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 Here we go again •• Majan

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MessageSujet: Here we go again •• Majan   Mer 24 Oct - 0:31


Mais quel con.
J’ai oublié l’adaptateur et tout est fermé ce soir. Je ne vais pas pouvoir recharger mon téléphone portable, qui a rendu l’âme au passage, parce que pénurie de batterie. Je ne peux pas prévenir Maya que je suis arrivé, donc l'effet de la surprise que j'ai préparé est raté. J’ai à peine posé le pied, descendant du bus à Wauwatosa que j’ai foncé direct vers un dîner parce que j’avais très faim et surtout ça m’aiderait à me reprendre un peu. Quand je suis entré, j’ai froncé les sourcils, assez étonné de l’ambiance que ce dîner dégageait. Il y avait du néon rose, bleus avec des serveuses qui circulent aisément dans leurs patins à roulettes. Au début, j’ai cru que c’était le manque de sommeil qui fait que j’ai l’impression de voir les serveuse en patins à roulettes avant de réaliser que je vois vraiment les serveuse en patin à roulettes. Je n’y croyais tellement pas que j’étais sur le point de prendre une photo avant de m’installer contre la banquette, puis je me suis souvenu que je n’avais plus de batterie sur mon téléphone. Je lâche un grognement et cherche du regard s’il y avait une prise USB. À mon plus grand malheur: non.

Bon relativisons. Je suis dans la ville de Maya, avec zéro batterie du téléphone. Avec une serveuse qui serait probablement capable de m’aider à trouver un hôtel. Dire que je voulais voir Maya à mon arrivée, je n’ai pas le choix de devoir repousser à demain. Ce constat me déçoit et j’ai été rapidement diverti par la serveuse qui demandait si j’avais choisi, j’ai été perturbé par la langue avant de me reprendre, choisir un burger sans me douter que j’allais regretter ce choix. Les États-Unis, c’est tout un autre monde. Rien à voir avec la France, encore moins la Serbie et ça me déstabilise encore plus. De plus, le voyage m’a assez fatigué, entre les décalages horaires… Il devrait être dans les 2h du matin à Paris, donc ce n’est pas étonnant que j’ai du mal à penser en Anglais, que mon cerveau est coincé entre le Français et le Serbe. Je n’ai pas eu le temps de manger jusqu’ici. Mais j’ai eu le temps de regarder autour de moi durant mon voyage. Les bus sont plus spacieux, les voitures sont d’autant plus grandes, les panneaux prennent une place, le code de la route n’a pas la même forme et surtout, ça parle Américain dans tous les sens. Tout est si grand par ici et je me demande si c’est la même chose pour la nourriture.

Je suis très tenté d’envoyer un message à Maya, pour lui dire que j’ai des raisons de croire que je suis tombé sur son dîner préféré. C’était une façon indirecte de lui dire que je suis vraiment là. Sauf que ben… Pas de batterie. Je soupire et passe la main dans les cheveux alors que j’attends mon repas. Je joins les deux mains derrière mon cou et ferme les yeux juste quelques secondes pour mieux me reprendre après. Je me redresse quand j’entends le bruit de la porte qui s’ouvre, je me fige à la silhouette que je n’ai pas eu de mal à reconnaître.

Maya.

Elle est habillée autrement, elle n’est plus dans la mode Parisienne. Je … Eh. Vu comment elle s’est installée à sa place sûrement favorite (je crois qu’elle m’en avait parlé un moment donné), elle ne m’a pas vu. Bon, ok, c’est la fin de la journée, elle a sûrement terminé les cours, elle a faim tout comme moi et peut-être qu’elle a passé une journée de merde. Dans tous les cas, elle ne m’a pas vu et malgré ma fatigue, je suis absolument sûr d’avoir vu Maya. Si je me trompe, je suis mal barré, mais il n’y aucune chance que ça arrive, sinon je peux lui demander si la non-Maya a un chargeur. Voilà. J’ai une excuse juste au cas où. Je laisse mes affaires sur la banquette. Je me dirige vers la place de Maya, j’arrive alors qu’elle est dos face à moi. Je pose la main sur l’épaule. « Maya ? »

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MessageSujet: Re: Here we go again •• Majan   Mer 24 Oct - 13:11



Il m’avait fallu peu de temps pour m’habituer à nouveau à vivre ici. Après tout, j’y avais vécu toute ma vie, revenir à une « vie normale » n’était pas une chose compliquée. J’avais retrouvé mes habitudes, mon café du matin que je prenais dans le petit café à côté de l’université, mes petits passages au Diner où j’avais l’habitude de travailler. Mes amis m’avaient attendu aussi, et on était mené à se voir aussi souvent que nous le faisions avant. Rien n’avait changé ici. Rien sauf moi. Il était indéniable que j’avais changé. Dans ma façon de me comporter, ma façon de voir les choses, ma façon de m’habiller. J’étais partie en France avec des idées bien arrêtées et une façon de voir la vie qui était bien arrêtée. En une année, je ne pouvais pas discuter le fait que tout cela n’était que de l’histoire ancienne. Bébé Maya était devenue femme. Bien trop rapidement si on écoutait mon père, mais si on l’écoute tout se passe beaucoup trop rapidement pour moi. J’allais bientôt passer mon examen pour devenir avocate et il trouvait déjà que c’était un trop grand pas en avant. Une des mauvaises choses qu’être la fille de Ryan Withaker apportaient. Ça et un mauvais caractère. Mais on s’y était tous fait, à ce côté-là.

Depuis que j’étais rentrée de Paris, je n’avais même pas eu le temps de me dire que la vie là-bas me manquait. Enfin, moins que je le pensais. A peine arrivée, je devais me faire à l’idée que mon père vivait maintenant avec ma belle-mère, ce qui avait été beaucoup moins compliqué que je l’avais prédit, je m’étais retrouvée dans une prise d’otage alors que j’avais juste envie de manger des chips à la crème et à l’oignon, j’avais vu un des meilleurs amis de mon père mourir devant mes yeux alors qu’un abruti avec un pistolet à eau m’avait cassé le poignet. Au milieu de ça, j’avais dû préparer mon entrée dans la dernière partie de mes études et jongler avec le fait que ma petite sœur sortait avec un abruti. Pourtant, le peu de temps que j’avais à m’accorder pour souffler, il était clair que mon esprit était ailleurs. Il n’arrivait pas une nuit sans même que je vois son visage. Que je sois dans ses bras. Le pull que j’avais réussi à lui piquer ne sentait plus son odeur depuis bien longtemps. Tous les garçons qui avait essayé leur charme sur moi n’avaient même pas réussi à avoir une once de mon intérêt. Je ne savais même plus si c’était moi qui m’accrochait à quelque chose que je n’aurais certainement plus jamais ou si j’étais devenue incroyablement difficile. Un mélange des deux, certainement. Il suffirait que je lui envoie un simple message après tout. Mais une partie de moi avait peur d’être rejetée. Maudis océan. Je déteste le Wisconsin.

Un simple petit repas au diner, comme on le faisait si souvent. On n’avait même plus besoin de dire ce qu’on allait commander, nos plats arrivaient directement sur notre table maintenant, preuve que nous venions ici certainement un peu trop souvent. Mais j’aimais tellement l’atmosphère du diner, cette petite ambiance chaleureuse et très enveloppante. J’y avais travaillé, j’en connaissais les moindres recoins. Mon milkshake arrivant, je sursautais lorsqu’une main se posa sur mon épaule. Cette voix. J’étais forcément en train de rêver. Ou d’halluciner totalement. Il ne pouvait pas être là. Il ne pouvait pas être aussi proche de moi, ici. Tournant la tête, mon cœur s’arrêta. Pour une hallucination, elle était sacrément violente. Ma réaction ne se fit pas attendre. Il me fallut approximativement une demie seconde pour me lever et lui sauter au cou. Aucune parole. Ma tête sans son cou, je fermais les yeux pour sentir son odeur. Je le tirais avec moi dans l’arrière-boutique ou je savais que personne ne nous dérangerait

«- Fabjan…. Pourquoi tu es là ? Ne crois pas que j’en suis pas absolument heureuse mais… » Je posais ma main sur sa joue pour la caresser. Ça paraissait irréel. Pourtant je le sentais. Sa chaleur sous mes doigts, la douceur de sa peau. Il était toujours aussi beau. «- Tu dois être tellement perdu ici... Pourquoi tu m’a pas envoyé de message ou même prévenu que tu venais ?» Oh que je voulais l’embrasser. Mais oh que je n’osais pas. En avais-je encore le droit ?


@Fabjan Klemens

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MessageSujet: Re: Here we go again •• Majan   Jeu 25 Oct - 15:21


Est-ce Maya ou son sosie ?
Je n’en savais pas trop sur le moment où je touchais son épaule. Mais à la seconde suivante, j’ai tout de suite su que c’était elle par sa réaction. Dans un premier temps, sous ma main, son épaule s’était tendu parce qu’elle n’attendait personne et a été surprise. Puis son épaule s’était détendu et elle ne s’est pas tout de suite retournée. Donc elle a reconnu ma voie, elle n’a pas agit comme aurait fait la demoiselle qui ne serait pas Maya. Je ne voyais pas son visage, mais je reconnaissais son sac. Je reconnaissais sa silhouette et je suis de plus en plus certain de ne pas m’être trompé. Elle avait mis du temps à prendre conscience de ma voix tandis que je mettais du temps à prendre conscience que je ne respirais plus. Sûrement dans la panique invisible à l’idée qu’elle soit probablement passé à autre chose, qu’elle ne s’attendait plus à me revoir.

J’ai seulement repris mon souffle quand je l’ai dans mes bras. Je n’ai rien dit, elle non plus. Que pouvait-on dire de toute manière ? Je l’avais dans mes bras et je la serrai contre moi de façon à qu’elle ne parte plus. Qu’on ne soit plus jamais éloigné l’un et l’autre aussi longtemps. Je retrouvais son parfum qui avait disparu depuis son départ, je mettais du temps à réaliser que je l’ai enfin retrouvée. On avait probablement pas la moindre idée pendant combien de temps on était comme ça, mais je fus le premier à la relâcher pour qu’elle retrouve les pieds au sol, que je la regarde enfin. J’ai du mal à réaliser que nous sommes aussi près l’un et l’autre maintenant, que l’océan ne nous séparaient plus pour de bon. 

On n’a pas dit un mot que nous allions à l’arrière boutique. Nous quittions les néons de couleur pour trouver la vraie lumière, on avait quitté les décors pour être seuls, à l’abri des regards. Je gardais sa main dans la mienne et esquisse un sourire mi-fatigué et mi-amusé à sa question. Même dans sa surprise, elle était toujours aussi belle que dans mes souvenirs. La surprise parlait pour elle et il y avait de quoi. « Je sais. Je me suis moi-même surpris à être ici, à Wauwatosa: mais je suis là pour te voir. » Même si ça impliquait que je monte dans l’avion pour la première fois, même si ça impliquait que je débarque dans un pays que je ne connaissais pas du tout. Maya sait très bien que je ne suis jamais venu ici, en Amérique. Je pose la main contre la sienne qui était sur ma joue. « Je voulais te faire la surprise et te prévenir de ma venue une fois que je serais dans le bus. Mais c’est à ce moment-là que j’ai remarqué que je n’avais plus de batterie et que les prises ne sont pas du tout les mêmes qu’en Europe… » Je hausse les sourcils avec un air exaspéré par cet oubli: comment ce que je peux être un idiot des fois. C’était le coup de l’émotion et le fait que j’ai voyagé un peu à la dernière minute qui fait que je n’étais pas si bien organisé que ça. Je pose mon front contre le sien, ma main sur sa joue, laissant la sienne sur la mienne. « Maya. » fis-je en caressant du bout de mon pouce sa joue, toujours aussi douce que dans mes souvenirs. « Ce qui importe le plus, c’est que je suis finalement là et qu’on s’est retrouvé. » Que nous sommes enfin là et que tout est réel. Ce n’était pas un rêve dans un bus ou une hallucination parce que je n’ai pas mangé. Non, c’était réel. Ce l’était encore plus quand je posais mes lèvres contre les siennes, ma main plongé dans ses cheveux. Je n’avais pas réfléchi, je n’ai pas pu me retenir parce que ça faisait trop longtemps mais d’un autre côté, je ne savais pas si j’en avais le droit après tout ce temps.

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MessageSujet: Re: Here we go again •• Majan   Jeu 25 Oct - 16:19




«- Te connaissant, tu as encore pris une décision à la dernière minutes sans réfléchir à tout ce que tu devais prendre. » dis-je dans un soupire. C’était certainement une des choses qui m’exaspérait le plus à propos de lui et pourtant je trouvais ça extrêmement attendrissant. «- Je dois avoir ce qu’il faut dans mon sac pour que tu recharge ton téléphone… Je n’arrive pas à croire que tu es là… »

Sentir ses lèvres contre les miennes était surprenant. Comme si j’avais oublié la sensation que c’était de sentir ses lèvres un peu gercées, sa barbe qui chatouille ma peau, le gout de sa langue. Je me surpris à sourire, posant mes bras autour de son cou avant de répondre à son baiser, le rendant plus intense. Mon cœur battait la chamade. J’avais presque oublié ce sentiment enivrant, tout ce qu’il était capable de me faire ressentir. Son odeur était fantastique, il fallait que je me rappelle de lui demander le parfait qu’il utilisait afin de m’en parfumer chaque jour. Me séparant de lu, je me collais le plus possible, voulant sentir chaque centimètre de sa peau contre la mienne. Puis, j’entendais son estomac faire du bruit, nous annonçant qu’il était temps de le remplir. Je me demandais depuis quand il n’avait pas mangé, mais ce petit bruit me fit rire. Il avait cette habitude d’oublier de s’alimenter lorsqu’il travaillait ou qu’il était totalement plongé dans son travail. J’adorais cuisiner pour lui lorsque nous habitions ensemble dans notre petit appartement à Paris, au moins, j’étais certaine qu’il mangeait.

«- Il semblerait que quelqu’un ait besoin d’un peu de nourriture… Je suppose que c’est à mon tour de te présenter ma petite ville et ses petits endroits. Comme tu l’a fait lorsque j’étais à Paris. »

Attrapant sa main à nouveau, je le tirais vers l’intérieur du restaurant pour prendre une table à deux, un peu à l’écart des autres. Il était hors de question que qui que ce soit nous dérange. Tout me semblait surréaliste. Voir Fabjan dans mon univers, je pensais tout cela impossible. Lorsque j’étais partie de Paris il y a quelque mois, j’étais certaine que je devais passer à autre chose et oublier la vie que je venais de vivre. Ce paradis qu’il avait réussi à créer pour nous deux. Une fois arrivé, je sortis le chargeur de mon sac avant de lui tendre afin qu’il puisse le charger, utilisant la prise électrique derrière lui. Il semblait découvrir un nouveau monde. C’était encore une fois terriblement attendrissant. En même temps, tout ce qu’il faisait me semblait être la chose la plus belle du monde. Maya, qu’es-tu devenue ?

«-Je te conseille le burger. Tout est énorme dans ce pays, va savoir pourquoi, mais Doug est capable de donner des parts qui ne te donne pas envie de t’arracher l’estomac à la moitié. Et ce sont des frites maisons, avec une mayonnaise absolument succulente.» Je lui souris, ne faisant que le regarder, voulant voir si quelque chose avait changé. Mais il était le même. Toujours aussi beau. Toujours aussi doux.  «-Du coup, où vas-tu dormir ? Et ton emploi ? Tu es vraiment d’une folie incommensurable, Fabjan…  Tu peux essayer de rejoindre la fac ici ! Notre professeur de droit du travail est enceinte et ils cherchent un remplaçant. Tu pourras voir mon pè… »

Le voilà le point noir dans le tableau, le nuage dans notre ciel que j’avais vu un peu trop bleu. Mon père. Il ne fallait pas qu’il sache. Pas tout de suite. Je ne savais même pas quelle réaction il allait avoir. J’allais avoir besoin d’Effie comme jamais avant. Soupirant, je pris la main de Fabjan, la caressant avec mon pouce. Il ne fallait pas y penser pour le moment. J’étais bien trop heureuse pour le moment.


@Fabjan Klemens Neutral

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MessageSujet: Re: Here we go again •• Majan   Sam 27 Oct - 18:50


Quand mes lèvres étaient posées sur les siennes, ma main s’enfonçait dans ses cheveux quand je sentais qu’elle ne me repoussait pas. Au contraire, on se retrouvait et on retrouvait les sensations qui nous paraissaient assez anodines à l’époque où nous étions encore à Paris. Maintenant, ce n’est pas la même chose, y a un peu une sensation de déjà-vu, mais y a cette sensation de nouveauté. On n’a jamais été séparés aussi longtemps comme ça, on se redécouvrait en même temps qu’on se retrouvait. J’avais oublié comment elle était capable de faire battre mon coeur à tout rompre, comment elle réveillait mes sens. J’avais presque tout oublié alors que je m’en souvenais. C’était impressionnant. Notre échange était plus passionné, collé l’un contre l’autre, adossé contre le mur de cette arrière-pièce. On était le parfait couple amoureux, cachés des yeux de tous. On avait arrêté pour se regarder, reprendre notre souffle. La tension était là, mais elle sera vite retombée par un bruit bien caractéristique, je le reconnaîtrais entre mille: mon estomac. A ce son, je pris un air blasé et soupire longuement. Je laisse retomber ma tête et lâcha un ricanement quand Maya se mit à rire, amusée par ce revirement de situation. Il y avait de quoi en effet. J’avais faim après un tel voyage. Je retrouvais son regard et gardais ce léger sourire au coin, je remettais la mèche de cheveu derrière l’oreille. “ Les rôles sont inversés maintenant, tu vas devoir faire la guide. Mais ça ne va pas être trop compliqué.” Contrairement à moi qui ne connaissait pas encore de tout de Paris. Je m’étais quand même pas trop mal débrouillé, à la faire rire sous mes commentaires complètement improvisés sur les lieux. Je me demandais si un jour elle viendrait en Serbie, découvrir le pays tellement différent de la France ou des Etats-Unis. Est-ce qu’elle rencontrera ma famille un jour ? Tout comme je risque de rencontrer la sienne maintenant que je suis dans sa ville natale ? Je ne pose pas la question parce que je sais que j’aurai la réponse, mais surtout: chaque chose en son temps. Déjà, je retrouve Maya, le reste je m’en fiche.

On retournait à l’intérieur du restaurant pour se trouver une table assez éloignée de tout public. J’en avais profité pour récupérer mes affaires que j’avais laissé à l’autre table, une valise et un sac en bandoulière. C’était tout ce que j’avais emporté, je ne suis pas très matérialiste en vrai, du moment que j’ai toujours mon vieil ordinateur. Je me suis installé en face de Maya et j’essaye de réaliser à quel point ce qui vient de m’arriver est totalement surréaliste: on est face l’un à l’autre pour la première fois depuis quatre mois et le plus fou, c’est que j’ai traversé l’océan, descendu la côte ouest pour la retrouver. Juste comme ça. C’est fou que l’amour me fait faire et comment Maya me fait changer, elle me transforme et je ne me rendais pas compte de cela auparavant. Je la remercie quand elle me donne le chargeur et regarde la prise avec un air un peu septique. Pourquoi personne n’a le même pouvoir d’électricité ? Je n’ai jamais compris cela d’ailleurs si c’est que c’est très chiant pour les voyageurs qui ne pensent pas aux adaptateurs. Au moins mon téléphone est en train de recharger et c’est parfait.

Plus elle me parle de burger, des frites, la mayonnaise… “ Je n’ai pratiquement pas mangé depuis ce midi… Donc ça devait être le matin à ce moment-là. Tu me donnes faim à décrire le burger avec les frites. Heureusement que c’est ce que j’ai commandé quand je suis arrivé.” fis-je avec un sourire, assez content de moi parce que j’ai bien fait d’écouter mon instinct. Enfin, si je souris, c’est surtout que je suis content et ai encore du mal à réaliser que je suis vraiment face à Maya. J’ai l’impression que ça faisait même longtemps que je n’ai pas souri comme ça. Je pourrais avoir l’air con, mais je m’en fiche. Dire qu’il y a un mois, je pensais que je serai obligé de tourner la page que ça me plaise ou non, seulement ça ne m’a pas du tout plu et j’ai décidé d’emmerder les contraintes de la distance. J’ai plutôt bien fait.

Où est-ce que j’allais dormir ? J’avais déjà la réponse. “Hôtel. J’ai vu qu’il y en avait un dans le coin” fis-je entre deux de ses questions. Hôtel dans un premier temps, puis je verrai pour la suite. Et mon emploi ? La Sorbonne ? J’hausse les épaules avec un air indifférent. ”Ce n’est qu’un emploi.” De toute manière j’avais un CDD, je n’allais pas rester indéfiniment. J’ai une folie incommensurable ? Cela, je suis bien au courant et ça m’amuse quand c’est Maya qui le dit. En revanche, j’écoute attentivement quand elle parle de la fac d’ici. J’allais montrer mon enthousiasme d’être à nouveau employé, malgré la démarche qui allait sûrement prendre du temps et être un casse tête avec cette histoire de visa. Par contre, la joie s’est vite éteint quand elle a évoqué son père.  “Maya ?” Je posais ma main sur son bras comme pour essayer de la faire revenir sur terre. Elle était partie quelques secondes et je me doutais bien ce qui se passe. Elle vit chez son père et sa belle-mère. Je suis conscient que notre différence d’âge allait être un problème, mais surtout le fait que j’étais son professeur auparavant et que j’allais prendre le risque de l’être à nouveau si je postulais dans sa fac. Elle attrape ma main, je ne dis rien sur le coup et lui souris un peu. Inutile de se dire qu’il ne faudrait pas en parler à son père. Qu’il fallait cacher comme on avait caché à la Sorbonne, mais la différence est que nous étions tous les deux à Paris, une ville plus grande que Wauwatosa, que nos familles y vivaient pas.  “ Personne n’est au courant pour nous de ton côté ?” De mon côté, il y a seulement ma grande soeur qui est au courant, je n’ai pas jugé bon de le dire à ma famille parce que je ne savais pas quelle serait leur réaction.

Je me redresse un peu, enlevant la main de celle de Maya quand la serveuse arriva avec nos commandes. Je suis assez surpris de voir que c’est assez grand, mais pas comme je l’avais imaginé. J’observe Maya avant de prendre les couverts pour manger après avoir commandé de l’eau. “J’ai entendu dire assez récemment qu’à la cantine, ils servent du coca au lieu de l’eau pour le déjeuner ?” Je fronce les sourcils n’ayant pas trop l’air d’y croire alors que je commence à manger les frites avec la mayonnaise. Je lâche une moue. “Ah oui.” Je prends une autre frite et désigne la mayonnaise avec le couteau. “говно. Elle est très bonne cette sauce.” fis-je avant d’attaquer le burger que je trouvais très bon. Mais qu’est ce que c’est bon. C’est grand, mais je m’en fiche, je pense pouvoir tout manger tellement j’ai faim. ” Je pourrai postuler à la fac en tant que remplaçant, c’est probablement possible. ça m’aidera à rester un peu plus longtemps ce que le visa tourisme me permet.” Seulement, je risque de croiser son père. J’hausse les épaules avec un air légèrement indifférent. “Je pourrai chercher un autre travail aussi, mes diplômes et mon CV me permettent de chercher un autre travail dans le droit, mais dans tous les cas, je peux rester pendant trois mois maximum”

@Maya Withaker

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MessageSujet: Re: Here we go again •• Majan   

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Here we go again •• Majan
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