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WINTER TOGETHER / L'hiver arrive. Il est là plus tôt que les autres années et il est déjà rude. Les premières neiges parsèment les trottoirs de Wauwatosa. La ville et ses habitants ont toujours pris soin de leur commune. Ils aiment la voir briller de mille feux en attendant l'arrivée du père Noël. On est plus surpris de voir apparaître les premières guirlandes qui clignotent à travers les vitrines alléchantes et gourmandes. Les pâtisseries donnent envie. Les manteaux et les écharpes viennent couvrir nos tenues de mi saison. Cette année et encore plus que les autres années, Wauwatosa va aider ceux qui en ont besoin. Et en plus notre belle ville va s'illuminer et devenir la plus belle. Des concours de décorations, de sapins par exemples. Ces arbres vont éblouir les allées principales avant d'aller egayer les demeures plus austères. Hopitaux, orphelinats ou prisons aux alentours. Vous l'avez compris, c'est la solidarité qui va être au centre des fêtes. Comme chaque année le grand bal de Noël vous invitera à vêtir vos plus belles tenues et pour la bonne cause. Déambulez dans les rues, emmitouflés dans vos écharpes et doudounes. La neige va être présente, très présentes. Attention au verglas et aux boules de neiges perdues.

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Tu seras ma dernière seconde ll Auden

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MessageSujet: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyMar 22 Mai - 17:35

La journée avait commencé depuis maintenant 4h. Il était en effet 10h du matin et ma journée avait démarré à 6h. J'adorais mon métier d'infirmière même s'il prenait tout mon temps. Je n'avais pas assez de temps à mon goût à consacrer à Everly, ma fille. Je travaillais en douze heures ce qui me permettait d'avoir des semaines de 3 et 4 jours pour pouvoir profiter au maximum de ma petite fille de trois ans. Heureusement que je pouvais compter sur ma mère pour s'occuper d'elle les jours où je travaillais.
Aujourd'hui clôturait le quatrième jour de matin. J'étais quelque peu exténuée mais je ne le montrais jamais, j'étais trop impliquée dans mon boulot pour le lâcher. J'avais en soin des patients qui subissaient des chirurgies. J'avais en charge, les perfusions, les pansements, les soins pré et post-op, nous étions deux infirmières dans le service pour 15 lits. C'était gérable mais usant. Il était donc 10h quand Agniès, ma collègue infirmière me propose de prendre la pause café du matin. Ce n'était pas de refus. J'avais bien besoin d'un bon café, cependant notre machine étant en panne c'est à la cafétéria que je m'étais dirigée pour aller prendre ma boisson. J'avais pris soin de passer par la case "vestiaire" pour récupérer mon téléphone pour appeler ma maman. J'avais envie de savoir comment allait Everly et lui dire que j'allais sans doute arriver avec une petite heure de retard car celle de l'après midi était retenue ailleurs et ne pouvait pas assurer son service à 14h mais à 15 heures. Je n'avais pas refusé des heures supplémentaires, j'en avais besoin même si j'avais tous les mois des sous de mon père qui arrivait sur mon compte en banque. Je ne les avais jamais touché, ils étaient sur un compte que j'offrirais à Everly le jour de ses 18 ans. C'était comme ça que ma maman avait procédé pour moi. Depuis 6 ans, j'avais eu le droit à cet argent princier que je n'avais dépensé que pour m'offrir une voiture pour me rendre à l'hôpital et une petite maison pour ma fille et moi. Tout le reste je le gardais pour elle au cas où. Je ne voulais pas que quelqu'un soit réellement au courant de mon statut de princesse et encore moins que travailler en tant qu'infirmière n'était qu'un passe-temps. Au contraire, je me débroullais par mes propres moyens pour moi et pour Everly.

Une fois à la cafétéria, je regarde l'étalage de pâtisseries qui venaient d'être mis. Gourmande, je regarde pour me décider. Je relève ma tête après avoir choisi une part de tarte aux pommes et tombe nez à nez avec Auden. Il ne manquait plus que ça. Voilà trois ans que j'avais coupé les ponts avec lui. L'hôpital était assez grand pour ne pas que je tombe trop souvent sur lui. Nous n'avions jamais plus entamé la conversation et c'était mieux comme cela. Je ne voulais pas qu'il sache qu'il m'avait mise enceinte après m'avoir lâchement quitté pour Logan et conne comme je suis j'avais décidé trop tard de me faire avorter, ce qui avait rendu l'intervention trop tard. Et je ne voulais pas que ma fille soit adopter, j'avais donc élevé ma fille seule avec ma maman. Il n'en savait rien et je comptais bien garder cette information aussi secrète que possible.

Payant à la caissière et en la remerciant, j'évite Auden et pars m'asseoir sur un banc devant l'entrée de l'hôpital avec mon téléphone à la main pour envoyer un message à ma maman qui venait de me dire par texto que Everly était à l'école et que tout allait bien. Je regardais sans vraiment y prêter attention mon fil d'actualité instagram en priant qu'Auden ne me suive pas.
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyMar 22 Mai - 23:18




feat Serena



Je n’arrivais pas à croire que c’était ma dernière semaine. Après avoir passé les deux dernières années en tant qu’interne, je voyais toutes ses années se terminer maintenant. D’un côté j’étais débordant de joie, j’allais enfin faire ce que je voulais faire depuis des années. Aider les mères à donner la vie, mettre des enfants au monde, c’était ce que j’aimais. Etre le premier maillon de la chaine de la vie de quelqu’un. C’était pourtant ridicule, peu de personnes accorde de l’importance à celui qui leur donne la vie. Mais je savais que je me rappellerai de chaque enfant, de chaque cas. Je me sentais pousser des ailes petit à petit que la date fatidique approchait. Mais, d’un autre côté, je savais que tout cela allait me manquer. Les urgences et sa folie, endroit où j’avais eu la chance de faire des dizaines de rencontres toutes différentes les unes des autres. M’occuper de plusieurs services avec leurs spécificités, être un de ces médecins multitâches que tout le monde avait en tête lorsqu’on lui demandait de décrire le médecin parfait. Les infirmières de mes services de prédilection, c’est-à-dire principalement la chirurgie et la néonatal, commençaient à me dire adieu. Comme si j’allais mourir ou ne plus jamais les voir, alors qu’il était certain que j’allais les croiser. Ça me faisait rire, tout en touchant mon petit cœur. J’avais tellement appris grâce à eux tous. Chacun d’entre eux. Je n’arriverai jamais à les remercier assez. Surtout pour le soutien qu’ils ont été après la mort de Gavin.

Il était dix heures passées lorsque mon chef de service me dit qu’il était grand temps que je prenne ma pause. J’avais bien insisté pour dire que je voulais terminer le dossier de madame Grand et faire ses analyses, mais j’avais déjà reculée ma pause d’une bonne heure et nous étions tous des deux dans l’illégalité. Fais chier. Je décidais donc de prendre mon dossier sous le bras et d’aller à la cafétéria. J’avais bien le droit de lire en buvant mon café après tout, aucune loi ne pouvait me l’interdire. Je n’avais pas pour habitude d’aller à la cafétéria, j’allais à la machine à café du service de chirurgie pour voir Léonard ou j’allais flâner ou Julian se trouvait, quand je n’allais pas dehors pour fumer et boire mon café en même temps. Cependant, Julian était en pause, Léonard en intervention et je n’avais pas d’autre choix que d’aller chercher mon café dans la cafétéria. J’étais en train de prendre mon sucre quand je tombais nez à nez avec Serena. Mon cœur manqua un battement. Ou huit. Je n’avais pas réellement compté. Je n’arrivais pas à ma rappeler la dernière fois que j’avais vu la jeune femme. La dernière fois que nous avions été aussi proche, physiquement parlant, l’un de l’autre. Je l’avais aperçue rapidement dans les couloirs, mais on n’avait jamais eu l’occasion de se parler, ce que je regrettais amèrement. D’un côté, c’était un peu de ma faute, après tout, je n’avais pas cherché particulièrement à renouer avec elle, après ce qui c’était passé entre nous. C’est elle qui m’avait dit de plus jamais lui parler. Je m’étais donc exécuté.

La revoir me fit perdre un peu pied. A la seconde où j’eus croisé le bleu de ses yeux, je fus rempli de millions de souvenirs. Il fallait dire que tous les deux, on avait un passé assez chargé. Elle, la princesse de Monaco, et moi, Lord Auden Serritzlew, serviteur de la couronne danoise. Je crois qu’on avait cinq ans la première fois qu’on s’est croisé à un banquet. J’avais toujours trouvé ça super chiant, mais y allé me donnait une occasion de voir Serena. On se cachait sous les tables à faire des jeux stupides ou à discuter de nos vies. Mon frère nous rejoignait de temps en temps, mais il préférait passer du temps avec les Suédois qu’avec nous. Ou avec Nicolai de Hollande. Elle avait été ma première amoureuse, le genre qu’on a quand on a dix ans. Premier baiser. Puis j’avais rencontré Gavin et j’avais laissé Serena de côté, du moins amoureusement. Elle avait été la meilleure amie que j’avais. Jusqu’à ce qu’on fasse cette chose stupide lors du bal de graduation, il y a trois ans.  Depuis, elle m’évitait comme la peste. Je soupirais en la regardant partir. Il fallait que je lui parle. Je ne pouvais pas nier qu’elle me manquait ; dire le contraire serait un mensonge absolument stupide. Si elle m’envoyait chier, tant pis. J’aurais essayé

«- Je peux ? » dis-je en montrant la place à côté de Serena. Elle me répondit en soupirant.  «- Ecoute, tu peux pas passer le reste de ta vie à essayer de m’ignorer, à presser le pas quand je suis dans le couloir et à me fuir comme si j’étais une maladie infectieuse. On se connait depuis dix-huit ans, je pense que je mérite au moins de savoir ce que j’ai fait de si grave pour que Princesse Serena de Grimaldi me sorte de sa vie.» Je savais qu’elle détestait que je l’appelle par son nom de princesse, mais il était hors de question que je me monte conciliant alors qu’elle se donnait un malin plaisir à me faire sentir qu’elle voulait que je me barre «- Donc je te le demande maintenant, que diable ai-je pu faire de si grave ?»







Dernière édition par Auden Serritzlew le Jeu 24 Mai - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyMer 23 Mai - 22:24

La journée me paraissait interminable, j'avais envie de rentrer pour me faire un bain chaud avec de la mousse. J'adorais mon métier mais parfois les patients n'étaient pas vraiment très patients justement et très agressifs. Parfois, j'aimerais que certaines personnes se mettent à nos places. Nous n'avons pas un métier facile et nous le faisons avec cœur et passion. La pause nous n'avions pas l'habitude d'en faire mais aujourd'hui, nous avions du temps, un temps précieux mais qui faisait du bien. J'avais envie de fumer mais j'avais oublié d'acheter mon paquet de cigarette. Je fumais depuis l'âge de 16 ans. Je devais arrêter mais pour le moment je n'en avais pas le courage et je n'avais pas le temps pour les réunions ou autre pour aider à l'arrêt du tabac. Bref, heureusement qu'on m'avait proposé une petite pause histoire de souffler avant d'affronter les dernières heures de travail avant un repos de plusieurs jours, bien mérité.

Dévorant ma tarte aux pommes avec le téléphone en main, j'essaie d'éviter Auden. Je suis triste que nous en soyons arrivés là lui et moi. Après tout, il est sans doute la seule personne sur cette Terre à me connaître aussi bien, sans doute mieux que moi même. Il a été un frère, un ami, un confident, mon premier amoureux de maternelle. Il est devenu mon meilleur ami et avec le temps on a créé cette complicité que je souhaite à tout le monde. Malheureusement les choses ont mal tourné à la mort de son ancienne copine. Je me rappelle lorsque nous étions enfants, lui en costume et moi en jolie petite robe qui coûtait des milliers d'euros, il était le seul à savoir que j'étais la fille du prince, les autres pensaient que j'étais la fille du domestique. Il n'a jamais failli à sa promesse de ne rien divulguer. On a très souvent fini dans la cour ou sous une table ou au grenier pour parler ou s'amuser. Loin de moi l'idée de boire du thé avec le petit doigt levé. Cela faisait quelques temps que les gens étaient au courant de mon titre, du moins ceux qui lisaient la presse, mais je ne m'en servais pas. Mon père m'avait même proposé de m'envoyer un personnel pour s'occuper d'Everly mais j'avais refusé. Je ne le souhaitais pas. Je n'avais pas envie qu'elle vive comme cela. Je voulais qu'elle soit "normale". Je regarde mon téléphone quand j'entends une voix que je ne connais que trop bien. Je relève la tête pour fixer le Lord. Je soupire lorsqu'il me demande s'il peut s'asseoir, je roule également des yeux lorsqu'il s'assoit sans que je l'y invite vraiment. Je me pousse un peu pour le laisser s'asseoir. Je bois une gorgée de mon café et le regarde en bloquant mon téléphone pour qu'il ne puisse pas jeter un oeil sur ma photo de fond d'écran montrant une magnifique petite tête blonde accrochée à mon cou.

Arrête de m'appeler comme ça !

J'avais une sainte horreur lorsqu'il disait cela et il le savait. Pourtant cela me faisait rire intérieurement, il n'avait pas oublié. Je soupire une nouvelle fois en buvant mon café et en le regardant parler.

Tu n'as rien fait, c'est la force des choses, nos chemins se sont séparés et voilà faut l'accepter, dix-huit ans ou pas. On a été longuement amis et c'était super Auden on a passé de bons moments, mais c'est terminé et tu dois l'accepter.

Je hausse les épaules en ravalant mes larmes. Je ne voulais pas qu'il voit l'émotion qui s'emparait silencieusement de moi. Je ne pouvais pas lui déballer qu'il avait une petite fille de trois ans, nommée Everly, que je n'avais pas pu avorter car il était trop tard quand je m'en suis aperçue.. Qu'il avait déjà choisi Logan quand c'est arrivé et qu'il valait mieux pour lui qu'il ne sache rien. Mais lorsqu'il me demande qu'est-ce qu'il a fait, je me lève, m'époussièrant la blouse au passage des miettes que la tarte avait produite.

Tu as choisi Logan. C'est tout. Et tu m'as laissé. Tu étais pas bien, je le conçois, la disparition de Gabin est douloureuse mais tu as fait n'importe quoi en ce temps là et tu t'es jetée sur Logan, quant à moi la pauvre Serena, elle était là uniquement pour ... Oh tu sais quoi laisse tomber.

Je ne voulais pas qu'il s'imagine que j'étais jalouse de Logan mais je n'avais pas apprécié qu'il couche avec moi pour choisir quelques jours après une autre fille.  C'était le début des emmerdes. Pas que ma fille soit un problème mais ce n'était pas du tout prévu au programme. Parfois j'imagine ma vie sans Everly, ce que j'aurais fait du haut de mes 24 ans, mais tout tourne autour d'elle depuis trois ans maintenant et cela me convient très bien.

Ecoute, je ne veux pas d'embrouilles, je pense qu'on a juste pris des chemins différents Auden comme je te l'ai dit. C'est comme ça. On a grandi, on a évolué et faut l'accepter.

Je lui souris cependant sincèrement.

Mais je suis fière de la personne que tu es devenu. Tu as réussi à devenir la personne que tu rêvais, gynécologue ! C'est parfait Auden. Je te souhaite tout le bonheur du monde.

Je le regarde, prends mon café sur le banc et tourne les talons. Je n'avais plus envie de lui parler. ça servait à rien après tout.
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyJeu 24 Mai - 19:24




feat Serena



J’aurais certainement dû m’en douter. Je ne savais pas à quoi je m’attendais à vrai dire. Qu’elle m’ouvre les bras en disant qu’elle regrette tout et qu’elle veut qu’on recommencer notre amitié de zéro ? Cela aurait été beaucoup trop optimiste. Mais je sentis mon cœur se briser inexorablement lorsqu’elle dit que nos dix-huit années d’amitié n’avait été d’aucune importance. Ça l’avait été pour moi. Tout ce qu’on avait vécu, tout ce qu’on avait fait ensemble, tout avait été important. Je regardais le sol sans rien dire, submerger à la fois par mes souvenirs mais aussi cette boule dans ma gorge. J’avais des millions de choses à lui dire, des centaines d’explications à lui donner, mais j’en avais la voix coupée. Je n’étais pas quelqu’un de particulièrement émotionnel, mais tout ceci était beaucoup trop pour moi. Elle, moi, en train de parler. Et elle qui me balançait une vérité que je n’étais certainement pas prêt à entendre ni à accepter. Je voulais la prendre dans mes bras et lui dire que je n’avais plus jamais envie de la laisser, mais je la connaissais assez bien pour savoir que je n’avais pas le droit de le faire. Elle ne le voulait pas. Je voulais aussi lui crier au visage. Mais j’étais juste là, à regarder le sol, comme un gamin qu’on aurait pris la main dans le sac, en train de faire une bêtise. C’était certainement ça. Peut-être qu’en fin de compte, j’étais encore un enfant.

«- Si c’est ce que tu veux, je vais pas me battre pendant des années. J’ai pas le force ni la patience de courir après quelqu’un qui a choisi que je n’étais pas assez bien pour rester dans sa vie. Mais pourrais-tu au moins avoir la décence de ne pas agir comme si ce que nous avions vécu avant n’était qu’un court passage de ta vie sans importance ? » Je pris un moment pour me calmer, sentant que je commençais à m’emporter « - Bordel… Je sais même pas pourquoi j’ai eu la bêtise de croire que j’avais la moindre chance de pouvoir raviver notre amitié. T’es vraiment con, Auden… Oublie que je t’ai parlé Serena… Tu sais quoi, faisons comme si tout ceci ne s’était jamais passé. C’était ridicule de ma part. »

Je passais mon regard sur son téléphone, ce qui me permit de voir son fond d’écran de façon très brève. Je ne savais pas que la famille royale avait un nouvel enfant, ou alors c’était un que je ne reconnaissais pas. Il faut dire que j’avais en grande partie laisser tomber toute cette histoire de famille royale quand j’avais quitté Vancouver. Je restais Lord. J’avais toujours la protection diplomatique. Mais je n’y prêtais presque plus aucune attention, étant bien trop occupé à l’hôpital ou avec mes propres problèmes. Je n’avais pas vu mes parents depuis presque une année entière, et ne parlons pas de mes frères et sœurs. Il fallait vraiment que je pense à trouver un temps pour les appeler. Ou prendre quelques vacances, quelques jours et me rendre à la maison pour passer un moment avec eux. Lorsqu’elle se leva, je fis de même. Je la regardais directement dans les yeux, et ses félicitations n’eurent pas l’effet qu’elle pensait que ça aurait. Ceci raviva une sorte de colère et d’incompréhension. Comment pouvait-elle agir comme ça ?

«- Ne sois pas toute pleine de sucre si c’est pour me cracher au visage deux minutes après Votre Altesse, je vaux bien mieux que ça.  Je te rappelle que je suis venu ici , à Wauwatosa, au départ pour me rapprocher de toi. C’est toi qui a décidé de me tourner le dos du jour au lendemain, pas moi. J’ai été si nul que ça cette nuit-là pour que tu me dises d’aller me faire foutre juste après ? » crachais-je dans un souffle. «- Tu passeras le bonjour à Pauline ou Louis. Je ne savais pas que la famille avait un nouvel enfant….» Auden et son protocole, tout une histoire.
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyVen 25 Mai - 19:20

Visiblement, il ne comprenait pas. Ce n'était pourtant pas compliqué. Il m'avait lâché pour une autre. Pas que j'étais amoureuse à vrai dire je n'en savais fichtre rien à l'époque mais je pensais qu'après toutes ces années, après Gabin, il s'était rendu compte qu'il voulait de moi plus que comme une meilleure amie.. Cela me faisait de la peine d'avoir couché avec lui juste histoire d'assouvir une pulsion sexuelle ou quoi que ce soit. Je pensais valoir mieux que ça à ses yeux. Je lui en ai d'abord voulu énormément mais l'annonce de ma grossesse et l'impossibilité d'avorter m'ont fait faire un choix, je ne sais pas si je le regrette aujourd'hui mais ce qui est sûr c'est qu'à l'époque il n'était pas en capacité de  prendre en charge un enfant. Aujourd'hui il avait l'air plus équilibré, futur gynécologue de Wauwatosa, j'étais vraiment ravie pour lui. Je sais qu'il ne comprenait pas mon point de vue et ça me navrait. Il comprenait tout de travers en plus ce qui m'agaçait au plus haut point, surtout dans l'état de fatigue dans lequel j'étais à présent.

Et moi? J'étais pas assez bien à l'époque Auden, sinon tu ne m'aurais pas mise de côté pour papillonner avec la meilleure amie de Gabin. Ok t'es toujours avec elle aujourd'hui mais à l'époque j'étais triste qu'au lieu de te tourner vers ta meilleure amie tu te sois tourné vers elle..

Je hausse les épaules, les points serrés.

Merde Auden, dix-huit années pour être reléguée au coin des inconnues? J'aurais pu affronter avec toi ton malheur, je t'ai toujours fait passer en priorité dans ma vie et ce depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, mais aujourd'hui ce n'est plus comme ça, je ne voulais pas tout donner à quelqu'un que je considérais comme un frère qui lui me considérait comme une option. T'es pas le centre du monde tu sais, et avec tout ce qu'on a vécu les secrets qu'on a partagé je pensais qu'on serait deux dans ta bataille mais je me suis trompée...

Je commence à avoir les larmes aux yeux, mais ne m'arrête pas pour autant. Aujourd'hui tout a changé pour la simple et bonne raison que Auden est passé au second plan, Everly est ma priorité désormais et je fais passer ses besoins avant les miens., logique. Le simple fait qu'il veuille encore me parler me fait chaud au coeur et si j'écoutais ce dernier, je serai déjà dans ses bras cherchant un peu de réconfort dans les bras de mon meilleur ami de toujours, mais ma rancoeur et Everly m'empêchent de le faire. Je lui en veux énormément malgré le fait que Auden me manque.

Raviver notre amitié? Tu l'as détruite au moment même où t'es parti après ce soir là sans plus donner de nouvelles pendant des mois alors que tu batiffolais dans les bras de Logan. Je m'en tape que tu l'aies choisi, enfin... dans le sens où je ne m'attendais pas à ce qu'après avoir couché avec moi tu m'épouses mais je pensais que tu me respectais plus que ça... J'avais vraiment l'impression d'être l'inconnue parfaite pour un coup d'un soir, le genre qui te permet d'oublier ta vie de merde du moment... Je me suis sentie souillée. Après ce soir là, tu as disparu avec elle. Super ! T'aurais aimé que je fasse pareil avec Charles?

Charles était mon ancien fiancé. Un prince lui aussi. Celui que la famille de mon père s'évertuait à me pousser dans les bras. Il était gentil. Nous avions eu une relation d'ailleurs mais nous avions préféré nous séparer à cause de la distance. J'avais donc pris son exemple pour lui faire comprendre que je ne pense pas qu'Auden aurait accepté que je couche avec pour retourner dans les bras de Charles ensuite. Cela l'aurait blessé et cela aurait touché son amour propre, d'autant plus qu'il ne supportait pas Charles.

Bref laisse tomber. Dans la vie nous faisons des choix c'est comme ça. Si t'es heureux comme ça tant mieux.

e suis plus heureuse sans lui désormais. Si nous redevenions amis j'aurais trop peur qu'il ne décide du jour au lendemain de ne plus me parler comme il l'a fait il y a trois ans. Malgré la rancune, il restait une grande partie de ma vie si ce n'est presque toute. On avait tout affronté ensemble et ces trois ans sans lui étaient difficiles à affronter. Je lui souhaitais du bonheur c'était normal mais pas de son goût à lui. Ses paroles me touchent en plein coeur.

JTu te fous de moi? Cette soirée était super Auden mais c'est plutôt toi qui t'es tiré pendant plusieurs mois sans crier gare.. Et arrête de me prendre de haut à m'appeler votre Altesse. Et ce n'est pas parce que le petit prince n'a pas tout ce qu'il veut sur un plateau d'argent qu'il va s'énerver hein....

Autant je détestais ses appellations à mon égard autant je savais qu'Auden avait une sainte horreur que je l'appelle le petit prince. Nous utilisions ces surnoms lorsque nous étions énervés l'un contre l'autre comme aujourd'hui ou pour nous taquiner hors là, c'était la première option.

Bon écoute je...

Alors que j'allais lui dire que je devais reprendre du service dans dix minutes, il me parle de l'enfant qui est présent sur mon écran de téléphone, la discrétion et moi ça a toujours été deux. Je suis mal à l'aise mais ne le montre pas. Je reste neutre avant de surenchérir.

Ouais je lui dirais et c'est une fille. Sur ce bonne journée Prince Serritzlew, y'en a qui doivent bosser.

Il fallait que je parte de là, ça ne servait vraiment pas à grand chose de se jeter des noms d'oiseaux au visage, ça n'arrangerait rien, alors que je tourne les talons je reviens vers lui, les yeux embués.

Pourquoi tu m'as zappé de ta vie à ce moment là Auden? Qu'avais-je fait ? Ce soir là on a dérapé mais je ne pensais pas perdre mon meilleur ami....


Je fais la moue en haussant les épaules. Je vais à la poubelle la plus proche pour jeter mon papier et le gobelet.
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptySam 26 Mai - 23:37




feat Serena



Je savais qu’elle avait raison. Pour beaucoup de choses. J’avais mis bien trop de temps à revenir vers elle, et j’étais le seul à blâmer pour ça. C’était ma faute. Pas l’intégralité de notre problème, ceci était quelque chose dont nous étions responsables tous les deux. Elle pour m’avoir repoussé, moi pour l’avoir laisser faire. On était ridicule à se disputer ici, devant tout le monde. On aurait dit des enfants qui n’arrivait pas à s’entendre pour jouer au même jeu. On ne jouait même pas avec les mêmes règles et j’étais pas sûr d’accepter celle que Serena essayait de m’imposer. Je soupirais en la regardant me tourner le dos une nouvelle fois. C’était de plus en plus ridicule. Parler de Gavin, de Logan, et même de Charles. Comment avait-elle osé me parler de Charles, sachant que je n’avais jamais apprécier ni le personnage, ni leur relation. C’était certainement la goutte d’eau qui a fait déborder mon vase déjà bien plein. Je n’arrivais plus à retenir tout ce que je voulais lui dire.

«- Tu me juge en ne connaissant même pas l’entièreté du tableau Serena. Je pensais qu’après toutes ces années, tu ferais bien mieux que ça. Je pensais que tu chercherais à comprendre. Mais tu t’es juste contenté de me demander d’arrêter de te parler. J’ai essayé de renouer avec toi, mais à chaque fois j’ai eu droit à de l’ignorance. Tu as répondu à aucun de mes messages, aucun de mes appels depuis ces trois dernières années. Me faire passer pour le méchant, c’est un peu facile , tu ne penses pas ? Les fleurs à chacun de tes anniversaires dans la salle des infirmières ? C’était moi aussi. »

Je laissais mes émotions prendre le dessus sans réellement chercher à tout arrêter. J’avais tellement besoin de tout lui dire, de tout déballer. C’était comme un mal de ventre après avoir trop manger, une envie de vomir après avoir pris une cuite beaucoup trop forte. Une gerbe de mots, une gerbe de sentiments. Je n’en pouvais plus. J’étais un mélange de colère, de tristesse et d’incompréhension, le tout rendu encore pire par les souvenirs qui me submergeait. Puis merde. Je laissais tout tomber et je la pris dans mes bras. Elle pourrait me repousser. Elle pourrait me frapper. Peu m’importait actuellement, j’en avais envie. Je n’avais pas envie de passer mon temps à crier, je voulais pas perdre un instant loin d’elle encore.  J’avais l’impression de vivre une autre vie depuis qu’elle n’en faisait plus partie. C’était certainement le cas d’ailleurs, j’avais Raven, Logan, Maya et tout un tas d’autres gens qu’elle ne connaissait certainement pas. Mais elle y avait sa place, ça avait toujours été le cas et ça le serait toujours. Je ne pouvais pas l’y forcer, mais je ferai tout pour qu’elle le comprenne.

« - Ne me repousse pas. Arrête de combattre. Enlève cette barrière que tu as mise et laisse-moi revenir près de toi Serena. Je sais que j’ai merdé. Je sais que j’ai été le plus grand des cons de cette univers. Mais je te promets que je ferais tout ce qui est entre mes mains pour me faire pardonner, même si je dois traverser les flammes de l’enfer. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ma meilleure amie… »

Je fermais les yeux pour profiter un maximum de son contact. Je respirais son odeur un maximum. Elle n’avait pas changé. Un mélange de fleur, avec une arrière senteur de fraise. Je me rappelais lorsqu’elle avait essayé ce parfum pour la première fois, dans un magasin le long de la Promenade des Anglais à Nice il y a quelques années. Elle était tombée folle amoureuse mais avait décidé de le laisser dans le magasin sans l’acheter. J’étais revenu dans cette même boutique le lendemain, et j’avais posé la bouteille sur sa table de nuit. J’étais surpris qu’elle utilise toujours ce parfum, surpris et heureux dans un sens. C’était comme si j’avais été avec elle durant tout ce temps, même si ça n’avait pas été physiquement, elle gardait un peu de moi avec elle. Je caressais doucement son dos et la pointe de ses cheveux, comme j’avais l’habitude de le faire depuis qu’on était petit. On aurait dit que rien n’avait changer.
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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyLun 28 Mai - 0:43

Je n'en voulais pas à la terre entière, simplement à mon meilleur ami. Il me connaissait par coeur, mieux que ma mère. Nous avions passé tellement de temps ensemble depuis que nous étions tout petit. En vrai, au téléphone, puis par sms quand nous avons eu des téléphones portables puis par appel visio, et parfois par lettres. Nous adorions nous envoyer des lettres ou des colis par la poste, ça avait toujours été notre truc à lui et à moi. Pendant trois ans, ça avait été dur sans lui car à chaque pépin que j'avais, à chaque joie, j'avais envie de prendre mon téléphone, composer son numéro que je connaissais par coeur et l'appeler pour lui annoncer la bonne ou mauvaise nouvelle comme je le faisais autrefois. Cela me manquait beaucoup mais je m'y étais fait depuis le temps, et ma priorité maintenant c'était Everly. Parfois je m'en voulais qu'elle n'ait pas de père. Peut être que j'aurais du le dire à Auden, je suis persuadée qu'il aurait fait un bon père. Pas à l'époque mais maintenant il était équilibré, il était bien.

Alors que je comptais repartir en service, je l'entends me parler encore, je ne me retourne pas mais arrête de marcher. Je l'écoute attentivement. Mes larmes coulent sur mes joues. C'était lui les fleurs chaque année? On s'était toujours demandé avec mes collègues qui cela pouvait-être, je savais que c'était un pro dans ce style mais avec nos problèmes je pensais qu'il avait oublié. Mais là, c'est trop je me dois de riposter à ses propos.

Auden ! ça suffit ! Je ne t'ai pas jugé ! J'ai simplement vu les faits. J'ai eu tellement mal quand t'es parti, j'avais l'impression de t'avoir perdu pour toujours, j'ai été touché en plein coeur et ça m'a suffit à te rayer de ma vie, car je ne voulais pas être une option dans ma vie alors que tu étais une priorité autrefois hein ! Tu m'as snobée pendant des mois, sans donner signe de vie et tu crois que j'allais accepter que tu reviennes comme ça? Tu m'as fait du mal et j'avais d'autres chats à fouetter que de prendre en charge un gamin pourri gâté !

C'était facile. Faire comme s'il existait pas; l'ignorer c'était tellement plus simple que de l'affronter. J'étais paradoxale. Je savais qu'il n'était pas capable de faire une machine à laver ou faire tourner un lave vaisselle, alors s'occuper d'un bébé ce n'était même pas la peine et pourtant.. si j'avais laissé une chance à ce lord danois que se serait-il passé? Tant de question, si peu de réponse... trois ans d'écoulées, trois ans de perdues en quelque sorte.
Auden me manquait beaucoup plus que je ne pouvais l'imaginer, tout me rappeler lui, de la chanson qu'on écoutait en boucle, à mon parfum, en passant par les photos accrochées au mur qui étaient toujours présentes car je n'avais pas voulu les enlever par pincement au coeur. J'aimais celle qui était accrochée à mon miroir, celle où nous étions restés des heures dans un champ allongés pour parler de tout et de rien, on avait pris un million de photo mais celle où nous étions partis en fou rire était ma préférée et avait sa place ici dans ma chambre.
Ma vie n'était plus la même sans lui, il n'y avait plus toutes ces couleurs qui l'égayaient comme avant... Je m'en rendais compte en lui parlant pour la première fois depuis trois ans maintenant. Je voudrais revenir en arrière, que rien ne change entre nous, putain de bordel de merde... Je l'aimais d'un amour fraternel, j'aurais donné un rein pour lui. Nos parents avaient toujours cru qu'on finirait ensemble plus tard mais cela n'avait pas été le cas. Mais ce lien si fort qui nous unissait, nos chers géniteurs n'y comprenaient rien. En un seul regard, une seule mimique et nous savions ce que l'autre pensait. Cette complicité me manquait.
Soudain, il me prend dans les bras, prise au dépourvu, je suis surprise et contre toute attente, je ne me débats pas. Je fonds simplement en larmes dans les bras de mon meilleur ami. Il aura toujours cette place privilégiée dans mon coeur et puis, il m'a donné une fille. Une jolie petite fille en bonne santé, et magnifique. J'éclate en sanglots dans ses bras, les passants nous regardent sans doute mais j'en ai rien à faire. La soupape a cassé. Le trop plein, le barrage a débordé. Ma carapace s'est brisée en cet instant présent, je l'aime plus que je ne le hais. Je le sers fort, profitant de chaque seconde au creux de ses bras. Son odeur était restée la même, la sentir m'apaisait et me replongeait dans nos souvenirs. En cet instant, plus rien n'avait d'importance, comme si les trois dernières années n'avaient pas existé. Je l'écoutais parler tout en étant encore dans ses bras, ce n'était pas encore assez, ce contact devait durer aussi longtemps que les trois ans que nous avions perdu. Il avait gagné la guerre. Je me rendais, je capitulais. Je rendais mes armes et cédais à la tentation d'effacer ma rancoeur pour retrouver mon meilleur ami, mon petit prince.

Tu m'as manqué Auden.

Il avait besoin de moi comme j'avais besoin de lui. Cela avait toujours été le cas et ça le sera toujours, même si tout nous sépare. Nous étions liés, qu'on le veuille ou non, c'était comme ça après tout. Lorsqu'il me caressa, c'était assez étrange car cela était comme avant. Je finis par me défaire de cette étreinte, les yeux embués, et la gorge serrée. Je souris en sortant un mouchoir de ma blouse. Je m'essuie le visage, rougis par les larmes, et regarde Auden.

Je.. Je suis désolée d'avoir cette rancoeur qui me ronge depuis 3 ans Auden, je .. Tu me manques, c'est indéniable et j'en ai marre de t'éviter. Te savoir à Wauwatosa près de moi même en froid m'a jamais dérangé car je savais que tu allais bien, si tu venais à déménager, je ne sais pas ce que je deviendrais sans mon meilleur ami...

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MessageSujet: Re: Tu seras ma dernière seconde ll Auden Tu seras ma dernière seconde ll Auden  EmptyMer 30 Mai - 18:06




feat Serena




«- Je te promets sur ma vie que je ne te laisserais plus jamais Serena. Il y a trois ans, j’étais un petit con absolument perdu. Je ne savais même pas si je voulais continuer la médecine ou partir dans un élevage de chèvre. J’ai fait des erreurs impardonnables, et te laisser partir a été la pire de toutes.» Je caressais encore son dos, je n’avais aucune envie de la laisser sortir de mes bras pour le moment. J’embrasais son front, posant ma tête dans ses cheveux. «- Tu n’as aucune idée à quel point le gosse que j’étais a grandi. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’il faut avouer que j’étais particulièrement minable. Dans deux jours, j’ai ma soutenance et je serais enfin diplômé. J’ai besoin de toi. J’ai toujours eu besoin de toi. Et je ne te laisserai plus jamais croire que tu n’as pas ta place dans ma vie. Tu en as la plus grande et la plus importante, princesse. »

Princesse. Un surnom que je lui donnais depuis des années. Depuis que nous étions petit. Ce n’était pas une moquerie, pas quand j’ajoutais « De Grimaldi » à la fin. C’était un de ses surnoms doux et plein de sentiments comme un « mon cœur » ou « mon chat ». Elle était ma princesse, tout comme j’étais son prince. Je disais toujours que Serena était ma troisième sœur lorsque nous étions petits. Il fallait dire qu’il n’était pas simple d’expliquer notre relation aux gens qui pouvaient en être témoin. Un couple ? Absolument pas. Jamais il n’y avait eu de sentiments entre Serena et moi, en tout cas, aucun de ma part. Des amis ? C’était plus que ça.  Nous en avions toujours été au point où nous n’avions même pas besoin de parler pour nous comprendre. Les mots étaient inutiles. Je me rappelle d’une fois où, avec un simple regard, j’étais parvenu à lui faire comprendre que j’avais envie d’un bol de céréales. Ou lorsqu’avec un seul mot, elle avait réussi à me faire comprendre la robe qu’elle voulait porter au bal de la royauté, il y a quelques années. Malgré le protocole que nous devions toujours suivre, tout avait été d’une simplicité déconcertante entre elle et moi. Sauf ces trois dernières années. Mais j’avais l’espoir, peut-être naïf, que tout cela était derrière nous.

«- Je suppose que maintenant, je n’ai plus à t’éviter dans les couloirs et que je vais enfin avoir le plaisir de pouvoir travailler avec toi à un moment donné… Je crois qu’on n’a jamais eu le plaisir de travailler ensemble. T’es en neurochirurgie non ? Madame McKenie n’a jamais été particulièrement fan de moi depuis qu’elle est arrivée, son mari m’aime bien par contre, mais il est encore possible que je te croise là-bas… » Dis-je en me détachant d’elle. «- Il me semble que nous devions retourner au charbon. Mon directeur m’attend pour parler de ma thèse une dernière fois avant mon oral de demain. Et il ne me semble pas que tu disposes d’une pause à durée illimitée. » ajoutais-je en souriant. Je pris sa main et commença à avancer. «- Tu habites encore avec ta mère ? Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu non plus… »

Je fis le chemin entre l’extérieur et le service de Serena sans lui lâcher la main. Cet hôpital était ma seconde maison, je le connaissais par cœur et je pourrais me rendre d’un bout à l’autre les yeux fermés. Je marchais par automatisme, ne regardant qu’où j’allais réellement que quelques fois, mon regard étant centré sur la jeune femme à côté de moi. Si j’avais changé, autant physiquement que moralement, elle n’avait pas l’air d’avoir pris une seule ride. Elle tenait ça de sa mère, qui avait toujours l’air beaucoup plus jeune que son âge. Je lui enviais presque ça. Moi en trois ans, j’étais passé d’un ado à la mèche de Justin Bieber à celui que j’étais. Une fois devant la porte de son service, je lui lâchais enfin la main, déposant un dernier baiser sur son front.

«-Demain soir, je t’emmène diner. On a trois ans à se raconter, il me semble. Et il faut que j’appelle Louis pour le féliciter pour sa fille, je lui en veux un peu de me n’avoir rien dit. » Je lui fis un sourire «- Bonne journée, princesse. » Puis je partais vers mon propre service, sourire aux lèvres.





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