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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.

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Oh I'm going to mess this up (buck)

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MessageSujet: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptySam 3 Nov - 14:41


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Une musique résonne au fond de tes oreilles. Ce n'est pas ton genre de t'enfermer dans une bulle musicale. En temps normal, tu aurais mis la musique à fond, histoire d'agacer ton père. Là non. Il n'est plus le seul que tu peux agacer, il y a cerbère. Tu ne sais pas pourquoi tu ne mets pas cette musique à fond, au lieu de l'écouter dans ces écouteurs. L'idée est parvenue à ton cerveau, mais elle est vite revenue. Ce soir, t'as pas envie de voir sa tête, tu l'évites pas plus que d'habitude. T'as juste pas envie. Alors tu te contentes de fermer les yeux et d'écouter paisiblement cette musique. Repensant aux derniers jours. A tes dernières actions. Une semaine que tu es sorti de ta prison dorée et il s'en est passé des choses en une semaine. Tu commences à reprendre du poil de la bête, il était temps. Il était temps que tout revienne à la normal. Tu as besoin de sentir que ta vie n'est pas dirigée par ce vigile ou cette homme qui se proclame père. Il va bientôt se proclamer père de l'année si on l'écoute. Pacotille. Tu n'en penses pas moins. A tes yeux, il ne sera jamais ton père, il n'a pas cette fonction et il ne l'aura jamais. Plutôt crever que de reconnaître qu'il puisse un jour l'être. En ce moment, il mène peut-être les directives, mais tu contournes son système. Et puis quoi encore ? Tu n'as jamais été fait pour être emprisonné, du moins pas en étant clean. Cette semaine tu as remis ta vie sur les railles, les railles de la débauche et de la perversité. Ce n'est pas tes mots, mais les siens, ce qui t'as bien fait sourire. Elle ne sait pas de quoi elle parle. Elle parle, encore et toujours, elle ne fait que ça. Ce qui t'agaces le plus, t'aimerais bien avoir une télécommande et appuyer sur le bouton « muet » histoire que tes oreilles puissent se reposer. Hors c'est impossible, voilà pourquoi ce soir t'as pas envie de voir sa tête de babouin. Un babouin sexy, mais un babouin tout de même. Appelons un chat, un chat. Tes doigts arrivent sur tes lèvres, t'amenant à des souvenirs pas si lointain. Des retrouvailles, des envies qui ne s'étaient jamais montrées jusqu'à là. Tu n'arrives pas à comprendre ce qui se passe dans ta tête. Ce n'est que lui,  non ce n'est pas que lui. Chuck ce n'est pas n'importe qui. Tu te tuerais pour lui, t'as bien failli à plusieurs reprises, mais non. Tu restes en vie pour lui, à cause de lui. Il est ta constance et ça n'est pas prêt de changer. Seulement tu n'arrives pas à expliquer tous ces désirs. Des envies t'en as toujours eu, mais pas comme ça, pas avec lui. Quoique ? Tu t'es jamais vraiment penché sur la question. Et là t'as pas non plus envie de laisser tes pensées divaguer. Penser, tu as horreur de ça. Surtout en étant « sobre ». Tout ce que tu sais, c'est que tu as envie de le voir et rien ne va t'y arrêter. Surtout pas elle, oh que non ! Depuis ta virée nocturne, elle te surveille encore, mais qu'importe ! Entre ton réveil ou plutôt ton retour imbibé d'alcool et le réveil avec Chuck, elle en a eu des surprises en une semaine la cerbère. Tu l'avais prévenu. Tu lui avais bien dit que rien, ni personne ne te retiendrait bien longtemps loin de lui. Ce n'est pas juste une personne, t'as besoin de lui, de sa présence, de sa chaleur, de ses regards, de son être. Tu ne veux pas qu'une partie de Chuck, tu le veux en entier. Ça a toujours été ainsi et ça n'est pas prêt de changer. Elle va devoir s'y faire et puis elle pense faire quoi ? Camper dans ta chambre et puis quoi encore ? Ce n'est pas la fête à la vieille Hogkin ! Elle s'invite peut-être dans ta maison, mais sûrement pas dans ta chambre. Chacun son intimité et les poules seront bien gardées ! Attrapant ce qui te sert de téléphone, ton seul moyen de contacter ta moitié. Petit message pour le prévenir de ton arrivée. En temps normal, t'en as pas besoin, mais là si, t'as pas envie de revoir ce que tu as vu la dernière fois. Lui et cette gourdasse. En soit, ce n'est rien, tu l'as déjà vu avec un mec ou une meuf, mais là non, c'était la goutte de trop, la sensation imprévisible. Le truc qui ne collait pas. Message subliminal, lui indiquant qu'il a intérêt d'être seul car tu ramènes tes fesses. Chacun votre tour, vous gravissez cette fenêtre. L'impression qu'il est plus doué que toi, plus habile dans ses gestes pour monter et descendre cette fenêtre. Un jour, elle causera votre mort, mais pour l'heure, c'est ta porte de sortie. Si elle croit qu'elle peut t'empêcher de sortir avec ce malheur truc. Tu en fais qu'une bouchée. Hop il n'y a plus de cadenas. La sensation de savoir que dans quelques minutes tu seras dans votre petite bulle, te donne le courage de descendre de ta tour d’ivoire. Tel un cliché de vieux romans épistolaire, tu pars à sa conquête.

Farfouillant dans tes poches, ton zippo s'y trouve, mais pas le paquet de clope. Shit. Tu as dû le faire tomber en cours de route ou bien… non elle n'aurait pas osé te faire les poches ? Quoique venant d'elle, tu as l'impression que plus rien ne te surprend. Elle est capable de tout pour te pourrir la vie. Telle une vipère, elle s'engouffre là où tu ne l'y attends pas, comme par exemple tes poches. « Salope » dis-tu tout haut. A la bonheur, il n'y a personne dans les rues, il faut dire qu'à cette heure, la ville dort. Ils ne sont pas tous noctambule comme toi. Le fait de ne pas avoir ton paquet te chagrine un brin, bien sûr que Chuck pourra t'en refiler un, mais ça sera différent. Là c'était un paquet. Ouais, bon tu pars dans tes débats intérieurs et ce n'est pas bon. On va se contenter de marcher et advienne que pourra. Le truc qui te ronge, c'est que tu n'as pas envie d'arriver les mains vides. Il t'a déjà procuré des clopes, de l'alcool, oui bon pour ta défense, tu ne peux rien faire. Lui n'a pas un cerbère sur le dos, juste un costume que tu as terriblement envie de lui enlever… tes pas se finissent par te mener dans une rue, remarquant que tu n'es pas sur la bonne route. Étrange. Tu n'es pas du genre à te tromper dans tes pas, même l'esprit ailleurs. Bien que la vision de Chuck torse nu au dessus de toi, à le don de te faire perdre un peu les pédales. Ou tu es peut-être juste en manque. Ceci expliquerait bien des choses. Soucis à nouveau, tu n'as pas le temps de trouver le coup d'une nuit et pas spécialement l'envie. Ce qui est de nouveau étrange. Cela ne te ressemble pas, prendre quelqu'un au hasard et prendre ton pieds, ça a toujours été ton moment favoris de la semaine et du week-end. Là non. Tu as juste envie de le retrouver. Repensant au fait, que tu lui as presque avouer avoir envie de lui, rien que de lui. La drogue a été en ta faveur, même si ce soir là, tu n'étais pas en train de plané. C'est d'ailleurs le soir où il t'a rejoint. T'étais juste dans un trip ou tu avais envie de dire ce qui te plaisait. Une envie de dire ce que tu avais dans la tête. Ce n'était pas à prendre au sérieux, quoique ? T'en sais rien. Et ce n'est pas le quart d'heure pour y réfléchir. Une silhouette s'avance vers toi. Cette silhouette te dit vaguement quelque chose, mais t'es pas vraiment sûr. Sûrement un délire de ton imagination. Dans ce genre de moment, t'as envie de planer plutôt que d'être sobre. T'as l'impression que la terre entière se moque de toi. Sensation des plus dérangeantes. La silhouette te dépasse, une odeur de déjà vu. Ta cadence finit par se stopper, te retournant un instant. Il en a fait de même. Plissant les yeux, sortant la tête de ton manteau. « Pincez-moi je rêve ! » dis-tu à ton interlocuteur. Si tu t'attendais à le trouver ici, en pleine nuit, sûrement pas. Le voilà ton signe !

✰✰✰

Un pas à gauche, puis à droite. Tu ne sais vraiment pas pourquoi tu es dans le coin, ça n'a rien du quartier de Chuck. Tu en es même très loin. Trop loin à ton goût. Il faut que tu arrêtes de te disperser dans tes pensées. Il faut qu'il sorte de ta tête, lui et son corps. Ces envies qui te prennent de plus en plus en ce moment, ce n'est pas possible. Et puis pourquoi tu as parlé à voix haute ? T'en sais rien et ça te va très bien. Mettant ton cerveau en pause, enfonçant ta tête un peu plus dans ton colle, tu avances. L'heure passe et tu n'es pas toujours pas à ses côtés. N'ayant toujours rien trouvé à lui amener. En même temps, ce n'est pas l'heure qui va t'aider. La plupart des gens normalement constitués dorment à cette heure. Les bars se ferment et ne parlons pas du tabac, qui a dû fermer depuis bien trop longtemps. Trop pour que tu dises l'heure exacte. Soufflant un bon coup, tout ça te soûle. Il y a d'abord ce confinement, enfin ce que tu subis la journée car en ce moment tu l'envoies valser. C'est à se demander pourquoi tu ne l'as pas fait plutôt, l'envie qui te manquait ? Ou alors le sevrage ou le fait qu'elle soit plus chiante et accaparante. Elle a tout de même lâcher du lest, ou comprendre que tu n'étais plus fort qu'elle ? Allez savoir, pour l'heure, tu es bien content d'être dehors, malgré ce froid. Les mains dans tes poches, tu avances à la lueur du lampadaire. Dans quelques minutes tu seras au chaud, dans votre petite bulle. L'idée te plaît et t'aide à avancer plus vite. Depuis que vous vous êtes retrouvés, tu as envie que d'être avec lui. Vous avez toujours été comme ça et puis là tu as cinq mois à rattraper ce qui n'est pas rien. T'as envie de faire naître toute lueur obscur au fond de toi. A commencé par celle qui a vu le jour lorsqu'il t'a dit pour son emploi. Celle qui a légèrement grandi en rentrant chez lui. Celle que tu as laissé aller lors des sms. Cette jalousie qui s'engouffre en toi, une étrange sensation. Quelque chose qui te paraît étranger, du moins jusqu'ici tu n'as pas ressenti ça, surtout pas envers Chuck. Est-ce que cette absence qui a crée tout ça ? Où le fait qu'il ait avancé sans toi ? La question se pose ou du moins les questions se posent et se succèdent, sans jamais vraiment trouver de réponse. Pourtant dans son regard, tu vois bien que tu as toujours ta place. Il t'a fait le résumé de sa vie sans toi, ces deux mots t'arrachent une grimace. Rien qu'en y songeant, alors en vrai ça doit être pire. Bougeant un peu le nez, tu finis par sortir de ton confort, c'est à ce moment que la silhouette apparaît sous tes yeux. Une silhouette qui te dit vaguement quelque chose. Un déjà vu que tu connais. Le noir qu’obscurcis peut-être la raison, mais tu es persuadé de connaître cette silhouette qui se dessine à l'horizon. Tu le sens au fond de tes tripes. Tu n'arrives juste pas à savoir qui est cette personne. Tu vas bientôt le savoir. Vous vous croisez et là tu fronces les sourcils, croyant avoir apperçu un fantôme. Te retournant sur toi même un instant. Est-ce vraiment lui ? « Merde alors, Ben ! Ça fait un bail qu'on s'est pas vue ! T'étais passé où, t'sais qu'j'ai cru tu t'étais fait une overdose ou j'sais pas quoi ? »   Apparemment faut croire que tu l'as bien reconnu. Et bien si tu t'attendais à le voir ce soir, enfin cette nuit, absolument pas. T'y vois ici un signe du destin. Toi qui cherchais un moyen de ramener quelque chose à Chuck, tu as peut-être trouvé. Dire qu'en plus, tu as songé à lui quelques jours plutôt. Jules et ses substances. Lui seul connaît tes véritables besoins, comme n'importe quel dealer. Seulement, il te fournit toujours quelque chose de plaisant, encore heureux. Ses pupilles sont dilatées. Tu l'envies. L'enfoiré plane, à l'inverse de toi. Cette jalousie grandit un peu plus. Pourquoi l'univers se moque de toi ? Injustice. Ou alors elle tente de t'envoyer un message ou plutôt quelqu'un. Elle veut que tu reprennes tes bonnes habitudes. C'est ça que tu vois dans ta rencontre avec Jules et non une coïncidence. S'il faut songer, autant le faire dans un but plaisant ! Là tu as clairement envie de croire que tu dois foncer tête baisser dans ce mur. T'as envie d'être tout aussi arraché que lui. Ce manque, tu le ressens, encore plus en le voyant. Cette sensation, t'en as besoin. Il te tend une clope, c'est définitif : il plane. Et pas qu'un peu. Jules qui te propose une clope ? En temps normal, il le fait jamais, sauf au pix de quelque chose. On ne passe pas une clope à n'importe qui, même si c'est un bon client. C'est ce qu'il t'avait dit une fois. Tu sais même pas pourquoi cette phrase t'est restée en tête. Tu te fais pas prier pour en prendre une. Baissant la tête pour partager son feu. Sentant la nicotine s'infiltrer dans chacune de tes parties. Dam it que ça fait du bien. Tu revis un cours instant et pourtant ce n'est rien comparer au bonheur que Jules vit en ce moment. Ce que tu l'envies … « Hélas non, le vieux m'a envoyé en désintox ! » finis-tu par lâcher, tout en remettant une main dans l'une de tes poches. C'est qu'il ne fait pas chaud en vrai. Gardant l'autre à l'extérieur, s'alignant parfaitement avec les courbes de cette cigarette. « Alors qu'est-ce qui t'amènes dans l'coin ? Aux dernières nouvelles, tu vivais loin d'ici ? » La mettant délicatement entre tes lèvres, tu en extrais une petite taffe. Tu la savoures. En ce moment tu redécouvres les joies de la cigarette. Tu savoures chaque instant, comme ci c'était le dernier. Et ça te fait du bien, mais t'as besoin de plus et ça tu l'sais, tu l'sens au fond de toi. La nicotine ça va cinq minutes.

✰✰✰

L'envie. Tu la ressens, elle s’incruste en toi, tel une idée. Fixant ses lèvres, puis ses mains. Elle parcourt ton corps, se créant un passage dans le creux de ton cerveau. Tu frisonnes rien qu'à l'idée d'être transportée par cette envie. T'en as besoin. Tu vis pour ça, ou presque. Il paraît qu'on a besoin d'oxygène pour vivre, toi t'as surtout besoin de ça et de lui. L'un n'étant pas là, l'autre pouvant se montrer à toi. Cela serait étrange de refuser, surtout venant de ta part. La réflexion, tu l'envoies valser. Les idées préconçues aussi. A quoi bon ? Tu sais ce que tu es et ça te fait rien. Cette envie, tu as besoin de la ressentir. T'as besoin qu'elle te pénètre, qu'elle s’imprègne en toi. Tu veux la ressentir. Tu veux sentir chaque millimètre. Tu sais que t'en as besoin. T'es rien qu'un addict et tu le vis bien. Très bien. Contrairement aux autres, tu n'as jamais caché tes envies ou tes besoins. Tu as besoin de lui, comme tu as besoin de planer. De prendre ton pieds. D'être en exacte. La vie ce n'est pas un bisounours qui cavale de gauche à droite. Oh que non. La vie n'est rien qu'une pourriture qui sert à gâcher une existence triste et morne. Oui, tu as une vision bien triste de la vie, mais ça t'es égale. Dans le fond, la mort nous attend tous, alors pourquoi ne pas la précipiter. Jouer avec le feu, les dangers que ça encourt. Tout cela t'excites et t'animes. Tu sais que tu as un problème et si au final c'était les autres le problème ? Juste parce que tu ne réponds pas aux critères, que tu es à part. Ou tout simplement parce que tu vis ta vie comme bon te semble, on te juge et te range dans une case. La case du mec qui ne sait pas vivre dans drogue. La case du mec qui sert à rien. Récemment, on t'a même mis dans la case du mec qui faut sauver. Ils t'ont pris pour Willy ? Tu n'as rien d'une baleine, enfin pas aux dernières nouvelles. T'es encore moins le soldat Ryan, alors leur aide, t'en as pas besoin. T'en as jamais eu besoin, pourquoi ça changerait aujourd'hui ? Ce qu'il te faut, c'est ce qui se trouve sûrement dans ses poches. Pourquoi es-tu si sûr de toi ? Parce qu'il s'agit de Jules, ce n'est pas n'importe qui. Pendant des années, il a été ton meilleur dealer. Le seul qui connaisse des tes envies, tes attentes. Il a su te faire planer à dix milles lieux d'ici. Alors oui, tu sais qu'il doit avoir un truc dans ses poches. Le destin ou autre connerie du genre ne l'aurait pas mis sur ta route sinon. Il est là devant toi, tremblant, voguant, tel un zombie. Un zombie qui t’attire et que tu envies. Bon sang que tu as besoin de ressentir ses vibres. Clairement tu t'en fous des répercutions, tu t'en es jamais soucié, ça ne va pas changer aujourd'hui. Ce n'est pas parce que tu sors du centre, d'une cure qui n'a servi à rien, que tu es calmé. Tes veines s'activent en toi. Tout est hors contrôle. Tu trépignes à l'idée de pouvoir renifler ce quelque chose. Ce besoin qui grandit au fond de toi. Ce gouffre qui ne demande qu'à être agrandit. Oh oui tu en as besoin. Tu ne demandes que ça. Les formalités sont justes bonnes à amener la conversation là où elle doit arriver : tu veux ou tu veux pas. Bien sûr que tu veux. Lui. Ses substances. Tu prends tout. Là maintenant, tu n'es pas difficile. Qu'on t'injecte un truc. N'importe quoi, du moment que tu puisses à ton tour planer. Ressentir ses effets. Vibrer en fonction de ce qui t'entoures. Alors oui à ce moment précis, tu oublies son existence, tu oublies que tu dois le retrouver. Qu'il va sûrement se demander où tu es. A ce moment précis, tu penses qu'à une chose : « T'as quoi d'bon ? » Ton regard dans le sien. Il comprend ton message, il ne faut pas sortir de saint cire pour ne pas comprendre. Combien de fois lui as-tu dit ces mots ? Trop et pas assez à la fois. Parce que dans le fond, tu t'en fous royal de sa motivation pour revenir. Personnel ou professionnel à quoi bon ? Du moment qu'il est là. Tu te fous de tout, sauf de ce que peux contenir ses moches. Reniflant tu attends. Patiemment si on veut. Tu sais que ta patience sera récompensée. Le besoin prime avant le reste. Tête baisser tu fonces, l'idée a émergé en toi. L'envie a pris possession de ton corps. Ce manque présent constamment. Tes yeux ne le quittent pas, il sort un petit sachet. L'agitant sous tes yeux. Tel un chien, tu suis ce qu'il te montre, tel une balle. Fixant, prenant à nouveau une taffe. Sentant ton bonheur se rapprocher. Le manque te consume de plus en plus. Tu ne penses à rien d'autre que ce qui se trouve dans ce petit sache. Ces quelques grains de poussières qui vont être balayés en trente secondes à peine. Ce rien qui te fait du bien. Ce tout qui te remplit en même temps. Oh oui t'en as besoin. Ton cerveau est off. Plus rien ne compte. Pas même le vibrement dans ta poche te fait sortir de cette transe. Jules est presque invisible à tes yeux. Il n'y a juste que ce petit sachet et toi. Il te dit des choses, à peine tu l'écoutes. Tu es bien trop concentré sur ce qui se présente à toi. Il l'agite, comme on agite un os ou un jouet au chien. Stoïque tu es. L'attente se fait grandir. Plus quelques secondes, qui se transforment en minutes, mais qui ne toucheront pas l'heure. Oh que non. Son prix ? Tu t'en fous, tu n'as rien sur toi, mais tu t'en fous. T'en as besoin. Ta main entre en contact avec ce petit truc. Il cause toujours, mais t'écoutes rien. De le sentir entre tes doigts, c'est une chaleur qui grandit en toi. Parce qu'à ce moment précis, t'as l'impression d'être Gollum avec son anneaux, en plus sexy certes, mais l'obsession reste la même. Est-ce que tu veux goûter ? Tu te fais pas prier. Il n'a pas besoin de t'aider. Tes narines connaissent la manœuvre et le chemin vers le paradis. Qu'importe ce qu'il te dit, toute façon il plane et tu ne vas pas tarder à le rejoindre … cinq .. quatre … trois .. deux … un …
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptyLun 12 Nov - 21:19


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Une journée comme les autres. Sans événement particulier. Chiante au possible. Tu as vu ton père. Tu as fui le bureau. Pour le nombre de fois où tu t’es excusé sans raison valable, tu te dis que si tu ne bossais pas pour lui, tu aurais déjà été viré depuis longtemps. D’un autre côté, s’il n’était pas là, tu n’aurais pas de raison de te tirer au beau milieu de la journée. Tu soupires en te massant le front. Tu ne comprends pas pourquoi il ressent le besoin d’avoir une vraie conversation avec toi. Et pourtant, il essaye. Il essaye vraiment. Et ça te rend dingue. Ça te rend dingue car tu ne sais pas où il veut en venir. Parce que c’est ton père et que, comme toi, il a toujours quelque chose derrière la tête. Alors ses efforts te foutent la trouille. Tu as peur qu’il te roule, qu’il t’humilie. Tu n’es pas là pour te sentir faible. Si tu as accepté ce job, c’est pour lui montrer que tu vaux mieux que lui. Que tu es meilleur que lui. Tu jettes un coup d’œil à ta montre. « Bon sang, qu’est-ce qu’il fout encore… » souffles-tu, parlant bien évidement de Ben. Ton meilleur ami que tu attends depuis plus d’une demi-heure maintenant. Bien que tu n’aies jamais aimé attendre, tu as toujours su te montrer patient. Mais pas avec Ben. Avec Ben, c’est différent. Surtout depuis qu’il est sorti de désintox. Parce que maintenant, tu as pris cette fâcheuse habitude de t’inquiéter pour lui. Tu ne sais pas d’où ça vient et, bien sûr, ça t’agace. Ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’il sortait de désintox, ça ne change rien pour toi. Alors pourquoi est-ce que tu ressens le besoin de t’inquiéter pour lui. Comme là, alors que tu l’appelles et qu’il ne te répond pas ? « Merde. » C’en est trop. Tu t’écartes de la fenêtre, poses ton verre sur le comptoir de la cuisine et te diriges vers la porte d’entrée. En passant, tu attrapes ta veste et tes clés. Te voilà sorti, à faire le chemin inverse à celui que Ben aurait dû emprunter dans l’espoir de peut-être tomber sur lui. Clairement, cette nouvelle manie que tu as t’emmerde. Tu n’aimes pas te dire que tu es subitement devenu un mec responsable. Non, mais sérieusement, faut te réveiller ! Charles King est tout sauf un mec mature ! C’est ce que tu te répètes sans cesse. Tu essayes de t’en persuader, mais ça ne marche pas vraiment du feu de dieu.

Une main dans la poche, l’autre portant une clope à tes lèvres. Tu tires dessus comme si quelqu’un allait subitement te l’enlever. Ton pas est rapide, ton regard à l’affut. Tu as vraiment l’impression d’avoir mieux à foutre que de te balader dans les rues de Wauwatosa à la recherche de Ben. Ça ne serait pas Ben, tu lui en voudrais surement de t’amener à sortir de chez toi. Quoi qu’encore une fois, si ce n’était pas Ben, tu n’aurais pas pris la peine de mettre les pieds dehors. C’est finalement en t’approchant d’Eastwatosa que tu aperçois deux silhouettes, dont une que tu reconnaitrais entre mille. Tu l’as trouvé. Tu te sens légèrement soulagé. Comme si on t’avait allégé d’un poids. Seulement, ce sentiment n’est que de courte durée, car en t’approchant, tu réalises que la deuxième silhouette, l’autre type, n’est autre que Jules Barnes. Ancien dealer - ou peut-être l’est-il toujours ? Honnêtement, tu n’en as strictement rien à foutre. Tu tires une dernière taffe sur ta clope avant de la jeter sur le béton et de la piétiner négligemment. Les mains dans les poches de ton manteau, tu t’approches des deux hommes. Un simple coup d’œil à Ben te suffit pour comprendre qu’il est totalement défoncé. « C’est ça qu’tu foutais ? Putain, t’abuses. » Tu gardes tes distances avec lui, réalisant rapidement que cette situation t’énerve. Et ce n’est pas simplement parce qu’il est en compagnie de Jules. Ce qui t’énerve, c’est qu’il soit défoncé. Depuis quand est-ce que ça t’énerve ça ? D’habitude, tu es le premier à le suivre dans ses conneries. Eh bien pas aujourd’hui visiblement. Comme quoi, tu as peut-être vraiment gagné en maturité. Et autant, ça t’emmerde, autant ce n’est pas ce qui t’emmerde le plus. Il a choisi la drogue plutôt que toi. C’est une façon assez simpliste de voir les choses, mais sur le moment, c’est comme ça que tu le prends. Tu soupires. « Jules. » salues-tu le jeune homme froidement. Tu ne sais pas depuis combien de temps tu n’as pas vu sa tête de con, mais une chose est sûre, c’est qu’elle ne t’avait pas manquée. Tu n’aurais jamais cru que tu pourrais détester autant ce type. Ou plutôt, tu ne pensais pas qu’il serait possible que tu le méprises davantage un jour. Et pourtant, ce jour est arrivé. « Tu lui as filé quoi ? » Parce que oui, tu n’es pas complètement stupide. Tu sais bien que Ben n’est pas tombé sur de la drogue comme par magie. La magie, c’est bien mignon, mais t’y crois pas. Toujours les mains dans les poches, tu reportes ton attention sur ton meilleur ami qui semble prendre le pied du siècle. Ça ne te donne même pas envie. En vérité, ça te dégoute. Mais ça, tu ne l’admettras pas.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptyJeu 15 Nov - 21:38


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Le froid du bitume, te permet de rester un brin dans la réalité. Sauf que ce n'est qu'une illusion. Le froid, glacé, givré te parcourt l'épine dorsal. T'es effrayé. T'as froid. T'as envie de te blottir dans ses bras. T'as envie de revenir à ce petit cocon, ce lit, cette chaleur. Lui. Sauf que non, tu sens ton corps couler, un peu plus vers le fond. Ce fond noir, mais brillant en même temps. Tu ne comprends rien. Cette sensation, ça fait un baille que tu ne l'as pas ressenti. T'as cru un instant que tu la ressentirais plus. Pourtant elle est là. Elle s'agite en toi. La tête hors de l'eau. Le corps trempé. Tu fixes ces points lumineux. Tous tes sens sont aux aguets. T'attends, comme un con, un signe, un mouvement. Tu tentes d'attraper quelque chose, cette chose, ce truc. Cette silhouette qui s'avance vers toi, cette pair d'yeux. Puis d'un coup, t'es balancé contre un melting-pot de couleur. Tout t'apparaît si fluorescent. L'espace d'après tu te sens dans un de ces flasmob, tout bouge et toi t'es au centre de l'action. Les yeux éclatés, le sourire nié, tu dois sans doute rigoler. T'as conscience de rien. Parce que la réalité, ça fait bien longtemps que tu l'as quitté. T'as tout largué en plantant ton nez contre ta main. Sentant cette poudre s'infiltrer dans chaque partie de ton corps. T'as choisi cette envie, tu l'as choisi elle, sans penser aux conséquences. T'es sûrement qu'un pauvre con dépendant. Sauf qu'à ce moment précis, t'en as besoin, t'es bien trop idiot pour comprendre les enjeux que ça va te coûter. T'as juste besoin de revenir vers ce que tu connais, ce qui t'animes. T'as besoin de te sentir vivant, existant. Alors si pour ça, il faut que tu plaques tes narines encore sur ta main, que tu t'enfiles un autre raille. Tu le feras, encore et encore. Jusqu'à que ce petit truc en toi s'illumine. Il va briller, le temps de quelques minutes, qui te donneront l'impression que c'est des heures. Sauf qu'en réalité ces minutes ne seront que des secondes. Ta vie, t'es en train de la perdre. T'en sais encore rien. Tu rigoles, tel un abrutit, parce que c'est ce que t'es. C'est ce que tu as toujours été. Les centres ne peuvent rien pour toi. Y a qu'une personne qui pourrait quelque chose, mais t'es bien trop con pour te rendre compte de ça. Percuter que ton envie est là depuis bien des années. Que tu as juste enfoui ça en toi, comme son absence, comme ce manque. Parce que c'est plus facile ainsi et puis qu'tu ne connais que ça. La souffrance et le manque. Alors ouais tu te complais dans ces quelques grains. Tu exaltes d'être loin. En ce moment, t'as l'impression d'être dans un clip ultra psychédélique. T'as l'impression d'être ce doctor, celui des comics, le fameux Strange. Celui qui découvre d'autre univers. Ouais parce que gamin ça te plaisait de lui piquer ses bds. Parce que c'était comme ça, ce qui est à lui est à toi et inversement. Tu ressens des sensations que tu avais oublié. Tu te diriges vers des lieux inconnu. L'impression de ne plus être dans ton corps. D'être ailleurs et d'être bien. Oh oui bon sang que t'es bien. Tu réalises pas tout ce qui se passe autour de toi, dont sa présence à quelques pas de toi. Il t'apparaît comme loin, très loin. T'es bien trop heureux dans ce fantasme. Cette utopie. Ce rêve en couleur, cette sensation de bonheur. S'en est pitoyable quand on regarde bien ta vie. Tes moments de bonheur, tu les dois pour la plupart à cette poudre. A ce truc qui te tue à petit feu. Pitoyable et lamentable. Deux mots que ton paternel a souvent employé à ton égard. Et s'il avait raison dans l'fond ? Si tu n'étais juste que ça. Peut-être bien, t'en sais rien, tu t'es jamais posé la question, du moins vraiment. Parce qu'elle est déjà survenue dans ton esprit. Elle a frôlé ton système, mais n'est jamais resté. Parce que c'est ce qu'il aurait voulu et que lui donner ce plaisir : trop peu pour toi. Alors tu continues de rire à cette vision. A ce bonheur éphémère. Parce que t'es bien. T'as envie de rien d'autre, ou presque. Une chaleur parcourt ton corps. Ce n'est pas toi. Baissant un peu les visions. Tentant de retrouver un peu de lucidité et de revenir dans ce réel. Ce réel qui te dérange, qui t'effraie par moment … ce réel qui te donne des frissons. Cette envie qui te parcourt. Une main. Pas la tienne, ou alors tu es doué. Une odeur guère déplaisante, mais pas la sienne. Tout te ramène à lui. Encore et toujours lui. Limite une obsession et cette obsession te dérange. T'as pas l'impression que c'était ainsi avant. Encore ce mot. Cet avant que tu ne reconnais plus. Tout est différent. Tout est étrange et t'aimes pas ça. T'as peur. Ouais, t'as peur, mais tu le diras pas. Parce que ça serait honteux de dire que t'as peur. Ça ne serait pas toi. Ça irait à l'encontre de la carapace que tu t'es forgé. Ça irait à l'opposé de ce que tu es au quotidien… Raclant ta gorge. Renvoyant cette idée dans les trépas de ton système cérébrale. Qu'elle y reste. Qu'elle chute dans une course contre l'angoisse et l'adrénaline. Qu'elle s'y perde. Tu ne veux pas la ressentir. Pas ce soir. Pas là. T'essaie de fixer ton regard, vers cette main. Ce qui est presque peine perdu. Tu planes trop pour rester conscient dix secondes. Une éternité pour toi.Pourtant t'essaies. A vrai dire, tu luttes et tu abandonnes à nouveau. Ton sourire éclate, t'as l'impression que ta voix se brise. Un peu comme ce verre que tu as brisé quelques jours plus tôt. Elle se brise dans un murmure de joie. T'es bien. Trop bien.

A ce moment précis, on pourrait faire ce qu'on veut de toi. Ton corps est mou, tu ne ressens rien ou presque. Cette main tu l'as ressenti. Cette odeur aussi. Et puis ne parlons pas de cette envie. Tu pourrais bander, rien qu'en pensant à lui. Tu pourrais, si t'avais les capacités. Ce qui n'est pas le cas. T'es pas en état de faire quoique ce soit de potable avec ton corps. T'es bien trop lent. Bien trop ancré dans ton rêve. Il te prend de partout. Ton intérieur va bientôt exploser sur le sol, mais tu t'en fous. T'es bien. Trop longtemps que tu n'avais pas ressenti ça. Et puis ça. Ce ça, qui te fait voler, te remonte. Tu ne comprends pas ce qui se passe. Tu ne captes pas, qu'il est en train de te relever. Qu'il est là. Encore et toujours à t'aider. A te relever. Ses mains sur ton corps, ce tissu qui sépare sa peau contre la sienne. Cette envie qui revient, te brûlant de l'intérieur. Te tuant à petit à feu. Parce que t'es bien trop con pour comprendre qu'il a toujours été là. La preuve encore maintenant. Quand certains t'auraient laisser crever dans cette rue, tel Jules. Lui vient à ta rescousse. Parce qu'il n'a pas l'air de vouloir planer avec toi, mais ça tu captes pas. Oh que non. Là tu es loin de te douter des représailles de ce geste. Tes jambes s'actionnent, tu te demandes comment. Retrouvant petit à petit, un repère dans cette réalité, dont tu n'as jamais vraiment trouvé ta place. Tes yeux s'agitent. Ton cœur s'accélère. T'as même l'impression qu'il est en train de sortir de ta cage thoracique. Posant ta main dessus. Te stoppant un instant. Réalisant que tout bouge autour de toi. Tu peux sentir des gouttes perlés sur ton front. T'es en train de crevé ? Et puis l'instant d'après tu t’esclaffes. Tendant ton visage vers ton sauveur. « Chuckyyyyy » tu tentes d'attraper son visage. T'as envie de serrer ses joues dans tes mains. Tu souris, bêtement, sûrement. Tu t'en fous de l'air que tu peux avoir et du reste. T'es encore mieux que tout à l'heure. Il est là. A côté de toi. Son odeur embaume tes narines. Un doux parfum. T'es loin de te douter de ce qu'il ressent, de ce qu'il laisse pas paraître. De ses poings qui sont fermés, de ses veines qui ressortent et probablement de sa colère. T'en sais rien. Tu souris juste en voyant son visage. Alors que ça fait déjà moment qu'il est là. Qu'il te tient. Toi, tu réalises sa présence que maintenant. Pauvre con. Tu tentes de t'approcher de lui. « tu sais de quoi j'ai envie... » dis-tu d'une façon.. étrange. Ta voix est semblable à ce surnom que tu as sorti quelques minutes plus tôt. Ton regard se perd sur son visage, flou un instant, intact l'instant d'après. T'aimerais bien qu'il arrête de bouger. Ou alors c'est toi. L'espace d'un instant, t'as l'impression d'être sur un bateau. Ce qui n'est pas le cas. T'essaies d'avancer pour te blottir contre lui. L'envie de sentir sa chaleur. T'essaie parce que tu nages un peu dans le vide. T'es loin de te douter, qu'il te repousse doucement. Qu'il s'échappe de toi. Tu piges quedal. T'es bien trop défoncé pour comprendre que tu perds complètement les pédales et que ce moment tu vas le payer. Que tu vas le regretter demain, ou pas. T'as juste envie de le sentir près de toi et puis ..
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptyDim 18 Nov - 22:28


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Des salutations forcées. Du mépris d’un côté, du foutage de gueule de l’autre. Tu ne peux t’empêcher de garder un œil sur Ben alors que Jules entreprends sa mission de toujours, celle de t’énerver le plus possible. Ça l’amuse, c’est comme ça, mais surtout, ça fonctionne. Toujours. Parce qu’avec ce type, tu as juste besoin de voir sa tronche pour avoir l’envie de la lui éclater. Ca a toujours été comme ça, ça ne changera pas. Tu écoutes à peine ce qu’il te répond. Dans le fond, ça n’a pas d’importance ce que Ben a pris. Le fait est qu’il l’a pris. Néanmoins, Jules sait comment attirer ton attention et cette soudaine proximité entre lui et Ben ne te plait pas. Tu le regardes passer son bras sous son tee-shirt alors que ta mâchoire se contracte et que ton poing se serre. Il n’y a pas de doute, tu lui exploserais bien la gueule à celui-là. Tu n’as d’ailleurs aucune idée de ce qui t’en empêche. Le fait est que tu ne fais rien. Tu te contentes de le regarder te provoquer en silence. Dans le fond, tu sais qu’il n’en a rien à faire de Ben, qu’il se comporte de la sorte uniquement pour te faire chier et qu’il aura vite fait de disparaitre. Il relâche Ben qui s’écroule sur le trottoir en rigolant comme un imbécile, puis il s’approche de toi pour te prévenir que tes chaussures risquent de ne pas rester propres bien longtemps. Tu le regardes droit dans les yeux, mais ne réponds pas. Tu attends qu’il s’en aille. Il te dépasse, te rentrant dans l’épaule au passage. Tu prends une grande inspiration. Il te faut beaucoup d’efforts pour ne pas réagir, mais tu tiens le bon bout. « A la prochaine, Charles. » Tu attends quelques secondes avant de relâcher progressivement tes muscles. « Pauv’ type. » lâches-tu avant de te tourner vers Ben, toujours hilare sur le sol.

Tu soupires en t’approchant de ton meilleur ami. Tu te penches pour attraper son bras et le passer par-dessus tes épaules. Tu le tires sur ses pieds, mais c’est à peine s’il tient debout. Il est tout mou. Encore moins maniable qu’une poupée gonflable. Tu considères rapidement tes options. L’embarquer chez toi ou le ramener chez lui. « Hey Woodroof ! » Il glousse, mais ne réagit pas plus que ça. Tu soupires. Il ne sera pas lucide avant demain midi - au moins - et demain, toi, tu bosses. Tu mets donc le cap sur sa baraque. Tu le traines pendant une centaine de mètres avant qu’il ne reprenne enfin possession de ses jambes. Tu lâches son bras tirant juste légèrement sur sa manche pour être sûr de ne pas le perdre en route. Au bout de dix bonnes minutes, il te saute presque dessus en criant : « Chuckyyyyy ». Tu lèves les yeux au ciel. Ca fait bien des années qu’il ne t’a pas appelé comme ça. « Tu t’réveilles enfin… » Tu ne trouves pas grand-chose à dire. A vrai dire, tu n’as pas envie de parler. Tu veux simplement le déposer chez lui sain et sauf. Ses mains s’agitent devant ton visage comme s’il essayait de l’attraper sans vraiment y arriver. Vous vous êtes arrêtés et tu le regardes un moment avant d’attraper ses poignets dans tes mains et de les plaquer contre son corps. « Tu sais de quoi j'ai envie... » te demande-t-il en tentant de s’approcher de toi. Instinctivement, tu tends légèrement ton bras pour le tenir à distance. Il ne se rend même pas compte qu’il se heurte encore et encore contre le dos de tes doigts. « De te défoncer encore un peu ? J’crois qu’t’en as pas sniffé assez. » Le ton de ta voix est mauvais, mais à tous les coups, il ne s’en rendra même pas compte. Rah bon sang, cette situation t’énerve ! Tu voulais simplement passer ta soirée avec lui. T’espérais juste qu’il n’y ait pas de drames en cours de route. Parce qu’on ne va pas se mentir, depuis qu’il est sorti de sa cure de désintox, vous les enchainez les drames tous les deux. Tu ne comprends pas pourquoi le fait de le voir dans cet état te rend dingue. Ce n’est pas comme si c’était la première fois. Quelque chose a changé. Quelque chose de gros, tu peux le sentir. Tu sais que ça vient de toi, mais tu n’es pas sûr d’en savoir plus. Certes, ta vie n’est plus tout à fait la même qu’avant, mais tes sentiments à son égard non plus. Et ça… Ça, c’est beaucoup trop difficile à gérer pour toi. Surtout dans des moments comme celui-ci. « Hey, dis-moi… t’en avais quelque chose à foutre d’notre soirée ? » tentes-tu sans réellement savoir si tu auras une réponse ou non. Tu abuses un peu du fait qu’il soit défoncé, tu n’aurais pas peur de l’avouer, cependant tu aurais vraiment la trouille de lui poser la vraie question qui te turlupine. Est-ce qu’il en a vraiment quelque chose à foutre de toi ? En temps normal, cette question, tu ne te la poses pas, parce que c’est totalement idiot. Seulement ce soir, il avait le choix entre toi et la drogue et il a choisi la drogue. Demain, il te dira surement qu’il avait prévu de venir te voir après, qu’il n’allait pas te planter, seulement tu sais mieux que personne qu’il ne t’aurait pas rejoint. Il serait resté sur son bout de trottoir jusqu’à ce que quelqu’un le vire de là le lendemain… Cette idée, elle te fait mal. Très mal. Tu soupires une nouvelle fois, cependant tu arrêtes d’essayer de le repousser. Tu l’attrapes sous ton bras et le tires vers toi. Ainsi, vous reprenez la marche en direction de chez lui.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptyMar 20 Nov - 15:16


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La balle est tirée. Plus de retour possible. T'es là en train de vagabonder dans l'air. Ce froid qui parcourt ton être. Qui t'aide à garder un pieds dans la réalité. Qui te ramène peu à peu à lui. Son contact qui est tout aussi froid. Sauf que t'es incapable de le voir. Incapable de le sentir. D'imaginer sa colère. D'imaginer qu'il t'en veut. Qu'il est blessé par ton geste. T'as fait le con, une fois de plus. T'as été trop loin. Un pas de trop. Cette descente aux enfers, ce besoin irrévocable d'y retourner. D'oublier tout ce qui t'entoure. Pourquoi ? Juste une dose de bonheur. Pitoyable. Voilà ce que tu es. Voilà ce qu'il t'a toujours dit. Parce que ce mot est ancré dans une partie de ton système. Nombre de fois ou tu t'es retrouvé recroqueviller sur toi même. Ressassent ses mots. Cette douleur qui t'habitait lorsqu'il était dans la pièce. Ce regard qui te tuait d'un coup. Cette balle que tu as de nouveau lancé ce soir. Cette vie que tu tentes de fuir. Parce que l'image de ce gamin recroquevillait dans un coin ça t'énerve. Tu ne veux plus y songer. Tu t'es juré de plus le revoir. Tu t'es juré que ça ne se reproduirait plus. T'as juste cessé qu'il est un impact sur toi. Et t'as trouvé ce truc. Cette poudre. Ce bonheur. Parce que l'espace d'un instant, tu oublies tout. Tu oublies ce manque. Tu oublies cette toxine qui te ronge de l'intérieur. Tu oublies même qui tu es. Tu planes. Et t'adores ça. Bon sang que tu adores ça.  Et t'en as redemandé. Encore. Toujours. Au point que tu ne peux plus concevoir une vie sans. Parce que t'es un accroc. T'as besoin de te sentir bien. Parce qu'à tes yeux, le bonheur c'est ça. C'est ça ta dose de bonheur. T'es juste trop aveugle pour ouvrir les yeux. Comprendre que le vrai bonheur se trouve sous tes yeux. Comprendre que tu t'enfonces au lieu de profiter de ce vrai bonheur. T'es juste trop con. Trop de haine en toi. Trop d'incompréhension. De non dit. Entre lui et toi. Et puis entre vous… Ce regard que tu captes enfin. Ce corps que t'essaies d'attraper. Nageant dans le vide. Ce soir t'as été lâche, mais tu le comprends pas. Tu le vois pas. Tu as déjà du mal à le voir lui. Lui tel qu'il est. Et non comme tu veux qu'il soit. Parce que ça te paraît plus facile ainsi. T'es perdu entre deux eaux. D'un côté tout s'agite autour de toi. Et d'un autre ça te paraît trop calme. Le réel et l'imagé. Tu sais pas où se trouve la vérité. Et s'il était dans ton imagé ? T'en sais rien. Sauf que t'as envie d'être près de lui. Comme cette nuit. La nuit de vos retrouvailles. Tout ces sentiments qui sont passés dans ton être. L'incompréhension qui a surtout régné dans ta tête. L'envie qui t'a pris de cours. Et t'as pas cédé. T'as rien fait. T'as été tout aussi lâche que ce soir. Tu as eu la trouille de tes gestes futur. Peur de ne rien contrôler. De tout perdre. Ou bien de tout gagner. T'en sais rien. Tu passes de la peur de crever à l’extase de le voir. Dans ta tête ça tourne, fuse, tout passe aussi vite que le TGV. Les idées se bousculent, laissant place à des nouvelles. Tu remarques même pas que tu es presque comme un chien. Il pourrait presque te tenir en laisse. Une scène des plus lamentable si on y regarde de près. Il t'aide sans t'aider. Te garde près de lui, en te repoussant. Tu vois quedal. Bien trop absent de cette réalité. Bien trop inconscient de tes gestes. De la faute que t'as commise. Le réveil fera mal, mais une fois plus tu n'y feras pas attention. Tu passeras outre ses mots. Tu agiras à ton gré, te convainc d'autre chose. Laissant de côté tes vrais envies. Oubliant ce qui t'effraies réellement. Tu agiras comme tu le fais toujours : te moquant de tout et de rien. Ne prenant pas la vie au sérieux. Sans te douter une minute qu'il est sérieux. La claque du réveil t'y a pas songé. Et bon sang qu'elle te fera mal …

« De te défoncer encore un peu ? J’crois qu’t’en as pas sniffé assez. » Tu heurtes à nouveau ce mur. Ce corps qui te fait envie. Cette main qui ne veut pas de toi. Cette âme que tu as blessé. Et tu continues encore et encore. Comme ci c'était un jeu. Sauf que ça n'en est pas un. Ton sourire s'agrandit. T'as rien entendu de ce qu'il vient de te dire. Enfin si, mais les mots ne se sont pas formulés de la même manière dans ta tête. Toi ce que tu as envie en ce moment, c'est lui. La peur, tu la ressens pas. Voilà ce que tu aimes encore plus dans ces petits moments. Parce qu'à ce moment précis, t'as peur de rien. Tu te sens conquérant. L'envie de prendre ce qui te fait le plus envie. Sauf que ce n'est pas réciproque. Et que tu perds vite ton idée. Tout se mélange dans ta tête. Un coup tu penses à ça et l'instant d'après tu es parti sur autre chose. Tu sens qu'on te tire. Te rapprochant d'une source de chaleur. Ta source de chaleur. Cette odeur qui te fait planer un peu plus. Une drogue différente aux autres. Une drogue meilleure et pourtant t'y as jamais goûté. « J'suis prêt ... » finis-tu par lâcher tout haut. Repensant à ce moment. Ce moment que vous avez partagé y a pas longtemps. Tu relèves ta tête. Titubant toujours. Ne remarquant même pas que tu es devant chez toi. Que tout va bientôt se terminer. Que tu lui as même pas répondu. Qu'à l'inverse de toi, il est pas bien. T'es qu'un égoïste sur son nuage. Tu sens que ses mains passent sur ton corps. T'aimes ça. « Doucement Mr l'agent, j'suis pas un homme facile ! Puis pas sûr que mon Chuck apprécie ! » Un coup dans le réel, un coup dans ton monde. Et dans ton rêve, ce n'est pas Chuck qui te fouille, mais un inconnu. Ce que tu peux être con. Il cherche juste la clef de chez toi. Il cherche juste à t'aider et toi ? Tu le repousses à ta manière. Parce que dans le fond, tu ne connais que ça. Tu sais pas dire ce que tu penses ou ressens. T'appuyant contre un mur, enfin ce que tu crois être un mur. Manquant de près de t'éclater contre le sol lorsqu'il ouvre la porte. Il te retient de justesse dans ta chute. Évitant aussi de faire un massacre dans la maison. Si ton paternel te voit ainsi, tu es bon pour la prison à nouveau. « Chuuuuut » fais-tu, imitant ce qu'il vient de te dire. Tu rigoles. Tu ne sais pas pourquoi tu dois te taire. T'as pas conscience du risque qu'il prend. Il n'aurait pas pu te hisser par la fenêtre. La chute était trop grande et il n'a préféré pas prendre ce risque. Parce qu'il tient vraiment à toi. Abrutit. Tu te rends même pas compte de la chance que tu as. Il te traîne jusqu'à ta chambre. Tu sens toujours cette chaleur près de toi. T'es qu'une poupée. Il pourrait faire ce qu'il veut de toi, mais il ne fait rien. Il t'aide juste. Il est juste parfait.. pour toi, mais ça encore tu le vois pas. Ton corps atterrie sur le lit. La tête la première dans l'oreiller. La douceur te réveille doucement. Ta main vole dans les airs. Le cherchant lui. T'as pas envie qu'il parte. « Reste … » ta voix est fébrile. Tu sais au fond d'toi, que si tu lui donnes pas une raison. Une vraie raison. Il le fera pas. Ce que tu tiens. Du moins ce que tu tentes de tenir est bien plus fort que toi et tu sens que ça va partir. Qu'il va partir. « J'ai b'soin d'toi... » dis-tu entre tes dents. Ces mots tu les as rarement prononcer. Voir presque jamais. Reconnaître que tu as besoin de quelqu'un ce n'est pas quelque chose que tu fais. Sauf que là t'es faible. Une partie dans ton monde, où tout est doux et une autre dans cette réalité. Cette réalité froide. « Chuck j'ai b'soin ... » faut-il vraiment que tu continues ? Tu sens un truc qui monte en toi. Ta gorge trahit ton émotion. Te rehaussant d'un coup. Est-ce la fin ? Si c'est le cas, t'as pas envie de crever sans qu'il s'en aille. Et finalement tu sens une main se poser sur la tienne. T'aidant à nouveau. Calmant d'un coup ta pression. Parce que c'est ce qu'il t'a toujours fait … mais ça t'es bien trop con pour t'en rendre compte. La baffe du réveil n'est à présent plus qu'un compte à rebours. La balle vient d'être tirée. Tu vas bientôt la recevoir … et ce soir t'as pas fait pas qu'une victime. Tu l'as aussi touché. Dans ton geste d'égoïste, t'as fait deux victimes… L'impact va laisser sa marque et pas qu'un peu..
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up (buck) Oh I'm going to mess this up (buck) EmptyVen 23 Nov - 18:24


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Tu finis par craquer et le tirer contre toi. Tu passes ton bras par-dessus ses épaules alors qu’il se loge dans le creux que tu lui offres si généreusement. Tu peux sentir la pression de son corps contre le tien, seulement si habituellement tu savourerais un tel contact, ce soir tu prends sur toi pour ne pas le repousser. Cette fâcheuse manie que tu as de fuir quand quelque chose te blesse, tu y résistes tant bien que mal. Parce que cette fois-ci, il s’agit de Ben. Ton Ben. Tu ne pensais pas que ce jour arriverait. Tu ne pensais pas qu’il pourrait te blesser comme ça… pas inconsciemment en tout cas. Cette douleur dans la poitrine, elle t’étouffe et tu ne désires qu’une seule chose : qu’elle s’en aille. « J'suis prêt ... » Tu lâches un soupire qu’il n’entend probablement pas. Tu n’es pas con - pas complètement. Tu n’as pas besoin d’un dessin pour comprendre de quoi il parle. Tu peux le lire dans sa voix, dans ses mots, dans son regard. Tu ne sais pas quoi penser. Tu ne veux pas y penser. Pas maintenant. Pas alors qu’il est dans cet état-là. Bon sang, ce que ça t’agace ! Peut-être qu’il a raison dans le fond, peut-être que tu as changé et que plus rien ne sera plus jamais comme avant entre vous. Tu ne toucheras sûrement plus jamais à la drogue dure. Tu ne profiteras peut-être plus jamais de l’argent de ton père. Tu ne seras peut-être plus en mesure de dissimuler ces sentiments qui te bouffent de l’intérieur depuis des années. Est-ce la fin de vous ? De votre amitié ? Non ! Tu refuses d’y penser. Tu refuses de l’envisager. Ça te détruirait. Tu as besoin de lui comme tu as toujours eu besoin de lui. Tu ne sais pas vivre sans lui. Pas vraiment. Pas pleinement. Il a toujours été là, il a toujours fait partie de toi. Même lorsqu’il était enfermé, il ne se passait pas une journée sans que tu ne penses à lui. Tu avais besoin de faire vivre son souvenir dans ton esprit. Tu avais besoin de l’imaginer à tes côtés pour ne pas te sentir vide… Tu ne sais pas comment vous allez surmonter tout ça. Tu ne sais pas ce que réserve demain. Mais une chose est sûre, tu n’abandonneras rien. Tu te battras pour ce que vous avez. Peu importe ce que c’est. Vous n’avez jamais eu besoin de mots pour définir cette relation que vous avez, et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer. Vous n’avez pas besoin de ça.

Vous arrivez finalement devant chez lui. Si le chemin lui a semblé court, toi, tu l’as trouvé interminable. Tu veux simplement que cette journée prenne fin. Tu l’éloignes de toi et le pousses doucement contre le mur pour pouvoir lui faire les poches. Tu as besoin de ses clés. « Doucement Mr l'agent, j'suis pas un homme facile ! Puis pas sûr que mon Chuck apprécie ! » Tu laisses échapper un nouveau sourire. Est-ce qu’il le fait exprès ? Tu en doutes, mais bon sang ce qu’il te fait subir ce soir. Tu peux sentir ton cœur se resserrer dans ta poitrine. Tu fermes les yeux quelques secondes et prends une grande inspiration après avoir trouvé ses clés, puis tu ouvres la porte. Il manque de se casser la gueule dans l’entrée, mais tu le rattrapes de justesse. Tu lui fais signe de ne pas faire de bruit, mais la seule chose qu’il arrive à faire c’est t’imiter et rigoler comme un imbécile. Tu lèves les yeux au ciel. Il ne réalise pas les risques que tu prends en le ramenant chez lui. Si son père ou son chien de garde se réveille et vous trouve alors que Ben est dans cet état, tu es un homme mort. Qu’importe ce que tu dises. Qu’importe que toi, tu sois sobre. Pour monsieur Woodroof, tu as toujours été la vilaine bête noire qui embarque son fils dans les pires vices. Pour sa défense, ton père pense la même chose de Ben… Un cercle vicieux. Mais quand bien même aurait-il raison, cette fois-ci, tu n’y es strictement pour rien. Tu aurais pu jouer la sureté et le ramener en utilisant ta porte d’entrée : sa fenêtre. Seulement, vu l’état de Ben, ce n’était même pas envisageable. Trop dangereux. Tu traines Ben jusqu’à sa chambre le plus silencieusement possible ce qui n’est clairement pas une mince affaire. Tu fermes la porte derrière vous puis allumes la lumière. Ben s’écroule sur son lit et tu restes planté, là comme ça, à le regarder l’espace de plusieurs secondes. Tu ne penses à rien, tu le regardes juste. Tu pourrais surement rester ainsi pendant des heures, seulement Ben te ramène finalement à la réalité. « Restes… » Tu sais qu’il le pense, que ce n’est pas juste la drogue qui parle, seulement tu n’en as pas envie. Tu veux juste rentrer chez toi, te foutre sous la douche et boire à en oublier cette soirée. « J'ai b'soin d'toi... » Cette phrase, tu ne l’as pas entendue souvent. Tu ne l’as pas prononcée souvent non plus. Elle réveille quelque chose en toi. Quelque chose que tu aimerais faire taire. Quelque chose… « Chuck j'ai b'soin... » Il se redresse d’un coup, tu peux voir la panique qui monte en lui et instinctivement, tu quittes l’entrée de sa chambre pour aller t’assoir sur le bord du lit. Tu poses une main sur la sienne et l’autre sur son épaule pour le forcer à se rallonger. Il se laisse faire et tu constates que ta présence l’apaise. Comme toujours. Tu fais glisser ta main de son épaule à son visage, dessinant ses traits du bout des doigts avant d’arranger brièvement ses cheveux collés à son front par la sueur. Bientôt il s’endort. Tu restes une bonne dizaine de minutes à ses côtés pour t’assurer qu’il dorme bien, puis tu ouvres la fenêtre et quittes la résidence Woodroof sans rencontre intempestive. Tu as eu de la chance… Vous avez eu de la chance… Cette fois-ci en tout cas.
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