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 to the end of the world and back / hayley

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MessageSujet: to the end of the world and back / hayley   Lun 8 Oct - 13:52



- to the end of the world and back  -

hayley&julian | (tumblr)

Ça fait huit heures que tu as reçu ce dernier message. Huit heures. Et tu viens d'arrivée à destination. Un taxi qui te dépose devant la maison familiale des Mills. Tu sais que c'est là que tu la retrouveras. Déterminé à la ramener. Tu as préféré prendre l'avion pour venir la chercher. Un achat d'un aller simple. Tu repars que dans la voiture de ta femme à ses côtés. Point final. Son frère avait refait l'échange durant leur dernier repas familiale. Ceux que tu n'apprécies pas vraiment quand tu y es invité. Parce que tu connais le regard de son père et les jugements à ton égard qui viennent avec. Ça serait un mensonge de dire qu'ils ne te dérange pas.
Comme Hayley, tu ne portes plus ton alliance. À quoi bon, si tu es le seul, elle ne signifie plus vraiment grand chose. Tu es toujours en colère, la distance entre vous n'a pas été suffisante pour que tu digères sa fuite. Entrée dans la salle de bain après de trop longues minutes à entendre l'eau couler. Imaginer que quelque chose n'allait pas pour finalement découvrir qu'elle aimait bien risquer de se blesser davantage que de te faire face. Puis trouver cette bague en guise d'adieu. Cette nuit-là avait été chargée de trop d'émotion pour que tu l'oublies de sitôt. Et tu connais ta femme assez bien pour savoir que c'est pas ton arrivée chez ses parents qui allait laissé passer cette dispute si facilement.
Trois coup sur la porte. Tu n'es pas pratiquant. Encore moins croyant, mais tu es la à prier le ciel que tu tombes sur sa maman plutôt que l'homme de la maison. Dans le meilleur des mondes, ils sont sortie et c'est Hayley qui t'ouvrira. Peut-être qu'elle claquera la porte, mais son dernier message te laisse espérer que non. Des pas vers l'entrée et c'est le sourire de madame Mills qui t'accueille. Un sourire plutôt désolé que accueillant, mais un sourire.  Elle est surement la seule de cette famille que tu as peut-être gagné, mais le retour de leur plus jeune fille a surement changer son opinion quelque peu positif sur toi. Son silence t'aide. Elle ne fait que t'indiquer le chemin vers la chambre d'Hayley. Tu la remercie en silence.
Tu as tourné en rond avec ton portable un moment avant de choisir de partir. Tu as eu du temps d'attente à l'aéroport et sur la route entre ta petite ville et l'aéroport de Milwaukee dans un taxi à simplement penser à cette arrivée à Chicago. Tu as visualisé ces retrouvailles sous tous les angles. Mais tu as terminé par réalisé que tu ne sais pas ce que tu viens chercher. Peut-être qu'elle ne voulait plus essayer d'être ta femme? Peut-être que cette dernière année d'orage avait brisé le lien d'amitié entre vous que tu pensais être la colle dans cette relation? La perte de Julie avait peut-être rendu la vue de ton visage insupportable à la mère qu'elle était devenu à cause de toi. On ne peut pas dire grâce à toi présentement puisque toute cette histoire ressemble plus à une malédiction au coeur de la tempête. Hayley peut choisir de mettre fin à vous deux, à votre histoire, mais ce bébé vous unira jusqu'à ton dernier souffle qu'elle le veulent ou non. Tu es venu ici dans l'espoir de te battre pour ce que vous étiez, mais sur la route tu as compris que vous ne pourrez plus jamais toucher à ce monde que vous pensiez parfait que vous vous étiez créé. Elle ne te regardera surement plus jamais de la même façon. Alors, si elle n'a plus la force de se battre. Tu es plutôt ici pour le faire pour elle. Avec elle. Tu as entendu dans sa colère à ton égard combien ce qui lui manque surtout, c'est d'être heureuse. Elle n'a pas que perdu sa fille cette été et peut-être son mariage à travers tout ça. Elle s'est perdue elle-même et tu donnerais tout pour la revoir sourire. Pour qu'elle retrouve celle qu'elle était avant tout le drame. Même si les circonstance semble pointer vers une demande en mariage à cause d'une grossesse, elles sont trompeuses. Cette annonce ta simplement fait comprendre qu'elle est celle que tu veux à tes côtés. Avec ou sans Julie. Dans les moments heureux comme dans les plus difficiles.
Trois coups sur sa porte de chambre maintenant. Tu te sens comme un gamin. Tu serais pas surpris que ses parents écoutent au salon. Ton coeur veut sortir de ta poitrine. Tous ses mots préparés s'envolent pour laissé place à l'angoisse. Tu veux essayer de rebâtir quelque chose avec Hayley. Les fondations de votre couple sont effondrés. Mais tu dois l'aider à se relever avant tout. La porte s'ouvre et tu vois les traits de ta rouquine que tu aurais jamais pu oublié. Tu me manques aussi. Ton discours au poubelle, la réponse que tu aurais dû envoyé par SMS sort de ta bouche au final. Mais elle te manque depuis ce jour fatidique de juin. Vous vous êtes perdu ce jour-là aussi. Ton coeur est lourd même s'il est heureux de la retrouver. Vous aurez encore à discuter et tu ne veux pas que ça tourne au cris. Tu es son mari, alors tu viens pour la ramener à la maison. Mais tu es avant tout son meilleur ami et tu t'es déplacé pour l'aider elle a se sentir à la maison dans son propre corps.
@Hayley Parker

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MessageSujet: Re: to the end of the world and back / hayley   Mar 9 Oct - 23:29

to the end of the world and back
Julian & Hayley



Quelle heure était-il ? Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Tôt dans la matinée sûrement. La maisonnée Mills s’éveille doucement. L’odeur du pain grillé a envahie la maison, l’eau doit probablement bouillir dans la casserole pour le thé. Papa Mills était sous la douche. Six heures ? Sept heures ? Sûrement pas plus tard. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Les premiers jours à Chicago avaient été une véritable bouffée d’oxygène. Il aurait été plus facile de ne pas ressentir le manque. Pouvoir profiter de ces quelques jours en célibataire, retrouver goût à la vie. Mais le résultat était tout autre. Les cauchemars s’étaient arrêtés, laissant mon cœur plus vide que jamais. Ce que j’avais espéré être un nouveau départ me renvoyait droit à ce que j’avais quitté. Il n’était pas là. Sans lui, rien n’avait de sens. « Tu me manques. » Mon appel à l’aide était resté sans réponse. Je ne pouvais pas dire que j’étais surprise : j’avais été odieuse. Indigne de l’éducation que j’avais reçue, de l’homme qu’il était, de l’amour que je lui portais. Parce que tout me criais l’affreuse vérité : je l’aimais et je ne pouvais pas vivre sans lui.

Je revoyais ce premier baiser qu’il m’avait donné. De ces lèvres sur les miennes, du goût de sa bouche, de ce furieux besoin d’embrasser sa peau, de mordre son cou, de garder les yeux ouverts à chaque instant alors que nos corps s’apprenaient. Le tsunami nous avait heurtés en plein cœur après huit ans d’amitié. Et aujourd’hui nous étions à quelques mois de célébrer notre première année de mariage. Nous avions été étudiants ensembles. Interne ensemble. Résidents ensemble. Nous avions sauté ensemble à pieds joints dans notre première titularisation. Lui et moi. Nos faire-part de mariage m’avaient empli de joie avant de me faire très peur. Ce déménagement à Wauwatosa m’avait fait pleurer, angoisser. Puis finalement la paix, quelques heures, avec cette merveilleuse petite fille dans nos bras. Avant l’horreur, avant que tout ne s’effondre. J’avais laissé s’effondrer tout ce que nous avions de précieux, sans rien faire. J’étais partie plutôt que l’affronter. Maintenant je laissais couler des larmes amères d’avoir abandonné ce combat pour notre bonheur. Il méritait d’être heureux. Il le serait sûrement beaucoup plus sans moi. Je n’étais pas celle qu’il lui fallait. Julian avait sacrifié énormément pour moi. Il aurait pu se contenter de me dire de me débrouiller avec ce bébé. – Pas que cela ne lui ressemble beaucoup – Mais il avait pris les choses en mains, m’avait demandé en mariage et affronté le regard de mes parents, de mes frères et mes inquiétudes grandissantes. Il avait fait tout ce qu’il pouvait. Je n’avais fait que l’abandonner à chaque fois qu’il avait besoin de moi.

Le sommeil commençait à me gagner. Fatigue d’avoir pleuré, d’abimer mes yeux à surveiller mon téléphone. Pas de nouvelles de Julian. Pas de nouvelles d’Ivy. Rien qui ne dise que l’homme de ma vie avait réagi à mon appel de détresse. Il me manquait. Blottie sous ma couette, je tentais de retrouver un soupçon de sérénité. Des pas dans l’escalier me semblèrent lointains. Je me préparais mentalement à recevoir une maman Mills qui viendrait taper à ma porte pour le petit déjeuner. Prête à lui dire que je ne me sentais pas bien et que j’avais besoin de dormir. Mais les trois coups frappés à ma porte ne ressemblaient pas à maman Mills. De mauvaise grâce, j’envoie valser la couette à coté de mon lit et fait l’effort de me lever. Alors que la porte s’ouvre, mon cœur loupe un battement. Puis un deuxième. Julian. Mon époux (ais-je toujours le droit de l’appeler comme ça ?) me paraît fatigué. Mal à l’aise. « Tu me manques aussi. » Ces quelques mots me bouleversent. Je pourrais lui sauter au cou dans l’instant. Sans même réflexion, c’est ce que je fais. Mes bras accrochent ses épaules, mon visage cherche le réconfort de sa nuque. Quelques larmes s’échappent, trop plein émotionnel qui s’accorde un répit. Julian est ici. Rien d’autre ne compte. Cela ne dure pas longtemps. Je sais bien qu’il ne peut pardonner si facilement ce que j’ai fait. Je le comprends. Je ne me pardonne pas moi-même. Mais il est là, c’est le plus important. « Julian je suis tellement désolée. » Alors que je fais un pas en arrière, inquiète de sa réaction à mon trop plein de spontanéité, les pires pensées m’assiègent. Et s’il était là parce que tout est fini ? Qu’il avait décidé qu’il ne pouvait pas me pardonner, qu’il valait mieux partir chacun de son côté ? Mon visage se décompose. Lui reste silencieux. Et si ? L’esprit s’embrouille. «  Tu… tu veux divorcer c’est ça ? »


CODAGE PAR AMATIS
@Julian Parker


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MessageSujet: Re: to the end of the world and back / hayley   Jeu 11 Oct - 13:12

Tu n'as jamais été le roi des relations sérieuses. Pas que tu aimes t'amuser à gauche et à droite, mais tes priorités ont toujours été sur tes rêves. Sur ta carrière qui aujourd'hui ne veut plus dire grand chose puisque tu te sens bien seul sans elle. Peut-être que tu ne t'es pas laissé suffisamment de temps pour t'habituer. Mais veux-tu vraiment le faire? Puis cette relation n'est pas n'importe quelle. Il s'agit de la mère de ton enfant. Il s'agit de ton épouse que la vie avait piétinée jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus ce relever seule. Elle s'excuse alors que ce goût de culpabilité est plus fort que jamais entre tes lèvres.
Tu l'aurais pris dans tes bras alors qu'elle recule. La distance entre vous depuis cette dispute est douloureuse. Un câlin aurait rassurer ton coeur qui craint que ta tête la laisse partir. Puisque ton coeur a mal depuis un moment et que ton esprit est fatigué depuis des lunes, rien n'est logique en toi. Des pensées et des émotions qui se contredisent. La plus grande reste la peur de la perdre. La peur de vous perdre. Tu entres dans la chambre que tu as déjà visiter dans le passé pour fermer la porte derrière toi quand elle se met à parler de divorce. Tes yeux qui retrouve vite les siens. Ton coeur qui as encore besoin d'être rassurer. Non. Il cherche plutôt à parler au sien à travers vos iris. Non. Jamais. Une conviction qui te surprend puisque ta tête y pense depuis que cette bague traîne dans les toilettes de votre maison. Ta main qui va chercher la tienne pour la réconforter. La rassurer sans parole. Les mots sont encore entrain de se chicaner dans ta tête. Lequel sortira en premier. Toi-même, tu en es pas certain. Je suis venu te chercher. Ta voix qui s'allume juste à l'idée de la ramener chez toi.
Je sais que je dois changer. Que les choses doivent changer. On peut vendre la maison si tu le désires. La brûler même je m'en balance. C'est plus simple parler de cette endroit qui est encombrer par vos peines que celles-ci faut crois. Tenant toujours sa main, tu la tires jusqu'à toi. Coller son corps contre le tien pour une éteinte qui a du retard. Réalisant que la distance remonte surement à ce retour de l'hôpital. Tu t'en veux d'avoir laisser les choses brisées à ce point. Je m'excuse moi aussi. De ne pas avoir été assez fort après votre perte pour supporter sa peine à sa place. De ne pas avoir voulu voir la détresse avant. De l'avoir poussé à sortir par une fenêtre. Je veux te revoir heureuse. Avec ou sans moi. Mais laisses nous une dernière chance s'il te plait. Ton coeur qui se déchire en faisant cette demande.
Je pense que j'ai oublié un moment que je suis papa maintenant. J'ai pas été à la hauteur, mais je veux le devenir. Elle est partout maintenant. Principalement dans vos coeurs et elle ne voudrait pas vous détruire. Elle voudrait plutôt vous unir que tu oses imaginer. Tu t'excuses à nouveau en silence cette fois-ci puisque c'est à Julie que tu demandes pardon. Même si tu pourrais garder ta femme dans tes bras longtemps, tu te détaches d'elle. Qu'est-ce que tu attends? Tu as un sac à faire peut-être? On rentre. Kidnapper la femme que tu aimes était peut-être pas la meilleure des idées, mais tu ne sais pas si tu peux parler ouvertement ici avec des oreilles pas très loin. Un regard haineux de son père qui t'attend quelque part dans la maison. La route de deux heures vous permettra de parler. Puis si elle ne veut vraiment plus rester avec toi, ça lui permettra au moins de prendre ses affaires. Elle doit pas vouloir vivre dans ses vêtements laissés derrière chez ses parents éternellement.
@Hayley Parker

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MessageSujet: Re: to the end of the world and back / hayley   Ven 19 Oct - 15:53


Lui et moi, nous avions prononcés des vœux. Devant Dieu, nos familles et nos amis. Cela devait vouloir dire quelque chose. Nous nous étions engagés rapidement, entraîné par le tourbillon de cette grossesse pas vraiment préméditée. Mais ces vœux, nous les avions prononcés libre de toute contrainte, sans que personne ne nous y oblige. Nous avions choisi de nous engager l’un envers l’autre, pour le meilleur comme pour le pire. Et ces vœux ne devaient jamais être trahis. Sa main se glisse dans la mienne. Il ne veut pas divorcer. Je ne sais expliquer ce qui passe à cet instant. Mieux qu’enlever ses talons après une longue journée, que de retirer un sac trop lourd de ses épaules. Mes yeux s’emplissent de larmes. Il veut toujours de moi. Il ne veut jamais divorcer. Ces mots résonnent comme une promesse, celle de continuer à se battre pour nous quoi qu’il arrive. Nous les avions malmené ces vœux, dernièrement. Mais dans le meilleur comme pour le pire, il était mien et j’étais sienne. Comme le prince charmant d’un Disney, il venait me chercher. Pas pour me libérer d’une affreuse marâtre ou d’un sortilège dévastateur, sinon pour m’aider à aller mieux. Pour me permettre d’être à nouveau une femme et non plus l’ombre d’une âme. Je ne savais pas si je serais véritablement heureuse un jour. Julie était morte et j’étais morte avec elle. Mais pour ma petite fille, je me devais de ne pas abandonner cet homme, son père. Ce délicieux bébé né de notre trop plein d’amitié avait réduit en cendres le début de couple que nous avions formé. Elle n’y était pour rien. Le destin avait choisi pour elle.

Changer. Tout devait changer. Lui. Moi. Nous, surtout. Notre amitié était bien plus forte que cela. Elle survivrait à cette tempête. Mais notre amour était moins sûr. Etait-il seulement réel ? Je n’avais jamais dit à Julian que je l’aimais. Il le savait, bien sûr. Mais ces mots nous avait toujours été interdit, comme si l’histoire que nous partagions ne nous permettait pas cette fantaisie. Etais-ce réellement important ? Nous avions eu un bébé ensemble. Cela symbolisait tellement plus. Ce bébé qui hantait chaque parcelle de notre maison. Il fallait changer ça, aussi. « Je ne veux plus de la maison… » Avouais-je à demi-son. Cette maison n’était pas chez moi. J’avais eu de grands projets pour elle, très vite contraint par mon état de femme enceinte. Et quand bébé Julie était nez, cette maison était devenue une prison qui me rappelait chaque jour que je n’entendrais jamais ma fille rire. Je la haïssais, pour chaque mètre carré. Je n’avais jamais rêvé de ça pour notre installation. Pas que je ne l’ai rêvé plus que ça. Mais j’avais besoin d’autre chose, d’un endroit à nous. Plus cette maison qui attendait Julie. Alors qu’il m’entraine à ses bras, je baisse les armes. Je ne mérite pas tant de considérations. Les larmes coulent de mes yeux. Il est tout ce qui me rend heureuse. Tout ce qui m’a rendu malheureuse également. Mais sans lui je ne peux être moi. Je l’ai appris à mes dépends cette semaine. Mes mains s’accrochent à lui, au tissu de son teeshirt. Son odeur emplit mon nez, je retrouve sa présence avec délectation. « Ne t’excuse pas… C’est ma faute. J’ai été une mauvaise mère. Et une mauvaise épouse… » Je refuse de le lâcher. Alors qu’il s’éloigne – un peu – mes doigts s’agrippent, comme si le laisser faire un pas en arrière risquait de le laisser s’en aller. Je le veux pour moi, uniquement pour moi. Il me rappelle pourtant qu’il faut s’en aller. Qu’être ici n’est rien de bon. Un sourire se dessine au travers de mon regard rougi par les larmes. « Mon sac est prêt… » Je ne l’ai même jamais défait.

@Julian Parker

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MessageSujet: Re: to the end of the world and back / hayley   Mer 31 Oct - 15:28

Ton coeur palpite encore sous ta cage thoracique. Impressionnée par cette angoisse, cette peur absurde qu'elle refuse de revenir. Tu tremblais presque sous l'adrénaline qui vient avec la peur. Comme si tu venais de courir trop longtemps. Tu réalises quand tu la retrouves que tu retenais ton souffle depuis son départ. Et c'est quand tu la sens s'accrocher à toi que tu soupires enfin. La route n'est pas fini. Vous savez tous les deux que vous avez encore du chemin à faire. Plusieurs montagnes à surmonter. Mais vous vous deviez de le faire pour Julie, pour cette douceur qui vous a véritablement uni. Aujourd'hui, tu sais que ses années d'amitiés ne sont qu'une preuve que vous étiez fait l'un pour l'autre, mais tu aimerais bien que ce soit plus simple. Qu'on vous donne une pause, juste un peu de repos pour laisser une chance au bonheur de vous rattraper.
Quand on sort d'ici, il n'y a plus d'excuse. D'accord? On recommence ensemble cette fois-ci. Vous aviez choisi d'un commun accord silencieux que vous traverseriez le pire seul. Sous le même toit, mais plus loin que jamais. Vous aviez décidez que c'était plus facile d'oublier l'autre peut-être parce qu'il réveillait des blessures encore bien ouvertes. Vous êtes deux médecins et pourtant au lieux de tenter de les réparer vous avez bien longtemps simplement continuer de pousser avec une compresse pour stopper le saignement. Même si la plaie était trop grande pour guérir d'elle même avant que vous vous vidiez de votre sang. Tu attrapes le sac de ta femme d'une main et de l'autre tu ouvres la porte de sa chambre. Tu as cette impression de devoir des explications à ses parents. De t'excuser du mal que tu leur a fait subir. De t'excuser d'avoir laisser ta femme partir dans cette état. Les Mills, tu n'as pas l'énergie pour les gérer aujourd'hui. Ils comprennent peut-être puisqu'on vous laisse vous échapper de la maison sans dire un mot. Tu es certaine que la mère d'Hayley en est pour quelque chose. Que le paternel se retenait pour te dire des mots aussi douloureux que des poings.
Tu demandes les clés de Hayley d'un simple mouvement de main. Tu allais conduire. Peut-être avais-tu besoin d'être certain qu'elle rentre vraiment ou tu voulais avoir un prétexte pour être silencieux les yeux concentrés sur la route. Tu n'es pas certain encore. Tu l'aime et tu veux qu'elle rentres, mais tu n'as pas toujours les bons mots à dire. Refermant la portière derrière elle, tu contournes son véhicule pour t'installer. La maison est déjà à vendre. Que tu précises. L'insigne devant votre demeure ne lui sera ainsi pas une surprise. Tu es même parvenue à faire des boîtes avec toutes les affaires de Julie. Restait plus qu'à trouver une famille dans le besoin qui attendait un enfant. Avant, tu tenais à ce que Hayley te donne le O.K. Peut-être voulait d'elle garder quelque chose. Tu ne veux rien, c'est pas un objet qui lui assura une place dans ton coeur. Elle y est pour toujours maintenant.
La route est longue entre Chicago et Wauwatosa. Tu ne sais pas si tu peux poser des questions sur cette semaine loin de toi sans ramener la dispute sur la table. Tu ne sais pas non plus si c'est adéquat de parler normalement comme si de rien était. Là est justement votre plus gros problème. Vous ne savez plus comment agir l'un envers l'autre.  On est pas obligé de rentrer toute suite. En route vers l'autoroute, une idée te vient. Tu te souviens de ce petit resto près de l'hôpital? On y mangeait toujours trop occupé pour cuisiner. Tu as faim? C'est peut-être plus pour vous ramener à un moment de votre vie où tout allait bien que tu veux la traîner dans cette endroit ouvert vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Il roulaient pratiquement que grâce les employés de l'hôpital. Je pourrais bien manger des crêpes aux bleuets moi... Repas que tu prenais toujours là-bas, tu t'en lassais jamais. Retrouvant sa main en laissant l'autre sur le volant, tu lui souris rapidement avant de remettre ton regard vers l'avant. Vous changer les idées aiderait surement. Un café aussi, puisque tu n'as pas vraiment dormi la nuit dernière. J'suis certain que tu rêves d'un Moka de toute façon. Tu lui en ramenais toujours de cette endroit justement quand vous n'y alliez pas ensemble.
@Hayley Parker

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MessageSujet: Re: to the end of the world and back / hayley   Aujourd'hui à 9:26

L’échappée de la maison familiale. Peut-être le problème était-il là. Pourquoi n’avais-je jamais cessé de voir cette maison, la maison Mills, comme la maison familiale ? N’aurais-je pas dû voir le foyer que je formais avec Julian comme ma maison, ma famille ? Je m’étais enfermée dans un gouffre où notre famille était passée après la mienne. La spirale infernale s’arrêtait aujourd’hui. Cette maison familiale, je la laissais derrière moi, pour repartir avec mon mari. J’ignorais si nous formerions un jour une famille. Avec des enfants, j’entendais. Je n’étais pas sûre d’être un jour prête à revivre ça. Peut-être resterions-nous juste tous les deux. Il serait temps d’y penser plus tard. Pas maintenant. Le silence de la route me convenait bien. J’espérais à ces étapes qu’il serait temps de franchir pour nous. Choisir une maison. Nous installer, tous les deux, sur un pied d’égalité. Nous battre pour la décoration, l’aménagement, les pièces à choisir. Monter des meubles, défaire des cartons. Nous n’avions pas fait ça ensemble la dernière fois. Il avait tout fait, j’avais été passive du début à la fin. Ce n’était plus ce que je voulais. Nous devions nous construire en tant que couple et nous ne pouvions pas le faire autrement. Jamais nous n’effacerions Julie, mais il était temps qu’elle prenne moins de place. Sinon cette dernière chance ne serait qu’une réouverture de plaie. Nous n’étions pas assez forts pour ça. Il brisa le silence au bout d’un très long moment. Si nous avions des choses à nous dire, nous semblions tous les deux trop effrayés pour risquer de remettre le mauvais sujet sur la table. Mais Julian n’était pas de ceux qui se laissent impressionner trop longtemps. L’idée de retrouver ce petit resto me fit sourire. Et après tout pourquoi pas ? « Seulement si tu me laisses prendre des crêpes aux airelles ! » Réponds-je en riant. Nous aimions souvent les mêmes choses, mais le débat entre bleuets et airelles resteraient toujours un sujet d’affrontement. Le retour de la question me faisait plaisir. Nous retrouvions presque des échanges normaux, ceux qui avaient toujours été les nôtres. Nous n’étions que Julian et Hayley. Serrant sa main dans la mienne, je repris. « Un moka ne serait effectivement pas de refus. » Ou une double dose de tequila. Ou était-il trop tôt pour ça ? Un bref regard sur l’horloge me confirma que la tequila attendrait.

@Julian Parker

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