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 we were born sick. & Alekseï

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MessageSujet: we were born sick. & Alekseï   Lun 22 Oct - 19:15


“we were born sick.” & Mal au cœur d’avoir vu ton père te regarder comme une moins que rien. Mal au cœur de voir ta sœur pleurer sous l’injustice persistante de sa vie. Quand viendras-tu me chercher, s’entêtait-elle de te demander comme si la solution était simple. Mal au cœur de voir ton petit-frère te regarder comme une étoile alors que tu te transformes en vermine. Mal au cœur de ne pas parvenir à être à la hauteur de tout ce que les gens attendent de toi. Mal au cœur de la vie qui t’enchaîne dans l’asphalte brûlante et qui te laisse pourrir sous les aiguilles. Mais surtout, mal au cœur de ce cocktail explosif ingéré par tes veines et ton système digestif dans cette soirée refroidie par les mois. Ton corps qui se glisse parmi les mains assoiffées, ton dernier repas qui menace de revoir la nuit. Tes cheveux se collaient sur la sueur sinuante de ton front alors que ta camisole semblait vouloir faire qu’un avec ton dos arqué. La musique se distordait dans tes oreilles au même point que la lumière miroitait psychédéliquement sur tes pupilles. L’humain devenait laid et l’univers serrait ton cœur, prêt à te faire subir une crise d’angoisse. Tu commençais à te faire petite, le monde se surélevait au-dessus de toi, tu manquais d’air. Alors que tes pieds semblaient se souder au plancher et que tes jambes ramollissaient dans la crainte, tu donnas un dernier effort soutenu d’une plainte lourde pour te faufiler hors de ce trou et chuter contre la porte. Dehors, au sol, un talon en moins et un manteau manquant, tu ne ressentais pas la douleur de tes genoux. La chaleur du club et la brûlure d’une honte t’empêchaient de ressentir le froid d’une nuit d’octobre. Tu restais là, les cheveux broussailleux couvrant ton visage malade alors que les futures victimes d’un monde de déchéance te contournaient pour franchir la porte. Malgré le poids imposant sur tes épaules, tu réussis à te relever sans manquer de tituber vers l’avant. Sautillant sur un talon, tu arrachas le second pour te stabiliser. Les lampadaires étaient menaçants et tu avais l’impression que toutes les paires d’yeux te jugeaient silencieusement. Leur silence était bruyant. C’est la paranoïa qui se créa des différentes substances illicites que tu avais absorbées. Et c’est quelques pas plus loin que cette pression vient te fouetter violemment alors que ton corps décida de s’aimanter au sol. Ton être voulait crier qu’on te laisse tranquille alors que tes mains écorchées te permirent de te redresser, simplement pour t'asseoir. Les jambes étendues dans la rue, tu regardais cette substance écarlate perlée sur tes genoux dénudés. Le froid parvient finalement à briser le mur infernal pour mordre avidement ton épiderme. Tu plaquas tes deux mains sur tes yeux, visiblement en pleure tandis que des tremblements prirent possession de ton corps. Tu ne cessais de murmurer des « non, non, non » en criant aux âmes sensibles de s’en aller, de t’abandonner, d’arrêter de te dévisager. Alors que personne ne passait près de toi. Tu étais seule, éloignée de ce qui faisait vivre ce quartier la nuit.
@Alekseï Morgan  
 
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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Ven 26 Oct - 15:13


( We were born sick  )
@KENZIE DYSART
Tes soirées se ressemblaient toutes, au final. Un p’tit quart d’heure pour mettre ton costume, avoir l’air clean, sérieux, le genre à pas faire de vague sans pour autant que ta crédibilité passe à la trappe. T’es ce sac à puces qu’on a ramassé sur le trottoir, un soir de castagne, à qui on a donné un bain sans pour autant que ça retire toute la crasse incrustée dans la fourrure, ni le sang séché sur les crocs. Et pourtant, tu sais que ta sécurité ne tient qu’à un fil, qu’au moindre faux pas, la rue te reprendra comme elle t’a trouvé. Alors tu suis les ordres sans discuter, tu mords quand on te dit d’attaquer, tu vas chercher la balle quand on la lance à l’autre bout du terrain, “assis, coucher, donnes la patte”, toutes ces conneries que tu appliques sans sourcilier. Au fond, t’avais ce feu qui ravageait ton esprit, les cendres de ton coeur salopaient tes organes et les larmes coulaient à l’intérieur, rouillaient tes engrenages, sabotaient tes circuits. C’était le bordel dans ta tête, c’était le bordel sur ton visage, les hématomes se disputaient au coin de ton oeil, tes cernes ravageaient ta face, les vaisseaux explosaient au coin de tes lèvres, un feu d’artifices à chaque fois que tes poings parlaient pour ton coeur. Mais t’as raison, Aleks, t’as raison de dire que c’est pas ta faute. T’as raison d’ignorer cette putain de petite voix, “Frappes-le”, “Regardes c’qu’il fait à cette meuf, c’est pas cool, il mérite qu’on lui montre ce que ça fait”, “Cognes, Aleks, Cognes !”. Tu sais pas dire non, tu sais pas, tu sais rien, alors tu laisses faire ton corps et même si ça pique, même si tes muscles surchauffent, même ta tête est sur le point d’exploser, même si t’as mal partout, tu continues, encore, encore, encore plus. T’as jamais goûté de drogues comme la violence. Ça te détruit, ça enchaîne les points de sutures, t’es qu’un clébard rapiécé mais qui s’en soucie ? Personne, toi le premier. Une priorité : Que la demoiselle soit en sécurité. Quelle qu’elle soit. Bonus, si le connard est salement amoché. Tu vivais pour le sourire des filles, tu vivais pour trouver un réconfort dans leur bonheur, qui te comblait, sans que tu saches trop comment. Tu maltraitais ton corps, ton coeur, juste pour une étincelle éphémère. Tu t’foutais dans la merde, tu faisais taire ta conscience, tu t’baignais dans les regards accusateurs des passants. C’est peut être pour ça que t’as pas pu faire comme eux, juste passer ton chemin, alors que la demoiselle se frotte au trottoir dans une danse douloureuse et maladroite. Ton service était terminé, t’avais plus à jouer les chiens de garde. Ta cravate se desserre alors que tes chaussures claquent silencieusement contre le bitume. Tu sors un mouchoir en papier de ta poche, accroupi devant la petite poupée mal en point. “Eh, calmes-toi, ça va aller. Tiens.”. T’espères que les constellations sur ta gueule la feront pas fuir, comme toutes les jolies blondes qui quittent ton lit tôt le matin sans prendre la peine de dire au revoir. Tu tends le mouchoir, avec ton regard innocent, ta voix cassée, tes lèvres abîmés qui s’étirent un peu pour s’habiller d’un semblant de sourire.

( Pando )

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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Dim 28 Oct - 2:08


“we were born sick.” & Ton cœur tambourinait avec une force qui te semblait anormale. Secouant ton corps, criant ta misère. Puis lentement, tu tentas de protéger ta frêle carcasse de tes jambes que tu collas tant bien que mal contre ton cœur. Tu voulais te recroqueviller, disparaître dans cette position fœtale qui te ferait retourner aux sources. Te volatiliser dans cette nuit fatidique entre les mains d’une marâtre honteuse. Savourer une vie différente, loin des vermines, des sanglots et des gémissements. Où ton organe vital n’aurait pas troqué ses fonctions pour une pierre fracturée. Où ton sang ne semblait pas grouiller dans tes veines comme le ferait un asticot avide de chair putréfiée. Ton mal se noyait dans ton inconscient, déraillé par un mélange de poudre d’étoile. Brillant, enivrant. Tu n’avais jamais vu autant de couleurs se succéder, te suppliant de les désirer, de les consumer sans faire leur connaissance. Sans te demander quel neurone qu’elles attaqueront avec un manque de remord barbaresque. Tu ne te vois pas, d’un œil externe. Cette princesse déchue, pieds nues, âme déployée et en peine, visage marqué de charbon, de perles naufragées sur des joues rosies par le combat des heures et des températures. Occupée à cogiter sur le déplacement du sang dans leurs circuits tordus, tu ne sens pas cette présence électrique qui venait s’arrêter près de toi, près de cette saleté. Tes ongles qui s’étaient reposés sur tes bras grattaient d’une atonie qui ne menaçait pas ton épiderme. Mais tu ressentais ce poison, circulant vers ton cœur, massacrant ta raison. Tu voulais arrêter ton cœur de pomper, de fonctionner, de te faire vivre et te faire souffrir, sans jamais cesser de pleurer dans le vide. Pleurer sans plus jamais t’en rendre compte. Des émotions putréfiées dans le temps. Le bourdonnement des insectes dans ton corps fit sa révérence pour laisser une voix forcée s’introduire au chaud contre tes tympans. Puis, tu ne parviens à lever rien d’autre que des yeux meurtris, suffoqués, mourants vers cet inconnu. Traduisant toutes les informations d’une hécatombe. Tous les faussés, les couleurs, les faux-croire et les mensonges qui s’étalaient sur ce visage aux allures si douces. Tu te suffis de lui lancer par la tête de s’en aller. Un « Va-t-en » drôlement ressenti, écrasés contre une paroi de dents serrés. Mais d’un geste peu naturel, nécessitant une force surhumaine pour un corps aussi tendu, tu agrippas le mouchoir de papier en évitant le contact de près. Sans l’apporter vers ton visage déconfit, tu logeas tes yeux dans le creux de ton bras en te mettant à sangloter de plus belle. Tu froissas ce nouvel objet maintenant en ta possession entre tes doigts, le collant à la paume de ta main maltraitée, sans jamais lâcher prise. Aveuglée par ton imbécillité, tu te remémorais seulement son sourire qui s’effaçait lentement dans ta mémoire. Dans un murmure incontrôlé tu le traitas de « Menteur », laissant ta voix se fondre dans un écho, ricocher entre vos deux corps accablés par la vie. Il ne lui suffit de rien dire pour que tu portes un jugement comme tel. Seulement agir. Alors que tu es la plus belle des menteuses. Inconsciemment, tu voulais parler pour qu’il t’écoute, qu’il ne se dérobe pas dans la nuit. Tu hoquetas, opprimée par une foulée d’émotions, une remontée de souffrance étouffante alors que tu joins tes mains au plus creux, entre tes seins, serrant le tissu de ton haut, sans jamais relâcher le mouchoir. Dans une plainte irréelle, imaginée, fabriquée par des substances plus fortes que ta conscience, tu agonisas dans ces mots « Arrache moi le cœur, il me tue. » Tu commençais à avoir du mal à respirer, pour seule raison la contraction de tout ton corps sur lui-même.
@Alekseï Morgan  
 
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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Ven 2 Nov - 23:15


( We were born sick  )
@KENZIE DYSART
L’avantage quand on passe son temps à raser les trottoirs, c’est qu’on a jamais peur de tomber dans le caniveau. Le museau est jamais très loin des mégots écrasés, des cadavres de chewing-gums, des emballages de capotes poussiéreux et surtout, des plus belles emmerdes. Mais t’es comme ça, t’attires la tempête, tu t’laisses porter par les bourrasques, tu craches des éclairs en bousillant tes poumons, t’as la peau qui s’arrache et finalement, c’est ton sang qui remplace l’averse qui s’échappe des nuages inquiétants. Tant de chaos autour de toi, et pourtant, il suffisait qu’une petite fissure dans le bitume attire ton attention pour que le calme s’installe dans ta tête. La fragilité des autres te rappelait la tienne, se glissait dans ton âme pour enlacer ton coeur. Et plus la créature était mal en point, moins t’arrivais à détourner les yeux. Alors tu la regardes, toute désarticulée, repliée sur elle-même, à cacher ses blessures, à laisser les mots s’emmêler dans un flot discontinue de paroles loufoques. Son rejet se brise dans sa gorge sans qu’il ne puisse t’atteindre. T’en as trop vu, des nanas comme elle, brisée et pourtant si farouche. Tu peux pas fermer les yeux, alors tu continues de la regarder, encore et encore, comme si elle était cette mystérieuse oeuvre d’Art trouvée dans une galerie inconnue. Cette beautée qui s’épanouit dans la douleur d’une coeur trop plein, tu n’as qu’une envie, tendre le bras pour atteindre la chaleur de cette souffrance, coincée entre les ronces d’une douleur devenue insupportable. C’est une de ses mèches dorées que tes doigts abîmées saisissent, frivole et un peu folle, tu l’écartes de ce visage blême pour mieux ancrer ton regard dans le sien. T’as les prunelles qui crépitent, le bleu électrique qui scintille devant cet air de bête effrayée. T’as l’impression de te voir dans cette lèvre tremblante, dans ce teint trop clair, ça t’arrache un espèce de sourire rassurant. “Pauvre petit coeur.” Il s’entendrait bien avec le tien, le myocarde meurtrier de la demoiselle en détresse. Après tout, le sien était un bourreau, le tien une victime. Ça faisait la paire. Tu finis par te redresser, tu tends une main rassurante. “Il faut désinfecter tes genoux. J’habite juste à côté. On pourra t’arracher le coeur après, si t’as toujours envie.”. T’étais définitivement pas le gars le plus clean au premier abord. Non, sérieux, Aleks, t’as l’air d’un genre de dealer psychotique qui enferme les nanas dans sa cave pour tresser leurs cheveux. Comment ça, c’est trop spécifique ?

( Pando )

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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Dim 4 Nov - 2:34


“we were born sick.” & Un souffle de glace qui vient paralyser le bout de tes doigts, dévorant avidement tes jointures et tes poignets. Un vent ne cessant de grimper dans ton corps, se transformant en une multitude de flocons enflammés. Un corps ankylosé dont l’âme brûlante ne cessait de vouloir s’abreuver d’une meilleure vie, de meilleures décisions. Un inconscient qui voulait s’accrocher au cou de l’individu, afin de se nourrir d’un contact sincère. Un fossé si grand creusé entre toi et les autres. Une relation de connexion, de réseau, d’argents et de pixels. Une relation morte dans une éjaculation précoce ou oubliée dans celle trop tardive. Disparue derrière un rideau noir, passée à la suivante. Tu ne peux pas fermer la fenêtre, tu ne peux pas passer à la vision d’un nouveau phallus anonyme, au visage hors-champs. C’est la réalité, pure et simple, défaite, tordue. T’avais cessé d’offrir au sol tes larmes salées, sans même t’en rendre compte. Le mouchoir encore froissé contre ton corps raide. T’avais tourné la mauvaise peinture qui se formait sur ton visage blême vers la possibilité d’une aide affligeante. Les néons en arrière-plan agressaient tes pupilles en scintillant dans une danse lascive, entraînant ton estomac dans ses mouvements variés. Ton corps balança délicatement sur le côté en tendant ta main vers la sienne. Tu n’étais pas en position d’argumenter, par simple aspect que ton corps restait cloué là, figé dans le temps et dans l’inconscient. Tes doigts effleurèrent ceux de cette silhouette floue et cassée, dans un prélude exaltant, mais clamsèrent vers le sol sans jamais s’arrêter complètement pour le laisser t’attraper. Le combat était sans fin en toi et les larmes eurent tôt fait de se transformer en gouttelette de sueur qui perlèrent comme des dizaines d’étoiles sur ton visage. Et alors que tu fanas contre le sol, ton dos rencontrant le bitume froid, tu murmuras dans la nuit. « Trop d’sang pour être un ange, qu’est-ce que t’es ?... » Une pulsion tressaillit dans ta poitrine dans une douleur vive, résultant en un visage crispé que tu couvris de ton bras mou. Les lampadaires te brûlaient les paupières, grisaillaient contre ta peau, creusaient ton ventre. Tu rejetas finalement le mouchoir près de ton visage, tes pieds nus grattant le sol jusqu’à coucher tes jambes droites. Tu te sentais calme, boulonnée contre la terre, auprès d’un être qui n’émanait rien d’autre qu’une présence réconfortante. Tu pouvais crever-là et tu serais heureuse, accompagnée d’un inconnu qui en quelques minutes avait prouvé qu’il était encore possible d’être humain, malgré la galaxie qui s’agrandissait sur son visage. T’aimais bien ces couleurs qui germaient sur ce fond laiteux, autour d’une paire de yeux intensive, dévorante. Pourtant, une panique crispa tes muscles et tu ne te voyais plus capable de remuer un centimètre d’épiderme. Ton cerveau comprimé par des vapeurs toxiques qui tardèrent à se dissiper te gardait prisonnière d’un poids écrasant, contre tes poumons et contre ton corps. Ta vue se combla de larmes une nouvelle fois alors que la gorge serrée t’avoua « J’peux plus bouger… » Tu hoquetas alors qu’une voix lointaine te suppliait de te calmer. T’essayais de garder le dessus sur tes esprits qui te venaient dans des éclats lucides incontrôlés et tu craignais progressivement de t’engouffrer dans une nouvelle attaque de panique. Pauvre petite fleur fanée. Aie crainte, un jour l’eau et la chaleur te sortira de ta torpeur. Faut juste t’accrocher.  
@Alekseï Morgan
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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Ven 9 Nov - 0:30


( We were born sick  )
@KENZIE DYSART
Quand tu avais quatre ans, les bonnes soeurs de l’orphelinat t’avais trouvé, pas loin de leur établissement, un jour de grosse neige. Un petit animal effrayé, la peau découverte, l’épiderme rougissante de honte face au froid assassin, les yeux qui dévoraient ton visage, les lèvres bleus, tremblantes, les larmes d’enfant gelées au coin de tes paupières. T’as aucun souvenirs de ce jour là et tout ce qui précède. Pourtant, quand tu la regardes, cette fleur délicate, frêle et froissée, fragilité qui fait battre ton coeur un peu plus fort, tu peux pas t’empêcher d’avoir cette nostalgie d’un temps que t’as presque oublié. C’était peut être parce que t’avais connu le fond du puit, l’ignorance, la faiblesse, peut être parce que t’étais ce gars qui savait pas d’où il venait, qui savait pas où il allait que tu pouvais pas t’empêcher de tendre la main aux poupées cassées. La question de la blonde tire un peu sur tes lèvres, les déforme pour former un autre sourire, sans vraiment que tu répondes, puis ta main saisit la sienne, t’as la voix qui vibre dans ta gorge. “T’as pas envie de savoir, croies-moi.”. Les doigts délicats de la rose fatiguée dispersent dans le creux de ta paume ardente de fines aiguilles de fraîcheur. Mais les flocons qu’elle tente de répondre contre ta peau fondent face au feu qui brûlent le bout de tes mains. Les couleurs sur ton visage ont beau inspirer les paysages enneigés de continents lointains, ton corps reste source de réconfort dès que le contact se fait. Et tu tires, fort mais pas trop, la main qui passe sur ses hanches pour la soutenir, visage face au sien, son bras contre tes épaules, tu étais la béquille qu’elle n’attendait peut être plus. Puis comme t’es un peu un romantique, un peu le genre de gars à tenir la portière quand les filles attendent que tu les prennes sauvagement dans les toilettes du Mcdo -c’est décidément pas ton genre mais tu le fais quand même parce que tu sais pas dire non-, comme tu regardes des Disney en rêvant d’être le Prince, t’as les doigts qui glissent derrière ses genoux, les pieds de la princesse s’envolent, tes muscles gonflent un peu mais elle a l’air si petite comme ça, entre tes bras. “T’inquiète pas. J’suis là.”. T’as les mots qui sortent tout seul, mais t’étais qui, pour parler comme ça ? Personne. Mais ce soir, t’as décidé d’être son prince, parce que si Cendrillon avait pas perdu sa pantoufle, que son gars avait pas décidé de la ramassé, la pauvre gamine serait toujours chez sa belle-mère à récurer les chiottes, ça, t’en es persuadé.

( Pando )

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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Ven 9 Nov - 1:25


“we were born sick.” & Ta chute sur terre dans une réalité immonde, étouffée dans l’épais brouillard d’un bonheur défunt, t’avait détruit les ailes. Tes plumes froissées, arrachées t’empêchaient de produire le coup d’aile ultime qui pouvait t’offrir un second souffle, un envol vers les lueurs d’un espoir, d’une main tendue, d’un soutient édifiant. Bloc de glace tenu trop longtemps près d’une source ardente, altérant les cellules souches d’eau pour remplir ton corps de tisons. Malgré les boulons qui serraient tes articulations, t’empêchant d’établir le moindre mouvement d’os, tu te pelotonnas contre ce brasier, sans craindre de t’embraser. Malgré ton corps comblé de pierre, tu ne t’es jamais sentie aussi légère. Malgré les démons qui dormaient sur tes épaules, t’avais l’impression de pouvoir finalement levé le menton. T’avais finalement la possibilité de découvrir ce faciès avec une minutie insoupçonnée. Tu laissas les mèches de blés rompre l’échange silencieux de vos regards tandis que l’extrémité encore glacial de tes doigts vient effleurer l’épiderme de l’ange déchu, t’attardant sur ses joues, tout près de ses yeux, médusé par ce chevalier terrassé qui refusait de rester au sol. « Pourquoi… » c’était le mot qui retentissait dans les fondations affaiblies de ton crâne. Sans arrêt. Comme un disque compact avec une égratignure trop profonde dans la surface. Les lèvres entre-ouvertes, étrangement concentrée sur ta tâche, tu redessinais ses sourcils foncés, te faufilant vers les délicates mèches de cheveux sur son crâne. Ton toucher termina sa chasse contre sa nuque alors que tu dissimulas un air doux dans un léger mouvement de la tête qui laissa la paille de ta tête prendre le dessus de ton visage. Mais ce moment de repos fut vain alors que les mains putréfiées de ton passé voulaient t’enfoncer dix pieds sous terre, de nouveau. Il y avait toute cette pesanteur qui semblait t’attirer vers le sol. C’était seulement la pression de l’atmosphère qui empêchait le contenu de ton estomac de rester dans leurs tuyaux. Confort devient malaise lorsque dans un élan démesuré tu te défis de ce pilier à ton bien-être pour remettre tes pieds meurtris au sol. Les genoux cassés, tu tiens difficilement debout, te retenant du bout d’une emprise sur le haut du preux. Ce mouvement brusque vient donner inévitablement le coup fatal à toute retenue alors qu’un balançant de ton corps vers l’avant vient laisser s’étaler au sol une ribambelle de couleurs. Tu te pliais un peu plus, à chaque seconde, les jambes molles et tremblantes, une main contre ton estomac. Retenir les cheveux, c’était le moindre de tes soucis alors que tu avais l’impression d’y laisser ton âme. Des éclaboussures de mauvaises décisions, d’abus de pommes empoisonnées tendus par la sorcière. T’as trop souvent mordue du mauvais côté. Tu t’es trop souvent laissé tenté par la pomme. Lorsque tu parviens finalement à respirer à grande goulée, une toux t’emprisonna dans ses griffes sans que tu ne puisses reprendre le contrôle.  
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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Sam 10 Nov - 19:10


( We were born sick  )
@KENZIE DYSART
Aleks, si tu ne fais pas attention, tu vas t’emballer, rien qu’en sentant ses boucles blondes chatouiller ton cou. Poupée de chiffon qui rafraîchit ta peau, innocence écorché qui émane de cette crinière dorée, tu pourrais même te risquer à y déposer de petits baisers si elle ne détalait pas aussi vite de la sécurité qu’offrait tes bras. Elle s’envole, elle titube et tu trouves que même dans cette démarche déstructurée, elle a une certaine élégance, un petit quelque chose que tu trouves touchant. Mais Aleks, faut que t’arrêtes de trouver des qualités dans les défauts de toutes les meufs bonnes que tu croises. Le fait est qu’elle arrange pas les choses quand elle se vide au milieu de cette ruelle. Comme quoi, les filles, ça vomit pas des paillettes comme les licornes. Tant pis, c’est pas ça qui va te faire peur. Tu t’approches sans trop te presser, puis tes doigts se mêlent à ses mèches emmêlées pour dégager ce visage tourné vers le sol. “Essaie de pas te vomir dessus.”. Une main qui maintient ses cheveux, une autre qui se pose dans son dos, comme une tentative de réconfort. T’étais qui, pour la juger ? Personne. Toi aussi, t’avais toutes les raisons d’être au fond du trou. Pourtant, tu t’étais accroché, t’avais changé, pas beaucoup mais un peu quand même. Il était jamais trop tard pour apprendre, de toutes façons. Quand la poupée est enfin vidée, tu passes son bras autour de tes épaules pour l’aider à se relever. “Tu voies l’immeuble, au bout de la rue ? J’habite là-bas. Plus que quelques pas, tu peux le faire.”. Sam devait être sortit, Minnie dormait peut être ? Sauf si elle passait la nuit ailleurs ? Peu importe, pour le moment, fallait s’occuper de la princesse en détresse. Alors tu la maintiens, ta main sur sa hanche, tu retiens ses faux pas, la traîne délicatement, sans la secouer, sans la bousculer et tes clefs se baladent dans le fond de ta poche. La porte d’entrée grincent un peu. En voyant les escaliers, t’as l’impression d’être un chevalier devant le dragon inquiétant. “Ok, ça risque d’être laborieux … Accroches-toi.”. Tu la reprends dans tes bras, l’air concentré, pas beaucoup de marches à monter, ça devrait le faire. Finalement, le parcours n’est pas aussi éprouvant, t’arrives facilement à l’appartement. Les pieds de la princesse retrouvent le sol sans que tu ne quittes ton rôle de béquille. La porte se referme doucement derrière vous, avec un peu de chance, tout se passera bien. Mais Aleks, c’est pas ton genre, de tout réussir, elle finira sûrement par sauter par la fenêtre. C’est pas ce qu’elles font toutes, après tout ?

( Pando )

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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Dim 11 Nov - 1:12


“we were born sick.” & T’avais peut-être nettoyé ton corps du venin, mais le poids dans ton estomac ne semblait pas se dégager. Encore une immense pierre callée entre deux organes. Le cœur qui te pend aux pieds, craché avec le reste. T’as plus de sensation. Tu te sens vidée, égarée, figée comme une brebis égarée devant deux faisceaux de lumières agressifs, mortels. T’as plus de vie dans le corps, t’as plus d’espoir dans l’âme. T’as l’impression de vouloir t’enivrer d’une bouteille d’un liquide écarlate pour goûter de nouveau quelque chose. Mais quand tu regardes devant toi, quand ton bras se ressert faiblement contre sa carrure, tu ressens quelque chose. Un étendu de chaleur qui se dégage du centre de ta poitrine et qui tente de revivifier ton mécanisme. Ça te fait peur, ça te faiblit. Ta concentration éprise de ces battements irréguliers, lorsque tes paupières rafraîchissent finalement tes yeux : tu te tenais déjà dans un lieu inconnu, calé contre son corps. Lorsque tes racines se plantèrent de nouveau au sol, tout le mal te percuta comme une vague inattendue et tu te tiens après le sauveur de ta nuit. Le sauveur de ton mal. Toi qui as toujours repoussé l’aide d’autrui depuis ta première respiration dans ce monde infâme et sordide. Tes bras contre sa nuque tiède, ton visage malmené contre son cou. Progressivement, tu deviens consciente de ton état, de ton arôme, de ta saleté et tu établis le premier pas stable de ta pitoyable soirée. Celui qui te fait reculer, qui t’éloignes de ce moment absurde de ta vie. Celui qui te fait abandonner son énergie, le feu qu’il dégage, le soutient qu’il t’amène. Tu cèdes à ce besoin de découvrir son corps, sa présence, sa peau. Tu désertes cette vitalité en laissant tes mains couler contre ses bras et lui tenir momentanément le bout des doigts, ton regard esseulé planté dans la profondeur du sien. Et la panique te prend au ventre, le creux s’évase en toi. Tu le lâches pour faire un tour sur toi-même, avec la gracieuseté d’une statue. Tu regardes devant toi, la respiration difficile. Tu mets un pied devant l’autre comme si tu retombais en enfance. Comme si tu devais réapprendre à vivre. Et cette tâche, cette simple possibilité t’angoissais. Elle te déchirait en deux. Et soudainement, la capacité d’accepter de l’aide te serra les cordes vocales, se posait en boule dans ton œsophage et tes genoux déjà meurtris rejoignirent le sol après que t’aie refusé la moindre approche du garçon. Tu te liquéfiais lorsqu’il te regardait, lorsqu’il était là. Tu perdais la conscience, tu te perdais dans ses mains. Ta fierté, jetée aux oubliettes. Tu courbas l’échine, les bras pliés contre toi. « J’y arrive pas. » T’étais si recroquevillé que t’arrivais à dégager rien d’autre qu’une sphère de misère. Tu faisais un pas de force, une chute de faiblesse. Tes mèches dorées se secouèrent dans un mouvement de négation. Tes esprits, ils revenaient au compte-goutte. Tes mains rencontrèrent le sol pour te projeter difficilement vers le haut, évachée sur tes jambes engourdies. Tu levas un regard contrarié, complètement blessé vers lui. Lui, ce baume discret qui étouffait tes voix. Celles qui ne cessaient de dire « J’ai pas besoin de ton aide.. ». T’avais le choix d’aller t’installer sur une matière plus délicate pour ton corps éreinté. Mais tu restas là, à quelques pas de l’entrée, au sol. T’avais plus envie de bouger, t’en avais plus la force. Tes bras se croisèrent contre ta poitrine, tes mains venant maintenir tes épaules frêles. Pourquoi, éloignée du vent, ton corps se refroidit. Tu cherchais à te resserrer contre toi-même pour éviter de laisser s’échapper la moindre lueur de chaleur. Même qu’inconsciemment, c’est dans de faibles va-et-vient que ton corps se mis à se balancer. Faible. Incapable. Tu voulais simplement qu’on te laisse crever dans ce coin. T’arrivais pas à t’accrocher. T’arrivais pas à te battre. T’arrivais à rien de bon. Si au moins tu pouvais faire quelque chose, une seule petite chose pour te dire que dans ce monde, tu as bel et bien servit à quelque chose, au lieu d’être la cause d’un malheur.    
@Alekseï Morgan
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MessageSujet: Re: we were born sick. & Alekseï   Lun 12 Nov - 17:30


( We were born sick  )
@KENZIE DYSART
Ton moment préféré, c’est celui-là. Quand tu rentrais et que l’appart était plongé dans cette ambiance sombre mais rassurante. Cocon de chaleur, empire du silence, l’agitation du petit matin est encore loin et la folie de minuit est déjà passée. Les portes des chambres restaient closes, présence ou non, un souffle serait à peine perceptible dans ce calme brûlant. La veste de ton costume glisse de tes épaules, va s’écraser sur le canapé alors que les premiers boutons de ta chemise s'éclipsent pour laisser respirer ta nuque. Tu jettes un regard dans sa direction, créature craintive, recroquevillée dans un coin du vestibule. Elle refuse de bouger, comme coincée dans une protestation, dans un rejet de ta personne. Tu avais l’habitude, après tout, que l’on refuse ta main aimante. Fierté ou méfiance, tu n’avais pas la tête de l’ange Gabrielle, tu devais l’avouer. Alors tu la regardes, mains plongées au fond de tes poches, sans un mot. Et ta silhouette s’éloigne, glisse entre les murs, disparaît de son champ de vision. Seuls tes pas résonnent sur les planches, grincement et tintement étranges les suivent. Réapparition divine, matériaux en mains, tu t’approches de la demoiselle sans plus de cérémonie. Les craquements de tes articulations accompagnent ton rabais, accroupie devant cette poupée désarticulée. Le nuage synthétique est humidifié d’alcool chirurgical, tes doigts chauds se posent sur ses genoux écorchés. “Attention, ça va piquer, un peu.”. Caresse acide, brûlure salvatrice, tes gestes sont doux, contrôlés, comme si tu avais fait ça toute ta vie. Alors que le sparadrap se colle délicatement à la peau blessée de la blonde, tu lèves tes yeux océan vers elle. “C’est quoi ton nom ? J’t’ai même pas demandé. Moi, c’est Aleks.”. Le brin de causette n’arrête pas l’opération, on entends le scratch du rouleau, le fer du ciseaux, ton souffle chaud. Mêmes gestes pour la deuxième jambe, douceur au bout des doigts du diablotin, qui pourrait croire en te voyant que tu étais bel et bien un bon samaritain ? Personne, Aleks. Personne. Petit sourire une fois les pansements posés, tu appuis tes coudes sur tes cuisses. “Et voilà. La salle de bain est par ici, si tu veux te rincer le visage.”. Tu te redresses pour disparaître de nouveau, dans la cuisine cette fois. Reste de vaisselles sales, machine à café, cartes postales des Morgan collées sur le réfrigérateur. Un placard qui grince, des verres qui s’entrechoquent, tu reviens vers elle un verre d’eau en main. “Tiens, bois de l’eau.”. Tu avais tant de gentillesse dissimulée dans cette attitude désinvolte. Qui pourrait croire qu’il fut un temps, ce verre aurait terminé dans la tête du dernier connard du pub du coin.

( Pando )


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