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 (louis) acte I, scène 2

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MessageSujet: (louis) acte I, scène 2   Lun 23 Avr - 10:49


Assis sur un des fauteuils du salon, je soutenais une guitare de ma cuisse, tandis que mes mains la maintenaient contre moi. Mes mèches noir de jais retombaient sur mon visage, qui lui était penché vers l'instrument pour avoir une meilleure vision sur les cordes. Je commençais à les gratter de mes doigts fins et habiles et à appuyer sur les fils pour que la mélodie soit rythmée comme je le désirais. Après quelques essais pour m'habituer à chacune des notes, je me lançais dans le morceau sans m'arrêter et sans erreur commise. Je prenais un vif plaisir à composer ma propre musique en m'inspirant des plus grands dans ce domaine. Je savais que j'épatais mes parents par cette capacité à former des sons délicats et agréables à entendre. J'étais d'ailleurs plutôt satisfait de ce que je parvenais à diffuser dans la pièce. C'est quand je cessais de caresser les cordes que j'entendis du bruit au niveau de l'ouverture du salon, placée derrière moi. Je me tournais et vis Louis, les bras croisés, en train d'écouter silencieusement. Il ne commentait pas alors je le forçais à s'ouvrir quelque peu sur ce sujet. « Tu aimes la musique aussi ? » Je l'invitais également à me rejoindre dans le salon, pour que l'on puisse discuter librement. J'avais envie de le découvrir davantage depuis qu'il m'avait laissé tomber en pleine ville. On s'était croisés quelquefois, notamment aux repas, sans pouvoir approfondir plus sur notre découverte de l'autre. On vaquait souvent à nos occupations chacun de notre côté : je devais me rendre à l'université, et lui accomplir le but précis qui l'avait conduit chez nous : écrire. Mes parents prenaient souvent toute son attention, et tentaient de faire sortir de sa bouche tous les éléments qu'ils exigeaient savoir de lui. On n'avait rarement l'occasion de dialoguer, même si plusieurs fois, mon père m'a poussé à lui conter quelques anecdotes qui s'était déroulées il y a quelques années. Bientôt, Louis ferait partie intégrante de notre famille et saurait tout de nous, alors que finalement, nous n'en savions que très peu de lui. Maintenant que je le tenais près de moi, je n'avais pas l'intention de le laisser filer ou s'exercer à son écriture habituelle. Je ne reposais pas ma guitare, mais cherchais son regard clair du mien plus sombre, pour lui faire comprendre qu'il pouvait me déranger dans cet instant créatif sans s'en sentir gêné.

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Dernière édition par Julio Zimmermann le Mer 2 Mai - 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Lun 23 Avr - 22:06

Je m’acclimate à ce nouvel environnement que je continue de découvrir jour après jour. Je laisse mon regard vaguer, avide de découvrir de nouvelles merveilles. Je m’efforce de m’imprégner de cette saveur de liberté que je goute après tant de mois où l’oppression faisait partie de mon quotidien. Cela est un bonheur non dissimulable qui m’habite, quand bien même la page blanche persiste malgré les jours qui défile. A défaut de me plancher sur mon ouvrage, je laisse mes mots noircir ce calepin au fil des jours. J’y raconte mes journées, mes états d’âme. Les mots s’alignent naturellement sans que je ne fasse le moindre effort, comme pour conserver solidement comme une empreinte indélébile ces expériences et émotions ressenties jours après jour. Je passe de longues heures dans cette chambre que je loue à me concentrer sur tout cela. Je m’isole du monde durant quelques heures, parfois en écoutant de la musique par un casque audio. Cette introversion me permet de me retrouver, de chasser ce stress qui m’habitait jusqu’alors. La famille Zimmermann est un hôte bienveillant à mon égard. Il s’efforce de me mettre à l’aise et je dois avouer que leur compagnie m’est plaisante, même celle de Julio. Je dois bien admettre que ce jeune homme est quelqu’un d’intriguant. Je ressens comme une certaine impression de danger à chaque fois que nos regards se croisent. Cette sensation est perturbante. Elle m’oblige à prendre mes distances, a évité tout rapprochement avec ce jeune homme malgré que l’envie soit présente. Ses parents sont friands de louanges à son égard et il a l’air d’être un jeune homme des plus appréciables. Indirectement, j’ai l’impression de me revoir à son âge, mais je me demande si de son côté, il ressent cette pression que j’avais sur les épaules à son âge. Je pourrais aisément lui poser la question, avec cette franchise diplomatique qui me caractérise naturellement, mais cela n’est pas si simple. Le mystère et l’impertinence qu’il dégage à un effet désorientant sur moi, dont je me passerai bien. Le son mélodieux d’une guitare s’immisce jusqu’à ma chambre. Il attire mon attention et ma curiosité. Je me laisse tenter, suit le bruit en venant quitter ma chambre pour rejoindre le salon d’où émane ces sonorités appréciables. J’y retrouve sans grande surprise le fils de la maisonnée, sagement installé sur un des fauteuils, guitare à la main, concentré sur le morceau qu’il travaille. Je l’observe jouer, laisse mon regard sérieux et pénétrant observer ses traits très sérieux. Ce gamin dispose de véritables talents qui lui offrent un éventail de possibilité pour l’avenir. Sans parler du fait qu’il dégage une certaine maturité derrière ses airs candides. Ce qui ne fait qu’accroître cette sensation qui m’habite à ses côtés. Il finit par me surprendre dans ma contemplation innocente et secrète. « J’aime l’art sous toutes ses formes. La musique en fait partie. » Je commente simplement en venant serrer mes bras autour de mon torse. Ma voix est claire et mon attitude est maîtrisée. Je camoufle toute trace de légère agitation qui pourtant m’habite. Je sens qu’il espère que je le dérange dans son exercice. Son regard est insistant. Il me scrute avec intensité et si l’envie me prend de refaire chemin arrière, je n’en fais rien. Je m’avance même vers lui, histoire de ne pas paraître trop distant et austère à son égard. Je ne veux pas que ma réserve devienne un malaise pour lui. « Tu es bourré de compétences à ce que je vois. » Je le complimente sincèrement, sans aucune mesquinerie. Je sais reconnaître le talent des gens et ne compte pas l’en priver. Je me dirige vers un fauteuil, l’invite d’un signe de main à poursuivre son activité. « Tu peux le rejouer. Je ne le connais pas. » Je ne suis pas un maître dans le domaine, je lui laisse donc l’opportunité de m’aiguiller sur la nature du morceau. Je l’invite à la conversation indirectement pour pallier ce silence mis en place depuis mon arrivée entre nous.

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Mar 24 Avr - 19:56

Je m'adonnais à cette activité plaisante au sein du salon de notre maison familiale, et composais mon propre morceau. Il semblait intéresser Louis puisque je le surpris bien rapidement au bas de la porte. Je l'invitais donc à s'installer sur un fauteuil, de manière indirecte, pour que nous puissions échanger jusqu'à ce qu'il doive vaquer à ses occupations ordinaires. Je comprenais qu'il voulait en savoir davantage sur ces sons agréables que j'ai formés en glissant mes doigts contre les cordes de la guitare. On tournait d'abord autour du sujet, avant de l'attaquer plus profondément. « Moi aussi, mais je préfère de loin la littérature. Je crois que de ton côté, ta préférence n'est pas difficile à trouver. » Il n'était pas devenu écrivain pour une raison extérieure à une passion. Il y a certains métiers qu'on ne peut pas pratiquer sans ce truc qui nous pousse au quotidien, qui se développe au creux des entrailles et qui nous emmène loin. Louis le possédait, certainement. Mais l'art avait tellement de facettes que je me perdais parfois dans tous ces choix riches en connaissances. Il y avait aussi la beauté qui pouvait appartenir à cette catégorie artistique. Celle de Louis, plus particulièrement : sa bouche et sa manière de se tenir. Je pouvais me perdre dans ses yeux autant de temps que j'en passais dans les romans, sans sentir ne serait-ce qu'une pointe de lassitude. L'effet du Français devenait de plus en plus fascinant, et frustrant puisqu'il ne daignait me donner un peu de son temps. Ce jour-là, pourtant, il demeurait réactif et curieux, à ma plus grande satisfaction. Il me donna même son point de vue concernant mon niveau dans cet instrument et m'affirma que je débordais de compétences. Ce compliment me touchait, quand il venait de lui ; mais il était barbant, banal, quand ils sortaient de la bouche des autres. Parce que ce n'était pas la sienne qui les susurrait avec cette voix grave, ce n'étaient pas ses mots qui sonnaient à mes oreilles. Alors je lui souriais poliment, en guise de remerciement aussi, sans me décharger de cette humilité. « Sans doute, mais il ne faut pas oublier que cela n'est que le fruit d'une dizaine d'années d'éducation culturelle et approfondie. » J'aurais pu me contenter d'accepter sa remarque bienveillante, mais je préférais faire l'intéressant avec une sous-estimation que je ne dévoilais à personne d'ordinaire. C'était comme si j'avais besoin de m'ouvrir, de montrer le véritable aspect de mon être. Je ne pensais sincèrement pas que mes compétences étaient admirables, tant elles avaient été façonnées par les nombreuses heures d'apprentissage et de lecture diverse. Mes parents avaient pris le soin de m'éduquer avec amour et intelligence. Je n'avais manqué de rien, surtout pas d'acquis culturels. Je pouvais en faire des chroniques, sur les faits récents, en politique, sciences, littérature ou cinéma. J'avais suffisamment de connaissances pour me laisser emporter dans de longs discours. Tous les individus, qu'on a reçus avec la plus grande hospitalité, m'avaient apporté un bout de culture qui m'aurait manqué si je m'étais contenté de côtoyer uniquement mes camarades. Dans ma manière de repousser la qualité à laquelle Louis me rattachait, l'ingéniosité, je lui signifiais que j'aurais aimé être plus qu'un peintre, qu'un poète amateur ; plus encore qu'un grand orateur ou critique d’œuvres audiovisuelles. J'aspirais à plus grand, à plus poignant. Je rêvais de devenir la moitié de quelqu'un d'autre, je rêvais à l'amour. Je ne voulais plus seulement admirer un corps, laisser le plaisir de la chair faire son affaire ; je désirais être transcendé, émerveillé, subjugué, devant celui ou celle qui me ferait connaître l'Amour, celui dont ils parlent dans leurs bouquins. Je voulais, moi aussi, connaître cette quête après quoi la plupart des humains courent, se crèvent et se déchirent, et qui surpassent toutes ces choses qui paraissent dérisoires et inconcevables : les conflits entre pays, la haine destructrice. On préfère la souffrance vive et impitoyable causée par ce sentiment troublant.

Louis m'invita ensuite à rejouer la mélodie qu'il ne connaissait pas. Son ignorance n'avait rien de plus logique, puisque je l'avais sortie de mon imagination. Je ne lui précisais pas, j'avais bien l'intention de me jouer du séduisant Louis pour attirer son attention. Je le laissais s'asseoir devant moi, m'observer avec attention, tandis que je reprenais les notes. Je jouais plusieurs minutes sans commettre d'erreurs, pour que la musique se diffuse et forme une ambiance créative et chaleureuse entre nous. Quand le morceau prit fin, je déposais la guitare contre le canapé, plantais mon regard sombre dans le sien plus clair pour connaître son avis et sa méconnaissance. « Alors, tu as trouvé l'identité de ce génie moderne ? » Je me lançais faussement des fleurs, pour pointer sa négligence d'un artiste célèbre. Il n'existait pas, il ne pouvait vraisemblablement pas le connaître. Je le narguais silencieusement et me fichais de lui avec cette pointe d'impertinence. Il faisait mine de réfléchir, comme s'il pouvait trouver cette fichue réponse qu'il croyait avoir au bout de la langue et qui ne viendrait jamais. Je me délectais de cette impression confuse et concentrée qu'il avait adoptée. La meilleure arme dont je disposais pour l'atteindre était le savoir, parce qu'il s'en nourrissait avec un plaisir manifeste pour devenir plus érudit encore. Je ne pouvais pas faire autrement que l'employer, de manière détournée, pour lui faire chercher quelque chose qu'il ignorait et qu'il voudrait assurément connaître. J'accaparais cette attention qui me filait bien souvent entre les doigts, juste pour pouvoir profiter d'un moment avec lui. Plus je gardais le mystère intact, plus je pouvais faire perdurer cet instant. Et j'étais bien décidé à ne plus le laisser disparaître, à le retenir près de moi.

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Jeu 3 Mai - 22:24

Attiré par le son mélodieux qui se diffuse dans la demeure, je laisse ma curiosité m’attirer hors de ma chambre. Mon envie de connaitre l’auteur de cette mélodie en est la principale raison. Je désire satisfaire ce sentiment d’ambition prendre le contrôle de moi et je ne pourrais l’être que lorsque le voile sera dévoilé. Il ne faut que quelques minutes pour y parvenir. Mon regard se pose sur Julio, le fils de la maisonnée, ce garçon intriguant que je tiens à distance, car il y a ce je ne sais quoi, qui m’oblige à une certaine réserve. Sans doute la ressemblance troublante entre ce qu’il est et celui que j’ai été à une époque. L’image est troublante et cette fébrilité palpable que je ressens à ses côtés, me pousse à user de subterfuges pour ne pas la laisser s’installer, plus profondément en moi. Pourtant, je ne peux m’empêcher de poser mon regard sur lui à la dérobée la majeure partie du temps, de dénicher dans son entourage des éléments qui me permettent de bercer le mystère qu’il dégage de son côté. J’ai pleinement conscience qu’aucun de nous se dévoile réellement à l’autre. Il use d’un comportement qui n’est pas celui qu’il a avec autrui. Un peu comme s’il cherchait à me défier, à bousculer quelques choses en moi pour que je lui permette d’entrevoir une parcelle de mon âme. Une idée qui serait bien dangereuse et à laquelle je me refuse. Il me surprend dans mon observation et j’opte pour une posture maîtrisée en répondant à sa question. Sa remarque m’arrache un sourire franc, sincère, bien que je ne la commente pas. Je sens son regard insistant sur moi, perçoit cette lueur qui me motive toujours de battre en retraite. Seulement je me laisse tenter par l’échange qu’il semble vouloir instaurer entre nous. Je le complimente, peu désireux d’instaurer un malaise trop évident entre nous. « Cela ne t’enlève pas pour autant du mérite. » J’ajoute alors que je m’installe sur un fauteuil. Il n’a pas à être si humble, mettre de côté les efforts fournis pour arriver à un tel niveau de compétences. Ses parents l’ont peut-être poussé dans cette voie, mais c’est avant tout lui qui a fait les efforts pour en arriver là où il en est. « Tu as su te saisir de chaque opportunité qu’on t’a proposé. Toutes ces expériences t’ont façonné d’une manière ou d’une autre. » J’ajoute en l’invitant à rejouer son morceau que je méconnais. Un exercice auquel il se plie sans se faire désirer. Je l’écoute avec attention, laisse mon regard glisser sur ses doigts et son visage de manière sans doute trop insistante sans m’en rendre compte. Le morceau ne m’évoque aucun grand artiste que je connais. Sa question me pose quelques longues secondes à la réflexion. « Je crains malheureusement que mes qualités d’amateurs d’œuvres musicales soient moins développées que les tiennes. » Je déclare sans ressentir la moindre gêne dans un sourire désinvolte, qui me colle à la peau. J’admets ma méconnaissance tout en plongeant mon regard clair dans le sien. « Dis-moi tout. » Je l’invite à dévoiler le mystère sur ce beau morceau que je découvre grâce à lui, désireux d’en savoir plus.  

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Lun 14 Mai - 1:24

La conversation avec Louis tournait sur la culture et mes connaissances multiples. J'étais compétent dans beaucoup de domaines mais je remettais mes facilités sur l'éducation que mes parents m'ont donnée. Je ne pensais pas être plus doué qu'un autre aurait pu l'être s'il avait reçu la même que moi. J'avais été chanceux que mes parents m'ouvrent autant au monde et aux autres, mais ils m'avaient aussi transmis la bonté, l'humilité, grâce auxquels je me protégeais lorsqu'on me témoignait trop d'admiration. J'étais quand même touché que notre invité manifeste autant d'engouement et remarque mes capacités. J'avais envie de l'impressionner et c'était un bon moyen d'y parvenir, de mettre mes facultés en évidence. Toutefois je ne pouvais m'empêcher d'espérer plus dans la vie : l'amour, la passion, la complicité avec un être qui me serait cher et fidèle. J'aurais voulu qu'un Louis saccage mon existence, en laissant des traces de douceur derrière lui. « Je suis devenu tellement exigeant que je voudrais plus. » Je lui confiais avec cette sincérité dans la voix et dans le regard, mais sans lui laisser le temps de deviner ou de me questionner à ce sujet. Je reprenais directement mon morceau musical en gardant le mystère bien intact autour de moi. Il n'avait toujours pas trouvé le compositeur de la mélodie que je jouais avec la perfection que j'avais réussi à acquérir. Je titillais les cordes, me laissais emporter par cette musique qui me chamboulait. Elle avait une importance significative pour moi, représentait une part de mon existence que je ne partageais qu'avec mes proches. Même en présence de nos compagnons de soirée, je ne formais jamais ces notes délicates. Je les transformais parfois dans des cadences plus rythmées ou lentes selon mon humeur du moment, mais je ne leur réservais jamais le morceau initial. Seuls mes parents avaient le droit de se prendre mon émotion en pleine figure, et de déverser autant de larmes que moi. J'abusais de cette guitare jusqu'à la dernière sonorité, avant de relâcher mon emprise sur l'instrument et de le déposer contre le canapé.

Je donnais désormais mon attention à Louis, qui semblait très intéressé par l'origine de cette partition. Il ignorait à quel point je m'amusais avec sa curiosité pour me l'accaparer complètement. Je finis toutefois par lui livrer les anecdotes qui sont liées à cette mélodie, sans jamais lui indiquer l'identité du/des créateur(s). « C'est une histoire émouvante qui se cache derrière cette mélodie. » Je commençais tout d'abord pour attiser sa soif de savoir et maintenir l'intérêt qu'il me portait. « Celui qui en est à l'origine l'aurait composée avec l'aide de son grand-père. C'est d'ailleurs ce dernier qui lui aurait appris la musique, les instruments et plus précisément la guitare. » Sans le savoir, Louis écoutait le récit de ma vie. « Ils étaient très complices et attachés. Beaucoup disent que l'amour qu'ils ressentaient l'un pour l'autre est clairement représentée par ces quelques notes. A la mort du grand-père, le garçon n'aurait jamais cessé de la jouer, en se remémorant toujours l'homme qu'il était et tout ce qu'il lui a apporté. » Je faisais référence aux propos que mes parents prononçaient bien souvent et qui étaient sincèrement véridiques. « Touchant, pas vrai ? » J'évoquais des hypothèses, comme lorsque l'on contait des anecdotes sur des artistes qui n'ont pas été nécessairement vérifiées. Ce sont des on-dit, pourtant la vérité que j'énonçais provenait d'une réalité douloureuse pour moi. Je voulais m'ouvrir à Louis, partager un moment qui m'avait particulièrement touché. Mes yeux s'étaient teintés de larmes mais Louis comprendrait que c'était seulement une sensibilité empathique qui s'activait chez moi. L'émotion palpable courait dans l'air, à la pensée de ce grand-père qui avait été si cher pour moi et qui avait été regrettablement emporté par la vieillesse. Un jour, peut-être que je dirais à Louis que c'était mon chagrin que je lui avais exprimé, ou peut-être que mes parents s'en chargeraient pour moi : "Tu sais Julio a été très impacté par le décès de son papi. Il l'a gardé en lui, l'a parfaitement caché, enfin il en parle toujours avec sensibilité. Ne l'aborde pas avec lui, il pourrait fondre en larmes". Je savais que mon père agirait en médiateur et que Louis saurait faire le lien à ce moment. Mais en attendant, je gardais le secret enfoui au fond de mon être, je préservais une protection autour de moi, même si j'avais déjà entrepris un premier pas silencieux vers le français.

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Lun 14 Mai - 11:32

Surpris dans mon observation, deux choix se posent devant moi : avancer vers lui ou feindre d’avoir quelque chose de plus important à faire que de passer du temps avec lui. Une part de mon être m’intime à retourner dans ma chambre, à ne point me rapprocher de ce jeune homme, qui a un effet déroutant sur mon être. J’ai cette sensation singulière qui m’intime que tout rapprochement avec ce garçon pourrait être source de danger. Je le sens au fond de mes tripes, et ce, depuis notre voyage au ski. Il provoque quelque chose de saugrenue, qui m’échappe, mais qui est bien là, camouflé au plus profond de mon être. Pourtant, je ne peux pas être continuellement distant, sans mettre en place une certaine animosité que je ne désire point. Il y a quelque chose en lui qui m’en empêche, comme si je ressentais le besoin de le découvrir, de chercher le moindre détail qui pourrait m’indiquer toute la complexité de son âme. Je ne peux lutter contre l’idée qu’en réalité, nous nous ressemblons, je le sens au plus profond de mon âme. Ainsi, il m’est de plus en plus difficile de résister à ces moments que je peux lui voler entre des périodes d’indifférence et je cède, comme à cet instant. Sa modestie reflète celle que je ressens face à mes compétences. J’ai toujours eu du mal avec les flatteries, car elles me troublent résolument. Je ne me sens pas digne de les obtenir, pas même les compliments liés à mes compétences littéraires y font exception. J’ai eu cette chance que mon talent ait plu pour être éditer, mais je ne me considère point comme un de ces écrivains qui prennent la grosse tête. Mon talent est limité. C’est un fait que j’accepte parfaitement, même si je ne l’admets pas à haute voix. Je ne fais pas ce travail pour la gloire, mais par amour, cette envie de communiquer des émotions ou une histoire à des personnes avides de découvrir de nouveaux univers, de nouveaux personnages.  L’humour a toujours été une arme pour me défaire de la fébrilité créée par les compliments, mais je me rends compte qu’il y a d’autres procédés comme celui de Julio. Ses propos me questionnent, mais il ne me laisse pas la possibilité de pousser la conversation dans ce sens. Il reprend son exercice, glisse ses doigts fins et délicats sur les cordes de l’instrument et mon regard se perd dans ses traits. La mélodie est douce, presque mélancolique, mais à la fois porteuse d’un espoir. C’est du moins, la manière dont elle me touche, me transperce. C’est une révélation plaisante que je ne masque pas. Mon regard exprime cette fébrilité qui m’a atteint, mais je le cache par un sourire désinvolte à son égard face à sa question. J’admets mon ignorance, réclame quelques informations liés à ce morceau et Julio s’y applique. Il me narre une histoire touchante liant un grand-père à son petit fils et indirectement, son histoire fait écho à cette relation fusionnelle que j’avais avec mes grands-parents. Mon regard s’ancre au sien. Je perçois dans ses traits, qu’il maîtrise le sujet, qu’indirectement, peut-être, il me narre une histoire qui a du sens pour lui. J'ai cette sensation tapie au fond de mes entrailles, mais je ne l’évoque pas, conscient sans doute de la pudeur désirée par Julio. « Très touchant effectivement. C’est le plus beau cadeau que le petit fils pouvait faire pour honorer la mémoire de son aïeul si c’est réellement le cas. En tout cas, on sent l’amour qu’ils ont mis dans la réalisation de ce morceau. Je l’apprécie particulièrement. Ma curiosité est piquée à vif du coup. » Il déclare dans un sourire complice. « Mais je suppose que tu vas te faire un plaisir de conserver le mystère ? » Il ajoute dans une expression amusée, car il a pu voir à l’œuvre le côté espiègle de l’étudiant, qui lui plait même s’il ne le montre pas. « Tu me le rejoueras à une nouvelle occasion ? » Je le questionne dans une voix douce en venant plonger mes iris clairs dans les siennes. Je cherche à le troubler par cette action, sans réellement m’en rendre compte alors que mon torse se bascule légèrement sur l’avant, laissant mes avants bras se poser sur mes cuisses, envahissant légèrement sa zone de confort.      

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Sam 19 Mai - 18:50

J'essayais d'activer la curiosité du français et cela semblait fonctionner, puisqu'il me questionna et resta près de moi pour écouter la suite de la mélodie. Il était installé sur le canapé en face de moi, à observer mes gestes, de ses grands yeux bleus admiratifs. Je savais qu'il trouvait le moment agréable, je pouvais déceler cette pointe de fascination au fond de son regard. J'étais satisfait d'engendrer ce sentiment sincère qui le maintenait près de moi pour quelques instants. Cela n'allait pas durer une éternité, mais tant que je pouvais éveiller un intérêt quelconque sur moi, j'en étais déjà profondément ravi. Je caressais alors les cordes de ma guitare, rejouais les notes précédentes jusqu'au final bien maîtrisé. J'avais fait perdurer l'instant, pour que ses yeux restent fixés sur moi. Mais il était temps de lui dévoiler l'origine du morceau, de lui partager des anecdotes émotives et touchantes qui satisferont son désir de connaître sa provenance. Je lui livrais ce passage particulier de mon existence, le décès de mon grand-père, notre relation fusionnelle et la passion pour la musique qu'il m'a transmise. Je pourrais l'évoquer des heures entières, je pourrais aussi décrire l'admiration que j'éprouvais pour lui et tous les bienfaits qu'il m'apportait au quotidien. Je n'avais pas encore assez de recul pour laisser une distance entre les faits et mes émotions, alors je ne préférais pas approfondir sur le sujet. Je ne voulais pas fondre en larmes devant Louis, je me contentais donc d'aborder cette réalité avec le plus de réserve possible. Je n'avais pas non plus envie de lui transmettre la vérité tout de suite, je ne lui accordais donc que quelques brides sans jamais prononcer le prénom du compositeur. C'était beaucoup plus divertissant de jouer avec cette soif de savoir, de préserver un secret bien gardé. Un jour, je me confierai avec plus de profondeur et il saurait tout, de moi, de cet événement qui a bouleversé ma vie. Je ne lui donnais pour le moment aucun indice pour s'imaginer que j'étais derrière cette mélodie et visiblement, Louis n'avait pas été influencé par un élan de génie. Il ne devina pas l'identité de cette même personne qui formait cette mascarade (sans mesquinerie) autour de lui, et j'en étais satisfait. Je voulais que ce soit moi qui le guide quand je l'aurais décidé ; moi, qui lui fasse part des mystères que j'enfouissais au fond de mon être. Il comprit toutefois que je lui dissimulais volontairement certaines vérités mais respecta ma pudicité, sans chercher à approfondir davantage. Je lui en avais dit déjà bien assez, je sentais la fracture de mon cœur s'ouvrir brutalement à la simple pensée de ce grand-père perdu. Je cachais mon chagrin, me mordais la lèvre intérieure pour faire fuir les émotions qui m'inondaient - et les larmes qui gagnaient du terrain. Quand le calme revint, que je sentais que les mots prononcés n'allaient pas trahir ce soupçon de tristesse, dans une voix tremblante qui m'exposerait à quelques sanglots probables, je lui offris une réponse et un sourire enjoué. « Oui, tu en sauras plus bien assez tôt. » Je sentais que la complicité venait de naître entre nous, que quelque chose, ce truc persistant qui maintenait la distance entre nous, venait de se briser dès l'instant où je m'étais ouvert à lui. Je ne pouvais qu'être traversé d'une immense joie à l'idée que bientôt, nous échangerons sur nos existences respectives, nos passions et nos sentiments contradictoires. Louis semblait d'ailleurs plus détendu, attentif et ouvert à la discussion. « Avec plaisir. » Je lui signifiais que j'étais ravi qu'il ait apprécié la mélodie, qu'il ait été rempli d'engouement pour me transmettre ses impressions et me faire son petit commentaire. Je n'avais pas répondu à ses compliments, mais lui promettre de rejouer le morceau était ma manière de l'en remercier. Je le jouerais autant de fois qu'il le voudra, tant que j'ai le droit à son regard intensément éclatant. Je profitais de l'occasion pour l'interroger et m'intéresser à lui. « Tu joues d'un instrument ou tu aimes seulement écouter ? » Je le scrutais de mon regard sombre, sans lâcher le sien. J'aimais trop observer ses traits.

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Lun 21 Mai - 11:28

La pudeur de Julio est similaire à la mienne. Elle éclate dès lors que nous devons exprimer quelque chose qui nous atteint profondément. Du moins, c’est la sensation que j’ai lorsque je l’entends évoquer cette anecdote sur ce morceau. Je perçois qu’elle le touche au plus profond de son être, qu’il ne s’agit pas d’une vulgaire information sur un morceau mondialement connu, ni d’une fourberie de sa part. C’est clairement quelque chose qui lui est plus personnel, mais même si ma curiosité est piquée à vif, je ne cherche pas à me montrer plus intrusif qu’il ne le désire. Je me laisse juste tenter par ce mystère qu’il fait planer et accueille ses propos avec une désinvolture amusée. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il finira par me révéler la vérité un jour ou l’autre, lorsqu’il en éprouvera le désir. Je n’ai aucun doute sur la question, je le perçois dans cette complicité qui semble se mettre en place entre nous. Je me détends à ses côtés, sans doute happé par cette envie de partager des instants avec lui. Par un mouvement subtil, que je ne perçois pas immédiatement mon corps vient doucement amorcer un mouvement vers lui. Un geste mettant en lumière ma volonté de me laisser tenter par les confidences à ses côtés. Ce qu’il semble entrevoir puisqu’il m’interroge tout naturellement sur le sujet que nous abordons depuis mon entrée dans la pièce. Sa question me fait sourire, l’intensité de son regard vient troubler mon être. Nos regards sombres s’accrochent, se contemplent sans réellement que nous puisons en prendre conscience. En tout cas, je ne le perçois pas sur l’instant, tant une sensation saugrenue et étrange vient perturber mon esprit. Je souris à sa question par réflexe tandis que mes pensées se mettent en ébullition. Ma passion pour les arts en général, notamment la musique et la littérature fait partie intégrale de mon existence. Mes grands-parents, par leur éducation de qualité m’ont permis d’entrevoir toute la beauté des arts et de me nourrir de leurs merveilles. « J’en joue, depuis ma tendre enfance. Mon instrument de prédilection est le piano, mais je n’ai pas assez de talents pour composer quoi que ce soit, à contrario de toi, de ce que j’ai pu entendre. » Je déclare dans une voix claire et sincère, sans prendre conscience du fait que je lui dévoile inconsciemment que malgré l’indifférence feinte, je l’observe, je détaille chaque moment que je lui vole pour l’analyser, l’interpréter, le découvrir en cachette. Je ne suis pas certain qu’il percevra tout le sens de ce propos et une part de moi l’espère terriblement, car il est révélateur d’une attention que je lui porte, que je n’offre pas à d’autres, ce qui est résolument curieux et dangereux. Je le sais tout au fond de moi, mais je n’arrive pas à résister. Il y a quelque chose dans son regard, dans sa façon d’être qui m’enivre et aiguise mon envie d’en savoir plus sur lui. Et ce, bien plus intimement que je ne désire me l’avouer réellement, car je me l’interdis. Pourtant à cet instant, son regard pénétrant, ancré au mien représente une terrible tentation, tout comme ses lèvres que je me suis déjà remarqué à vouloir frôler, embrasser, sans réellement en comprendre la raison. Encore aujourd’hui, je suis bien incapable de l’identifier, mais l’envie s’empare de mon être parfois, sans crier garde comme à cet instant et c’est perturbant. Tellement perturbant que je finis par laisser retomber mon dos contre le dossier du canapé sans rompre le contact visuel, mais sans doute perturbé par ces envies qui se révèlent. « Tu t’es lancé quand dans la composition ? » Je questionne à mon tour, pour lui donner le change et chasser ce trouble qui m’envahit sournoisement, sans crier garder.

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MessageSujet: Re: (louis) acte I, scène 2   Lun 9 Juil - 23:35

J'adorais partager ce moment de complicité avec Louis, il n'y avait rien de plus gratifiant que d'obtenir son attention. Je cherchais à attiser son intérêt pour que ses yeux continuent de m'observer avec cette intensité palpable. J'aimais ce début de contemplation discret, que je parvenais à détecter dans mon champ de vision. Il ne me lâchait pas des yeux et ça me plaisait particulièrement. Il détaillait chacun de mes gestes contre la guitare, comme s'il cherchait à trouver un indice sur la mélodie que je jouais. C'était pourtant moi qui contrôlais son savoir, ce mystère, sans même qu'il ne le sache. J'avais un certain pouvoir sur lui à cet instant, même s'il était très infime, et je m'en amusais avec beaucoup de plaisir. Je lui livrais toutefois une forme de vérité, mais dissimulais la principale : l'identité de celui qui se cachait derrière, mon grand-père. Je voulais me préserver encore un peu, ne pas être poussé à la confidence trop vite, juste pour une paire d'yeux bleus ou un accent frenchie. Je luttais autant que je pouvais, mais quand je croisais son regard curieux ou interloqué, je ne pouvais m'empêcher de vouloir me rapprocher encore plus de lui. J'avais envie de le connaître, d'être complice avec lui, sauf que ça ne pouvait pas fonctionner que d'un seul côté. Lui aussi devait me transmettre quelques informations sur sa personne, ses origines, ses expériences. Les jours qui passeraient nous confirmeraient certainement notre capacité à nous lier plus intimement. En attendant, je me concentrais sur lui pour obtenir des éléments de réponse sur la musique, notamment sur les instruments qu'il pratiquait. J'appris facilement qu'il jouait du piano depuis sa tendre enfance mais qu'il n'était pas un compositeur, comme moi, d'après ce qu'il avait écouté. Je n'étais pas certain d'avoir compris cette révélation, alors j'éclairais mon regard d'un brin d'étonnement (teinté de plaisir), pour lui demander : « Ah, tu as entendu ?! » C'était une interrogation pour en connaître davantage sur les écoutes prolongées de Louis, mais il était déterminé à demeurer cachottier. Il la considéra plutôt comme une exclamation et ne formula aucune réaction. Le mystère dont il s'entourait ne me satisfaisait pas, mais je n'avais pas d'autres alternatives que d'accepter la frustration qu'il me faisait éprouver, et d'écouter sagement, patiemment, la suite de ses paroles. Je ne pouvais pas revenir dessus, lui faire comprendre que l'intérêt qu'il développait pour mes mélodies avait une importance. Bien sûr qu'elle en avait, mais je ne désirais pas lui montrer, l'avouer, même à demi-mot. J'écoutais donc ce qu'il voulait bien me raconter, avant de me sentir idiot lorsqu'il posa LA question à ne pas énoncer. J'avais été pris au dépourvu devant cette curiosité qui pouvait noyer tous mes plans. Je ne pouvais pas lui dire que c'était mon grand-père qui m'avait initié à l'art de la musique, j'aurais alors saccagé le stratagème que j'avais aiguisé contre lui. J'étais coincé, piégé, sans que ce soit l'intention de Louis. Mon regard s'était détourné un instant du sien, sous le coup du trouble, puis était revenu le scruter avec plus d'intensité encore. Je nourrissais l'espoir de demeurer encore une énigme pour son esprit, je voulais que son intérêt soit bien éveillé et intact. Sinon je n'aurais plus aucune chance d'accaparer son attention, de la manipuler avec aisance, en le dominant légèrement. « J'ai commencé à apprécier la musique grâce à ma sœur, que j'ai souvent entendue jouer. Elle, c'est le piano. » Je ne mentis pas vraiment puisque mon grand-père avait d'abord commencé par lui enseigner, et je les écoutais jouer, caché dans les escaliers. Je tentais toutefois de disparaître, je n'avais aucune envie de partager tout de suite cette confidence avec Louis. « Je dois faire des fiches pour les cours. » Je me redressais en affichant un sourire amusé : « A plus tard ! » puis partis sans en ajouter davantage.

(terminé)

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