de silence, tout en prenant place sur l’une des chaises autour de la table. « Faut qu’on aborde le sujet. » qu’elle lui dit rapidement, plus sérieuse, avant que Clyde ne puisse répondre quoi que ce soit et éviter la confrontation. « J’trouve que c’est l’bon moment pour » qu’elle ajoute, un peu ironique et non sans une légère grimace. Quoi de mieux que cette soirée pour en parler ? Autant passer un sale moment jusqu’au bout et mettre sur la table les sujets qui fâchent. Et la situation ne peut clairement pas continuer ainsi. Pas après ce qu’ils se sont dit la dernière fois, sur le toit du local. Pas après qu’elle lui a avoué l’aimer toujours, se prenant cette évidence en pleine tronche tout autant que lui.



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MessageSujet: Re: You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) You ghost of mine you're taking up all my time (B&C) EmptyLun 26 Nov - 21:24


 
   
 

 

 
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« Tant mieux ! », prétend-t-il d’être rassuré, entendant que la brune n’a rien contre les pâtes au pesto. Bien entendu, il élude le principal, le fait qu’il ait l’impression de devenir cinglé, de savoir qu’elle vient de parler à son mec. Ouais, il est jaloux, Clyde, ça le rend malade de la savoir avec un mec qui parait être le cliché du gendre idéal, d’après le portrait qui en a été dépeint, lors de la soirée au restau, l’autre coup. Ca l’énerve d’autant plus que la Turner a eut le culot, l’autre jour, sur le toit, de lui dire qu’elle l’aimait, pour lui faire comprendre qu’entre les deux musiciens, c’était cependant mort. C’est bien pour cela qu’il lève les yeux au ciel, lorsque la jeune femme met les pieds dans le plat, indiquant qu’elle n’a pas l’intention de parler de tout et de rien. Croisant ses bras sur son ventre, s’appuyant contre le meuble de cuisine, il fixe, narquois, la Turner. « T’veux qu’on parle de quoi ? De l’actualité ? Du mec BCBG qu’tu te tapes ? Ou du fait que peu importe c’qu’on peut ressentir l’un pour l’autre, c’est mort ? » Oui, il joue au petit con. Il en est même fier, c’est ça, le pire. Mais à ses yeux, tout a été dit. Bonnie lui a bien fait comprendre que trop de choses se dressaient entre eux, que ça n’en valait pas la peine, qu’ils n’en valaient pas la peine. A quoi bon revenir dessus ? Ils ne sont pas surhumains, non plus, à trop se jeter des gentillesses dans la tronche, ils vont finir par craquer. Sauf que Clyde, quand il craque, il se montre un peu trop rock dans ses actes, et est bien capable de tout péter dans la pièce. Il l'a déjà fait, à maintes reprises : combien de fois leur groupe s'est-il montré coupable de destruction de matos, dans une salle de répét', une loge, ou n'importe où ailleurs, dès que l'un d'eux vrillait un peu trop ? « Parce que moi, j’ai pas grand-chose à dire, à part : portes plainte. Fais-lui une tonne de parfaits p’tits mioches. Et c’est quand qu’tu t’barres de c’bled de bouseux, car moi, j’me tire en février… », ajoute-t-il, comme s’il parlait de la pluie et du beau temps, et non de divers sujets qui sont on ne peut plus sérieux à ses yeux. Son ironie ne l’empêche pas cependant de dire ce qu’il pense. Il trouve en effet qu’elle devrait porter plainte contre l’autre salop, finir sa vie avec ce p’tit gars bien lisse, et lui, il songe de plus en plus à se tirer. Il n’a pas de dates de fixées, cela dit, il a sorti février comme il aurait pu dire un autre mois. Tout ce qu’il veut, c’est la faire réagir, d’une façon ou d’une autre. Que si elle veut parler d'eux, ça doit être sérieusement, pas encore pour dire à Clyde qu'il la déteste trop pour passer outre, ou une autre connerie du même genre. Car lui, et même s'il ne le dit pas là, il est prêt à faire des efforts, pour tenter de réparer leur lien si atrocement brisé. Là, il laisse plutôt entendre qu'il préférerait éluder la conversation. Mais ça, c'est juste parce qu'il ne sait franchement pas comment arranger les choses entre eux, tant ils ont des obstacles à surmonter, et des choses à aplanir entre eux.


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