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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.

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MessageSujet: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyLun 22 Oct - 16:30


enough is enough.
eliovo
Tout allait mal, en ce moment. Enfin, pas tout. Une perte pour des retrouvailles. Des retrouvailles tristes, mais des retrouvailles quand même. J'étais content de retrouver ma soeur. Mais elle revenait parce qu'on venait de perdre notre mère. Pas vraiment des plus joyeux... Alors, j'étais un peu dans un sale état en ce moment. Je n'avais pas la tête à rire, mais je souriais quand même. Mes amis étaient plutôt compréhensifs et heureusement, sinon je resterais cloitré chez moi sans jamais bouger ni sortir. Mais... J'ai encore mes études à faire et ils ont raison, prendre l'air me fait du bien, penser à autre chose pour ne plus trop souffrir me fait du bien. Me concentrer sur mes études, sur mes cours, ça me fait beaucoup de bien. Alors, je m'étais laissé convaincre. Et puis, ma soeur était rentrée, j'avais pu profiter d'elle - enfin, profiter est un bien grand mot étant donné les circonstances - mais elle était déjà replongée dans son boulot. Et moi, dans mes études.

C'était un jour un peu banal, en fait. J'étais simplement fatigué et je montrais ces signes de faiblesse sans le contrôler. Mon sourire, ça se voyait qu'il était faux, à des kilomètres. Mais j'essayais quand même. Je sortais d'un cours, je traversais les couloirs en traînant des pieds, un soupir traversant mes lèvres alors que je m'apprêtais à sortir du campus. La seule envie que j'avais à ce moment-là, c'était de me rouler en boule dans mon lit et de dormir. Au moins de m'échapper à mes pensées. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était ces gars sans coeur qui me regardent toujours mal, me bousculent. Je pensais vraiment, j'avais du moins l'espoir, qu'ils me laissent tranquille en ce moment.

Espoir brisé la seconde d'après. Mon dos se heurte au mur, d'une violence à peine retenue, et lorsque mon regard se relève sur le visage de mon agresseur, je soupire encore. « Salut, Myers. Bah alors, ça va pas ? » Mes yeux se fixent sur le sol, je préfère les ignorer, jusqu'à ce qu'ils se lassent. Mais lui, il n'est pas de cet avis. Il attrape mes notes et les fout en l'air. Putain. C'était tout ce que je voulais pas. « Fais pas cette tête. T'es pas beau quand tu boudes, tu risques pas de m'exciter comme ça. » Ses singes derrière lui se marrent. Et je ne réagis pas. S'ils veulent me faire chier, qu'ils le fassent, si ça les détend. Mais qu'ils le fassent vite... « Qu'est-ce que tu veux ? » Je ne le vois pas de face mais du coin de l'oeil, j'aperçois son sourire. C'est bien, il s'amuse au moins. Allez, courage, dans une demi-heure, je suis chez moi.

« T'es mignon quand tu t'impatientes. » Je soupire de nouveau, je remonte un regard noir sur lui. Il veut clairement que je rentre dans son jeu et c'est bien ce que je compte faire. Si je me défends trop, il se lassera et ira harceler quelqu'un d'autre. Quelqu'un de plus faible... Qui ne saurait le supporter. je sens sa main sur mon épaule, brutalement le poids de mon sac me quitte et je fronce les sourcils. Il va un peu trop loin... « C'est bon, arrête, j'ai compris que tu m'aimais pas. » Il sourit de plus belle, je soupire de nouveau. « Mais si je t'aime bien, Myers. T'es marrant quand tu t'énerves. » Bon. Je veux rentrer chez moi.

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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyLun 22 Oct - 18:11

Les sales cons.
Ciel&Elivio

« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
Journée de merde, boulot de merde, étudiants de merde. Réellement, j’ai vraiment pas une gueule à rester ici, à faire les cours. Je me demande encore pourquoi je traîne dans les couloirs en observant tout autour de moi. J’ai des dossiers sous le bras, je peine à rester plus de deux minutes avec un élève parce qu’il me prend la tête à pas comprendre certaines choses, alors que c’est logique, et surtout, je compte pas répéter une deuxième fois. Est-ce que c’est pour ça que j’ai peu de monde dans mon cours ? Certainement, mais dans le fond, je m’en cogne toujours, le principal c’est de faire le programme et ensuite, je m’en contre fou. Est-ce que je suis pote avec les autres enseignants ? Je suis pas si vieux que ça, et j’ai pas envie de me pendre tout de suite, alors la réponse est très simple. Je rentre en cours, je termine, et je me casse chez moi. C’est aussi simple que ça. En grognant entre mes lippes, je termine cette conversation avec l’élève, il me dit que mon cours est intéressant, qu’il aime être là, et que mes cours l’ont aidés dans sa propre vie. Et bla-bla-bla. J’écoute à peine, je suis bien trop occupé à m’imaginer sur le canapé avec une bière, regardant une série à la con. Mais dès qu’il termine, je souris faiblement. Je le remercie pour ces paroles et je reprends vivement ma marche dans les couloirs. Je fourre ma phalange dans l’une de mes poches, et j’observe toujours autour de moi. Jusqu’à tomber sur un groupe de jeune qui emmerde un jeune homme. C’est pas mon affaire. Clairement, je m’en branle.
Mais, je sais que si on me voit là, en train de regarder, je peux vivement avoir des problèmes, et je crois que j’en ai assez comme ça. Alors, je soupire, fortement. Je m’approche de ma voiture pour mettre mes dossiers dans ma voiture avant de m’approcher de ce groupe. « Y a un problème ? » Ma voix est sèche, froide. Aucun sentiment et émotion. Je me préoccupe pas du gars, ni comment il irait terminer sans mon intervention. C’est juste que je tiens à ce boulot, et que je ne me vois pas recommencer à zéro. Raclant ma gorge, quand un des jeunes me répond qu’ils font rien. Comme si je les connaissais pas putain, ces têtes à claques sérieusement. « Ecoute, David. Si tu ne dégages pas dans les cinq secondes, je prends ta tête et je la met dans le casier, et le reste de tes potes, je les mettrais pardessus ta tête jusqu’à qu’ils chient sur toi. T’as compris ? » J’arque un sourcil, je mordille l’intérieur de ma joue avant de les voir partir en disant qu’ils avaient pas fini et tout le bordel, franchement, qu’est-ce que je m’en branle. « La prochaine fois, tu pourrais te défendre tout seul, j’ai pas le temps pour ce genre de bêtise, encore si on était au collège, mais là. » Je place mon regard sur toi, tu es pâle, tu as pourtant les yeux bleus. Les cheveux très clairs également. C’est étrange, je trouve ça limite perturbant de voir que quelqu’un pouvait être aussi clair. « Ils ont juste de la gueule, rien de très impressionnant. Ciel, c’est ça ? Enfin bref, rentre chez toi. » Je ne sais même pas si je dois partir ou si je dois rester ici comme un con.
Parce que dans le fond, j’ai pas encore que les autres reviennent.
Et dans un sens, c’est limite si je m’en fou encore une fois. Mais je préfère simplement mettre mes mains dans mes poches ressortir une clope que je glisse entre mes lippes en l’allumant rapidement. Je te regarde longuement, tu me semblais tellement jeune, et pourtant, si tu étais là, c’était que tu devais avoir l’âge, non ? Je passe le bout de ma langue sur mes lèvres, en continuant de fumer tranquillement.
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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyLun 22 Oct - 19:12


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eliovo
C'est dingue de voir qu'en une seule petite journée, on peut avoir autant de mauvaise humeur en soi. Autant avoir envie de rentrer pour se terrer dans son lit sans jamais en sortir. Avec mon moral à chier, j'avais vraiment hâte de rentrer. Je m'imaginais déjà être chez moi, en fait. A déguster un bon chocolat chaud bien réconfortant, à lire un bouquin, à jouer à un jeu vidéo... A dormir. Bien au chaud. Sans cette haleine fétide qui me prend à la gorge tellement elle est forte. Bon sang, mais quand aura-t-il donc fini avec moi ? Au moment où je commençais à désespérer, un prof arrive. Il prononce quelques mots, je soupire de soulagement. Je me dis que peut-être, il va les faire partir gentiment, que ce sera fini pour aujourd'hui, et que je pourrais rentrer chez moi plus vite. Cet endroit est devenu un enfer depuis le décès de ma mère. J'ai l'impression que la moindre chose devient un enfer sans elle, de toute façon. Que tout ça n'est qu'un foutu cauchemar et que je vais me réveiller bientôt. Pourtant...

Le prof, - M. Basini de mon souvenir - continue pourtant un peu plus violemment. Je grimace. Mais, pourquoi fait-il les choses comme ça ? Il ne se rend pas compte de ce que ses mots pourraient provoquer. Je me mets à avoir la haine, à perdre toute envie de me battre. Toute envie de revenir ici si c'est pour retrouver ce genre de personnes. Il aurait très bien pu passer son chemin, me laisser tranquille. Bordel, voilà que maintenant, mes bourreaux s'en vont en râlant. Je me laisse tomber au sol sur les genoux sans rien dire, de toute façon, je suis découragé. Je ramasse ma paperasse sans remercier le professeur - ce n'est pas parce qu'il m'a soi-disant sauvé que je dois le remercier puisque, de toute façon, il n'a fait qu'empirer les choses -, et sans même le regarder. J'allais me relever pour repartir mais ses mots d'ensuite me font l'effet d'une bombe. Voilà, il me tape sur le système. J'attrape mon sac à dos que je jette sur mon épaule, je me redresse et plante mon regard plus froids que jamais dans le sien. « Pardon ? Je... » Ah. Et en plus, il me coupe la parole. Il a retenu mon nom, je suis certain qu'il l'a prononcé dans le seul but de frimer. Ah, bon sang, ça m'énerve tellement que j'en ai mal au crâne...

Je pousse un plus grand soupir cette fois pour lui faire comprendre mon agacement. Sa fumée de cigarette m'arrache les bronches, et je me recule d'un pas pour l'éviter. « Vous vous sentez fiers de vous ? » Je le regarde le plus sérieusement du monde. Je ne sais pas trop pourquoi, mais qu'est-ce qu'il me tape sur le système ! Son attitude désinvolte me donne envie de lui écraser sa cigarette sur le visage. Oh bon sang, j'ai vraiment eu cette pensée ? « Vous n'auriez jamais dû les arrêter. Vous pensez avoir fait quelque chose de bien ? Bah vous vous trompez. Ils vont juste attaquer plus fort la prochaine fois. Ou pire, s'en prendre à quelqu'un d'autre. Bravo, hein. Je ne vous félicite pas. » Je passe une main sur mon visage en soupirant encore. Je remarque que je soupire beaucoup ces derniers temps. Que je me sens beaucoup trop souvent agacé. « La prochaine fois que vous voyez quelqu'un en difficultés, moi ou qui que ce soit d'autre, au lieu de jouer les héros désinvoltes, baissez le regard et occupez-vous de votre cul, ça nous fera des vacances. » Je tourne les talons la tête haute - enfin, pas trop quand même - en tentant de me détendre. Avec tout ça, mes poings se sont serrés de colère et j'ai fini par trembler comme une feuille. C'est pas bon quand je m'énerve... Vraiment pas. Je préfère balayer tout ça d'un revers de la main et penser au bon chocolat chaud plein de chantilly que je vais me faire en rentrant, pour le savourer enroulé dans mon plaid comme un sushi devant la télé.

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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyMer 24 Oct - 18:44

Les sales cons.
Ciel&Elivio

« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
Je suis quelqu’un qui a rapidement la flemme, surtout la flemme de débattre, de devoir aider quelqu’un, franchement. On m’a regardé ? J’ai déjà un look de flemmard, le genre de style qui veut clairement dire de pas m’emmerder, que je veux juste rentrer chez moi, mais à la place, je me retrouve ici, avec toi, un espèce de gamin qui arrivait pas à se débrouiller tout seul, mais par contre pour me gueuler dessus, étrangement, ça tu savais faire. « Par contre pour gueuler sur moi, tu te débrouilles bien. » J’arquais un sourcil, en croisant mes bras. Laissant ma clope s’éterniser entre mes lippes. C’est incroyable comment les jeunes pouvaient clairement m’énerver. Je me demandais si moi, à son âge j’avais été comme ça. Ouais, je parle comme un vieux, mais merde, il est à genoux en train de ramasser les feuilles, et j’ai clairement pas envie de l’aider. « Je peux pas baisser les yeux. Surtout si on me voit, je risque aussi pas mal d’embrouilles, et j’ai pas que ça à faire. » Je semblais énervé, mais je ne l’étais pourtant pas, c’est juste que j’avais juste envie de me barrer et d’aller boire un verre, sauf que je restais ainsi, à tes côtés, rejetant la fumée avant d’éteindre la fin de ma clope du bout de ma chaussure. Et là, on pouvait déjà entendre les jeunes, dire qu’ils allaient te suivre, te regardant du coin de l’œil, je mordillais l’intérieur de ma joue en levant les yeux au ciel. « Je te raccompagne. Pas besoin de me remercier, et pas besoin d’être à mes côtés, juste, je reste derrière toi. Non attends. » Je tournais mon regard vers ma voiture, est-ce que j’allais vraiment aller à pieds ? Chose que je ne faisais plus depuis bien longtemps. Je faisais mine de réfléchir, avant de prendre la clé de voiture et de jouer avec. T’observant du coin de l’œil. « Aller, viens, je te raccompagne en voiture, tu y seras bien plus vite. » Je savais que t’allais me suivre, surtout après les paroles du groupe de mecs. Je savais aussi que si ils venaient t’emmerder, j’allais devoir m’en occuper, et regarde-moi. Est-ce que j’ai l’air d’avoir envie ? Je fonce droit dans la voiture, t’ouvrant la portière avant de me glisser derrière le volant. Je démarre, ouvrant les fenêtres. « T’habites loin ? Et puis, je te passe mon numéro, tu pourras me mettre dans prof qui est un gros enculé, et tu m’appelles si tu as besoin que je vienne te chercher. » Pourquoi je venais de dire ça ? C’est insensé. Je secoue la tête de gauche à droite en priant que tu me dises non, même si dans le fond, je voulais juste te savoir en sécurité, va savoir, à partir du moment où j’ai pris ta défense, je me suis dit que ça pourrait être une bonne chose. Je mettais la radio, ou bien même reliant mon téléphone à la voiture pour mettre de la bonne musique. Enfant, si tu n’aimais pas, va falloir quand même écouter et ce, malgré tout. Je savais que je pouvais agir comme un demeuré, que j’étais méchant sans même le vouloir, enfin si, je le voulais. C’est certain, et même cruel à entendre. Je passais mes doigts sur ma mâchoire, frottant énergiquement dessus en raclant ma gorge. « Je dois juste passer au magasin m’acheter des clopes et de quoi manger pour ce soir. » Parce que je comptais pas cuisiner, et je pense que tu l’as parfaitement compris. En changeant de direction, je me gare bien vite dans un parking face à un magasin. Je te regarde du coin de l’œil, serrant le volant. « Tu m’attends. » On dirait que je parle froidement, mais c’est pas le cas, et ça m’étonnais moi-même. Je sors.
Et quand je reviens après quelques minutes, je dépose le tout dans le coffre en remontant sur le siège, reprenant la route en direction de ton domicile.
Le trajet, fut assez court, je me garais face à ton bâtiment, passant le bout de ma muqueuse sur mes lippes alors que je tournais mon regard vers toi, intrigué par le personnage que tu étais. « Je comprends pas pourquoi tu te laisses faire. Tu pourrais en frapper un, et les autres vont plus t’emmerder. C’est toujours comme ça dans le fond. Mais faut pas te laisser faire, t’es plus au collège. Ou trouve toi une nana. » Je sais pas pourquoi je venais de sortir ça. Je grimace, avant de laisser un faible rire prendre place. Quel idiot, maintenant je m’occupe des regards des autres, ou mieux, je m’occupe de la vie de certains élèves ?
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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyJeu 25 Oct - 18:44


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Ce gars commence sérieusement à me taper sur le système. Il a n don pour ça ou quoi ? Non, sérieusement. Sa tenue laisse à désirer, son comportement est à revoir, et la fumée de sa cigarette me donne la nausée. Mon envie de fuir loin de lui à ce moment-là dépasse l'entendement. Il est clair que je ne passerais pas une minute de plus à l'écouter. Le pauvre, il a dû m'aider juste pour se faire bien voir. Que je déteste les gars comme lui ! Mon appartement me manque. Mon lit me manque, ma télé me manque, et mes livres me manquent. Ma sœur me manque. Je veux juste rentrer chez moi, savourer un bon chocolat chaud et me détendre tranquillement dans mon salon. Est-ce vraiment trop demandé dans mon état ?

Visiblement, ça l'est. Le groupe qui me harcelait tout à l'heure n'est toujours pas parti et je peux les entendre s'assurer entre eux qu'ils comptaient bien continuer, me suivre. Mon corps tout entier se tend et je me fais violence pour ne pas prendre mes jambes à mon cou le plus loin possible de cet enfer. Mais il y a pire que ça. Ce prof. Ou du moins, cette personne qui enseigne sans vraiment le faire. Il veut me raccompagner. « C'est une blague ?! » Je fais volte face pour lui balancer un regard noir. Ben tiens, comme si j'allais le remercier ! Il rêve un peu, lui. Un peu trop fort, même. Et voilà qu'il me propose une balade en voiture, maintenant. Juste, non ? Suis-je vraiment obligé de le suivre ? Je lance un regard au groupe qui n'attend qu'une chose, que je refuse pour me faire la peau. Je le vois, dans leur regards, qu'ils le veulent. Pour la première fois, je ressens une réelle menace de leur part et je n'ai vraiment pas envie de me faire tabasser. Pas aujourd'hui. Pas que les autres jours j'en ai envie mais aujourd'hui, je suis beaucoup moins d'humeur à encaisser. Après un long soupir, je le suis en traînant des pieds. J'aurais bien montré mon majeur aux autres mais les représailles n'en seront que plus fortes alors je préfère faire profil bas. Je monte donc dans la voiture de l'espèce de prof, je m'attache et je fronce les sourcils à ses paroles. Moi qui comptais l'ignorer pendant tout le trajet... Je lui donne mon adresse froidement et je rajoute. « J'en veux pas, de ton numéro. » Je rêve où il essaie d'avoir un plan ? Alors là, c'est mort. Il ne m'aura pas.

Croisant les bras, je me colle contre la portière, laissant mon regard vagabonder sur le paysage gris de la ville qui défile. Je hausse les épaules pour lui signifier que je m'en fous un peu, qu'il s'arrête pour s'acheter à manger. De toute façon, maintenant qu'on est assez loin de la fac, je peux très bien marcher jusque chez moi. Mais il me donne l'ordre de rester là quand on arrive devant un magasin, et je le regarde, effaré. Non mais pour qui il se prend à me donner des ordres comme ça ? Je soupire, m'enfonce un peu plus dans mon siège. Je suis fatigué. Je n'ai pas envie de marcher. Bon, pour une fois, je peux laisser quelqu'un prendre soin de moi, même s'il s'agit de cet homme... Non ? Pour une fois. Je soupire encore en fermant les yeux. Je ne les ouvre seulement quand il reprend la parole, une fois garé devant chez moi. Je me détache en secouant la tête. « Je suis contre la violence. Et je suis gay. De toute façon, je ne vois pas en quoi le fait de trouver quelqu'un m'arrangera la situation. » Un autre soupir, et je me tourne vers lui, plongeant mon regard dans le sien le plus sérieusement du monde. « Écoute, j'ai des raisons de me laisser faire. J'ai des raisons de ne pas me défendre et de me faire passer pour une proie facile. Maintenant que t'as fait ta bonne action pour te faire bien voir, je voudrais que tu respectes ça. Je n'irais jamais me plaindre auprès de qui que ce soit de toute façon, et tu n'auras jamais aucun problème. Tu pourras juste continuer ta petite vie à enseigner ton programme et à fumer tes clopes. Ah oui, d'ailleurs... Tu pues. Tu devrais arrêter. C'est pas bon pour ta santé et en plus ça fait un trou dans ton porte-feuille. » C'est tout moi, ça. Même quand l'interlocuteur est désagréable, je ne peux m'empêcher de m'en faire pour lui. Je lève les yeux au ciel pour éviter qu'il ne le remarque, comme si j'étais agacé. J'ouvre la portière pour sortir et au moment de fermer la porte, je me retourne vers lui pour le regarder. Si seulement il était mieux habillé... Et un peu moins con aussi. J'aurais pu craquer sur lui. « Évite de porter du marron. Ca te rajeunit pas du tout. »

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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptySam 3 Nov - 1:24

Les sales cons.
Ciel&Elivio

« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
Donc, j’ai réellement que ça à faire de parler avec un gosse qui ne me remercie même pas ? Putain, c’est le comble ça, j’ai toujours le chic pour tomber sur des personnes idiotes qui pensent tout savoir sur les autres. Et encore, je voulais bien faire, à la limite ma conscience me hurle dessus en me disant de le laisser au bord de la route en lui faisant un majeur, qu’il comprenne sérieusement c’est quoi le respect. Ouais, je sais. Je parle de respect, mais regarde-moi, je suis un sale type, et un véritable merdeux. Incapable de réellement vouloir quelque chose ou bien de m’en faire pour quelqu’un. En me garant, j’éteins le moteur, arquant un sourcil en tournant mon regard en ta direction. J’écoute à peine, en fait, je suis juste en train de te regarder, et c’est quand tu ouvres la portière pour sortir qu’après ta petite vanne, je pouffe de rire, secouant la tête de gauche à droite. « Venant d’un zombie, je préfère puer et porter du marron. Tu connais le soleil ? » Quoi ? Attends, tu croyais vraiment que j’allais me taire et rien faire ? Que j’allais pas riposter ? Ca me fait rire, parce que tu es aussi blanc qu’un médicament et que t’as clairement pas l’air de le réaliser. Je sors de ma voiture, sortant mon paquet de cigarettes pour m’en fumer une, laissant mon regard survoler le lieux où nous étions. Bon, c’est pas comme si c’était intéressant, quoique, j’étais jamais venu dans ce coin. « T’as terminé de jouer au gamin ? Non parce que je suis plus vieux que toi, je t’ai aidé et je crois honnêtement que t’es incapable de juste me dire merci. » Bien que je m’en fou d’en avoir, c’est juste pour t’emmerder à mon tour. J’ai toujours été comme ça, je veux dire, je me suis jamais laissé faire et j’ai toujours eu une grande gueule, le genre de gueule qui veut dire que ouais, faut pas trop me chercher parce que je risque de te blesser d’une quelconque manière. Mais là, t’es énervant, mais je te lâche pourtant pas, alors que j’aurais très bien pu me barrer en courant en te disant de te défendre comme tu peux et si on allait ou non se recroiser dans les couloirs. C’était différent, j’avais juste pas envie qu’il t’arrive quelque chose et qu’en plus de ça, l’avoir sur la conscience.
Je m’adosse contre ma voiture, croisant mes bras contre mon torse. J’observe encore une fois les alentours avant de déposer mon regard bleuté en ta direction, tu étais blanc. Enfin, je comprenais un peu le sens de ton prénom grâce à ça, et ça me faisait doucement sourire. Pas d’un air moqueur, mais plutôt surpris de voir qu’un prénom pouvait autant bien collé. « Ciel, c’est ça ? Parce que les nuages sont autant blanc que toi ? Ou à cause de tes yeux qui sont de la couleur du ciel ? » Putain, c’est complètement bateau ça, moi-même je commence à rire de moi. Je fume, laissant mes iris s’éterniser sur ton visage avant de hausser les épaules et de m’approcher de toi. « J’ai soif, tu m’invites ? On va dire que tu me remercies comme ça, on va éviter que tu t’écorches la gorge. » Je ne tarde pas à te suivre sans rien dire d’autre jusqu’à l’intérieur de ton appartement. Je crois même que je t’ai obligé, je m’en contre fiche si ça peut paraître pour du harcèlement. T’es grand, et je ne doute pas que tu dois être assez grand pour appeler les flics, et puis si tu me dis de partir, je vais le faire, je vais pas commencer à trop m’imposer. Ôtant ma veste, la clope écrasée en rentrant dans le bâtiment. Je viens m’asseoir sur le canapé en passant mes doigts dans mes cheveux en bataille, je glisse mes doigts sur ma nuque, puis sur mon menton en pensant à tes paroles. Tu semblais presque préoccupé de ma personne, chose que je n’avais pas connu depuis des lustres. « Je veux bien une bière, je déteste le vin. » Une bière devant une série, ou même en lisant un livre, c’est tellement bon. Je regarde du coin de l’œil où tu vas, et surtout de quelle manière tu te déplaces. Tu n’as pas pris mon numéro, et j’ai clairement plus envie de prendre le tien, mais ça m’empêche pas d’être là. Parce que je suis certain que tu penses que je suis un adulte merdique qui a des attitudes de gosses, et encore, tu n’as rien vu pendant que je fais les cours. « T’as pas un pote du nom de David ? Il est souvent à mon cours, fin, il a arrêté de venir parce que je lui lançais des boules de papiers parce qu’il répondait sans arrêt mal aux questions. Il devient quoi ? » Est-ce qu’il continu les études où il a décidé d’aller vendre des hamburgers ? Je sais, ça reste un métier, mais je m’en fou, je dénigre chaque métier, chaque personne, même moi, je me dénigre. Je racle ma gorge en appuyant mes coudes sur mes genoux, prenant mon visage dans mes mains pendant quelques petites secondes. Putain, qu’est-ce que je fou ici ? C’est toi, je suis persuadé que c’est toi. T’es là, avec ta gueule, tes cheveux, et ton caractère de merde.
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptyDim 4 Nov - 14:35


enough is enough.
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Oh, eh bien je ne m'y attendais pas à celle-là. Enfin, me dire que je ressemble à un zombie... Que je ne connais pas le soleil... C'est, comment dire, très original. Et c'est ironique. « Ah, ah, ah. Très drôle, bravo. T'es vraiment le tout premier à me sortir ça ! » Évidemment, si je suis aussi blanc, ce n'est pas par choix. Il ne peut pas le savoir puisque j'ai tendance à n'en parler qu'à mes plus proches amis, et même parfois, je le leur cache. Je n'aime pas beaucoup la pitié. A la limite, la compassion peut passer mais c'est tout de même compliqué pour moi à assumer. Mon traitement est assez lourd, je l'aurais à vie, je sais comment les gens réagissent. Une moue faussement triste, un sourire compatissant, une main sur l'épaule en guise de réconfort... Je ne suis pas à l'article de la mort non plus. Ses prochains mots me tendent alors que j'étais un peu plus détendu qu'avant. Je lève les yeux au ciel alors qu'un soupir traverse mes lèvres. « T'es en train de te foutre de ma gueule, c'est ça ? J'te signale que c'est toi qui ne voulais pas être remercié. » Ce mec m'exaspère beaucoup plus qu'il ne m'énerve en réalité. Il ne pourrait pas être un peu plus gentil à mon égard ? D'accord, j'ai peut-être été un peu agressif tout à l'heure, mais je ne voulais pas qu'il s'en mêle et je ne lui ai rien demandé. De plus, c'est lui qui m'a jeté en premier lieu. Moi, je comptais juste repartir sans demander mon reste, sans même lui adresser la parole.

Alors que je tapais le code sur le digicode de l'immeuble, le voilà qu'il se met à se moquer de mon prénom. Je soupire, lassé. « Ouais. C'est ça. » J'ouvre la porte du bâtiment et lui me suit à la trace sans me lâcher d'une semelle, me notifiant de son envie de boire. Ainsi que de mon manque d'envie de le remercier. Je me dis que je pourrais pas m'en débarrasser facilement alors je le laisse entrer. Après tout, c'est un professeur, non ? Peut-être qu'il n'a aucun code mais il doit être un minimum quelqu'un de bien pour avoir "envie" d'enseigner à la fac. Peut-être que son attitude désinvolte cache quelque chose de plus lourd. Ou alors, c'est simplement un psychopathe et il va me démembrer et se servir de mes boyaux comme lacets pour ses chaussures. Je déglutis à cette pensée tandis que j'ouvre la porte de chez moi. Non, Ciel, nous ne sommes pas dans un film et ça n'arrivera pas. On rentre donc tous les deux chez moi, je retire mes chaussures et le laisse s'installer sur mon canapé. Mon traitement à sa vue, je ne le remarque pas, trop occupé à l'écouter. « Une bière. Bien. » De l'alcool alors qu'il va reprendre le volant ensuite... J'essaie fortement de ne pas me forger un jugement trop dur envers lui, mais plus le temps passe, plus ça m'est compliqué. Je me rends dans la cuisine ouverte et ouvre le frigo pour en sortir deux petites bouteilles de limonade. Je retourne dans le salon et lui en tends une après m'être assis avec un sourire ironique. « Je ne bois pas d'alcool. A ta santé ! » Je bois une gorgée de ma limonade bien fraiche, alors qu'il me questionne sur un certain David. Je lève un sourcil et le regarde, un peu perplexe. En vérité, je ne connais pas de David. Le seul que je connaisse me harcèle et me brutalise, donc je ne suis pas vraiment ami avec lui. « Je ne vois pas de qui tu parles. Je ne connais pas de David. Mais au vu de ton comportement, ça ne m'étonne pas qu'il ne vienne plus. Tu sais, tu l'as harcelé et si ça te fait rire à toi, ça ne devait certainement pas être son cas. » Je hausse les épaules. Je ne suis pas insensible au harcèlement, pour l'avoir vécu la plus grande partie de ma vie. Et si ce prof m'a "sauvé" de ma situation, il a aussi l'air d'en rire. « Pourquoi t'as fait ça ? Y'avait un but pédagogique dans ta démarche ou tu voulais juste rigoler ? » Je le regarde le plus sérieusement du monde, dans l'incompréhension. J'espérais qu'il me réponde qu'il n'avait pas fait ça d'une manière totalement égoïste, juste parce que ça le faisait marrer. Ou que ça faisait marrer toute la classe. Je ne connais pas ce David mais s'il ne vient plus dans son cours, ça doit forcément être pour ça et je commence à m'inquiéter pour lui. « Le pauvre... » Je pense à voix haute et dès que je m'en rends compte, je secoue la tête et me racle la gorge, un peu gêné. « Pourquoi t'es venu chez moi ? » C'est une question qui me taraude. Il n'a pas l'air de m'apprécier, il a arrêté mes bourreaux juste pour son image, alors s'il s'en fout complètement, pourquoi il est là ?

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MessageSujet: Re: enough is enough. + elivio enough is enough. + elivio EmptySam 15 Déc - 19:03


Les cons.
Eliovo
musique

C’était assez amusant de voir à quel point tu pouvais être différent de moi,  physiquement et mentalement. Tu avais ce style, ce genre de truc qui faisait que tu étais loin d’être comme ma personne, et dans le fond, je crois que c’est une bonne chose. Et puis, j’imaginais que tu étais bien plus jeune que moi, tu étais étudiant, en quoi, j’en sais foutrement rien, alors que moi, je suis lamentablement le prof, je déteste d’ailleurs ce métier, je le fais simplement parce que je n’ai pas d’autre choix, je le fais parce que j’ai pensé que c’était bon, bon de penser que j’étais fait pour apprendre des choix, alors que je me retrouve petit à petit à détester les étudiants et à fortement envier les gens qui ne côtoient absolument pas ce monde. Alors oui, j’ai franchement pas à me plaindre, j’ai des vacances, je suis bien payé, je dois peut-être relativiser, mais quand je te regarde, je me dis juste que je suis heureux de plus appartenir à la vague d’étudiant, même si à mon époque, on va dire, c’était absolument pas comme moi. Je lève mes iris en ta direction, passant le bout de ma langue entre mes chaires avant de hausser les épaules. Pourquoi je suis ici ? Je pense que c’est logique non ? Je saisi… La limonade, le fusillant du regard avant d’y boire une gorgée. « Délicieuse ta bière. » Comment ne pas rire de ça ? Je veux dire, à ton âge, je crois que je me mettais des mines, simplement pour devenir encore plus minable, mais ça me prouve que j’ai eu raison, t’es loin d’être comme les autres. Je repose la limonade sur la table basse, raclant ma gorge en m’appuyant contre le dossier du divan. « Je suis ici parce que je sais que les gars d’avant vont venir t’emmerder demain, et encore les jours qui passent, donc je suppose que je suis ici pour garder un œil sur toi, même si je pense que t’es assez grand et tout le blabla que tu vas me sortir. » Comme être assez grand, et que tu sais comment te défendre, la preuve non ? Je souris bêtement, en sortant mon téléphone, observant quelques messages, quelques appels manqués que je ne prendrais sans doute pas après. Si c’est urgent, ils rappelleront.
Je repose mon regard sur toi, intrigué par cette facette, ce visage pâle et les yeux d’un beau bleu. Malgré moi, je pouvais presque te trouver mignon. « Tu étudies quoi ? Je suis pas bon pour faire la conversation, d’habitude je parle pas aux étudiants, enfin, si je suis obligé, comme pendant les cours. » Alors que dans ma vie quotidienne, je suis loin, très loin d’être celui qui va parler à n’importe qui, je fréquente que peu de prof, voir aucun, c’est juste qu’il faut que je sois un peu agréable pour ne pas me faire virer. Frottant mes mains l’une contre l’autre, je me redresse, prenant mon paquet de cigarettes pour m’en allumer une, tout en ouvrant la fenêtre. Je fais un peu comme chez moi, tu m’en voudras pas. « Tu ne bois jamais ? Genre t’as jamais bu une bière, fumer un joint ? » J’arque un sourcil, comme si c’était une mauvaise blague, c’est pas possible, à ton âge on passe son temps à fumer, à boire, à sortir dans des soirées. Je mordille l’intérieur de ma joue en m’accoudant contre l’encadrement de la fenêtre, j’observe l’extérieur, les passants, me demandant certaines choses. Inventant même des vies à certains. « T’habites seul ? » Ouais, cette question peut sembler un peu étrange, et c’est d’ailleurs pourquoi je secoue la tête dans un faible ricanement. « Pas que je veux venir souvent, mais juste savoir, et puis merde, je suis pas bon pour trouver des sujets, j’aime juste pas le blanc. » Je grogne entre mes canines, écrasant la clope contre ton bâtiment, avant de renfermer la fenêtre et revenir boire une gorge de cette fausse bière.

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