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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.

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we just dance backwards into each other (sam)

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MessageSujet: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyJeu 18 Oct - 22:05


C’était toujours la même chose, l’histoire de la noyade se répétait. Les urgences débordaient, il était sept heures et personne dans le service ne regardait les horloges tournant nerveusement sur les murs, pas le temps, quel genre d’ironie est-ce-que c’était? Dans l’hôpital tout clignotait: Les bipeurs des médecins, les flashs répétés de l’auscultation, les coeurs sur les machines en lignes continues, la machine à café tournant à plein régime.
Les mains de Béatrice se pressaient de temps à autre sur son planning, le clic du stylo entre son pouce et son index la rendait folle mais elle pensait avoir besoin de ça pour tenir le reste du service, elle était encore en apprentissage. 
Ça consistait à suivre les résidents de droite à gauche et leurs chaussures couinantes, oublier un repas, avoir dans les yeux la moitié de ses cheveux qu’elle remontait par moments avec une pince. Mais malgré le palpitant affolé, les minutes se transformant en bombes à retardement, Béatrice continuait de s’activer. 
Si elle arrêtait le système elle ne fonctionnerait sans doute plus, elle était comme ça, éclairée par une idée, agitée par un besoin d’être là, de servir à quelque chose - et petit à petit la grande aiguille avançait sur le cadran. - Bref, Béatrice Allen aimait énormément son travail. En dépit de l’anxiété, du manque de sommeil et des bousculades qui manquaient de faire se stopper un coeur dans une cage thoracique, ce métier était fait pour elle.
Sauf ce soir; quand elle est assignée aux examens les plus simples, vous savez il y a toujours la ribambelles d’hypocondriaques dans la salle d’attente, un peu comme si Wauwatosa était condamnée à la paranoia des jours de pleine lune constamment et, oui, c’est vrai, à côté il y avait quelques émulsions, des blessés graves, mais c’était Menomonie, pas le plus grand centre médical du pays.
Une montée d’air dans les poumons et Béatrice se fige dans ses allées et venues, son corps est comme bousculé de la voir immobile alors, elle a quelques picotements dans les mains, mais surtout elle voit Sam, seule information viable tout à coup et dans l’hôpital, la vie reprend déjà son cours.
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyMar 23 Oct - 22:18

En mémoire, il te reste le timbre de sa voix, beaucoup plus fort qu’à l’ordinaire. Rythmé par une dispute dont tu ignores ou tu as oublié la raison. Il faut dire que c’est trop courant les prises de tête avec Béatrice, surtout en ce moment. Sans doute est-ce du au fait que ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas côtoyés aussi souvent. Ce n’est pas que vous avez perdu l’habitude de passer du temps ensemble - c’est que c’est étrange de la retrouver presque tous les jours maintenant, alors que vous étiez, jusqu’à vos retrouvailles du mois dernier, séparés par des kilomètres à la ronde.
C’était ce matin la dispute, et si la journée a fini par passer, elle t’a semblé désespérément très longue. C’est par fierté que tu as décidé de résister à cette envie furieuse de lui envoyer un sms en premier. Et à trop fixer ton écran de téléphone dépourvu de notifications parce que Béatrice aurait put faire le premier pas, tu es devenu fou. Tu as tenté, toute la journée de te souvenir…mais sans succès. Tu es allé à la salle de sport, à la supérette pour acheter quelques bricoles parce que c’était ton tour de remplir le frigo et tu as même préparé un tupperware pleins de pâtes pour tes coloc car c’est la seule chose que tu sais cuisiner pour les ravir ce soir. Car si tu bosses cette nuit, tu ne fais pas l’impasse sur ta corvée du dîner. Tu as sorti un pot de sauce tomates pour mettre à côté dans le frigo et tu as collé un petit mot tout sympa dessus. ’’Parce que j’ai pas envie de vous retrouver morts de faim en rentrant demain matin. Bon appétit !’’ Tu es ensuite parti vers la salle de bains pour te laver et ce qui devait arriver, se produisit sans même que tu ne comprennes pourquoi…ou comment ! Sans doute parce que ton pied était trop mouillé pour rester stable. Tu as tout juste eu le temps de nouer ta serviette autour de la taille que tu as ripé et que tu as glissé. Tu as d’abord senti un gros coup sur les hanches et puis sur les fesses. Tu as juste eu le réflexe pour éviter que ta tête frappe aussi le sol. C’est ta plainte qui résonne dans l’appartement silencieux. ’’Eh merde !’’ Tu as pris un vilain coup, et tu saignes aussi. Avec négligence et aussi parce que tu n’avais pas forcément le temps car tu vas être en retard, tu t’es rapidement essuyé avec une serviette et tu es parti dans ta chambre pour enfiler tes fringues. (…) Il y a foule ce soir au bar, et tu es bien trop occupé à jongler entre chaque client pour te rendre compte que tu saignes sous ton pantalon. C’est seulement quand tu te retrouves aux toilettes que tu remarques que ta chemise est tachée là, sur ce pan que tu avais glissé dans ton pantalon pour bien centrer ta taille. Ton aine saigne, là où tu t’es cogné plus tôt dans la soirée. Et finalement tu te dis que ça serait judicieux d’aller faire un tour à l’hôpital car ta plaie te semble bien trop grande maintenant que tu la regardes avec précision. Prenant un taxi pour y arriver plus vite, tu te retrouves dans la salle d’attente, le teint un peu trop blafard d’ailleurs. Tu as peut être trop longtemps regardé ton sang sur la chemise… tu souffles, passant une main sur ton front alors que ton dos se réfugie dans le fond de ta chaise. Il y a foule là aussi. Ca tousse, ça te donnerait presque la phobie de chopper un microbe. Et dans cette cohue, elle apparait à toi d’une manière si distincte que tu sens ton coeur battre un peu plus vite. Tu te pinces les lèvres, ne pouvant plus la quitter des yeux une seconde. (…) ’’J’suis tombé.’’ souffles-tu, un peu honteux alors que Béatrice vient de te demander ce qui t’amène ici. ’’…je me suis donné un coup et j’crois finalement que j’ai besoin de..points.’’ Tu te grattes l'arrière de la tête. Ca t’enchante pas vraiment, mais tu te dis qu’avoir Béatrice en infirmière est une douce façon d’être soigné. Tu te retrouves dans une salle de soins, les fesses posées sur ce brancard et tu regardes à travers la fenêtre. La nuit qui veille toujours au dehors, entendant Béatrice s’activer pour chercher ce dont elle a besoin. Elle n’a pas encore vu ta plaie, et tu commences à ouvrir ton pantalon pour découvrir le côté de ta hanche. Le sang sur ton aine te fait grimacer mais tu reprends vite un air viril quand la belle revient face à toi. Tu as beau faire l’homme fort, tu es comme un enfant qui appréhende la visite. Tu n’as jamais aimé aller au docteur Sam mais tu bombes le torse pour te donner un air courageux, car avoir peur devant la fille qui te plait, c’est ringard comme tout ! Tu frisonnes doucement, comme si les doigts froids de Béatrice frôlaient déjà ton aine tatouée. Cet endroit qu’elle connait si sensible en plus. Tu la détailles, son visage surtout. Avec fascination et tu attends ton sort.

@Béatrice Allen
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyJeu 25 Oct - 1:50

Il y a le fil nerveux que l’on tire inévitablement dans toute relation. Si ça se trouve elle criait parce qu’elle avait dormi quatre heures les deux derniers jours, il répondait agacé à cause de ce qui s’était passé dans son feuilleton à la télévision ou alors il y avait eu une averse sans que la météo en parle, forcément, la circonstance atténuante était là.
Comme une excuse, une bonne excuse.
Et puis, pour Béatrice, elle ne faisait que parler fort, c’était réparable, elle voyait bien que ça s’était usé avec les années entre eux mais entendre Sam à l’autre bout avec le téléphone qui chauffait contre son oreille lui faisait croire qu’ils étaient en train de constater les dégâts, qu’il y aurait un devis, que ça serait réglé vite. - Béatrice le regarda un instant, il se mit à marmonner quelques trucs - elle comprit à ce moment-là, précisément qu’ils se disputaient d’avoir perdu du temps. 
Vous savez l’impression affreuse que les minutes écoulées représentent, Béatrice savait qu’elle était en colère pour ça en le voyant dans son fauteuil, presque figé par une douleur qu’elle n’évaluait pas. 
D’ailleurs elle ne s’était pas dit que sur les plages, si ça se trouve, Sam avait marché sur des morceaux de coquillages découpés qui s’étaient incrustés sous la peau. Elle l’avait suivi, non Sam l’avait suivi pour qu’elle vérifie, qu’est-ce-qu’il s’était passé déjà? Les gants claquent contre ses mains, Béatrice se retourne, elle a en tête ce qu’elle lui a dit en arrivant comme une liste de courses:
- Il s’est passé quoi?
- Tu vas bien? 

- Quelqu’un a déjà regardé?
- Mais je comprends pas Sam?
- Ok viens.
Ils se regardent dans le blanc des yeux, c’est l’histoire d’une seconde mais c’est assez pour se capter comme une mauvaise sensation qui remonte la colonne vertébrale, Béatrice le voit faire, tenter de défaire son pantalon sans rien ajouter. Y a du sang, à certains endroits, rien d’alarmant, non. C’est autre chose.
« Sam t’es sérieux? » Béatrice lui parle, moins fort qu’au téléphone mais on entend encore les voix de ce matin, elle s’approche et regarde un coup, trempe des compresses dans de la solution saline et les laisse poser avant de tirer sur le jean de Sam pour le retirer elle-même. « Bouge pas laisse faire, ça sert à rien de remuer, ça va juste faire mal. » Elle y pense quand même. Il a dit le strict minimum comme s’il avait huit ans et peur de se volatiliser en voyant une aiguille, une de ces peurs d’enfants qui vont avec lui et en même temps, Béatrice sait - elle était là pour témoigner - qu’elle avait secoué Sam comme pour remuer tous les sentiments dans sa tête d’adulte, Béatrice s’expliquait pas la conversation qu’ils avaient eu plus tôt. « Pourquoi t’es venu que maintenant? Ça t’faisait mal non? T’es con ou quoi? »
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyDim 4 Nov - 23:23

Tu ne fais pas vraiment le fier…tu sais bien que sur le coup, tu as été un peu con. Tu n’as pas réfléchi mais tu pensais comme souvent que ce n’était pas si grave que ça. Tu t’es trompé et tu as fini par retrouver le chemin de l’hôpital. Endroit que tu détestes totalement en passant. Alors quand tu l’as vu approché au milieu de la foule, soudain - ça t’a rassuré. Tu ne lui avoueras jamais que tu as un peu peur, que tu n’es pas à l’aise à l’idée d’être ici. Parce qu’au fond tu es un être douillé, mais surtout que les docteurs t’effraient un peu. Etre malade en fait, blessé. Peur d’enfant qui ne te quitte point. Mais tu te consoles en disant que Béatrice sera celle qui prendra soin de toi et que sa douceur te réconciliera peut être avec ce milieu. Non..peut être pas. Même pour ses beaux yeux. Tu ne fais pas le fier non plus parce que tu sais que Béatrice va t’engueuler. D’avoir été aussi idiot. D’avoir été aussi niais de penser que c’était rien de grave. Mais t’y connais pas grand chose en tout ça..est-elle obligée de te regarder avec ses yeux revolver ? Tu as l’impression de mourir sous les éclairs qui traversent ses pupilles. Comme ça te plaît de la voir aussi furax car elle dégage tellement de passion et d’inquiétude que tu réalises qu’elle se fait simplement du soucis pour toi et que ton bien être compte pour elle. Elle découvre ta plaie : ’’Sam t’es sérieux ?’’ Tu vois déjà le moment où elle te tape sur l’épaule pour te faire payer ton inconscience. Sa voix est ferme, mais douce à la fois. Tu la trouves si mignonne et si attachante que tu voudrais être malade une fois encore, juste un petit rhume pour qu’elle prenne soin de toi. Serait-elle du genre à te préparer une soupe chaude ? Toi, tu t’imagines le faire si elle a un rhume. Lui apporter un plaid pour lui couvrir les jambes et finalement, braver les microbes pour la réchauffer surtout avec ton corps si elle aurait besoin. Tu donnerais tout pour qu’elle se sent mieux le jour où ce sera son tour d’aller mal. Et où ça sera à toi d’être le veilleur de sa santé. Tu serres déjà des dents, l’air de rien. Tu la laisses faire, tu n’as pas d’autres choix. ’’Bouge pas laisse faire, ça sert à rien de remuer, ça va juste faire mal.’’ Elle est prévenante, attentive, si douce. Et tu penses même plus à votre dispute précédente, alors que tu sais que ça va finir par arriver dans votre présente discussion. ’’Pourquoi t’es venu que maintenant ? Ca t’faisait mal non ? T’es con ou quoi ?’’ Tu souris doucement mais tu te crispes vite quand tu sens ses mains froides sur ta peau, mais surtout parce que tu sens qu’elle touche l’entaille qui n’est pas petite quand même. ’’Parce que je suis con. Oui…je devais aller au taff, j’ai négligé le problème en pensant que c’était rien d’grave…mais ça va quand même, c’est pas critique ?’’ Tu lorgnes sur ta plaie et fronces les sourcils en remarquant que ton tatouage a bien faillit être touché par l’entaille. Tu glisses ton regard jusqu’au visage de Béatrice, pour te concentrer sur quelque chose de beaucoup plus doux. Elle a ce petit froncement de sourcil quand elle est concentrée et bon sang..qu’est-ce que tu la trouves encore plus jolie que d’habitude là. ’’J’suis désolé d’être aussi con parfois.’’ Et cette fois-ci tu parles pas de ton accident domestique, mais de cette dispute, d’avoir si peur pour pas te lancer avec confiance à ses côtés. ’’J’ai..juste envie qu’on se r’trouve doucement tous les deux. Sans pression.’’ Tu sais pas si c’est la douleur qui te fait perdre la tête et donc que ta langue se délit aussi facilement pour parler de ce que tu ressens ou si tu as vraiment le cran d’ouvrir ton coeur là. ’’Quitte à être niais, autant le faire bien. Tu..veux venir dîner avec moi un soir ? On se fera un cinéma aussi, si les films sont bien. Autrement on trouvera autre chose et comme tout premier date, soit on se quittera de la manière la plus timide au bas de ton immeuble, soit on aura notre première night.’’ Un sourire étire tes lèvres, taquin, parce que tu peux pas être sérieux tout le temps et que user d’humour te rassure un peu face au sérieux de la conversation.

@Béatrice Allen
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyLun 5 Nov - 1:22

Il regardait les vagues Sam, le rouge de sa glace dégoulinant sur le bâtonnet et sur son auriculaire, Béatrice regardait droit devant, se prenait le soleil dans les yeux, les vagues venaient embrasser les jambes du barman, elle se tournait, elle l’observait - il était occupé à l’autre monde où doivent se bousculer toutes ses préoccupations. - Comme un gosse il avait tendance à mâcher le problème sur l’os jusque s’en débarrasser, une croûte, il suffisait de la gratter non?

Alors y a eu un petit silence et Béatrice était de retour derrière le rideau avec Sam, tous les murs blancs, le monde adulte qu’on cache aux enfants avec leurs propres mains sur les yeux. Ils se tenaient là et Allen l’écoutait parler, broder, il pouvait pas s’en empêcher: Un des longs discours de Sam qui cherchait à faire tourner la tête. Du bout de son gant, Béatrice le poussa au niveau de la tête, histoire de le faire taire deux minutes, elle poussa un soupir, un peu plus long que ce qu’elle avait imaginé sur le moment. 
Il avait l’air de dire que c’était qu’une dispute, et il avait raison. Combien de gens se bagarraient dans l’optique de se réconcilier ensuite, presque établie, presque assurée, parce qu’ils peuvent pas concevoir les choses autrement? « Non tu vas pas mourir. » Elle articule sans que leurs yeux se suivent, elle a encore la tête sur la plaie. « Je pense même pas que t’aies besoin de sutures à ce point mais je vais en faire, parce que j’te connais. »

Il y a des choses qu’elle n’ajoutera pas, qu’elle se devrait d’ajouter si ça se trouve: Comme les fois où son père a fini ici, le dos brisé, les yeux tirés... Mais sur le moment elle laisse Sam jouer avec les mots comme il sait si bien le faire. Il s’est évité une tragédie parce que c’est comme ça que doit se filer le coton, aujourd’hui, elle sait que beaucoup de gens seraient contents de se retrouver aux urgences pour une histoire de couple. « Tu sais y a eu une fusillade, j’ai dû t’en parler non? C’était moche. »
Pourtant elle ne peut pas les appeler, lui et elle, un couple et c’est pour ça que nerveusement quand elle apporte le fil sur un petit plateau soigneusement, qu’elle noie quelques compresses de nouveau, elle se met à rire sans trop comprendre ce qui les anime tous les deux « ensemble ». 
Au départ quand elle l’a revu, elle a pensé à s’enfuir, que la plupart des gens se remettaient à vivre quand ils avaient déçu quelqu’un parce que c’était inévitable, et petit à petit quand ils remontaient la promenade ce soir-là, elle se demandait ce qu’il faisait là, ce qui le poussait si fort contre elle qui était, quoi au fond?

Pas grand chose, elle aimerait lui murmurer mais elle le fixe, quand finalement il arrête de parler dans tous les sens, à croire que c’est un mécanisme, une protection pour se défendre au cas où tout va de travers comme irait un fil sous la peau. Béatrice se cale entre le brancard et le chariot de service.
« Parfois tu sais j’ai pas l’impression d’avoir droit à des retrouvailles ou quoi. T’es super, et ça va sonner comme une lettre de rejet minable, et je m’excuse, mais on a juste couché ensemble. C’est vrai non? Tu étais pas là pour autre chose? Ce jour-là, au bar? Je croyais que c’était pas ton truc.... ça? J’suis même pas sûre que je sois ton genre, t’es au courant ou pas? T’as pris un coup sur la tête? »
La main sur le menton de Sam, elle avait attiré son regard sur elle comme pour lui dire: C’est sérieux ce que je dis, tu comprends? « Sam, tu sais tu peux trouver cent fois mieux. La blonde de tes rêves... la fille parfaite. »
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyDim 11 Nov - 21:21

Béatrice trouve le moyen de te faire taire. D’un doigt pressé sur ton front, tu arques un sourcil mais fait l’enfant sage alors qu’elle examine toujours ta blessure. Tu aimerais surtout qu’elle plonge ses yeux dans les tiens, mais tu sens qu’elle n’a pas envie. Tu te consoles..enfin tu te persuades qu’elle a d’abord à s’occuper de ta blessure avant de flirter avec les yeux. Oaui. La pilule passe mieux et tu arrêtes ainsi de penser qu’elle continue d’éviter le sujet ou de t’éviter toi. Tout simplement. ’’Non tu vas pas mourir.’’ Tu souris doucement et même si tu as envie de blaguer en disant qu’elle aurait été dévastée par cette nouvelle, tu évites. Car tu sens malgré tout que le moment est tendu. Que c’est électrique. ’’Je pense même pas que t’aies besoin de sutures à ce point mais je vais en faire, parce que j’te connais.’’ ’’Tu as envie de me torturer aussi.’’ Et oui, c’est une épreuve de ne pas avoir droit à te plonger dans ses yeux. Sans doute plus douloureuse que te sentir une aiguille dans la chair fine de ton aine. Béatrice…regardes-moi, penses-tu.

Elle fait l’autruche. C’est à son tour de faire la sourde. L’aveugle sur ce qu’est votre situation. Si c’en est une ? Voilà que tu recommences à te poser des questions totalement énervantes. Le genre d’interrogations et de remarques qui ont tendance à la mettre en rogne si tu les énonces. Comme l’autre soir, quand vous, vous êtes disputé. Mais ce soir c’est Béatrice qui est fermée. Tu as l’impression que ça ne cessera jamais, mais ton éternel optimiste te pousse à sortir le grand discours. Le discours sur tes espérances et sur cette envie de l’inviter à dîner avec toi. Pour officialiser, doucement mais sans avancer cette hypothèse de vive voix pour ne pas lui faire peur. Parce que toi aussi tu as la frousse figure-toi ! Tu as le coeur qui bat si vite… ’’Tu sais il y a eu une fusillade, j’ai dû t’en parler non ? C’était moche.’’ Mais qu’est-ce qu’elle te fait là ? Oui, bien sûr tu as entendu parlé de cette histoire car cela s’est produit peu de temps avant ton arrivée à Wauwatosa mais ce n’est pas le sujet de la conversation.
Elle évite le réel problème à éclaircir : où en êtes vous tous les deux ? Essai numéro 1.
Son rire aussi te laisse incertain sur la suite de votre discussion. Et ça te donne soudain envie d’en finir avec cette consultation et de partir loin d’ici parce que tu as l’impression d’être pris pour un idiot, de ne pas être pris au sérieux. Surtout.
Voilà que tu commences à te vexer. C’est ce que te dis ton coeur quand tu le sens qui se serre dans ta poitrine.

Béatrice daigne enfin te regarder droit dans les yeux. Un peu trop longuement d’ailleurs, ce qui te déstabilise à ton tour. ’’Parfois tu sais j’ai pas l’impression d’avoir droit à des retrouvailles ou quoi.’’ Tu l’écoutes, alors que ton esprit semble dysfonctionner à mesure qu’elle parle. Mais le problème c’est que tu ne rates rien de ses mots. Ce qui fait mal, bien que tu ne veuilles pas l’avouer. ’’T’es super, et ça va sonner comme une lettre de rejet minable…’’
Friendzone.
’’…et je m’excuse, mais on a juste couché ensemble. C’est vrai non ? Tu étais pas là pour autre chose ? Ce jour-là, au bar ? Je croyais que c’était pas ton truc…ça ? J’suis même pas sûre que je sois ton genre, t’es au courant ou pas ? T’as pris un coup sur la tête ?… Ses mots te sonnent tellement…comme un gifle trop violente en pleine poire. Que tu n’as pas les mots pour lui répondre de suite. Et ton regard s’abaisse, fuit le sien pour regarder tout sauf elle. Le mur, n’importe quoi. L’affiche collée au mur ou encore l’évier qui goutte derrière Béatrice. Tu forces un peu quand tu la sens qui veux soulever ton menton pour que tu la regardes. Putain t’as pas envie. Elle t’a vexé, t’es énervé à cause d’elle et maintenant elle veut que tu la regardes ? Tu cèdes finalement, mais tu regrettes parce que tu as totalement l’impression de te faire rejeter et que ses mots sont réels. Qu’elle a pas envie de toi, qu’elle a plus envie d’avoir affaire à toi. ’’Sam, tu sais tu peux trouver cent fois mieux. La blonde de tes rêves…la fille parfaite.’’ Et cette phrase est le summum, ça t’énerve davantage. Ton sang ne fait qu’un tour. Elle se dénigre, comme excuse au bonheur qu’elle se refuse. Cliché de la fille qui peur d’être amoureuse. Du mec aussi, car tout le monde en use car c’est facile quand on flippe.
Tu te vois pas traîner ici, tu n’as même pas envie de parler, de peur d’être grossier car tu te soucis toujours de ne pas la faire souffrir avec tes propos alors que maintenant..là, c’est toi qui hurle intérieurement. Tu ne voudrais pas dire quelque chose de trop méchant et que tu regretterais. ’’C’est bon, j’peux y aller ?’’ T’attends pas de réponses, tu dégages sa main de ta joue et tu retrouves la terre ferme, remontant doucement ton jeans pour le refermer. ’’Je dois retourner travailler.’’ Tu l’évites maintenant, voilà. ’’Merci pour les soins…bye.’’ Tu récupères ta veste et tu la dépasses pour passer la porte et disparaître dans le couloir avant qu’elle ne te rattrape.
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MessageSujet: Re: we just dance backwards into each other (sam) we just dance backwards into each other (sam) EmptyLun 12 Nov - 21:38

Sam se précipita, Béatrice le regardait tirer sur son jean, elle avait encore les ciseaux autour des doigts, les yeux qui papillonnaient. Il était en colère, pas besoin de le connaître depuis des années pour savoir, pas besoin de le cerner aussi bien qu’elle aimerait être capable de faire, ça se lisait clairement. Béatrice culpabilisait, elle pensait s’accorder avec le point de chute de leur dispute pour équilibrer les choses, qu’il sache que ça lui allait, à elle aussi si il y avait rien de plus entre eux. 



Pourquoi est-ce-qu’ils s’étaient disputés? Elle ne pouvait pas mettre de motif sur la discussion partie en vrille le matin, pourtant elle se souvient avoir précipité ses paroles, à tenter de convenir à Sam et à ravaler ses craintes, mais éventuellement elle lui avait dit des choses qui lui pesaient lourd et rendaient ses épaules douloureuses. La tape sur la main répond d’elle-même, Béatrice baisse les yeux et Sam est déjà parti.



Elle regarde autour, Béatrice, elle a le chariot devant les genoux, elle tape dedans avec sans trop réfléchir, se cogne et grimace. - C’est ridicule la manière dont le plateau glisse sur ses petites roues, les objets de stérilisation et les pinces tintent rapidement jusqu’à ce que ça heurte le brancard. -
Béatrice se tord sur place car elle ne cherche pas à traverser le couloir et d’ailleurs elle ne lui a pas répondu maintenant qu’elle y pense, ça ne lui est pas venu à l’esprit de relancer la conversation, de se corriger. L’endroit où elle a tapé dans le métal la lance, ça la réveille, l’idiote, en train de tout remettre en question.

Sans trop savoir quoi. Demain elle aura un bleu, de la taille d’un haricot.
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